Bonjour à toutes et à tous,
Voici un an en arrière j'arrivais sur le tarmac de l'aéroport de Tanger. J'arrivais sur le continent, naïf et sûr de moi. Abdelkarim m'accueillait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Depuis beaucoup de choses ont changé. Le monde, ma perception du monde, et moi bien évidemment.
Voilà un an que j'ai quitté la France, et je sais bien pourquoi je l'ai fait. Elle semble encore plus nauséeuse qu'elle ne l'était quand je suis parti. Si j'avais pu emmener ce qui me manque régulièrement ici, c'est à dire la famille, les amis proches, les petites habitudes que j'avais, et bien je serais encore plus heureux que je ne le suis actuellement. Car il ne faut pas se leurrer, je suis un homme heureux et comblé.
Quand je suis arrivé sur le continent, j'étais un chômeur parti en voyages. Aujourd'hui je suis un prof temporaire, un rugbymen téméraire, et un président d'association humanitaire (c'est juste pour le rime, car on ne fait pas de l'humanitaire car on s'enrichit, enfin peut être un jour, enfin bon on est des salauds de capitalistes....). Je suis également un plus ou moins bon colocataire. Je crois que je vais bientôt avoir plus vécu chez Natsuko que dans tous les autres logements où j'ai habité depuis que j'ai quitté chez les parents.
Ce qui l'air de rien est un double exploit. C'est un exploit que j'ai réussi à rester aussi longtemps à Dakar alors que je pensais traverser l'Afrique d'ouest en est, et c'est aussi un exploit de Natsuko d'avoir réussi à me supporter tout ce temps. J'ai certes entrepris de l'amadouer à coups de pâtisserie et de petits plats, mais faut croire que j'ai su me tenir.
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai commencé par être un ancien stagiaire du GRDR, puis je suis devenu un festivalier, puis un spécialiste en montage de projet de solidarité internationale, puis un rugbymen. Maintenant, je suis toujours un spécialiste du montage de projet, même si je n'en vis pas, et que j'ai un peu coupé avec ce monde là. Je suis avant tout un joueur de rugby, et accessoirement un prof d'histoire géo dans le lycée français de Dakar. Faut bien vivre de temps en temps.
Je m'occupe bien, j'ai cours toute la semaine, et le lundi soir c'est réunion de la fédération de rugby, le mardi et le jeudi c'est l'entrainement, le vendredi soir, il y a match de temps en temps, le samedi ou le dimanche dans l'après-midi sinon...
Depuis quelques semaines j'ai ajouté quelques petits trucs, car je suis membre du groupe de soutien à Eva Joly au Sénégal, où nous nous réunissons toutes les 2 semaines avec des personnes diablement intéressantes.
Il faut impérativement que je trouve du temps pour apprendre à naviguer avec un bateau à voile, pour jouer au tennis avec Natsuko, pour accompagner des projets de solidarité internationale ici. Pour voir toutes les personnes que je dois voir.
En attendant, je suis vivant. Et bien vivant même.
Vive la liberté!
lundi 31 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
des news enfin
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà, je prends enfin quelques minutes pour vous dire où j'en suis.
Je suis prof, d'histoire géo, et d'éducation civique juridique et sociale. J'ai donc le nez dans le guidon. Depuis Septembre, je ne vois pas vraiment le jour, d'autant plus que la saison de rugby vient de reprendre.
[...] cette section du message a été supprimée car elle semble avoir écorché certains lecteurs, à qui je tiens à présenter mes plus vives excuses si mes propos ont été mal interprétés.
Bon heureusement qu'à côté il y a le rugby, les amis, la flag fraiche, et la France en finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
D'autant que je me suis trouvé une nouvelle occupation si des fois j'étais pas surchargé. Je suis membre du comité de soutien à Eva Joly au Sénégal. Nous venons de créer le groupe avec une majorité de personnes qui n'ont jamais milité, ce qui réduit donc les chances de se faire purger de chez les Verts. Les réunions sont intéressantes, et les gens qui composent cette assemblée sont intéressants. Même si Eva n'est pas élue au premier tour, nos échanges auront été enrichissants.
Par ailleurs, la maison est une vraie case de passage, car nous avons accueilli Barbara Bertini, une de mes ancienne collègue de travail au GRDR qui était en mission au Sénégal pour 3 semaines. Des bons moments avec cette extraordinaire femme qui a égayé l'appartement pendant toute la durée de sa présence. Elle ramenait des bières fraiches tous les jours, elle sait donc parler à mon petit coeur.
Mon petit coeur, parlons en. Il souffre le pauvre. D'abord parce que j'ai dû faire un aller-retour express vers la France pour enterrer mon grand-père chéri, et soutenir la famille. C'est désagréable à faire, et cela à complètement casser le rythme dans lequel j'étais. Le retour au Sénégal a été rude. D'un point de vu climat mais de l'ambiance aussi. Je ne suis pas resté assez longtemps pour en profiter.
D'autre part, le célibat dans lequel je suis commence à me peser. J'ai bien quelques copines, mais ce n'est pas sérieux, et finalement je crois que je ne serais pas contre vivre quelque chose d'un peu plus que physique. Mais l'amour est un concept occidental, et les Sénégalaises qui te disent qu'elles t'aiment en ont plus à ton compte en banque que à ton cœur. Les exceptions existent mais je n'ai pas encore rencontré cette femme exceptionnelle. Inchallah un jour.
A part ça, la Tabaski arrive bientôt (l'Aid El Kébir dans le maghreb) et donc cela me coute déjà cher. Les flics sont tous de sortis pour racketter les toubabs comme moi qui passent. Résultat j'en suis déjà à 2 contrôles de police en une semaine et à 7000 FCFA de pot de vin. Les flics ont besoin d'argent pour acheter le plus beau mouton possible. Quelle belle bande de bâtards.
Par ailleurs encore, j'ai l'honneur de pouvoir fêter mes 2000e km avec ma Jakarta. Je suis maintenant un vrai biker. Sauf qu'à cause d'un gros Sénégalais que j'ai monté à l'arrière samedi dernier, je n'ai pas pu voir le match de la France contre le Pays de Galles en entier. En effet, au premier virage j'ai crevé. J'ai donc mis prêt de 2h pour réparer ce putain de pneu. On a commencé par regonfler le pneu, et on m'a dis, t'inquiète, pas de problème ça va tenir. Un km après j'étais à nouveau à plat. J'ai poussé la moto jusqu'à la première station pour re regonfler, pour pouvoir ramener la moto à un endroit où on pouvait la réparer. Le temps de me mettre une belle rustine et de remonter la roue arrière, de faire la route, j'ai vu que les 5 dernières minutes du match. Deg'. C'est la dernière fois que je monte un gros Sénégalais derrière. Maintenant ma moto est exclusivement réservée aux fraiches et douces demoiselles. Ou alors aux poids plumes à la rigueur.
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, tout le meilleur possible.
Voilà, je prends enfin quelques minutes pour vous dire où j'en suis.
Je suis prof, d'histoire géo, et d'éducation civique juridique et sociale. J'ai donc le nez dans le guidon. Depuis Septembre, je ne vois pas vraiment le jour, d'autant plus que la saison de rugby vient de reprendre.
[...] cette section du message a été supprimée car elle semble avoir écorché certains lecteurs, à qui je tiens à présenter mes plus vives excuses si mes propos ont été mal interprétés.
Bon heureusement qu'à côté il y a le rugby, les amis, la flag fraiche, et la France en finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
D'autant que je me suis trouvé une nouvelle occupation si des fois j'étais pas surchargé. Je suis membre du comité de soutien à Eva Joly au Sénégal. Nous venons de créer le groupe avec une majorité de personnes qui n'ont jamais milité, ce qui réduit donc les chances de se faire purger de chez les Verts. Les réunions sont intéressantes, et les gens qui composent cette assemblée sont intéressants. Même si Eva n'est pas élue au premier tour, nos échanges auront été enrichissants.
Par ailleurs, la maison est une vraie case de passage, car nous avons accueilli Barbara Bertini, une de mes ancienne collègue de travail au GRDR qui était en mission au Sénégal pour 3 semaines. Des bons moments avec cette extraordinaire femme qui a égayé l'appartement pendant toute la durée de sa présence. Elle ramenait des bières fraiches tous les jours, elle sait donc parler à mon petit coeur.
Mon petit coeur, parlons en. Il souffre le pauvre. D'abord parce que j'ai dû faire un aller-retour express vers la France pour enterrer mon grand-père chéri, et soutenir la famille. C'est désagréable à faire, et cela à complètement casser le rythme dans lequel j'étais. Le retour au Sénégal a été rude. D'un point de vu climat mais de l'ambiance aussi. Je ne suis pas resté assez longtemps pour en profiter.
D'autre part, le célibat dans lequel je suis commence à me peser. J'ai bien quelques copines, mais ce n'est pas sérieux, et finalement je crois que je ne serais pas contre vivre quelque chose d'un peu plus que physique. Mais l'amour est un concept occidental, et les Sénégalaises qui te disent qu'elles t'aiment en ont plus à ton compte en banque que à ton cœur. Les exceptions existent mais je n'ai pas encore rencontré cette femme exceptionnelle. Inchallah un jour.
A part ça, la Tabaski arrive bientôt (l'Aid El Kébir dans le maghreb) et donc cela me coute déjà cher. Les flics sont tous de sortis pour racketter les toubabs comme moi qui passent. Résultat j'en suis déjà à 2 contrôles de police en une semaine et à 7000 FCFA de pot de vin. Les flics ont besoin d'argent pour acheter le plus beau mouton possible. Quelle belle bande de bâtards.
Par ailleurs encore, j'ai l'honneur de pouvoir fêter mes 2000e km avec ma Jakarta. Je suis maintenant un vrai biker. Sauf qu'à cause d'un gros Sénégalais que j'ai monté à l'arrière samedi dernier, je n'ai pas pu voir le match de la France contre le Pays de Galles en entier. En effet, au premier virage j'ai crevé. J'ai donc mis prêt de 2h pour réparer ce putain de pneu. On a commencé par regonfler le pneu, et on m'a dis, t'inquiète, pas de problème ça va tenir. Un km après j'étais à nouveau à plat. J'ai poussé la moto jusqu'à la première station pour re regonfler, pour pouvoir ramener la moto à un endroit où on pouvait la réparer. Le temps de me mettre une belle rustine et de remonter la roue arrière, de faire la route, j'ai vu que les 5 dernières minutes du match. Deg'. C'est la dernière fois que je monte un gros Sénégalais derrière. Maintenant ma moto est exclusivement réservée aux fraiches et douces demoiselles. Ou alors aux poids plumes à la rigueur.
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, tout le meilleur possible.
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