Bonjour à toutes et à tous,
Je savais que j'étais naïf et peu méfiant. Et bien cela m'a joué des tours. Lundi soir, en rentrant du centre culturel Douta Seck, à proximité d'un quartier populaire que j'ai traversé, seul, de nuit, je suis arrivé près de chez moi (enfin de chez Natsuko évidemment) et qu'un homme d'une cinquantaine d'année m'abordé. Nous avons discuté pas mal de temps, et il m'a parlé d'évènements culturels qui avaient l'air très intéressant donc je l'ai suivi jusqu'à l'endroit oû il devait me donner un programme. Comme il n'y en avait pas là nous sommes allés plus loin. Pour au final finir avec son beau frère loin de mes bases. Là nous avons pris le taxi, pris également un 3e passager, nous nous sommes arrêtés pour chercher des djembés. Nous sommes repartis sans les djembés car je n'ai pas changé de l'argent à mon premier interlocuteur et que donc il n'avait pas de quoi payer les réparations des djembés.
Nous sommes alors repartis vers la place de l'indépendance quand le taxi s'est arrêté une dernière fois. Un type est sorti et a bloqué ma porte pendant que les deux autres m'ont menacé. Ils m'ont expliqué que je ressemblais au militaire qui avait déshonoré une fille l'année passée, et que j'avais de la chance car ils voulaient lui faire sa fête. Ils m'ont laissé partir avec le taxi sans oublier de me délester de mon argent. Je n'avais que 3000 CFA sur moi, alors ils ont forcés le taximen de m'avancer 10 000 CFA pour que je leur donne. En arrivant à l'immeuble oü je loge, j'ai remboursé le taxi de ses 10 000, et j'ai payé la course de 3000 CFA. J'en suis donc pour 16 000 CFA de ma poche pour une connerie oü je ne me suis pas méfié alors que j'étais à 100 m de mon logement.
Je suis allé porté plainte le lendemain auprès de la police accompagné d'un ami sénégalais. Sans lui je ne pense pas que ma plainte aurait été enregistrée. C'est la première fois de ma vie que je me suis fais braqué. J'ai eu de la chance jusque là, mais cela devait arrivé un jour. Je suis vivant, même si ma vie ne m'a pas semblé être en danger à quelque moment, mais tout de même ça fait chier. Je me suis rapidement remis de ces émotions tout de même.
En effet, le lendemain je suis allé voir un des clubs de rugby de Dakar, et je vais me faire faire une licence pour jouer quelques matchs et entrainements le temps ou je suis sur Dakar. Ca allait beaucoup mieux du coup. Et enfin ce soir je devrais voir les concerts de Salif Keita, qui j'espère sera plus en forme qu'au chien à plumes cet été, Tiken Jah Fakoly, et enfin Youssou Ndour. C'est une soirée XXL, et ça fait bien plaisir! Après cela je vais me concentrer sur la caravane de l'économie sociale et solidaire, et grâce à Dieu (enfin Bertrand plutôt) j'ai enfin une méthodologie qui va niquer sa mère comme disaient les jeunes.
Je commence à être sollicité de partout et tout le monde est intéressé par mes talents, mais personne n'a d'argent pour me faire payer mes services. Va falloir que je monte un dossier pour faire cracher les rotary club pour financer mon voyage.
Et ya des chances aussi qu'on me demande de jouer pour l'équipe nationale du Sénégal B au vu de ce que j'ai vu hier soir...
à bientôt les gens
mercredi 29 décembre 2010
dimanche 26 décembre 2010
Noël à Dakar
Bonjour à toutes et à tous,
Depuis que je suis en âge d'avoir des souvenirs, j'ai presque toujours célébrer Noël avec la famille. C'est la première fois que je le fais en dehors d'Europe. Et bien ce n'est pas spécialement difficile. En effet, il n'y a pas ici d'éléments de contexte rappelant que c'est Noël. A part au casino (le supermarché) en bas, la ville n'est pas inondée de stupidités de noel. C'est assez agréable d'ailleurs. J'ai tout de même fais ce qu'il fallait pour ce jour particulier.
Avec Mael et Laure, ceux-là même qui m'avaient logé à Nouakchott, et qui étaient en vacances cette semaine à Dakar, nous avons bu et mangé ensemble. J'avais préparé à manger, et pour une fois je me suis complètement raté. La viande de la blanquette était inbouffable tellement elle était dure. Mon roulé à la confiture de fraise était trop cuit, cramé, au gout de charbon. Heureusement que le foie gras était déjà prêt et que je ne l'ai pas préparé. Mais le plus important n'était pas là, ce qui comptait était pour moi de ne pas être seul.
Après ce repas nous sommes partis à un concert place de l'obélisque. Au concert d'Alpha Blondy en l'occurence. Il y avait maldonne sur la sono, le son était plus que médiocre, mais le type était vraiment pas mal. Je me réjouissais tellement de le voir que je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir des frissons sur les premiers accords de Jerusalem. J'ai pris grand plaisir à le voir, même si je suis conscient que ce n'était pas une grande prestation de sa part. Il a quand même 57 piges, donc ce n'est pas si mal. Il a quand même fais un truc bizarre au cours du concert. Il a chanté une chanson "paix au Libéria" qu'il a un peu modifié pour que cela colle à l'actualité ivoirienne, puis il a chanté a capella un morceau qui s'est fini sur un "ha les connards" et il a quitté la scène. Et puis plus rien à ce moment là. La manager est rentré sur scène avec un micro et les musiciens sont revenus au compte goutte. Tous les instruments étaient déjà presque rangés. Moment surréaliste. Puis il est revenu chanter 2 3 chansons. Mais la première fausse/vraie fin, c'était à la fois étrange et suspect. On aurait dit qu'il était allé se faire une ligne de coke avant de pouvoir continuer.
Ca c'était pour le réveillon. Pour le 25, je me suis un fait un hamburger double, frites, coca, de Noël. C'était cool. Puis je suis allé voir des concerts encore, du reggae sud-africain, de la salsa de Guinée-Bissau, et l'orchestre international de Cuba. Cet orchestre est un groupe hétéroclyte de chefs d'orchestre cubains qui jouent ensemble. C'était beau et dansant. Je pense que je vais garder un grand souvenir de ce groupe, touchant et classieux, avec ces petits vieux en costards et chapeaux. Vraiment, ça donne envie d'aller faire un tour à Cuba. Et encore un petit de plus que je veux visiter, ou que je dois visiter...
Pour la petite histoire, si à Dakar la neige est un peu une douce vue de l'esprit, elle paralyse tout de même les vols aériens. Natsuko n'a pas eu d'avion de la TAP pour aller à Lisbonne, car son avion était encore bloqué à Paris. Elle est donc resté une journée de plus à Dakar avant d'avoir un avion affrêté de Lisbonne pour prendre les passagers de son vol. Elle a dû avoir sa correspondance pour Toulouse, car hier soir elle était avec Bertrand à Bergerac. La pauvre, elle a vraiment la poisse, déjà elle se coltine Quentin Didier chez elle, et en plus ses avions ne sont pas là quand il faut...
J'ai encore pour une semaine de Festman, mais promis après je parle de choses moins culturelles...
Depuis que je suis en âge d'avoir des souvenirs, j'ai presque toujours célébrer Noël avec la famille. C'est la première fois que je le fais en dehors d'Europe. Et bien ce n'est pas spécialement difficile. En effet, il n'y a pas ici d'éléments de contexte rappelant que c'est Noël. A part au casino (le supermarché) en bas, la ville n'est pas inondée de stupidités de noel. C'est assez agréable d'ailleurs. J'ai tout de même fais ce qu'il fallait pour ce jour particulier.
Avec Mael et Laure, ceux-là même qui m'avaient logé à Nouakchott, et qui étaient en vacances cette semaine à Dakar, nous avons bu et mangé ensemble. J'avais préparé à manger, et pour une fois je me suis complètement raté. La viande de la blanquette était inbouffable tellement elle était dure. Mon roulé à la confiture de fraise était trop cuit, cramé, au gout de charbon. Heureusement que le foie gras était déjà prêt et que je ne l'ai pas préparé. Mais le plus important n'était pas là, ce qui comptait était pour moi de ne pas être seul.
Après ce repas nous sommes partis à un concert place de l'obélisque. Au concert d'Alpha Blondy en l'occurence. Il y avait maldonne sur la sono, le son était plus que médiocre, mais le type était vraiment pas mal. Je me réjouissais tellement de le voir que je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir des frissons sur les premiers accords de Jerusalem. J'ai pris grand plaisir à le voir, même si je suis conscient que ce n'était pas une grande prestation de sa part. Il a quand même 57 piges, donc ce n'est pas si mal. Il a quand même fais un truc bizarre au cours du concert. Il a chanté une chanson "paix au Libéria" qu'il a un peu modifié pour que cela colle à l'actualité ivoirienne, puis il a chanté a capella un morceau qui s'est fini sur un "ha les connards" et il a quitté la scène. Et puis plus rien à ce moment là. La manager est rentré sur scène avec un micro et les musiciens sont revenus au compte goutte. Tous les instruments étaient déjà presque rangés. Moment surréaliste. Puis il est revenu chanter 2 3 chansons. Mais la première fausse/vraie fin, c'était à la fois étrange et suspect. On aurait dit qu'il était allé se faire une ligne de coke avant de pouvoir continuer.
Ca c'était pour le réveillon. Pour le 25, je me suis un fait un hamburger double, frites, coca, de Noël. C'était cool. Puis je suis allé voir des concerts encore, du reggae sud-africain, de la salsa de Guinée-Bissau, et l'orchestre international de Cuba. Cet orchestre est un groupe hétéroclyte de chefs d'orchestre cubains qui jouent ensemble. C'était beau et dansant. Je pense que je vais garder un grand souvenir de ce groupe, touchant et classieux, avec ces petits vieux en costards et chapeaux. Vraiment, ça donne envie d'aller faire un tour à Cuba. Et encore un petit de plus que je veux visiter, ou que je dois visiter...
Pour la petite histoire, si à Dakar la neige est un peu une douce vue de l'esprit, elle paralyse tout de même les vols aériens. Natsuko n'a pas eu d'avion de la TAP pour aller à Lisbonne, car son avion était encore bloqué à Paris. Elle est donc resté une journée de plus à Dakar avant d'avoir un avion affrêté de Lisbonne pour prendre les passagers de son vol. Elle a dû avoir sa correspondance pour Toulouse, car hier soir elle était avec Bertrand à Bergerac. La pauvre, elle a vraiment la poisse, déjà elle se coltine Quentin Didier chez elle, et en plus ses avions ne sont pas là quand il faut...
J'ai encore pour une semaine de Festman, mais promis après je parle de choses moins culturelles...
jeudi 23 décembre 2010
Deux semaines au Sénégal
Bonjour à toutes et à tous,
Voici deux semaines que je suis au Sénégal. Je ne le sais que parce que j’ai regardé le programme du festman, et que par conséquent j’ai du faire attention au jour présent. Sinon, cela fait bien longtemps que j’ai perdu le compte des jours.
Je ne connais vraiment pas grand-chose du Sénégal, vite fait Bakel et Aroundou, vite fait Dakar, et c’est à peu près tout. A part une dibiterie à Kaolack, c'est-à-dire un marchand ambulant ou non de viande cuite dans la sauce et vendu dans du papier ou du pain, je crois que je ne connais rien d’autre. Pour le moment je n’ai que peu voyagé au Sénégal. Mais cela va surement changer, avec la caravane de l’ESS d’une part, et après le FSM (Forum Social Mondial) d’autre part.
De la même manière je n’ai pas encore eu de nombreux contacts avec les Sénégalais, car mes interactions sociales sont assez limitées. Je n’ose pas trop aborder les gens sans raisons de la faire. Mais bon, quand tu as faim, tu manges.
Noel approche à grands pas et je suis toujours en short et en t-shirt. Il paraitrait que la France mais je n’y crois pas, c’est de la propagande pour faire oublier que le salaire moyen ici n’est que de 30 000 CFA par mois.
En 2 semaines au Sénégal, j’ai vécu plus d’évènements culturels que sur les deux dernières années en France. Et il parait qu’ici il n’y a rien et que les Africains ne sont pas rentrés dans l’histoire. Les coïncidences sont souvent heureuses.
Pour le moment j’apprécie toujours autant être ici, la France ne me manque vraiment pas. La vie dakaroise ne m’agace pas encore. J’ai beaucoup rigolé au marché de Noel organisé par les toubabs pour les toubabs, dans une salle d’un grand hôtel surplombant l’océan. Le contraste était vraiment saisissant entre la brousse d’Aroundou et cette réunion de riches expats. Cela sentait l’opulence, les bons sentiments, et l’entre soit rassurant.
Je me suis demandé un temps si l’ambassade organisait un Noel des expatriés, et si cela ne pouvait pas être sympa que d’y aller, mais je sais maintenant que je ne résisterais pas. 15 minutes au marché de Noel était déjà de trop, alors une soirée complète…
Cela me permet de savoir quelque chose en plus sur moi : si chaque individu a une place à chercher et/ou trouver dans ce bas monde, la mienne n’est pas parmi ces gens. Heureusement d’ailleurs. Je ne les rejette cependant pas, on vit comme on veut, ou peut, je me moque un peu mais je ne juge pas, car je ne suis certainement pas assez pur pour d’autres. Je ne pense pas être de monde, voilà tout.
J’ai réussi à me faire payer le bus par une femme car je n’avais pas de monnaie. Le billet de 5000 ne passe pas pour payer les 175 CFA du ticket. Cela ne se fait pas, mais je l’ignorais. Maintenant, j’ai toujours de la monnaie.
La vie ici n’est pas donnée mais j’arrive à ne pas exploser mon budget quotidien, et je peux même de temps en temps me faire plaisir sur la bouffe et la nourriture. Je vais bientôt cependant passer à l’étape de l’achat de vêtements car les miens sont en bout de course, même selon des critères africains.
Au final, je vais me faire mes cadeaux de Noel en m’offrant quelques conneries comme des fringues, mais surtout normalement en passant ma soirée au concert d’Alpha Blondy. Ca va le faire, peut être même que Mael, Laure et moi feront un repas de Noel des expats pas comme les autres…
Voici deux semaines que je suis au Sénégal. Je ne le sais que parce que j’ai regardé le programme du festman, et que par conséquent j’ai du faire attention au jour présent. Sinon, cela fait bien longtemps que j’ai perdu le compte des jours.
Je ne connais vraiment pas grand-chose du Sénégal, vite fait Bakel et Aroundou, vite fait Dakar, et c’est à peu près tout. A part une dibiterie à Kaolack, c'est-à-dire un marchand ambulant ou non de viande cuite dans la sauce et vendu dans du papier ou du pain, je crois que je ne connais rien d’autre. Pour le moment je n’ai que peu voyagé au Sénégal. Mais cela va surement changer, avec la caravane de l’ESS d’une part, et après le FSM (Forum Social Mondial) d’autre part.
De la même manière je n’ai pas encore eu de nombreux contacts avec les Sénégalais, car mes interactions sociales sont assez limitées. Je n’ose pas trop aborder les gens sans raisons de la faire. Mais bon, quand tu as faim, tu manges.
Noel approche à grands pas et je suis toujours en short et en t-shirt. Il paraitrait que la France mais je n’y crois pas, c’est de la propagande pour faire oublier que le salaire moyen ici n’est que de 30 000 CFA par mois.
En 2 semaines au Sénégal, j’ai vécu plus d’évènements culturels que sur les deux dernières années en France. Et il parait qu’ici il n’y a rien et que les Africains ne sont pas rentrés dans l’histoire. Les coïncidences sont souvent heureuses.
Pour le moment j’apprécie toujours autant être ici, la France ne me manque vraiment pas. La vie dakaroise ne m’agace pas encore. J’ai beaucoup rigolé au marché de Noel organisé par les toubabs pour les toubabs, dans une salle d’un grand hôtel surplombant l’océan. Le contraste était vraiment saisissant entre la brousse d’Aroundou et cette réunion de riches expats. Cela sentait l’opulence, les bons sentiments, et l’entre soit rassurant.
Je me suis demandé un temps si l’ambassade organisait un Noel des expatriés, et si cela ne pouvait pas être sympa que d’y aller, mais je sais maintenant que je ne résisterais pas. 15 minutes au marché de Noel était déjà de trop, alors une soirée complète…
Cela me permet de savoir quelque chose en plus sur moi : si chaque individu a une place à chercher et/ou trouver dans ce bas monde, la mienne n’est pas parmi ces gens. Heureusement d’ailleurs. Je ne les rejette cependant pas, on vit comme on veut, ou peut, je me moque un peu mais je ne juge pas, car je ne suis certainement pas assez pur pour d’autres. Je ne pense pas être de monde, voilà tout.
J’ai réussi à me faire payer le bus par une femme car je n’avais pas de monnaie. Le billet de 5000 ne passe pas pour payer les 175 CFA du ticket. Cela ne se fait pas, mais je l’ignorais. Maintenant, j’ai toujours de la monnaie.
La vie ici n’est pas donnée mais j’arrive à ne pas exploser mon budget quotidien, et je peux même de temps en temps me faire plaisir sur la bouffe et la nourriture. Je vais bientôt cependant passer à l’étape de l’achat de vêtements car les miens sont en bout de course, même selon des critères africains.
Au final, je vais me faire mes cadeaux de Noel en m’offrant quelques conneries comme des fringues, mais surtout normalement en passant ma soirée au concert d’Alpha Blondy. Ca va le faire, peut être même que Mael, Laure et moi feront un repas de Noel des expats pas comme les autres…
mercredi 22 décembre 2010
Festman 3e partie
Bonjour à toutes et à tous,
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas musicalement parlant évidemment. Dimanche soir, Natsuko et moi sommes allés voir un hommage à Myriam Makeba, première star internationale venue du continent et d'Afrique du Sud en particulier. C'est principalement Angélique Kidjo qui a chanté pour cet hommage, et c'était formidable. C'est vraiment une grande dame de la chanson, elle a une présence et une puissance de voix hors du commun et pour ainsi dire fabuleuse. C'était vraiment beau, émouvant, fort, et divinement interprété.
Le groupe qui a suivi était une tête d'affiche qui valait son pesant de cacahuète aussi. Il s'agit des Antillais les plus connus du monde, Kassav pour ne pas les nommer. Et là encore c'était du très très lourd. Nous avons rejoints Mael et Laure chez qui j'avais logé à Nouakchott et qui sont en vacances ici pour une semaine. Et au hasard de notre pénétration dans la foule nous sommes tombé sur des types que Natsuko connaissait et qui sont des amis à Christiane avec qui j'ai fais le master à Poitiers. Et je peux vous affirmer sans me tromper que la diaspora camerounaise connait bien mieux Kassav que les Dakarois. Les trois camerounais ont mis le feu, chantaient, dansaient, prenaient des photos comme des gosses lâchés à mickeyland. Nous avons donc passé un super concert avec ces trois joyeux lurons, et avons pas mal dansé, au point que Natsuko la pile électrique en était fatiguée. C'est suffisamment rare pour être souligné.
Comme d'habitude à la fin du concert la foule s'est dispersée à vitesse grand V.
J'occupe actuellement mes journées avec des activités importantes. Je participe à l'organisation de la caravane de l'économie sociale et solidaire qui aura lieu du 15 au 25 Janvier 2011, et qui me permettra de rentrer au FSM avec un badge comme il faut. Cette caravane consiste à un périple entre St-Louis, à l'embouchure du fleuve, et Bakel, 1000km en amont. Il s'y déroulera des ateliers de concertation, de capitalisation, et d'échanges des pratiques des différents acteurs de l'ESS. L'idée est de pouvoir donner nos conclusions lors du FSM et de partager les expériences qui ont été faite sur la zone du fleuve.
Je suis chargé pour le moment d'élaborer un dossier de presse qui annonce cette caravane. Le principal hic de ce truc que j'ai rejoints c'est qu'ils n'ont pas été foutus de trouver le moindre franc CFA pour l'organisation. Je sais pas trop comment ils se sont débrouillés, mais je sens que cela va être la merde totale lors de la phase d'exécution. Le projet est bon, le dossier plutôt bien monté, mais j'ai l'impression qu'ils n'ont pas sollicité les partenaires comme il fallait. Inchallah, on verra.
A coté de cela, et bien je me ballade dans Dakar, et les corniches sont vraiment beaucoup plus belles que Dakar plateau.
De chez Natsuko, on peut voir le port, et ces quelques jours, un bâtiment de guerre français était à quai. Il est parti ce matin, ce qui semble indiquer que la situation en Cote d'Ivoire se dégrade. Ici la population est assez inquiète de la tournure des évènements car elle sait que les réfugiés ivoiriens débarqueront ici à un moment ou un autre et que par conséquent les prix de l'immobilier vont flamber et qu'un grand nombre de choses vont couter plus chères. Les gens suivent assidument les évènements, car d'une part cela les intéresse, et d'autre part car ils veulent savoir si leur situation va empirer.
Mais pendant ce temps là ce FESTMAN bat son plein, et les milliards dépensés commencent à faire un peu tache.
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas musicalement parlant évidemment. Dimanche soir, Natsuko et moi sommes allés voir un hommage à Myriam Makeba, première star internationale venue du continent et d'Afrique du Sud en particulier. C'est principalement Angélique Kidjo qui a chanté pour cet hommage, et c'était formidable. C'est vraiment une grande dame de la chanson, elle a une présence et une puissance de voix hors du commun et pour ainsi dire fabuleuse. C'était vraiment beau, émouvant, fort, et divinement interprété.
Le groupe qui a suivi était une tête d'affiche qui valait son pesant de cacahuète aussi. Il s'agit des Antillais les plus connus du monde, Kassav pour ne pas les nommer. Et là encore c'était du très très lourd. Nous avons rejoints Mael et Laure chez qui j'avais logé à Nouakchott et qui sont en vacances ici pour une semaine. Et au hasard de notre pénétration dans la foule nous sommes tombé sur des types que Natsuko connaissait et qui sont des amis à Christiane avec qui j'ai fais le master à Poitiers. Et je peux vous affirmer sans me tromper que la diaspora camerounaise connait bien mieux Kassav que les Dakarois. Les trois camerounais ont mis le feu, chantaient, dansaient, prenaient des photos comme des gosses lâchés à mickeyland. Nous avons donc passé un super concert avec ces trois joyeux lurons, et avons pas mal dansé, au point que Natsuko la pile électrique en était fatiguée. C'est suffisamment rare pour être souligné.
Comme d'habitude à la fin du concert la foule s'est dispersée à vitesse grand V.
J'occupe actuellement mes journées avec des activités importantes. Je participe à l'organisation de la caravane de l'économie sociale et solidaire qui aura lieu du 15 au 25 Janvier 2011, et qui me permettra de rentrer au FSM avec un badge comme il faut. Cette caravane consiste à un périple entre St-Louis, à l'embouchure du fleuve, et Bakel, 1000km en amont. Il s'y déroulera des ateliers de concertation, de capitalisation, et d'échanges des pratiques des différents acteurs de l'ESS. L'idée est de pouvoir donner nos conclusions lors du FSM et de partager les expériences qui ont été faite sur la zone du fleuve.
Je suis chargé pour le moment d'élaborer un dossier de presse qui annonce cette caravane. Le principal hic de ce truc que j'ai rejoints c'est qu'ils n'ont pas été foutus de trouver le moindre franc CFA pour l'organisation. Je sais pas trop comment ils se sont débrouillés, mais je sens que cela va être la merde totale lors de la phase d'exécution. Le projet est bon, le dossier plutôt bien monté, mais j'ai l'impression qu'ils n'ont pas sollicité les partenaires comme il fallait. Inchallah, on verra.
A coté de cela, et bien je me ballade dans Dakar, et les corniches sont vraiment beaucoup plus belles que Dakar plateau.
De chez Natsuko, on peut voir le port, et ces quelques jours, un bâtiment de guerre français était à quai. Il est parti ce matin, ce qui semble indiquer que la situation en Cote d'Ivoire se dégrade. Ici la population est assez inquiète de la tournure des évènements car elle sait que les réfugiés ivoiriens débarqueront ici à un moment ou un autre et que par conséquent les prix de l'immobilier vont flamber et qu'un grand nombre de choses vont couter plus chères. Les gens suivent assidument les évènements, car d'une part cela les intéresse, et d'autre part car ils veulent savoir si leur situation va empirer.
Mais pendant ce temps là ce FESTMAN bat son plein, et les milliards dépensés commencent à faire un peu tache.
dimanche 19 décembre 2010
FESTMAN 2e partie
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous ai quitté sur de la musique d'outre atlantique, et bien je vous reprends sur de la musique d'outre atlantique encore. Mais cette fois-ci il s'agit de reggae et de reggaeton.
Je pensais pouvoir voir Ijahman Levy, mais une réunion de CA décalé par la coupure de courant de chez Natsuko nous a conduit un peu tard. C'est pas grave car nous sommes arrivé à la place de l'obélisque à Dakar pour un concert d'un artiste hollandais du nom de Ziggi Recado. C'était vraiment pas mal du tout, même si l'ambiance dans la fosse n'était pas extraordinaire. Je conseille cependant à ceux qui voudraient l'entendre d'aller écouter un ou deux titre de ce gars, car c'est vraiment pas mal du tout et ça dégage une vraie énergie sur scène.
Natsuko est rentré après ce concert, je pense que notre ballade du côté du monument à la renaissance africaine, la statue la plus grande du monde, fabriquée en Corée du Nord, représentant un homme africain très costaud portant un enfant sur une de ses épaules, et prenant la main à une femme. L'enfant tend le doigt vers l'ouest, et cette statue est sise à l'extrémité ouest de l'Afrique. La symbolique est quasi soviétique. On dirait de l'art socialiste de la période stalinienne. C'est un vrai symbole de la mégalomanie de Wade.
Le concert d'après était celui de Capleton. Et là le show a commencé. Début du concert vers 23h00, arrivée de Capleton sur scène vers 23h30. Entre temps, des artistes ont défilé pour faire monter la pression pour le "king of fire", et on a presque tous chanté "more fire". Des types avec des bombes de laque enflammait le gaz propulsé pour faire de gigantesque gerbe de flamme, ce qui donnait une ambiance enflammée à la scène.
Quand Capleton est entré sur scène, l'ambiance déjà survoltée est passée au stade supérieur. Le délire montait de la foule amassée en très grand nombre. Et Capleton n'a preque pas chanté. Il faisait des bouts de chanson et ses fans finissaient les paroles. Il a également beaucoup parlé pour faire monter et maintenir la pression, et la foule s'est déchainée.
Cependant c'était un spectacle de très grande qualité, avec une énergie qui a emporté tout sur son passage, avec des gens en transe. C'était bien.
Le lendemain nous sommes allés voir des artistes brésiliennes. Tout d'abord Sandra de Sa, une rockeuse plutôt pas mal du tout qui a jonglé tout au long de son set avec les styles de musique. Là encore une puta madre d'énergie transperçait la foule. Ca n'a pas beaucoup bougé dans la fosse mais les gens ont apprécié et ont été sous le charme. Le meilleur moment du set fut sa reprise en brésiliens de "no woman no cry" que tout le monde ici connait. C'était assez surréaliste, et je garde un bon souvenir de cette virevoltante femme avec des dreadlocks aux couleurs du Sénégal.
L'artiste d'après, la tête d'affiche, était phénoménale. Il s'agit de Margareth Menezes. Elle est hyper connu au Brésil, mais au Sénégal également, et c'était un de mes plus beaux concerts. Il y avait tout ce dont on peut rêver, un public en délire, une musique très entrainante, et une foule dense. Le seul bémol qui a un peu gaché ma soirée est le gamin qui a essayé de me faire 3 ou 4 fois les poches mais que je n'ai pas réussi à prendre sur le fait. Ne voulant pas repartir sans ce que j'avais sur moi j'ai du être très attentif. Bon j'ai quand même bien apprécié, mais c'était pas cool quand même. Vu le regard que je lui ai jetté à un moment il a dégagé de la zone.
Pour le moment je n'ai pas été déçu de ce que j'ai vu en concert. Et mes journées sont plutôt pas mal occupé car je suis rentré dans l'organisation d'une caravane de l'économie sociale et solidaire qui va avoir lieu en Janvier et dont les résultats se feront lors du forum social mondial de Dakar en Février. Bon c'est un peu la loose sur certains points, comme la recherche de fonds qui n'a pas été vraiment bien faite, mais je crois que je vais passer un bon moment de ce côté là.
Je vous ai quitté sur de la musique d'outre atlantique, et bien je vous reprends sur de la musique d'outre atlantique encore. Mais cette fois-ci il s'agit de reggae et de reggaeton.
Je pensais pouvoir voir Ijahman Levy, mais une réunion de CA décalé par la coupure de courant de chez Natsuko nous a conduit un peu tard. C'est pas grave car nous sommes arrivé à la place de l'obélisque à Dakar pour un concert d'un artiste hollandais du nom de Ziggi Recado. C'était vraiment pas mal du tout, même si l'ambiance dans la fosse n'était pas extraordinaire. Je conseille cependant à ceux qui voudraient l'entendre d'aller écouter un ou deux titre de ce gars, car c'est vraiment pas mal du tout et ça dégage une vraie énergie sur scène.
Natsuko est rentré après ce concert, je pense que notre ballade du côté du monument à la renaissance africaine, la statue la plus grande du monde, fabriquée en Corée du Nord, représentant un homme africain très costaud portant un enfant sur une de ses épaules, et prenant la main à une femme. L'enfant tend le doigt vers l'ouest, et cette statue est sise à l'extrémité ouest de l'Afrique. La symbolique est quasi soviétique. On dirait de l'art socialiste de la période stalinienne. C'est un vrai symbole de la mégalomanie de Wade.
Le concert d'après était celui de Capleton. Et là le show a commencé. Début du concert vers 23h00, arrivée de Capleton sur scène vers 23h30. Entre temps, des artistes ont défilé pour faire monter la pression pour le "king of fire", et on a presque tous chanté "more fire". Des types avec des bombes de laque enflammait le gaz propulsé pour faire de gigantesque gerbe de flamme, ce qui donnait une ambiance enflammée à la scène.
Quand Capleton est entré sur scène, l'ambiance déjà survoltée est passée au stade supérieur. Le délire montait de la foule amassée en très grand nombre. Et Capleton n'a preque pas chanté. Il faisait des bouts de chanson et ses fans finissaient les paroles. Il a également beaucoup parlé pour faire monter et maintenir la pression, et la foule s'est déchainée.
Cependant c'était un spectacle de très grande qualité, avec une énergie qui a emporté tout sur son passage, avec des gens en transe. C'était bien.
Le lendemain nous sommes allés voir des artistes brésiliennes. Tout d'abord Sandra de Sa, une rockeuse plutôt pas mal du tout qui a jonglé tout au long de son set avec les styles de musique. Là encore une puta madre d'énergie transperçait la foule. Ca n'a pas beaucoup bougé dans la fosse mais les gens ont apprécié et ont été sous le charme. Le meilleur moment du set fut sa reprise en brésiliens de "no woman no cry" que tout le monde ici connait. C'était assez surréaliste, et je garde un bon souvenir de cette virevoltante femme avec des dreadlocks aux couleurs du Sénégal.
L'artiste d'après, la tête d'affiche, était phénoménale. Il s'agit de Margareth Menezes. Elle est hyper connu au Brésil, mais au Sénégal également, et c'était un de mes plus beaux concerts. Il y avait tout ce dont on peut rêver, un public en délire, une musique très entrainante, et une foule dense. Le seul bémol qui a un peu gaché ma soirée est le gamin qui a essayé de me faire 3 ou 4 fois les poches mais que je n'ai pas réussi à prendre sur le fait. Ne voulant pas repartir sans ce que j'avais sur moi j'ai du être très attentif. Bon j'ai quand même bien apprécié, mais c'était pas cool quand même. Vu le regard que je lui ai jetté à un moment il a dégagé de la zone.
Pour le moment je n'ai pas été déçu de ce que j'ai vu en concert. Et mes journées sont plutôt pas mal occupé car je suis rentré dans l'organisation d'une caravane de l'économie sociale et solidaire qui va avoir lieu en Janvier et dont les résultats se feront lors du forum social mondial de Dakar en Février. Bon c'est un peu la loose sur certains points, comme la recherche de fonds qui n'a pas été vraiment bien faite, mais je crois que je vais passer un bon moment de ce côté là.
vendredi 17 décembre 2010
FESTMA? 1 ere partie
Bonjour à toutes et à tous,
Le FESTMAN (FESTival Mondial des Arts Nègres) bat son plein quotidiennement. Natsuko sommes allés à une soirée lusophona où nous avons pu découvrir un bout de groupe mais surtout la tête d'affiche.
Si le premier groupe que j'ai partiellement vu était brésilien, Cantos de Congo, le deuxième était de renommer international. Il s'agit d'un artiste angolais du nom de Bonga.
Le premier groupe était bon mais surprenant car les morceaux ne duraient guère plus de 2 min. Et le son était souvent bien trop fort et ne rendait pas service aux instruments. Sinon c'était bon et parfois entrainant mais je ne connaissais pas assez ce style pour savoir quoi faire avec mon corps, comme presque 99% des gens présents. En gros ça ne bougeait pas trop.
Pour Bonga, la diasporah angolaise était dans la place et les premiers rangs swingais à fond. Nous étiosn derrière où les gens étaient spécialement apathiques. C'est dommage car le groupe était vraiment plus qu'exellent. Nous avons bougé notre corps mais le fait d'être les seuls dans la zone à le faire est assez gênant et inhibiteur.
L'énergie déployée par les musiciens était réellement gigantesque et transmissible à une part importante du public. Quel plaisir de sentir la foule frémir lors des accélerations des morceaux de semba (samba angolaise) et rugir de plaisir lorsque Bonga lançait des piques sur la place de l'Afrique dans le monde, et dans un français parfait.
Avec Natsuko, nous avons convenu que nous nous rapprocherions du podium pour les prochains artistes qui devraient être : l'orchestre national de Cuba, Ijahman Levy, Ziggi Rechado, et Capleton.
Du très très lourd pour un concert qui devrait attiré tous les amateurs de reggae, de reggaeton et de ragga de Dakar et environs. Ca va envoyer le steack grave!
Je vous raconterais plus tard évidement.
Le FESTMAN (FESTival Mondial des Arts Nègres) bat son plein quotidiennement. Natsuko sommes allés à une soirée lusophona où nous avons pu découvrir un bout de groupe mais surtout la tête d'affiche.
Si le premier groupe que j'ai partiellement vu était brésilien, Cantos de Congo, le deuxième était de renommer international. Il s'agit d'un artiste angolais du nom de Bonga.
Le premier groupe était bon mais surprenant car les morceaux ne duraient guère plus de 2 min. Et le son était souvent bien trop fort et ne rendait pas service aux instruments. Sinon c'était bon et parfois entrainant mais je ne connaissais pas assez ce style pour savoir quoi faire avec mon corps, comme presque 99% des gens présents. En gros ça ne bougeait pas trop.
Pour Bonga, la diasporah angolaise était dans la place et les premiers rangs swingais à fond. Nous étiosn derrière où les gens étaient spécialement apathiques. C'est dommage car le groupe était vraiment plus qu'exellent. Nous avons bougé notre corps mais le fait d'être les seuls dans la zone à le faire est assez gênant et inhibiteur.
L'énergie déployée par les musiciens était réellement gigantesque et transmissible à une part importante du public. Quel plaisir de sentir la foule frémir lors des accélerations des morceaux de semba (samba angolaise) et rugir de plaisir lorsque Bonga lançait des piques sur la place de l'Afrique dans le monde, et dans un français parfait.
Avec Natsuko, nous avons convenu que nous nous rapprocherions du podium pour les prochains artistes qui devraient être : l'orchestre national de Cuba, Ijahman Levy, Ziggi Rechado, et Capleton.
Du très très lourd pour un concert qui devrait attiré tous les amateurs de reggae, de reggaeton et de ragga de Dakar et environs. Ca va envoyer le steack grave!
Je vous raconterais plus tard évidement.
mercredi 15 décembre 2010
D'Aroundou à Dakar
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous avais quitté sur la veille du début du lancement du festival d'Aroundou. Je suis maintenant à Dakar lancé dans un nouveau projet, la caravane de l'économie sociale et solidaire.
Mais commençons par le commencement. Au début, il n'y avait rien que le rien, et Dieu dit que la Terre soit, et la Terre fut. etc, etc, etc. On en arrive donc au festival des 40 ans du GRDR à Aroundou. Et à Aroundou, il n'y avait rien que le rien. Il n'y a pour aller là-bas que quelques pistes en état pas toujours bon, de la poussière, du sable, et des migrants qui se sont offerts des palais, des mosquées, et un centre d'accueil en construction. Mais il n'y avait évidemment pas les structures adequates pour l'accueil de centaines de festivaliers. Et donc Dieu, enfin le GRDR fit ce qu'il fallait, ou presque. Les invités n'ont manqué de rien, même si parfois ils étaient servis tardivement. Par contre pour les gens du peuple, ce ne fut pas la même, je ne suis pas sûr qu'un village de 3000 habitants ait réussi à fournir de la nourriture pour 5000 à 7000 personnes. De la même manière il n'y avait pas assez de places pour dormir ni assez de matelas, et donc à la guerre comme à la guerre.
Dans le contenu du festival, je dois dire que je n'ai pas été déçu. Les danses traditionnelles, la course de pirogue, le spectacle equestre, les musiciens locaux ont été parfaits. Et symboliquement on ne pouvait pas voir les différences entre les différentes nationalités, et ça c'était bien. J'ai eu l'occasion de voir la super star soninké qui a totalement enflammé le festival et l'a cloturé. Non vraiment un festival extraordinaire.
C'est là-bas que j'ai fais la rencontre des personnes qui m'ont embarqué dans la caravane de l'ESS. Un toubab, administrateur du GRDR, mais également écrivain et engagé, François Dibaut, et un Sénégalais, intellectuel et militant associatif, Alia. Ces gars sont vraiment très sympa, et ils ont, je pense, bien compris que je serais très intéressé par cette caravane. Ils me demandent de faire usage de mes compétences, et a priori je devrais être pris en charge au cours de la caravane. SI on trouve plein de sous, je serais payé, mais là il faut pas déconner non plus.
C'est avec eux que j'ai rejoints Dakar, donc que j'ai traversé le Sénégal d'est en ouest, de Kidira à la frontière malienne jusqu'à Dakar. Je suis arrivé vers 2h du mat' chez Natsuko, qui la pauvre travaillait le lendemain.
Elle habite dans une des tours de Dakar plateau les plus huppées, au 8e étage d'où l'on a une vu splendide sur le port. Je suis une fois de plus très bien logé. Par contre, Dakar est vraiment difficile à appréhender lorsque l'on débarque de la brousse. Là-bas je disais 1000 fois par jour "ça va" ou "ça va bien", ici lorsque je dis "ça va" je dois rapidement enchainé sur un "je ne suis pas intéressé" ou "non". Ce n'est pas encore soulant mais ça va venir.
Je n'ai pas encore pu profiter pleinement encore du festman (FESTival Mondial des Arts Nègres) car j'ai eu des désordres gastriques dû à mon passage en brousse qui m'ont obligé à être peu éloigné de toilettes. Mais maintenant que ça va mieux, je vais pouvoir profiter un max des concerts gratuits qui trainent à droite à gauche.
J'ai commencé à me promener dans Dakar plateau, le centre économique de la ville grosso modo, et je dois avouer que c'est plutôt moche. C'est vivant, mais ça a peu de charme. C'est un sacré foutoir. Par contre, du côté de la corniche c'est pas mal du tout et l'océan est très beau.
Je vais probablement pas mal bougé dans la ville, j'ai expérimenté les taxis, et c'est cher, tandis que le bus est vraiment donné. Je vais essayer de bouger un maximum en bus donc.
J'ai également testé le supermarché Casino en bas de chez Nastuko, et je pense que je vais essayer au maximum de l'éviter car c'est un peu cher quand même. Et puis les trucs à toubabs, ça va bien 5 min. Dakar est une ville d'artistes, enfin en tout cas c'est comme ça que les commerçants se présentent quand ils veulent me vendre un indigo ou une peinture pour touriste.
Je pense que par Alia je devrais pouvoir rencontrer des gens intéressants, sachant que j'ai déjà rencontré les gens de ENDA Sénégal entité ecopole. C'est un premier pied dans le monde de la solidarité, et ça fait plaisir. Je dois par contre rapidement me faire des cartes de visite car ça va vite être ingérable de créer un réseau un peu costaud.
A bientôt pour de nouvelles aventures. N'hésitez pas à m'envoyer des messages, je les lis tous avec plaisir et attention, et si vous ne souhaitez plus recevoir mes mails, faites le moi savoir, je ne le prendrais pas mal, vous pourrez toujours aller sur le blog où je fais copie de mes messages.
Je vous avais quitté sur la veille du début du lancement du festival d'Aroundou. Je suis maintenant à Dakar lancé dans un nouveau projet, la caravane de l'économie sociale et solidaire.
Mais commençons par le commencement. Au début, il n'y avait rien que le rien, et Dieu dit que la Terre soit, et la Terre fut. etc, etc, etc. On en arrive donc au festival des 40 ans du GRDR à Aroundou. Et à Aroundou, il n'y avait rien que le rien. Il n'y a pour aller là-bas que quelques pistes en état pas toujours bon, de la poussière, du sable, et des migrants qui se sont offerts des palais, des mosquées, et un centre d'accueil en construction. Mais il n'y avait évidemment pas les structures adequates pour l'accueil de centaines de festivaliers. Et donc Dieu, enfin le GRDR fit ce qu'il fallait, ou presque. Les invités n'ont manqué de rien, même si parfois ils étaient servis tardivement. Par contre pour les gens du peuple, ce ne fut pas la même, je ne suis pas sûr qu'un village de 3000 habitants ait réussi à fournir de la nourriture pour 5000 à 7000 personnes. De la même manière il n'y avait pas assez de places pour dormir ni assez de matelas, et donc à la guerre comme à la guerre.
Dans le contenu du festival, je dois dire que je n'ai pas été déçu. Les danses traditionnelles, la course de pirogue, le spectacle equestre, les musiciens locaux ont été parfaits. Et symboliquement on ne pouvait pas voir les différences entre les différentes nationalités, et ça c'était bien. J'ai eu l'occasion de voir la super star soninké qui a totalement enflammé le festival et l'a cloturé. Non vraiment un festival extraordinaire.
C'est là-bas que j'ai fais la rencontre des personnes qui m'ont embarqué dans la caravane de l'ESS. Un toubab, administrateur du GRDR, mais également écrivain et engagé, François Dibaut, et un Sénégalais, intellectuel et militant associatif, Alia. Ces gars sont vraiment très sympa, et ils ont, je pense, bien compris que je serais très intéressé par cette caravane. Ils me demandent de faire usage de mes compétences, et a priori je devrais être pris en charge au cours de la caravane. SI on trouve plein de sous, je serais payé, mais là il faut pas déconner non plus.
C'est avec eux que j'ai rejoints Dakar, donc que j'ai traversé le Sénégal d'est en ouest, de Kidira à la frontière malienne jusqu'à Dakar. Je suis arrivé vers 2h du mat' chez Natsuko, qui la pauvre travaillait le lendemain.
Elle habite dans une des tours de Dakar plateau les plus huppées, au 8e étage d'où l'on a une vu splendide sur le port. Je suis une fois de plus très bien logé. Par contre, Dakar est vraiment difficile à appréhender lorsque l'on débarque de la brousse. Là-bas je disais 1000 fois par jour "ça va" ou "ça va bien", ici lorsque je dis "ça va" je dois rapidement enchainé sur un "je ne suis pas intéressé" ou "non". Ce n'est pas encore soulant mais ça va venir.
Je n'ai pas encore pu profiter pleinement encore du festman (FESTival Mondial des Arts Nègres) car j'ai eu des désordres gastriques dû à mon passage en brousse qui m'ont obligé à être peu éloigné de toilettes. Mais maintenant que ça va mieux, je vais pouvoir profiter un max des concerts gratuits qui trainent à droite à gauche.
J'ai commencé à me promener dans Dakar plateau, le centre économique de la ville grosso modo, et je dois avouer que c'est plutôt moche. C'est vivant, mais ça a peu de charme. C'est un sacré foutoir. Par contre, du côté de la corniche c'est pas mal du tout et l'océan est très beau.
Je vais probablement pas mal bougé dans la ville, j'ai expérimenté les taxis, et c'est cher, tandis que le bus est vraiment donné. Je vais essayer de bouger un maximum en bus donc.
J'ai également testé le supermarché Casino en bas de chez Nastuko, et je pense que je vais essayer au maximum de l'éviter car c'est un peu cher quand même. Et puis les trucs à toubabs, ça va bien 5 min. Dakar est une ville d'artistes, enfin en tout cas c'est comme ça que les commerçants se présentent quand ils veulent me vendre un indigo ou une peinture pour touriste.
Je pense que par Alia je devrais pouvoir rencontrer des gens intéressants, sachant que j'ai déjà rencontré les gens de ENDA Sénégal entité ecopole. C'est un premier pied dans le monde de la solidarité, et ça fait plaisir. Je dois par contre rapidement me faire des cartes de visite car ça va vite être ingérable de créer un réseau un peu costaud.
A bientôt pour de nouvelles aventures. N'hésitez pas à m'envoyer des messages, je les lis tous avec plaisir et attention, et si vous ne souhaitez plus recevoir mes mails, faites le moi savoir, je ne le prendrais pas mal, vous pourrez toujours aller sur le blog où je fais copie de mes messages.
lundi 13 décembre 2010
De Bakel à Aroundou
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous envoie ce petit mail depuis Dakar, et je ferais bientôt un petit topo sur le festival GRDR d'Aroundou.
De Bakel, ville sur le fleuve côté sénégalais jusqu'à Aroundou, 30 km en amont, la route pour y aller fait 50 km, 30 de goudron, et 20 de piste.
Pour donner un coup de main au GRDR, je suis parti avec le camion de matériel, tables, chaises, matelas, et groupe éléctrogène. Quelque chose qui pourrait être simple, sauf que. Sauf que le camion est un camion benne de marque Berliet. Fin de la production en 1980, mais celui-ci était un poil plus agé. Quand j'ai découvert le camion, la benne avait été mal organisée, et les 6 tables cannibalisaient toute la place, il ne nous restait que 60 chaises à mettre après tout.
Au final on a réussi à mettre les 6 tables, les 14 chaises de ministre, les 59 chaises d'écoliers, et les 13 gros matelas ainsi que les 10 petits. Ca dépassait un peu mais avec une corde ça tenait.
Le problème est venu du groupe qui ne tenait pas sur la boule d'accroche, et que les camioneurs ont attaché avec une chaine.
A 10h, le camion était là, à 13h nous sommes partis. Le chauffeur a fait rugir le moteur et nous avons atteint péniblement les 30 km/h. J'avais pour mission de tenir la 3e qui sautait de temps en temps. J'en ai encore des courbatures à la main. Je n'ai pas souffert de la chaleur grace à la climatisation sénégalaise du camion, qui en fait n'était plus équipé de son pare-brise.
Sur les 20 premiers km tout allait bien. Mais lorsque nous nous sommes arrêtés à Gabou pour prendre des chaises, la loose a commencé.
D'abord nous avons pété le roulement à bille de l'axe d'entrainement du camion qui nous a valu 45 min d'arrêt.
Puis lorsque la piste a commencé nous avons perdu 3 fois le groupe éléctrogène car les maillons de la chaine ont laché. Au moins 30 min de réparation à chaque fois avec une chaine de plus en plus réduite et donc un accrochage de plus en plus précaire. La 3e perte d'attelage a eu lieu à la nuit tombante vers 18h.
Par la suite nous nous sommes perdus, ne pouvant trouver la piste de nuit.
Au final, grace à un local qui est monté dans le camion avec nous, l'arrivée s'est faite vers 20h. Ce qui donne un voyage de 50 km en 7 heures. Et tout cela dans des conditions "normales", ni pluie, ni neige, ni tempête.
L'accueil à Aroundou où le festival se déroule fut à la hauteur de notre performance : 50 gamins hurlants et courants partout.
Le déchargement fut un joyeux foutoir où les gamins haut comme trois pommes ont aidé tandis que les hommes palabraient. On m'a attribué une chambre où je loge avec un autre français, cinéaste et réalisateur, qui fait des repérages sur un film se passant dans une ONG, et qui au passage fait des photos pour le GRDR. Il était déjà à Bakel, et c'est un type sympa, curieux, qui pose pas mal de questions sur le contexte.
A Aroundou, j'ai revu mes premieres ex-collègues de Montreuil qui bossent à Kayes au Mali maintenant.
J'ai donc dès à présent confirmation que je n'ai pas laissé un souvenir impérissable au GRDR, au vu de l'accueil reçu. J'hésite entre froid et distant ou agacé et ennuyé de me voir là.
C'est pas comme si j'avais fait 3000 km pour attérir ici. Petit détail qui ne semble pas avoir de valeur. J'avais cru que ma présence aurait pu les amuser ou les étonner. J'avais même cru avoir créer du lien lors de mon stage, ce qui s'avère ne pas être vraiment le cas. Dommage.
Pour ce festival, je vais continuer à donner un coup de main, car les Sénégalais le méritent.
Au passage, mon numéro sénégalais est le +221 77 232 80 55.
Je vous envoie ce petit mail depuis Dakar, et je ferais bientôt un petit topo sur le festival GRDR d'Aroundou.
De Bakel, ville sur le fleuve côté sénégalais jusqu'à Aroundou, 30 km en amont, la route pour y aller fait 50 km, 30 de goudron, et 20 de piste.
Pour donner un coup de main au GRDR, je suis parti avec le camion de matériel, tables, chaises, matelas, et groupe éléctrogène. Quelque chose qui pourrait être simple, sauf que. Sauf que le camion est un camion benne de marque Berliet. Fin de la production en 1980, mais celui-ci était un poil plus agé. Quand j'ai découvert le camion, la benne avait été mal organisée, et les 6 tables cannibalisaient toute la place, il ne nous restait que 60 chaises à mettre après tout.
Au final on a réussi à mettre les 6 tables, les 14 chaises de ministre, les 59 chaises d'écoliers, et les 13 gros matelas ainsi que les 10 petits. Ca dépassait un peu mais avec une corde ça tenait.
Le problème est venu du groupe qui ne tenait pas sur la boule d'accroche, et que les camioneurs ont attaché avec une chaine.
A 10h, le camion était là, à 13h nous sommes partis. Le chauffeur a fait rugir le moteur et nous avons atteint péniblement les 30 km/h. J'avais pour mission de tenir la 3e qui sautait de temps en temps. J'en ai encore des courbatures à la main. Je n'ai pas souffert de la chaleur grace à la climatisation sénégalaise du camion, qui en fait n'était plus équipé de son pare-brise.
Sur les 20 premiers km tout allait bien. Mais lorsque nous nous sommes arrêtés à Gabou pour prendre des chaises, la loose a commencé.
D'abord nous avons pété le roulement à bille de l'axe d'entrainement du camion qui nous a valu 45 min d'arrêt.
Puis lorsque la piste a commencé nous avons perdu 3 fois le groupe éléctrogène car les maillons de la chaine ont laché. Au moins 30 min de réparation à chaque fois avec une chaine de plus en plus réduite et donc un accrochage de plus en plus précaire. La 3e perte d'attelage a eu lieu à la nuit tombante vers 18h.
Par la suite nous nous sommes perdus, ne pouvant trouver la piste de nuit.
Au final, grace à un local qui est monté dans le camion avec nous, l'arrivée s'est faite vers 20h. Ce qui donne un voyage de 50 km en 7 heures. Et tout cela dans des conditions "normales", ni pluie, ni neige, ni tempête.
L'accueil à Aroundou où le festival se déroule fut à la hauteur de notre performance : 50 gamins hurlants et courants partout.
Le déchargement fut un joyeux foutoir où les gamins haut comme trois pommes ont aidé tandis que les hommes palabraient. On m'a attribué une chambre où je loge avec un autre français, cinéaste et réalisateur, qui fait des repérages sur un film se passant dans une ONG, et qui au passage fait des photos pour le GRDR. Il était déjà à Bakel, et c'est un type sympa, curieux, qui pose pas mal de questions sur le contexte.
A Aroundou, j'ai revu mes premieres ex-collègues de Montreuil qui bossent à Kayes au Mali maintenant.
J'ai donc dès à présent confirmation que je n'ai pas laissé un souvenir impérissable au GRDR, au vu de l'accueil reçu. J'hésite entre froid et distant ou agacé et ennuyé de me voir là.
C'est pas comme si j'avais fait 3000 km pour attérir ici. Petit détail qui ne semble pas avoir de valeur. J'avais cru que ma présence aurait pu les amuser ou les étonner. J'avais même cru avoir créer du lien lors de mon stage, ce qui s'avère ne pas être vraiment le cas. Dommage.
Pour ce festival, je vais continuer à donner un coup de main, car les Sénégalais le méritent.
Au passage, mon numéro sénégalais est le +221 77 232 80 55.
jeudi 9 décembre 2010
Les transports en Mauritanie (RIM)
Bonjour à toutes et à tous,
La RIM et moi-même avons eu une première approche par les transports. En effet, j'ai pénétré le territoire mauritanien par un taxi mercedes 240 D. Comme 70% du parc auto de la RIM, ce fut donc dans une mercedes. Pas forcément des 240D, mais presqu'à tous les coups une merco.
Tout mes trajets jusqu'ici se sont fait en taxi-brousse. C'est à dire en Mercedes-brousse. Et comme c'est un transport collectif, j'ai connu le taxi où nous étions 3, 4, 5, 6, 7, et même une fois où nous n'étions que le chauffeur et moi.
Lorsque la route est goudronnée, le voyage est plutôt rapide et relativement monotone. Il y a souvent des trous, et des passages ensablés, mais d'une manière générale, les goudrons sont bons. Merci Chirac. Les routes mauritaniennes qui sont dans le meilleur état sont celles qui furent refaites pour la venue de Chirac.
C'est lorsque l'on sort des goudrons que les problèmes commencent. L'allure devient faible, le danger plus important, et souvent les troupeaux traversant la chaussée plus nombreux. C'est tout de même que la majorité du réseau est organisée, mais le trafic le plus important se fait sur les goudrons. Ce sont donc des pistes plus ou moins dures, avec des passages d'oued défoncés.
Plus la piste est difficile, plus le temps de trajet augmente, mais aussi plus le prix de la course est important. Je n'ai connu d'aléas du transport que sur une piste, une bonne piste pourtant. La mercedes 190 D a crevé. Donc il a fallu vider un coffre très chargé pour accéder à la roue de secours. Moins de 20 min plus tard nous étions reparti.
Au relais-pneu d'après, le chauffeur a changé à nouveau la roue par un pneu plus neuf. Par sécurité? Que nenni, uniquement pour attendre que de nouveaux clients se manifestent.
Lors de ce même trajet j'ai échoué dans un petit bled où mon taxi s'arrêtait et n'allait pas plus loin. J'ai attendu qu'un véhicule se présente au poste de gendarmerie où tous les véhicules doivent s'arrêter. Résultat : 4h d'attente. Et même si cette attente fut agréable, voir même géniale, car j'ai partagé le couscous, lait, sucre avec les gendarmes, eût droit à une magnifique nuit étoilée car il n'y avait ni éclairage public, ni lune, bref cette attente est significative.
Se déplacer en RIM est une gageure car les véhicules sont vraiment peu nombreux sur les longues distances, et toujours surchargés. C'est d'autant plus compliqué que le gasoil est au même prix ou presque qu'en France alors que le niveau de vie est vraiment beaucoup plus bas.
Se déplacer est difficile et représente un budget très important, même pour le toubab que je suis. C'est également un enjeu qui cristallise les tensions. En effet, les transporteurs qui ne sont pas agréés par les responsables de garage (gare de taxi en fait) risque de se faire démonter s'ils prennent des clients alors qu'ils n'ont pas l'accord du responsable. Accord qui correspond à une commission, mais pas que. Je ne sais pas trop ce que cela cache derrière, mais je suppose que les rapports de force interne à la RIM transparaissent ici aussi. Les Maures blancs et noirs sont en réelle opposition aux négro-africains Soninké, Peulhs, et Wolofs.
En somme, pour voyager en Mauritanie, il faut avoir les moyens et se lever tôt car les transports partent très tôt, genre 4-5h du matin...
La RIM et moi-même avons eu une première approche par les transports. En effet, j'ai pénétré le territoire mauritanien par un taxi mercedes 240 D. Comme 70% du parc auto de la RIM, ce fut donc dans une mercedes. Pas forcément des 240D, mais presqu'à tous les coups une merco.
Tout mes trajets jusqu'ici se sont fait en taxi-brousse. C'est à dire en Mercedes-brousse. Et comme c'est un transport collectif, j'ai connu le taxi où nous étions 3, 4, 5, 6, 7, et même une fois où nous n'étions que le chauffeur et moi.
Lorsque la route est goudronnée, le voyage est plutôt rapide et relativement monotone. Il y a souvent des trous, et des passages ensablés, mais d'une manière générale, les goudrons sont bons. Merci Chirac. Les routes mauritaniennes qui sont dans le meilleur état sont celles qui furent refaites pour la venue de Chirac.
C'est lorsque l'on sort des goudrons que les problèmes commencent. L'allure devient faible, le danger plus important, et souvent les troupeaux traversant la chaussée plus nombreux. C'est tout de même que la majorité du réseau est organisée, mais le trafic le plus important se fait sur les goudrons. Ce sont donc des pistes plus ou moins dures, avec des passages d'oued défoncés.
Plus la piste est difficile, plus le temps de trajet augmente, mais aussi plus le prix de la course est important. Je n'ai connu d'aléas du transport que sur une piste, une bonne piste pourtant. La mercedes 190 D a crevé. Donc il a fallu vider un coffre très chargé pour accéder à la roue de secours. Moins de 20 min plus tard nous étions reparti.
Au relais-pneu d'après, le chauffeur a changé à nouveau la roue par un pneu plus neuf. Par sécurité? Que nenni, uniquement pour attendre que de nouveaux clients se manifestent.
Lors de ce même trajet j'ai échoué dans un petit bled où mon taxi s'arrêtait et n'allait pas plus loin. J'ai attendu qu'un véhicule se présente au poste de gendarmerie où tous les véhicules doivent s'arrêter. Résultat : 4h d'attente. Et même si cette attente fut agréable, voir même géniale, car j'ai partagé le couscous, lait, sucre avec les gendarmes, eût droit à une magnifique nuit étoilée car il n'y avait ni éclairage public, ni lune, bref cette attente est significative.
Se déplacer en RIM est une gageure car les véhicules sont vraiment peu nombreux sur les longues distances, et toujours surchargés. C'est d'autant plus compliqué que le gasoil est au même prix ou presque qu'en France alors que le niveau de vie est vraiment beaucoup plus bas.
Se déplacer est difficile et représente un budget très important, même pour le toubab que je suis. C'est également un enjeu qui cristallise les tensions. En effet, les transporteurs qui ne sont pas agréés par les responsables de garage (gare de taxi en fait) risque de se faire démonter s'ils prennent des clients alors qu'ils n'ont pas l'accord du responsable. Accord qui correspond à une commission, mais pas que. Je ne sais pas trop ce que cela cache derrière, mais je suppose que les rapports de force interne à la RIM transparaissent ici aussi. Les Maures blancs et noirs sont en réelle opposition aux négro-africains Soninké, Peulhs, et Wolofs.
En somme, pour voyager en Mauritanie, il faut avoir les moyens et se lever tôt car les transports partent très tôt, genre 4-5h du matin...
mercredi 8 décembre 2010
Bakel, Sénégal
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis entré au Sénégal mardi 7 Décembre. Ce ne fut pas des plus faciles.
En effet, la route entre Kaédi, en RIM, et Sélibaby, RIM toujours, ne fut pas de tout repos. Je ne vais pas dire que j'ai merdé, mais presque.
Je suis arrivé très tard au garage Sélibaby (gare des taxi brousses avec le nom de la direction) de Kaédi vers 11h. Et là, plus de taxi, alors j'ai pris un taxi pour Mbout, à mi-chemin de Sélibaby. Nous sommes parti rapidement, moins d'une heure d'attente pour être complètement chargé. La route, enfin la piste, était plutôt bonne donc nous avons fais du 40km/h de moyenne. Comme il y a 120 km, cela donne 3h de route. Enfin un tout petit peu plus, car j'ai pour la première fois depuis bien longtemps eu le droit à la crevaison qui va bien. Le chauffeur de taxi avait une roue de secours donc tout va bien.
Par contre c'est après que ça se gâte. A Mbout, pas de taxi non plus, rien que dalle. Surtout que Mbout ressemble à une ville de western, une rue poussiéreuse avec des maisons plus ou moins alignées le long, le vent, les sacs plastiques qui volent, et rien. Pas de voitures qui passent, à peine quelques ânes et biquettes. Mon taxi continuait un peu plus loin, donc je l'ai pris. Et là ce fut une fausse bonne idée qui s'est bien goupillé au final.
Dans le petit village où j'étais à nouveau bloqué, les gendarmes m'ont pris en charge. Comme toutes les voitures qui allaient vers Sélibaby s'arrêtaient à leur niveau, ils ont demandé à chacune de m'emmener. Mais rien n'y fit, pas une n'y allait. Alors je suis resté presque 4h avec eux, et j'ai même mangé avec. Et pas n'importe quoi, du couscous avec du lait et du sucre, délicieux.
Au final, un superbe Hilux (beau 4x4 toyota) est arrivé comme un sauveur à 21h30. Il m'a déposé à une auberge où j'ai payé très très cher pour pas grand chose, 10000 UM soit 30€. Le chauffeur de 4x4 m'avait proposé de dormir en brousse puis de m'emmener pour 10000 UM à Gouraye sur le fleuve Sénégal, en face Bakel où je suis actuellement. J'ai dis non, mais je regrette maintenant car j'ai fais appel à lui le lendemain pour m'emmener à Gouraye pour 8000 UM. Ce qui fait que j'ai traversé le fleuve sans UM. J'ai tout claqué avant. Mais les 100 derniers km en RIM m'ont couté très chers.
L'arrivée ici a été très cool car je me retrouve avec des Toubabs sympas, et les Sénégalais sont très différents. L'ambiance est plus détendue.
Je vais rester à Bakel jusqu'au 9 Décembre, et je serais en brousse les 10 et 11 pour le festival des 40 ans du GRDR où je vais revoir tous les collègues. Le 12, je fais la route pour Dakar pour y retrouver Natsuko et faire la fête du festival mondial des arts nègres.
Ca va donner!
cyao
Je suis entré au Sénégal mardi 7 Décembre. Ce ne fut pas des plus faciles.
En effet, la route entre Kaédi, en RIM, et Sélibaby, RIM toujours, ne fut pas de tout repos. Je ne vais pas dire que j'ai merdé, mais presque.
Je suis arrivé très tard au garage Sélibaby (gare des taxi brousses avec le nom de la direction) de Kaédi vers 11h. Et là, plus de taxi, alors j'ai pris un taxi pour Mbout, à mi-chemin de Sélibaby. Nous sommes parti rapidement, moins d'une heure d'attente pour être complètement chargé. La route, enfin la piste, était plutôt bonne donc nous avons fais du 40km/h de moyenne. Comme il y a 120 km, cela donne 3h de route. Enfin un tout petit peu plus, car j'ai pour la première fois depuis bien longtemps eu le droit à la crevaison qui va bien. Le chauffeur de taxi avait une roue de secours donc tout va bien.
Par contre c'est après que ça se gâte. A Mbout, pas de taxi non plus, rien que dalle. Surtout que Mbout ressemble à une ville de western, une rue poussiéreuse avec des maisons plus ou moins alignées le long, le vent, les sacs plastiques qui volent, et rien. Pas de voitures qui passent, à peine quelques ânes et biquettes. Mon taxi continuait un peu plus loin, donc je l'ai pris. Et là ce fut une fausse bonne idée qui s'est bien goupillé au final.
Dans le petit village où j'étais à nouveau bloqué, les gendarmes m'ont pris en charge. Comme toutes les voitures qui allaient vers Sélibaby s'arrêtaient à leur niveau, ils ont demandé à chacune de m'emmener. Mais rien n'y fit, pas une n'y allait. Alors je suis resté presque 4h avec eux, et j'ai même mangé avec. Et pas n'importe quoi, du couscous avec du lait et du sucre, délicieux.
Au final, un superbe Hilux (beau 4x4 toyota) est arrivé comme un sauveur à 21h30. Il m'a déposé à une auberge où j'ai payé très très cher pour pas grand chose, 10000 UM soit 30€. Le chauffeur de 4x4 m'avait proposé de dormir en brousse puis de m'emmener pour 10000 UM à Gouraye sur le fleuve Sénégal, en face Bakel où je suis actuellement. J'ai dis non, mais je regrette maintenant car j'ai fais appel à lui le lendemain pour m'emmener à Gouraye pour 8000 UM. Ce qui fait que j'ai traversé le fleuve sans UM. J'ai tout claqué avant. Mais les 100 derniers km en RIM m'ont couté très chers.
L'arrivée ici a été très cool car je me retrouve avec des Toubabs sympas, et les Sénégalais sont très différents. L'ambiance est plus détendue.
Je vais rester à Bakel jusqu'au 9 Décembre, et je serais en brousse les 10 et 11 pour le festival des 40 ans du GRDR où je vais revoir tous les collègues. Le 12, je fais la route pour Dakar pour y retrouver Natsuko et faire la fête du festival mondial des arts nègres.
Ca va donner!
cyao
vendredi 3 décembre 2010
Nouakchott, un conert, une nuit de folie, Baba Maal
Bonsoir à toutes et à tous,
Tout d'abord, je dois avouer que je suis ce soir dans un cybercafé, à Boghé, sur le fleuve Sénégal.
Hier soir, avec Mael et Laure, nous sommes allés à un concert. Des concerts j'en ai déjà fait, et quelques uns, mais là il s'agissait de mon premier en Afrique.
Cela avait lieu dans l'ancienne maison des jeunes, sorte de bloc de béton avec une accoustique digne de la première des MJC de la banlieue rouge parisienne.
Capacité de la salle : entre 500 et 600 places assises. Nombre de personne dans la salle : entre 900 et 1000... Rien de bien surprenant jusqu'ici.
Par contre l'horaire lui est spécial, début des ventes à 22h30 pour un concert qui doit commencer vers minuit, en théorie.
Si je vous dis qui est l'artiste cela ne vous dira rien. Il s'agit de Baba Maal. Ca ne dit rien à personne ? Ha si tout de même le plus artiste peulh de tous les temps selon les gens que j'ai rencontré là-bas.
Quand il arrive vers minuit, la première chose que son groupe fait est évidemment les balances du son. Résultat le concert ne commence pas tout de suite.
A la place, on a le droit à des artistes plus locaux mais tout autant reconnu qui font du a capella, mais aussi et c'est plus surprenant des harangues de la foule sur des débats politiques.
Puis vient le début du concert, et là la folie commence. Musicalement c'est plutôt pas mal, mais c'est une fois n'est pas coutume la salle qui fait le show.
Les gens se succèdent sur scène pour arroser de billet Baba Maal. Et ce n'est pas une image, ils lui lancent des liasses de billet un-à-un, sur les instruments, sur le boubou...
C'est tout simplement hallucinant, les gens montrent ainsi qu'ils ont de l'argent et qu'ils sont généreux envers les artistes. Des gens arrêtent même le concert pour le prendre dans leurs bras et lui dire un mot, voir parler dans le micro.
Et régulièrement la salle tangue sous des hurlements de plaisir, les gens se lèvent et se font insulter par les mamas qui ne veulent pas lever leur cul.
La température monte, et les gens qui sont habillés de leurs plus beaux boubous et bazins nagent littéralement. Les gens arrachent des cartons pour s'en servir comme éventail.
L'air devient rapidement hyper chaud et moite, un vrai sauna. Mes vêtements sont trempés, j'ai du mal à respirer mais c'est tellement incroyable.
Dans la salle nous ne devions pas être plus de 10 toubabs. J'ai donc vu un concert peulh, avec des centaines de peulhs autour de moi dans leurs plus beaux habits.
De la folie quoi!!!
mardi 30 novembre 2010
39,6° à Nouakchott
Bonjour à toutes et à tous,
39,6° ce n'est pas la température à Nouakchott, mais la mienne. J'étais pas très bien depuis quelques jours, mais là j'ai du aller voir un médecin. Diagnostic : angine "rouge". Salauds de communiste, ils viennent me faire chier jusqu'ici. J'en ai pour une bonne semaine à faire des aller-retour entre mon lit et le salon. Heureusement je suis encore chez Mael. La descente pour le fleuve n'est donc pas pour tout de suite.
6000 UM de médecin, soit 15€, et 10800 UM de médocs soit 30€. Aie, bing, prends ça! Je comprends pourquoi le système français de sécu est envié à travers le monde. Et je dois en remettre pour 6000 UM jeudi pour une seconde consultation.
Sinon, à part ça j'ai remis tous mes messages sur un blog accessible à tous, et les photos du Maroc vont bientôt être en ligne aussi.
blog : http://cybione.blogspot.com/
photos : http://picasaweb.google.com/116672542722981432246/Maroc2010#
39,6° ce n'est pas la température à Nouakchott, mais la mienne. J'étais pas très bien depuis quelques jours, mais là j'ai du aller voir un médecin. Diagnostic : angine "rouge". Salauds de communiste, ils viennent me faire chier jusqu'ici. J'en ai pour une bonne semaine à faire des aller-retour entre mon lit et le salon. Heureusement je suis encore chez Mael. La descente pour le fleuve n'est donc pas pour tout de suite.
6000 UM de médecin, soit 15€, et 10800 UM de médocs soit 30€. Aie, bing, prends ça! Je comprends pourquoi le système français de sécu est envié à travers le monde. Et je dois en remettre pour 6000 UM jeudi pour une seconde consultation.
Sinon, à part ça j'ai remis tous mes messages sur un blog accessible à tous, et les photos du Maroc vont bientôt être en ligne aussi.
blog : http://cybione.blogspot.com/
photos : http://picasaweb.google.com/116672542722981432246/Maroc2010#
lundi 29 novembre 2010
De Nouadhibou du monde à Nouakchott
Bonjour à tous et à toutes
Ces derniers jours j'ai attendu à Nouadhibou cette Française qui n'est jamais venue. En fait j'ai réussi à l'avoir au téléphone, et elle était dans une voiture directe pour le Mali. J'ai un peu les boulles d'avoir attendu pour rien, mais en même temps j'ai rencontré des gens intéressants.
En l'occurence un Belge descendu de Bruxelles à vélo. Je ne dis pas que je ne serais pas tenté par ce genre de chose, mais purée quel fou! J'ai passé pas mal de temps avec ce prof de philo à mi temps dans le supérieur qui fait toutes ses escapades à bicyclette. Nous sommes allés manger dans des gargottes tenues par des Gambiens et des Sénégalais. C'était bon, et copieux et puis pas cher.
Pour venir à Nouakchott, j'ai pris un taxi, pas brousse, mais mercedes, en bon état. Je l'ai payé le prix normal, et en plus nous n'étions pas en surcharge, voir même en sous nombre. J'ai dormi une grande partie du voyage à cause de la fièvre. Et puis la traversée du désert c'est sympa, mais c'est monotone au bout d'un moment. Et puis 5 heures de voyage comme ça c'est bon, merci, à la prochaine.
A Nouakchott j'ai rejoint Mael et sa copine au centre culturel français où avait lieu une semaine du cinéma. J'ai donc pu voir des films mauritaniens, et c'était très intéressant. Je remets ça ce soir. J'ai été bien accueilli par ce MICPien, et mis à part qu'il n'y a pas vraiment l'eau chez lui, c'est très sympa.
Je vais me faire une journée coca, doliprane, et films... Ca va être bien!
à bientôt
Ces derniers jours j'ai attendu à Nouadhibou cette Française qui n'est jamais venue. En fait j'ai réussi à l'avoir au téléphone, et elle était dans une voiture directe pour le Mali. J'ai un peu les boulles d'avoir attendu pour rien, mais en même temps j'ai rencontré des gens intéressants.
En l'occurence un Belge descendu de Bruxelles à vélo. Je ne dis pas que je ne serais pas tenté par ce genre de chose, mais purée quel fou! J'ai passé pas mal de temps avec ce prof de philo à mi temps dans le supérieur qui fait toutes ses escapades à bicyclette. Nous sommes allés manger dans des gargottes tenues par des Gambiens et des Sénégalais. C'était bon, et copieux et puis pas cher.
Pour venir à Nouakchott, j'ai pris un taxi, pas brousse, mais mercedes, en bon état. Je l'ai payé le prix normal, et en plus nous n'étions pas en surcharge, voir même en sous nombre. J'ai dormi une grande partie du voyage à cause de la fièvre. Et puis la traversée du désert c'est sympa, mais c'est monotone au bout d'un moment. Et puis 5 heures de voyage comme ça c'est bon, merci, à la prochaine.
A Nouakchott j'ai rejoint Mael et sa copine au centre culturel français où avait lieu une semaine du cinéma. J'ai donc pu voir des films mauritaniens, et c'était très intéressant. Je remets ça ce soir. J'ai été bien accueilli par ce MICPien, et mis à part qu'il n'y a pas vraiment l'eau chez lui, c'est très sympa.
Je vais me faire une journée coca, doliprane, et films... Ca va être bien!
à bientôt
Nouadhibou by night
Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord, je suis encore malade, putain de rhume de la clim' à la con.
Ensuite, je suis passé hier après-midi à l'alliance franco-mauritanienne de Nouadhibou. Je sais ce que c'est en théorie, je sais que ce n'est pas forcément très brillant. Et bah pour de vrai c'est pire. Ouverture à 15h, jusqu'ici rien de normal c'est l'horaire local. Bon le reste est classique, des Mauritaniens aux postes subalternes, des Français aux postes à responsabilité. Dans les trois Français que je croise et avec qui je parle, il y a une demoiselle charmante qui est chargée de la francophonie, et un jeune homme de Toulouse, le beau-fils de la consule honoraire de Nouadhibou. Normal quoi!
Je croise vite fait la consule honoraire, qui a l'air dynamique mais clairement au placard ici. On se donne rendez vous le soir pour passer la soirée ensemble, avec les jeunes j'entends.
Et là je dois dire que le monde des expatriés n'est pas vraiment fait pour moi. On m'en avait dit beaucoup de mal, et bah j'ai pas été déçu. Le compagnon de la demoiselle fort charmante est un blaireau de science po Paris qui fait de la coopération avec la croix rouge espagnole. Je sais pas pourquoi mais j'ai pas pu sentir ce type dès que je lui ai parlé. Il est méprisant avec les Mauritaniens, plus que sûr de lui (plus que moi c'est pour dire), a un comportement néo-colonial, et je dois dire que ses blagues "exprès raciste parce qu'on l'est pas pour de vrai" m'ont fortement déplus. Je dis pas que j'ai passé une soirée désagréable, mais ce n'était pas trop plaisant.
Je veux bien m'enquiller des bières, c'est pas trop le soucis, je sais faire, mais pas de la manière dont ils le font. Dans un pays où la charya est sensé être de rigueur, je trouve ça déplacé. Je ne dis pas que je ne me suis pas mis une petite cuite ou deux au Maroc, mais l'ivresse sur la voie publique n'est pas là bas passible de 30 ans d'emprisonnement. Et puis je préfère boire avec un contexte autre que "je me mets une cuite parce que c'est pas cher".
En plus j'ai rapidement compris qu'ils n'avaient pas de potes mauritaniens de Nouadhibou. Je veux dire des gens du cru, mais des gens avec qui ils sont sur le même pied d'égalité. Bon ce sont tout de même des suppositions. Cependant le beau fils de la consule honoraire est lui un parfait ignare de l'Afrique. Il ne connait rien au contexte, et il est un peu pommé c'est certain.
J'espère que le mec de science pô est un peu plus évolué que ce que ses réflexions laissaient supposées. D'autant qu'il s'est senti en danger vis-à-vis de sa nana, et qu'il a donc serré les rangs et montré les dents. Résultat la seule personne qui avait l'air un peu caricaturale de la soirée n'a pas pu discuter avec moi.
Quand aux deux Mauritaniens présents, de riches maures blancs proches du pouvoir, leur vision de l'histoire est très orientée, et c'est intéressant de voir comment ils pensent. Ils m'ont proposé un logement si besoin dans d'autres endroits de la Mauritanie, c'est sympa, mais bon...
Soirée particulière d'autant que j'ai discuté avec un Espagnol qui connait bien Patrick Gonin avec qui il travaille (mon ancien responsable de master de Poitiers). Il y a même une doctorante à lui qui est à Nouadhibou pour ses recherches, mais pas en ce moment, dommage! Et puis le monde des expatriés est vraiment petit puisque tous les Français que je connais ici sont connus jusqu'à NDB!
Pour une fois je l'ai joué modeste, mais quand j'ai affiché mon pedigree cela a fait son petit effet. Stagiaire au GRDR quand tu es en Mauritanie, ça envoie! J'ai beau leur dire que c'était un stage, ça a coupé la chique à ce merveilleux Français qui se la racontait un peu. S'il savait de l'intérieur ce qu'est le GRDR...
J'ai rencontré aujourd'hui des jeunes Mauritaniens au bord de l'océan avec qui je vais peut être passé la soirée. Le seul hic c'est qu'ils parlent français comme moi espagnol... c'est à dire peu ou prou!
Inchallah on verra.
Je ne sais toujours pas quand je pars mais je devrais être fixé ce soir.
à bientôt!
Tout d'abord, je suis encore malade, putain de rhume de la clim' à la con.
Ensuite, je suis passé hier après-midi à l'alliance franco-mauritanienne de Nouadhibou. Je sais ce que c'est en théorie, je sais que ce n'est pas forcément très brillant. Et bah pour de vrai c'est pire. Ouverture à 15h, jusqu'ici rien de normal c'est l'horaire local. Bon le reste est classique, des Mauritaniens aux postes subalternes, des Français aux postes à responsabilité. Dans les trois Français que je croise et avec qui je parle, il y a une demoiselle charmante qui est chargée de la francophonie, et un jeune homme de Toulouse, le beau-fils de la consule honoraire de Nouadhibou. Normal quoi!
Je croise vite fait la consule honoraire, qui a l'air dynamique mais clairement au placard ici. On se donne rendez vous le soir pour passer la soirée ensemble, avec les jeunes j'entends.
Et là je dois dire que le monde des expatriés n'est pas vraiment fait pour moi. On m'en avait dit beaucoup de mal, et bah j'ai pas été déçu. Le compagnon de la demoiselle fort charmante est un blaireau de science po Paris qui fait de la coopération avec la croix rouge espagnole. Je sais pas pourquoi mais j'ai pas pu sentir ce type dès que je lui ai parlé. Il est méprisant avec les Mauritaniens, plus que sûr de lui (plus que moi c'est pour dire), a un comportement néo-colonial, et je dois dire que ses blagues "exprès raciste parce qu'on l'est pas pour de vrai" m'ont fortement déplus. Je dis pas que j'ai passé une soirée désagréable, mais ce n'était pas trop plaisant.
Je veux bien m'enquiller des bières, c'est pas trop le soucis, je sais faire, mais pas de la manière dont ils le font. Dans un pays où la charya est sensé être de rigueur, je trouve ça déplacé. Je ne dis pas que je ne me suis pas mis une petite cuite ou deux au Maroc, mais l'ivresse sur la voie publique n'est pas là bas passible de 30 ans d'emprisonnement. Et puis je préfère boire avec un contexte autre que "je me mets une cuite parce que c'est pas cher".
En plus j'ai rapidement compris qu'ils n'avaient pas de potes mauritaniens de Nouadhibou. Je veux dire des gens du cru, mais des gens avec qui ils sont sur le même pied d'égalité. Bon ce sont tout de même des suppositions. Cependant le beau fils de la consule honoraire est lui un parfait ignare de l'Afrique. Il ne connait rien au contexte, et il est un peu pommé c'est certain.
J'espère que le mec de science pô est un peu plus évolué que ce que ses réflexions laissaient supposées. D'autant qu'il s'est senti en danger vis-à-vis de sa nana, et qu'il a donc serré les rangs et montré les dents. Résultat la seule personne qui avait l'air un peu caricaturale de la soirée n'a pas pu discuter avec moi.
Quand aux deux Mauritaniens présents, de riches maures blancs proches du pouvoir, leur vision de l'histoire est très orientée, et c'est intéressant de voir comment ils pensent. Ils m'ont proposé un logement si besoin dans d'autres endroits de la Mauritanie, c'est sympa, mais bon...
Soirée particulière d'autant que j'ai discuté avec un Espagnol qui connait bien Patrick Gonin avec qui il travaille (mon ancien responsable de master de Poitiers). Il y a même une doctorante à lui qui est à Nouadhibou pour ses recherches, mais pas en ce moment, dommage! Et puis le monde des expatriés est vraiment petit puisque tous les Français que je connais ici sont connus jusqu'à NDB!
Pour une fois je l'ai joué modeste, mais quand j'ai affiché mon pedigree cela a fait son petit effet. Stagiaire au GRDR quand tu es en Mauritanie, ça envoie! J'ai beau leur dire que c'était un stage, ça a coupé la chique à ce merveilleux Français qui se la racontait un peu. S'il savait de l'intérieur ce qu'est le GRDR...
J'ai rencontré aujourd'hui des jeunes Mauritaniens au bord de l'océan avec qui je vais peut être passé la soirée. Le seul hic c'est qu'ils parlent français comme moi espagnol... c'est à dire peu ou prou!
Inchallah on verra.
Je ne sais toujours pas quand je pars mais je devrais être fixé ce soir.
à bientôt!
Nouadhibou
Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas, Nouadhibou est une ville mauritanienne. La plus proche de la frontière avec le Sahara occidental, sous contrôle marocain, sur la route de la côte atlantique. Mais c'est une ville mauritanienne, c'est à dire de la poussière, un peu de goudron, pas partout, pas d'éclairage public, et une atmosphère très différente d'avec Dakhla, seulement 500 km plus au nord. Ici, déjà, beaucoup plus de négro-africains, et de migrants sub-sahariens de toutes sortes. Tout y est plus défoncé, les voitures, les routes, les maisons. Le Maroc est vraiment beaucoup plus riche, et ça se voit.
Pour arriver ici, j'ai pris un bus de la CTM (compagnie nationale et publique) en très bon état, mais qui m'a rendu malade. Putain de clim' qui m'a filé un rhume. Départ le matin vers 10h, arrivé à la frontière vers 15h. Là le bus me dépose, et je traverse à pieds. Je trouve un taxi rapidement, et sans négocier le prix je le prends. La traversée se fait rapidement, moins de 2h. Dans le no man's land qui sépare les deux pays, on peut voir des choses hallucinantes. C'est une casse à ciel ouvert. Les véhicules qui ne peuvent pas être dédouaner en Mauritanie sont démontés sur place, ou alors les plaques sont échangées dans cette partie du Sahara. Résultat, des carcasses de bagnoles partout. Des pneus, des portières aussi. Cela donne une ambiance particulière, on traverse une zone de trafic de toutes sortes, et personne n'en a rien à faire. Aux différents postes de frontière, je discute avec des Belges qui font la route pour la Casamance.
L'arrivée sur Nouadhibou est surprenante elle-aussi. Je demande à mon chauffeur de taxi où nous sommes, et il me répond "bah à Nouadhibou". Je n'aurais pas cru que cela ressemblerait à ça. De ville, cela n'a que le nom par rapport au Maroc. C'est un immense champ de maisons en construction, si on est positif, ou de baraques en ruines, si on est objectif. Des barres de ferrailles moisissent sur les toits, des trottoirs pas finis, un éclairage public qui ne peut être allumé au risque de coupé le courant dans toute la "ville".
Première chose en arrivant, la banque où je retire l'équivalent de 180€, en espérant tenir près de deux semaines, ce qui me fait 70.000 UM. (ouguiya) Une putain de grosse liasse de monnaie! J'ai jamais eu autant de pognon sur moi. Je paye le taxi, et hop je trouve un cyber pour regarder si mon couchsurfing fonctionne. Pas de pots, pas de réponse. Là je vais me payer une puce mauritanienne pour mon téléphone, je me fais un peu arnaqué mais ça va. (mon numéro +223 434 52 17)
Puis je prends un taxi pour aller à un hôtel du guide du routard. C'est donc une grosse galère qui commence, le chauffeur de taxi ne connaissant pas cet hôtel. On cherche, on cherche, et on ne trouve pas. Au bout de presqu'une heure on trouve la chose qui se revèle être un faux plan, car soit il n'y avait plus de place, soit il ne faisait plus camping (c'est comme ça qu'on dit ici, tous les hôtels, ou pension, ou autres s'appellent "camping"). Au final, pas de logement. On visite un autre camping, beaucoup trop cher. Finalement il m'emmène à une autre adresse routard, que je prends. D'autant plus que je fais plus ample connaissance avec les deux belges qui sont là aussi.
Michel et Gilles sont des trentenaires bien tassés, photographes tous les deux, qui descendent une superbe land rover au père de Gilles en Casamance. Ils sont très sympa et je passe la soirée avec eux, resto, vin et bière compris. Alors que dans la République Islamique de Mauritanie, l'alcool est censé est banni! On paye un peu cher, mais ça va, la bière carrefour discount était fraiche, et le vin en brick portugais se laissait bien boire. Je discute jusqu'à pas d'heure avec Michel que je recroiserais surement.
Pour ma première journée ici, je prévois de faire fonctionner mon gsm, de donner des news (ce que je fais) et d'aller à l'alliance franco mauritanienne voir ce qui s'y passe.
A bientôt à tous.
Tout d'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas, Nouadhibou est une ville mauritanienne. La plus proche de la frontière avec le Sahara occidental, sous contrôle marocain, sur la route de la côte atlantique. Mais c'est une ville mauritanienne, c'est à dire de la poussière, un peu de goudron, pas partout, pas d'éclairage public, et une atmosphère très différente d'avec Dakhla, seulement 500 km plus au nord. Ici, déjà, beaucoup plus de négro-africains, et de migrants sub-sahariens de toutes sortes. Tout y est plus défoncé, les voitures, les routes, les maisons. Le Maroc est vraiment beaucoup plus riche, et ça se voit.
Pour arriver ici, j'ai pris un bus de la CTM (compagnie nationale et publique) en très bon état, mais qui m'a rendu malade. Putain de clim' qui m'a filé un rhume. Départ le matin vers 10h, arrivé à la frontière vers 15h. Là le bus me dépose, et je traverse à pieds. Je trouve un taxi rapidement, et sans négocier le prix je le prends. La traversée se fait rapidement, moins de 2h. Dans le no man's land qui sépare les deux pays, on peut voir des choses hallucinantes. C'est une casse à ciel ouvert. Les véhicules qui ne peuvent pas être dédouaner en Mauritanie sont démontés sur place, ou alors les plaques sont échangées dans cette partie du Sahara. Résultat, des carcasses de bagnoles partout. Des pneus, des portières aussi. Cela donne une ambiance particulière, on traverse une zone de trafic de toutes sortes, et personne n'en a rien à faire. Aux différents postes de frontière, je discute avec des Belges qui font la route pour la Casamance.
L'arrivée sur Nouadhibou est surprenante elle-aussi. Je demande à mon chauffeur de taxi où nous sommes, et il me répond "bah à Nouadhibou". Je n'aurais pas cru que cela ressemblerait à ça. De ville, cela n'a que le nom par rapport au Maroc. C'est un immense champ de maisons en construction, si on est positif, ou de baraques en ruines, si on est objectif. Des barres de ferrailles moisissent sur les toits, des trottoirs pas finis, un éclairage public qui ne peut être allumé au risque de coupé le courant dans toute la "ville".
Première chose en arrivant, la banque où je retire l'équivalent de 180€, en espérant tenir près de deux semaines, ce qui me fait 70.000 UM. (ouguiya) Une putain de grosse liasse de monnaie! J'ai jamais eu autant de pognon sur moi. Je paye le taxi, et hop je trouve un cyber pour regarder si mon couchsurfing fonctionne. Pas de pots, pas de réponse. Là je vais me payer une puce mauritanienne pour mon téléphone, je me fais un peu arnaqué mais ça va. (mon numéro +223 434 52 17)
Puis je prends un taxi pour aller à un hôtel du guide du routard. C'est donc une grosse galère qui commence, le chauffeur de taxi ne connaissant pas cet hôtel. On cherche, on cherche, et on ne trouve pas. Au bout de presqu'une heure on trouve la chose qui se revèle être un faux plan, car soit il n'y avait plus de place, soit il ne faisait plus camping (c'est comme ça qu'on dit ici, tous les hôtels, ou pension, ou autres s'appellent "camping"). Au final, pas de logement. On visite un autre camping, beaucoup trop cher. Finalement il m'emmène à une autre adresse routard, que je prends. D'autant plus que je fais plus ample connaissance avec les deux belges qui sont là aussi.
Michel et Gilles sont des trentenaires bien tassés, photographes tous les deux, qui descendent une superbe land rover au père de Gilles en Casamance. Ils sont très sympa et je passe la soirée avec eux, resto, vin et bière compris. Alors que dans la République Islamique de Mauritanie, l'alcool est censé est banni! On paye un peu cher, mais ça va, la bière carrefour discount était fraiche, et le vin en brick portugais se laissait bien boire. Je discute jusqu'à pas d'heure avec Michel que je recroiserais surement.
Pour ma première journée ici, je prévois de faire fonctionner mon gsm, de donner des news (ce que je fais) et d'aller à l'alliance franco mauritanienne voir ce qui s'y passe.
A bientôt à tous.
3 semaines au Maroc
Bonjour à toutes et à tous,
Cela fait aujourd'hui 3 semaines pile poil que je suis au Maroc. Et comme dans tout voyage, il y a du bon et du moins bon.
Dans le bon, il y a évidemment les gens que j'ai rencontré qui m'ont tous apporté quelque chose. Il y a Karim à Tanger qui m'a introduit royalement au Maroc, il y a Simo à Fès que je pense pouvoir presque appelé mon frère, la famille Bezad à Rabat, pour leur accueil qui s'est terminé en eau de boudin mais qui était cependant chaleureux.
Les rencontres sont ce qui constitue pour moi les souvenirs les plus solides. J'aurais du mal à les oublier, surtout s'ils viennent me visiter dans la suite de mon voyage. Dans le très bon il a également les rencontres d'autres voyageurs, Mathieu et Benjamin, les musiciens de Fès, l'Irakienne et Karim le Suédois de Marrakech, Louise la jolie Française de Rabat, sans oublier les amis de mes amis, tel le médecin ami de Karim dans cette boite emplie de gamins à Tanger, tel les commerçants de Fès avec qui j'ai passé pas mal de temps à essayer de vendre aux touristes, et tel les amis de Simo avec qui j'ai passé une soirée mémorable et inoubliable, même si je ne me souviens pas de tout.
Dans les bonnes choses, je classe évidement la gastronomie marocaine que j'ai essayer d'expérimenté au max, et qui m'a beaucoup plu. Beaucoup de viandes, peu de légumes, c'est fait pour moi. J'ai même mangé du poisson sur le port d'Essaouira, des tripes et du pied de mouton, et de la tête de chèvre à Tanger. On mange très bien ici, il semblerait cependant que ce soit cela qui ait explosé mon budget.
Dans les choses bonnes, apparaissent aussi les visites que j'ai faites. La richesse culturelle de ce pays est extraordinaire. Les médinas sinueuses sont réellement enthousiasmantes et méritent d'être vues. Les palais, mosquées, et tombeaux resplendissent de la superposition d'époque d'art et de culture. Il y a au Maroc une paire de batiments que j'habiterais bien, à condition de ne pas avoir à faire le ménage moi-même.
Le climat également rentre dans les bonnes choses, et est gage de bonnes vacances, seulement 2 après midi de pluie et jamais plus couvert que d'un pull.
Dans le moins bon je commencerais par un bilan financier qui n'est pas celui que j'espérais.
J'ai dépensé environ 6000 DH, soit près de 550€. Dont un bon 1/5 dans les transports, c'est à dire 1300 DH dans les trains, bus, et taxis. Je n'ai claqué que 900 DH dans les choses qui ne sont pas de première nécessité, c'est à dire dans un cheich, un jeu d'échec en Tulya, en huile d'argan, en pellicules photos, en chargeur d'appareil photo numérique, en piles d'appareil photo, en portable, en communication de téléphone mobile, et en lunettes de soleil, les miennes ayant cassées. C'est raisonnable, et c'est trop à la fois. Mes dépenses en logement ont quand à elles était très limitées, 600 DH environ. Le budget principal est donc la nourriture et la boisson. Je ne découvre pas la poudre. D'autant que je n'ai que 200 à 300 DH de baksish et autres dons de tranquillité.
Normalement le prix des denrées devrait diminué, enfin j'espère. Déjà ici à Dakhla, c'est un peu moins cher. Voilà pour la partie finance, plutôt désagréable il faut dire, mais l'argent n'est qu'un moyen.
Dans les autres choses moins bonnes, il y a l'agressivité des commerçants, l'impression que ceux qui me parlent n'en veulent qu'à mon argent. Pas tous heureusement.
Il y a aussi moi qui fait parfois partie des aspects négatifs de ce voyage, car je fais parfois n'importe quoi. J'ai eu un comportement d'enfant gâté et riche un peu trop souvent à mon goût. Cela n'étonnera personne si je dis que j'ai parfois été trop peu humble. Mais j'apprends vite, à coups de grandes claques certes, mais j'ai des moments de clairvoyance et de remise en question. Un jour, je deviendrais fréquentable, un jour.
Je crois que c'est à peu prêt tout sur les choses moins bonnes, les autres sont déjà oubliées.
"les chercheurs qui cherchent, on en trouve, les chercheurs qui trouvent, on en cherche"
Je suis pour l'instant tranquille de ce côté là car je ne cherche rien. Mais je ne trouve rien non plus. J'expérimente, c'est certain.
Il m'arrive parfois de me sentir seul, mais en même temps cela me pousse à m'ouvrir un peu plus. J'ai encore quelques blocages, de peur de mal faire, ou de faire mal. Mais cela tombera un jour.
Le programme pour la suite consiste à taverser la frontière mauritanienne demain, lundi, et de me fixer quelques jours à Nouadibou. Puis ensuite, descendre tranquille vers le Sénégal, avec un passage probable du côté de la zone GRDR du bassin du fleuve Sénégal. Et donc ensuite, passage au Sénégal avant le 8 Décembre.
Une dernière chose sur le Maroc : je reviendrais, I'll be back.
Cela fait aujourd'hui 3 semaines pile poil que je suis au Maroc. Et comme dans tout voyage, il y a du bon et du moins bon.
Dans le bon, il y a évidemment les gens que j'ai rencontré qui m'ont tous apporté quelque chose. Il y a Karim à Tanger qui m'a introduit royalement au Maroc, il y a Simo à Fès que je pense pouvoir presque appelé mon frère, la famille Bezad à Rabat, pour leur accueil qui s'est terminé en eau de boudin mais qui était cependant chaleureux.
Les rencontres sont ce qui constitue pour moi les souvenirs les plus solides. J'aurais du mal à les oublier, surtout s'ils viennent me visiter dans la suite de mon voyage. Dans le très bon il a également les rencontres d'autres voyageurs, Mathieu et Benjamin, les musiciens de Fès, l'Irakienne et Karim le Suédois de Marrakech, Louise la jolie Française de Rabat, sans oublier les amis de mes amis, tel le médecin ami de Karim dans cette boite emplie de gamins à Tanger, tel les commerçants de Fès avec qui j'ai passé pas mal de temps à essayer de vendre aux touristes, et tel les amis de Simo avec qui j'ai passé une soirée mémorable et inoubliable, même si je ne me souviens pas de tout.
Dans les bonnes choses, je classe évidement la gastronomie marocaine que j'ai essayer d'expérimenté au max, et qui m'a beaucoup plu. Beaucoup de viandes, peu de légumes, c'est fait pour moi. J'ai même mangé du poisson sur le port d'Essaouira, des tripes et du pied de mouton, et de la tête de chèvre à Tanger. On mange très bien ici, il semblerait cependant que ce soit cela qui ait explosé mon budget.
Dans les choses bonnes, apparaissent aussi les visites que j'ai faites. La richesse culturelle de ce pays est extraordinaire. Les médinas sinueuses sont réellement enthousiasmantes et méritent d'être vues. Les palais, mosquées, et tombeaux resplendissent de la superposition d'époque d'art et de culture. Il y a au Maroc une paire de batiments que j'habiterais bien, à condition de ne pas avoir à faire le ménage moi-même.
Le climat également rentre dans les bonnes choses, et est gage de bonnes vacances, seulement 2 après midi de pluie et jamais plus couvert que d'un pull.
Dans le moins bon je commencerais par un bilan financier qui n'est pas celui que j'espérais.
J'ai dépensé environ 6000 DH, soit près de 550€. Dont un bon 1/5 dans les transports, c'est à dire 1300 DH dans les trains, bus, et taxis. Je n'ai claqué que 900 DH dans les choses qui ne sont pas de première nécessité, c'est à dire dans un cheich, un jeu d'échec en Tulya, en huile d'argan, en pellicules photos, en chargeur d'appareil photo numérique, en piles d'appareil photo, en portable, en communication de téléphone mobile, et en lunettes de soleil, les miennes ayant cassées. C'est raisonnable, et c'est trop à la fois. Mes dépenses en logement ont quand à elles était très limitées, 600 DH environ. Le budget principal est donc la nourriture et la boisson. Je ne découvre pas la poudre. D'autant que je n'ai que 200 à 300 DH de baksish et autres dons de tranquillité.
Normalement le prix des denrées devrait diminué, enfin j'espère. Déjà ici à Dakhla, c'est un peu moins cher. Voilà pour la partie finance, plutôt désagréable il faut dire, mais l'argent n'est qu'un moyen.
Dans les autres choses moins bonnes, il y a l'agressivité des commerçants, l'impression que ceux qui me parlent n'en veulent qu'à mon argent. Pas tous heureusement.
Il y a aussi moi qui fait parfois partie des aspects négatifs de ce voyage, car je fais parfois n'importe quoi. J'ai eu un comportement d'enfant gâté et riche un peu trop souvent à mon goût. Cela n'étonnera personne si je dis que j'ai parfois été trop peu humble. Mais j'apprends vite, à coups de grandes claques certes, mais j'ai des moments de clairvoyance et de remise en question. Un jour, je deviendrais fréquentable, un jour.
Je crois que c'est à peu prêt tout sur les choses moins bonnes, les autres sont déjà oubliées.
"les chercheurs qui cherchent, on en trouve, les chercheurs qui trouvent, on en cherche"
Je suis pour l'instant tranquille de ce côté là car je ne cherche rien. Mais je ne trouve rien non plus. J'expérimente, c'est certain.
Il m'arrive parfois de me sentir seul, mais en même temps cela me pousse à m'ouvrir un peu plus. J'ai encore quelques blocages, de peur de mal faire, ou de faire mal. Mais cela tombera un jour.
Le programme pour la suite consiste à taverser la frontière mauritanienne demain, lundi, et de me fixer quelques jours à Nouadibou. Puis ensuite, descendre tranquille vers le Sénégal, avec un passage probable du côté de la zone GRDR du bassin du fleuve Sénégal. Et donc ensuite, passage au Sénégal avant le 8 Décembre.
Une dernière chose sur le Maroc : je reviendrais, I'll be back.
Essaouira et Dakhla
Bonjour à toutes et à tous,
Essaouira et Dakhla ont plusieurs points communs. D'abord, ce sont des villes côtières, elles sont toutes les deux sur l'océan Atlantique. Ensuite, elles sont toutes les deux revendiquées par le Maroc. Et enfin, j'y ai été présent en moins de 48h dans les deux. Bon l'une est au niveau de Marrakech sur la côté, et l'autre au sud du tropique du Capricorne. C'est à dire qu'elles sont distantes de quelques 1500km. Une broutille, quoi. Bon commençons par le commencement.
Essaouira : c'est une très jolie petite ville qu'il aurait été dommage que je ne vois pas. C'est calme, propret, et ça ne pue pas l'arnaque à 4 km comme dans les villes plus grandes. C'est aussi une ville de tourisme de vieux, mais ça fait plaisir d'y être. Vraiment j'ai hésité longuement à y aller, et bah je ne regrette vraiment pas. Un hotal pas trop cher, une bouffe correcte, une petite médina fortifiée par les Portugais, un port sympatoche. Non vraiment très content d'y être passé. J'ai hésité à y rester un peu plus longtemps, et puis finalement je me suis décidé à prendre un bus pour Dakhla, ma dernière étape avant la Mauritanie.
Donc deuxième étape Dakhla.
Un petit voyage de 25h. Si peu que rien. Le bon truc c'est que j'ai pris la compagnie de bus de l'ONCF, c'est à dire les chemins de fer sur route. C'est confortable, pas tellement cher, 425 DH pour 1500 km (environ 40€), et on ne perd pas de temps sur la route. Sauf à cause de moi, car tous les gendarmes et policiers des barrages dans le Sahara occidental ont du me controler et m'enregistrer. Ca fait un peu chier mais bon, c'est comme ça.
La route est absolument superbe. D'autant plus que la majeure partie du trajet s'est fait de pleine lune, dégagée, et que le paysage était troublant. Rayons de lune sur l'océan, sur les arbres, les dunes, et les crevasses. C'était plus que sublime. Je risque d'en garder un souvenir imperrisable. Je ne regrette vraiment pas ce voyage en bus, d'autant que j'ai traversé une petite moitié du Sahara. L'arrivée sur Dakhla est elle aussi hors norme car c'est un isthme où des centaines de milliers de mouettes et de goélands logent, et des kyte surfer ont élu campement. L'océan est à droite et à gauche, et les dunes voguent de ça et là. La côte est fantastique, car les criques alternent avec des falaises abruptes, le tout sur une eau turquoise. C'est beau, c'est immense, et plat parfois. Je reviendrais voir tout ça.
Bon par contre Dakhla est un peu ville morte, et seuls les très nombreuses casernes militaires de l'entrée de ville semblent avoir une activité. J'irais surement voir les kyte surfers qui sont à 30 km de la ville demain.
Je ne pense tenter la traversée pour la Mauritanie que Lundi histoire de me reposer avant la RIM. (République Islamique de Mauritanie)
Tout va donc bien, meme si je suis crevé et qu'il fait enfin chaud de chez chaud.
Essaouira et Dakhla ont plusieurs points communs. D'abord, ce sont des villes côtières, elles sont toutes les deux sur l'océan Atlantique. Ensuite, elles sont toutes les deux revendiquées par le Maroc. Et enfin, j'y ai été présent en moins de 48h dans les deux. Bon l'une est au niveau de Marrakech sur la côté, et l'autre au sud du tropique du Capricorne. C'est à dire qu'elles sont distantes de quelques 1500km. Une broutille, quoi. Bon commençons par le commencement.
Essaouira : c'est une très jolie petite ville qu'il aurait été dommage que je ne vois pas. C'est calme, propret, et ça ne pue pas l'arnaque à 4 km comme dans les villes plus grandes. C'est aussi une ville de tourisme de vieux, mais ça fait plaisir d'y être. Vraiment j'ai hésité longuement à y aller, et bah je ne regrette vraiment pas. Un hotal pas trop cher, une bouffe correcte, une petite médina fortifiée par les Portugais, un port sympatoche. Non vraiment très content d'y être passé. J'ai hésité à y rester un peu plus longtemps, et puis finalement je me suis décidé à prendre un bus pour Dakhla, ma dernière étape avant la Mauritanie.
Donc deuxième étape Dakhla.
Un petit voyage de 25h. Si peu que rien. Le bon truc c'est que j'ai pris la compagnie de bus de l'ONCF, c'est à dire les chemins de fer sur route. C'est confortable, pas tellement cher, 425 DH pour 1500 km (environ 40€), et on ne perd pas de temps sur la route. Sauf à cause de moi, car tous les gendarmes et policiers des barrages dans le Sahara occidental ont du me controler et m'enregistrer. Ca fait un peu chier mais bon, c'est comme ça.
La route est absolument superbe. D'autant plus que la majeure partie du trajet s'est fait de pleine lune, dégagée, et que le paysage était troublant. Rayons de lune sur l'océan, sur les arbres, les dunes, et les crevasses. C'était plus que sublime. Je risque d'en garder un souvenir imperrisable. Je ne regrette vraiment pas ce voyage en bus, d'autant que j'ai traversé une petite moitié du Sahara. L'arrivée sur Dakhla est elle aussi hors norme car c'est un isthme où des centaines de milliers de mouettes et de goélands logent, et des kyte surfer ont élu campement. L'océan est à droite et à gauche, et les dunes voguent de ça et là. La côte est fantastique, car les criques alternent avec des falaises abruptes, le tout sur une eau turquoise. C'est beau, c'est immense, et plat parfois. Je reviendrais voir tout ça.
Bon par contre Dakhla est un peu ville morte, et seuls les très nombreuses casernes militaires de l'entrée de ville semblent avoir une activité. J'irais surement voir les kyte surfers qui sont à 30 km de la ville demain.
Je ne pense tenter la traversée pour la Mauritanie que Lundi histoire de me reposer avant la RIM. (République Islamique de Mauritanie)
Tout va donc bien, meme si je suis crevé et qu'il fait enfin chaud de chez chaud.
Marrakech, tome 3
Bonsoir à toutes et à tous,
Fête de l'Aïd-El-Kébir, Marrakech, ville morte.
La grande place est déserte. Seuls les touristes en errance sont là. Ils déambulent, seuls. Pas ou peu de Marocains, pas un vendeur ou presque pour les abordés. Le peu qui a ouvert est passablement désabusé. Ils n'ont pas besoin d'être agressif et au taquet puisqu'il n'y a pas de concurrence. Encore une technique infaillible pour éviter la belle-mère lors des réunions de famille : ouvrir lors des jours de fêtes.
Dans les rues, les barbecues, en réalité des briques sur lesquelles sont posées de vieilles litteries, pullulent pour faire griller les têtes et les pieds de moutons. De temps en temps, j'ai pu tomber sur des personnes s'occupant des peaux et des intestins. Perso, ça ne me dérange pas, mais j'ai vu des touristes indisposés.
Sur la grande place centrale, la place Jemaa, tous les soirs des gargottes proposent des grillades où l'on peut vite en avoir pour cher, car tout est payant, jusqu'au pain et la sauce. C'est là que j'ai fais des rencontres sympas, avec une Irakienne vivant en Australie le mardi soir, et le mercredi soir, avec un Suèdois, du petit nom de Karim, d'origine égyptienne. Nous avons pas mal discuté, puis nous nous sommes mis en quète de son hôtel dont il ne se souvenait plus où il était.
Je l'ai amené jusqu'à sa porte d'hôtel. Mais putain que ce ne fut pas simple. Des rues "derb el hammam" il y en a un sacré paquet. En fait, normalement il y a un hammam à côté de chaque boulangerie, et des boulangeries yen a pas mal! Ceci dit, j'ai bien fais de l'accompagner car d'une part il ne parle ni français ni arabe, et pour demander son chemin c'est faisable mais pas pratique, et d'autre part parce que circuler seul là où nous sommes passés était vraiment risqué. Comme on dit, à deux, c'est mieux.
J'ai quitté Marrakech jeudi 18, assez tôt, et j'ai même fais exprès d'oublier de régler les 30 DH d'eau chaude à mon hôtel.
Je suis donc parti vers Essaouira après avoir longuement tergiversé. Je vais retarder un peu ma traversée de la Mauritanie car je ne veux pas arriver avant Décembre au Sénégal. Je vais surement passé une semaine en Mauritanie, dans le sud, dans la zone GRDR.
Il m'arrive de temps en temps de regretter certains aspects de mon voyage au Maroc. Je ne me suis pas encore habitué à tout. Je commence à m'y faire, mais devoir casquer en permanence me saoule un peu. Cela fait du bien de temps en temps de rencontrer des Marocains normaux qui n'ont pas besoin de moi pour vivre. Il est évident que l'argent est un problème pour ma relation avec l'autre, et cela ne va pas forcément s'améliorer après, mais tout de même, j'apprécie d'avoir des relations sociales horizontales.
à bientôt de Essaouira
Fête de l'Aïd-El-Kébir, Marrakech, ville morte.
La grande place est déserte. Seuls les touristes en errance sont là. Ils déambulent, seuls. Pas ou peu de Marocains, pas un vendeur ou presque pour les abordés. Le peu qui a ouvert est passablement désabusé. Ils n'ont pas besoin d'être agressif et au taquet puisqu'il n'y a pas de concurrence. Encore une technique infaillible pour éviter la belle-mère lors des réunions de famille : ouvrir lors des jours de fêtes.
Dans les rues, les barbecues, en réalité des briques sur lesquelles sont posées de vieilles litteries, pullulent pour faire griller les têtes et les pieds de moutons. De temps en temps, j'ai pu tomber sur des personnes s'occupant des peaux et des intestins. Perso, ça ne me dérange pas, mais j'ai vu des touristes indisposés.
Sur la grande place centrale, la place Jemaa, tous les soirs des gargottes proposent des grillades où l'on peut vite en avoir pour cher, car tout est payant, jusqu'au pain et la sauce. C'est là que j'ai fais des rencontres sympas, avec une Irakienne vivant en Australie le mardi soir, et le mercredi soir, avec un Suèdois, du petit nom de Karim, d'origine égyptienne. Nous avons pas mal discuté, puis nous nous sommes mis en quète de son hôtel dont il ne se souvenait plus où il était.
Je l'ai amené jusqu'à sa porte d'hôtel. Mais putain que ce ne fut pas simple. Des rues "derb el hammam" il y en a un sacré paquet. En fait, normalement il y a un hammam à côté de chaque boulangerie, et des boulangeries yen a pas mal! Ceci dit, j'ai bien fais de l'accompagner car d'une part il ne parle ni français ni arabe, et pour demander son chemin c'est faisable mais pas pratique, et d'autre part parce que circuler seul là où nous sommes passés était vraiment risqué. Comme on dit, à deux, c'est mieux.
J'ai quitté Marrakech jeudi 18, assez tôt, et j'ai même fais exprès d'oublier de régler les 30 DH d'eau chaude à mon hôtel.
Je suis donc parti vers Essaouira après avoir longuement tergiversé. Je vais retarder un peu ma traversée de la Mauritanie car je ne veux pas arriver avant Décembre au Sénégal. Je vais surement passé une semaine en Mauritanie, dans le sud, dans la zone GRDR.
Il m'arrive de temps en temps de regretter certains aspects de mon voyage au Maroc. Je ne me suis pas encore habitué à tout. Je commence à m'y faire, mais devoir casquer en permanence me saoule un peu. Cela fait du bien de temps en temps de rencontrer des Marocains normaux qui n'ont pas besoin de moi pour vivre. Il est évident que l'argent est un problème pour ma relation avec l'autre, et cela ne va pas forcément s'améliorer après, mais tout de même, j'apprécie d'avoir des relations sociales horizontales.
à bientôt de Essaouira
Marrakech, tome 2
Bonjour à tous et à toutes,
Cette belle ville est rouge, portant sur le rosé, mais aussi bleue en ce qui concerne son ciel, et par endroits noire, en ce qui concerne les quartiers sans touristes qui ne sont pas encore pavés, et qui par conséquent sont boueux.
J'ai visité assez peu visité de choses au final, bien qu'ayant beaucoup marché encore une fois. Cependant, ce que j'ai vu était beau.
Les tombeaux sâadiens sont de magnifiques bâtiments fins, aux arabesques chaloupées, aux sculptures élancées, et aux puits de lumière savamment disposés. L'endroit est calme, ce qui dans la folie de la circulation de cette ville, est reposant. Un figuier gigantesque pousse dans les jardins de l'endroit, qui est loin du faste des palais royaux. En effet, les tombeaux sâadiens ne sont pas très grands. Par contre, un des palais du Roi à Marrakech est très long à longer et à traverser, mes pieds peuvent en témoigner.
En arrivant à Marrakech, j'ai commencé par trouver un endroit où dormir et laisser mes affaires. Puis je suis sorti me faire tondre la barbe et recouper les cheveux. Ce que ma mère avait fait au niveau coupe était pas mal pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Seulement j'avais envie de tester le coiffeur-barbier. Et je dois dire que c'est pas mal.
Les soirées étant fraiches, je me suis même laissé aller à l'achat d'un keffieh. Je devais être fatigué car même si je n'ai pas trop mal négocié, je l'ai quand même acheté. Le mouton n'en sera que plus gros pour le vendeur.
Son Altesse Royal Mohammed VI a eu la glorieuse idée de mettre en place un nouveau code de la route, et de se donner les moyens de la faire appliquer, ce qui est loin d'être gagné dans son application totale. Les prémices d'un changement sont là, c'est déjà ça. Il va devoir, sans vouloir le commander ou lui faire porter la responsabilité de la chose, réfléchir au problème de la pollution et de la circulation des 2 ou 3 roues (et non pas roux) dans les médinas. A la fois parce que c'est agaçant de devoir les éviter en permanence, et aussi parce que la quantité de gaz d'échappement que l'on peut prendre est hallucinante. J'imagine que je ne découvre pas le fil à couper l'eau tiède, mais putain de bordel à cul de charrette à bras, qu'est ce que les mobs et autres cyclos cassent les couilles. C'est bien dommageable qu'ils soient là car parfois j'ai pu être saisi par de délicieuses odeurs. Ici la sciure de l'ébéniste, là celle du cuir du cordonnier, où encore l'odeur de la viande grillée. Il est bien étrange que les odeurs d'urine, de poubelles, d'égouts, et de pourriture ne soient pas couvertes par celles des échappements.
En ce moment, tout est orienté Aïd-El-Kébir. Les moutons pullulent, les vendeurs de fourrages prospèrent, les aiguiseurs de couteaux ne chôment pas, et les vendeurs de fripes soldent leurs plus beaux articles. Quelle belle fête cela va être!
Cette belle ville est rouge, portant sur le rosé, mais aussi bleue en ce qui concerne son ciel, et par endroits noire, en ce qui concerne les quartiers sans touristes qui ne sont pas encore pavés, et qui par conséquent sont boueux.
J'ai visité assez peu visité de choses au final, bien qu'ayant beaucoup marché encore une fois. Cependant, ce que j'ai vu était beau.
Les tombeaux sâadiens sont de magnifiques bâtiments fins, aux arabesques chaloupées, aux sculptures élancées, et aux puits de lumière savamment disposés. L'endroit est calme, ce qui dans la folie de la circulation de cette ville, est reposant. Un figuier gigantesque pousse dans les jardins de l'endroit, qui est loin du faste des palais royaux. En effet, les tombeaux sâadiens ne sont pas très grands. Par contre, un des palais du Roi à Marrakech est très long à longer et à traverser, mes pieds peuvent en témoigner.
En arrivant à Marrakech, j'ai commencé par trouver un endroit où dormir et laisser mes affaires. Puis je suis sorti me faire tondre la barbe et recouper les cheveux. Ce que ma mère avait fait au niveau coupe était pas mal pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Seulement j'avais envie de tester le coiffeur-barbier. Et je dois dire que c'est pas mal.
Les soirées étant fraiches, je me suis même laissé aller à l'achat d'un keffieh. Je devais être fatigué car même si je n'ai pas trop mal négocié, je l'ai quand même acheté. Le mouton n'en sera que plus gros pour le vendeur.
Son Altesse Royal Mohammed VI a eu la glorieuse idée de mettre en place un nouveau code de la route, et de se donner les moyens de la faire appliquer, ce qui est loin d'être gagné dans son application totale. Les prémices d'un changement sont là, c'est déjà ça. Il va devoir, sans vouloir le commander ou lui faire porter la responsabilité de la chose, réfléchir au problème de la pollution et de la circulation des 2 ou 3 roues (et non pas roux) dans les médinas. A la fois parce que c'est agaçant de devoir les éviter en permanence, et aussi parce que la quantité de gaz d'échappement que l'on peut prendre est hallucinante. J'imagine que je ne découvre pas le fil à couper l'eau tiède, mais putain de bordel à cul de charrette à bras, qu'est ce que les mobs et autres cyclos cassent les couilles. C'est bien dommageable qu'ils soient là car parfois j'ai pu être saisi par de délicieuses odeurs. Ici la sciure de l'ébéniste, là celle du cuir du cordonnier, où encore l'odeur de la viande grillée. Il est bien étrange que les odeurs d'urine, de poubelles, d'égouts, et de pourriture ne soient pas couvertes par celles des échappements.
En ce moment, tout est orienté Aïd-El-Kébir. Les moutons pullulent, les vendeurs de fourrages prospèrent, les aiguiseurs de couteaux ne chôment pas, et les vendeurs de fripes soldent leurs plus beaux articles. Quelle belle fête cela va être!
Marrakech, tome 1
Bonjour à tous et à toutes,
Suite à mes désagréments de la semaine dernière, j'ai décidé de changer un peu ma façon de relater mon voyage. Je vais surement arrêté le jour après jour pour passer en thématique.
Donc aujourd'hui, mes premières journées à Marrakech.
Je suis arrivé le lundi en milieu d'après-midi. Avec Simo, nous étions partis le matin à 5h00 de Fès jusqu'à Casa, où il devait travailler, le pauvre, et où j'ai pris le train pour Marrakech. Train que j'aurais raté s'il n'avait pas eu 40 minutes de retard. Sur le quai, il y avait de quoi remplir ce fichu train. En vérité, il contenait déjà 2 fois le nombre de places assises lorsqu'il est arrivé à quai. Je n'ai bien évidemment pas eu de place assise, mais je m'y attendais. L'aïd est mercredi, tout le monde en congé ou presque, donc tout le monde est dans les transports.
Le train a eu une allure correct, car nous nous arrêtions toutes les 20 minutes à cause du signal d'arrêt qui était tiré. J'imagine que les gens devaient faire des malaises. J'étais plutôt en veine car j'étais debout en 1ere, où la concentration de personnes était moindre par rapport au reste du train. J'étais à côté d'une famille avec deux enfants en bas âge, et le petit garçon s'est avéré assez agaçant. J'ai un peu discuté avec les gens, mais d'une manière générale, le train est un espace assez silencieux, tout comme le bus d'ailleurs.
A Marrakech, j'ai marché jusqu'à la médina où je n'ai pas eu beaucoup à chercher pour un hôtel, car c'est lui qui est venu à moi. Je suis dans un Ryad assez propre, calme, avec des orangers au milieu de la cour, de l'eau chaude dans la douche, et des wc propres. Le tout pour 10€. C'est raisonnable, et de toute manière le couchsurfing n'est pas possible dans ce temps de fête du mouton. J'en vois partout d'ailleurs.
J'ai ensuite un peu dérivé dans la médina, mais la fatigue m'a vite rattrapé. Je n'avais dormi que trois heures la nuit précédente, donc je suis vite allé me coucher.
Le lendemain, je suis parti en vadrouille, et comme Simo me l'a si bien fait remarquer, Marrakech est aussi ArnaKech. Un gars m'a mis la pression, et en plus de lui donner de l'argent pour ses indications, je lui ai changé 4€ en DH. Qu'est ce que je vais pouvoir faire de ces 4€? bon peut importe, j'ai fais mon deuil de l'économie d'argent pour le Maroc, j'essaye de limiter la casse c'est tout.
Sinon la ville est plutôt belle, et surtout elle est rouge, ce qui vaut le coup d'oeil. On peut dériver dans les rues en étant perdu en permanence, et ça c'est plutôt cool.
Je vais continuer ma visite, tout en sachant que mercredi tout sera fermé, donc je vais essayer de visiter un maximum de choses qui seront fermées demain.
A bientôt.
Suite à mes désagréments de la semaine dernière, j'ai décidé de changer un peu ma façon de relater mon voyage. Je vais surement arrêté le jour après jour pour passer en thématique.
Donc aujourd'hui, mes premières journées à Marrakech.
Je suis arrivé le lundi en milieu d'après-midi. Avec Simo, nous étions partis le matin à 5h00 de Fès jusqu'à Casa, où il devait travailler, le pauvre, et où j'ai pris le train pour Marrakech. Train que j'aurais raté s'il n'avait pas eu 40 minutes de retard. Sur le quai, il y avait de quoi remplir ce fichu train. En vérité, il contenait déjà 2 fois le nombre de places assises lorsqu'il est arrivé à quai. Je n'ai bien évidemment pas eu de place assise, mais je m'y attendais. L'aïd est mercredi, tout le monde en congé ou presque, donc tout le monde est dans les transports.
Le train a eu une allure correct, car nous nous arrêtions toutes les 20 minutes à cause du signal d'arrêt qui était tiré. J'imagine que les gens devaient faire des malaises. J'étais plutôt en veine car j'étais debout en 1ere, où la concentration de personnes était moindre par rapport au reste du train. J'étais à côté d'une famille avec deux enfants en bas âge, et le petit garçon s'est avéré assez agaçant. J'ai un peu discuté avec les gens, mais d'une manière générale, le train est un espace assez silencieux, tout comme le bus d'ailleurs.
A Marrakech, j'ai marché jusqu'à la médina où je n'ai pas eu beaucoup à chercher pour un hôtel, car c'est lui qui est venu à moi. Je suis dans un Ryad assez propre, calme, avec des orangers au milieu de la cour, de l'eau chaude dans la douche, et des wc propres. Le tout pour 10€. C'est raisonnable, et de toute manière le couchsurfing n'est pas possible dans ce temps de fête du mouton. J'en vois partout d'ailleurs.
J'ai ensuite un peu dérivé dans la médina, mais la fatigue m'a vite rattrapé. Je n'avais dormi que trois heures la nuit précédente, donc je suis vite allé me coucher.
Le lendemain, je suis parti en vadrouille, et comme Simo me l'a si bien fait remarquer, Marrakech est aussi ArnaKech. Un gars m'a mis la pression, et en plus de lui donner de l'argent pour ses indications, je lui ai changé 4€ en DH. Qu'est ce que je vais pouvoir faire de ces 4€? bon peut importe, j'ai fais mon deuil de l'économie d'argent pour le Maroc, j'essaye de limiter la casse c'est tout.
Sinon la ville est plutôt belle, et surtout elle est rouge, ce qui vaut le coup d'oeil. On peut dériver dans les rues en étant perdu en permanence, et ça c'est plutôt cool.
Je vais continuer ma visite, tout en sachant que mercredi tout sera fermé, donc je vais essayer de visiter un maximum de choses qui seront fermées demain.
A bientôt.
Week end du 14 Novembre
Bonjour à tous et à toutes,
Avec mon ami Simo, nous sommes partis samedi en villégiature dans le moyen atlas. C'est franchement époustouflant, surtout les villes d'eau qui culminent à une altitude somme tout raisonnable. J'ai même eu l'occasion de voir le plus grand cèdre du Maroc, voir peut être même du monde
.
La forêt de cèdres autour de ce cèdre est complètement folle. Elle est immense, fournie, touffue, et constituée de plusieurs espèces méditerranéennes, chênes verts, pins, etc. Elle couvre également une bonne superficie. Ce qui est hallucinant, c'est que les fonds de vallons sont verts à cause de la présence de nombreuses sources souterraines. Tout au long de la route, nous avons pu voir des paysans vendant une partie de notre récolte.
Nous sommes allés manger dans une gargotte autour d'un petit souk provincial. Nous y avons achété des clémentines de toute première qualité. Bon toujours comme d'habitude, les Marocains conduisent vraiment comme des pieds, voir avec leurs pieds, et surtout le gauche au vu de leur façon de doubler.
La veille, soit vendredi, j'ai cuisiné pour Simo et un de ses potes, c'était sympa et on a bien mangé. Ce fut à peu près ma seule activité de la journée, car mon 11 Novembre était vraiment un peu trop too much. La soirée fut sympa car nous avons surtout parlé musique.
Demain dimanche, le programme est non défini, mais risque de ne pas être constitué de grand chose, ou pas.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Avec mon ami Simo, nous sommes partis samedi en villégiature dans le moyen atlas. C'est franchement époustouflant, surtout les villes d'eau qui culminent à une altitude somme tout raisonnable. J'ai même eu l'occasion de voir le plus grand cèdre du Maroc, voir peut être même du monde
.
La forêt de cèdres autour de ce cèdre est complètement folle. Elle est immense, fournie, touffue, et constituée de plusieurs espèces méditerranéennes, chênes verts, pins, etc. Elle couvre également une bonne superficie. Ce qui est hallucinant, c'est que les fonds de vallons sont verts à cause de la présence de nombreuses sources souterraines. Tout au long de la route, nous avons pu voir des paysans vendant une partie de notre récolte.
Nous sommes allés manger dans une gargotte autour d'un petit souk provincial. Nous y avons achété des clémentines de toute première qualité. Bon toujours comme d'habitude, les Marocains conduisent vraiment comme des pieds, voir avec leurs pieds, et surtout le gauche au vu de leur façon de doubler.
La veille, soit vendredi, j'ai cuisiné pour Simo et un de ses potes, c'était sympa et on a bien mangé. Ce fut à peu près ma seule activité de la journée, car mon 11 Novembre était vraiment un peu trop too much. La soirée fut sympa car nous avons surtout parlé musique.
Demain dimanche, le programme est non défini, mais risque de ne pas être constitué de grand chose, ou pas.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
11 Novembre 2010, journée de l'apocalypse
Rebonjour à tous et à toutes,
Deuxième mail aujourd'hui pour vous raconter ma journée catastrophe :
10h07 : je me réveille tard. Je n'ai pas l'habitude de dormir autant, et il n'y a plus personne de mes hotes dans la maison. Ils sont tous sortis. Je décide donc de partir rejoindre Louise, qui étant malade la veille était restée alitéé. Bon tout va bien jusqu'à ce que j'ouvre mes mails où je trouve un mail assassin d'un gars à qui j'avais fais une demande de couchsurfing. Je lui répond en étant un peu acide, mais rien de bien méchant, j'essaye de lui expliquer mon point de vu.
10H40 : je prends le bus pour le centre ville, dans l'espoir de passer un peu de temps avec Louise, et voir ce que nous pouvons goupillé ensemble pour la suite de nos voyages. Le bus se traine à cause de la circulation hallucinante de Rabat.
11h27 : je rencontre Sébastien, un français. Ou plutôt il m'aborde pour me dire qu'il s'est fait volé ses papiers et tout son argent la veille dans la médina, qu'il est en galère, et que l'ambassade de France est fermée. Il avait pas l'air bien, et dans le doute je l'ai aidé. Bon je pense que c'est 120 DH dans mon cul, mais j'ai l'habitude, et c'est une petite tradition familliale.
11h35 : je retouve Louise et un autre type qui l'accompagne. On discute un brin, on se balade un peu, et je dois vers 12h30 filler rejoindre mes hotes pour manger avec eux. Les adieux sont bizarres avec Louise, car finalement nos routes vont difficiilement se suivre, c'est du moins ce que je pense. Je ne sais pas trop ce qu'elle attendait de moi, mais ce qui est certain c'est qu'en temps que jolie fille au Maroc, elle a beaucoup moins de problèmes pour se faire aborder par des gens.
12h31 : je viens de quitter Louise, et même pas une minute après mon téléphone sonne. C'est le gars de couchsurfing qui m'appelle pour m'assassiner au téléphone. Je tente de lui expliquer mon point de vu, en lui exprimant comment je conçois le couchsurfing, en reconnaissant même que j'ai fais des erreurs dans ma communication, quand il me coupe et raccroche le téléphone. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais je ne suis qu'à la moitié de la journée.
13h40 : j'arrive enfin chez mes hotes. Je mange seul car ils ont déjà mangé. Je discute avec la mère, le père étant maladde et peu dynamique. Elle me dit qu'elle va m'emmener faire un tour en voiture dans l'après-midi voir les choses qui sont hors de la ville.
J'attends tout l'après-midi entre télé, lecture, et discussion avec Meriem.
16h30 : Souad, la mère m'emmène faire un tour. On prend la voiture, et on part vers les plages. Elle me parle de choses que je ne devrais pas savoir, et se confie à moi. Je comprends qu'il y a de l'eau dans le gaz. Je ne veux pas faire d'impair et je me garde bien de toute remarque ou de prise de position.
17h25 : nous sommes sur le chemin du retour, et Souad reçoit un appel que je comprends être de Meriem. La situation est chaude à la maison, le père est très mécontent.
17h40 : je suis plus ou moins assigné à ma chambre en attendant que l'engueulade se passe entre les parents, dont je suis indirectement la cause. Le père ne supporte pas que la mère se soit occupé de moi plutôt que de lui, malade qu'il est.
Je sens bien que les choses sont hyper, hyper, hyper tendues. Je propose alors d'apaiser les tensions en partant dès le soir. Meriem me le conseille également. Entre temps, j'appelle Simo qui me propose l'asile politique dès le soir, mais à Fès.
18h40 : je mange sur le pouce avec Souad et Meriem et j'annonce que je pars pour ne pas envenimer les choses. Je préfère partir que me faire virer. L'accumulation de la journée est bien suffisante. Meriem m'emmène à la gare. Je pense qu'elle est bien contente de se débarasser de moi.
19h12 : mon train a 25 min de retard.
19h40 : je monte dans le train, bondé et je n'ai pas de places pour m'asseoir.
19h42 : la demoiselle à coté de moi tombe dans les pommes.
19h45 : elle retombe dans les pommes, mais ce sont d'autres passagers qui la prennent en charge. Elle est évacuée inanimée à l'arrêt d"après. Je n'ai toujours pas de places assises.
19h52 : j'ai une envie de pisser monumentale, mais les toilettes de mon wagon sont bouchées.
19h59 : je suis bloqué dans le wagon d'après car les portes entre les wagons ne s'ouvrent plus, j'avais pourtant enfin une place assise. Au bout de 5 min un type ouvre les portes manuellement. Je m'assois enfin.
21h23 : je suis seul dans le wagon et je sympathise avec Aicha, une prof d'arabe, divorcée, voilée qui parle un peu le français. Elle va à Fès aussi.
21h45 ; Aicha se rend compte que l'étudiante du compartiment qui est descendue à Meknès s'est trompée de valise. Je porte la poisse à tout le monde aujourd'hui. Il faut dire que nous étions dans le seul compartiment dont les lumières ne fonctionnaient pas...
22h10 : je rejoins Simo, et c'est à partir de là que les choses vont beaucoup mieux. On discute jusqu'à 3 h du mat sans s'en rendre compte.
Fin de la journée apocalypse. Beaucoup de claques, beaucoup de choses apprises, beaucoup de choses à digérer. Welcome in Africa.
Je pense cependant diminuer ma production de mails car cela m'inscrit encore trop dans mon monde français. Je vais passer à tous les deux jours voir un peu plus. Le bon tempo sera surement de toutes les semaines. Enfin, inchallah on verra.
Deuxième mail aujourd'hui pour vous raconter ma journée catastrophe :
10h07 : je me réveille tard. Je n'ai pas l'habitude de dormir autant, et il n'y a plus personne de mes hotes dans la maison. Ils sont tous sortis. Je décide donc de partir rejoindre Louise, qui étant malade la veille était restée alitéé. Bon tout va bien jusqu'à ce que j'ouvre mes mails où je trouve un mail assassin d'un gars à qui j'avais fais une demande de couchsurfing. Je lui répond en étant un peu acide, mais rien de bien méchant, j'essaye de lui expliquer mon point de vu.
10H40 : je prends le bus pour le centre ville, dans l'espoir de passer un peu de temps avec Louise, et voir ce que nous pouvons goupillé ensemble pour la suite de nos voyages. Le bus se traine à cause de la circulation hallucinante de Rabat.
11h27 : je rencontre Sébastien, un français. Ou plutôt il m'aborde pour me dire qu'il s'est fait volé ses papiers et tout son argent la veille dans la médina, qu'il est en galère, et que l'ambassade de France est fermée. Il avait pas l'air bien, et dans le doute je l'ai aidé. Bon je pense que c'est 120 DH dans mon cul, mais j'ai l'habitude, et c'est une petite tradition familliale.
11h35 : je retouve Louise et un autre type qui l'accompagne. On discute un brin, on se balade un peu, et je dois vers 12h30 filler rejoindre mes hotes pour manger avec eux. Les adieux sont bizarres avec Louise, car finalement nos routes vont difficiilement se suivre, c'est du moins ce que je pense. Je ne sais pas trop ce qu'elle attendait de moi, mais ce qui est certain c'est qu'en temps que jolie fille au Maroc, elle a beaucoup moins de problèmes pour se faire aborder par des gens.
12h31 : je viens de quitter Louise, et même pas une minute après mon téléphone sonne. C'est le gars de couchsurfing qui m'appelle pour m'assassiner au téléphone. Je tente de lui expliquer mon point de vu, en lui exprimant comment je conçois le couchsurfing, en reconnaissant même que j'ai fais des erreurs dans ma communication, quand il me coupe et raccroche le téléphone. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais je ne suis qu'à la moitié de la journée.
13h40 : j'arrive enfin chez mes hotes. Je mange seul car ils ont déjà mangé. Je discute avec la mère, le père étant maladde et peu dynamique. Elle me dit qu'elle va m'emmener faire un tour en voiture dans l'après-midi voir les choses qui sont hors de la ville.
J'attends tout l'après-midi entre télé, lecture, et discussion avec Meriem.
16h30 : Souad, la mère m'emmène faire un tour. On prend la voiture, et on part vers les plages. Elle me parle de choses que je ne devrais pas savoir, et se confie à moi. Je comprends qu'il y a de l'eau dans le gaz. Je ne veux pas faire d'impair et je me garde bien de toute remarque ou de prise de position.
17h25 : nous sommes sur le chemin du retour, et Souad reçoit un appel que je comprends être de Meriem. La situation est chaude à la maison, le père est très mécontent.
17h40 : je suis plus ou moins assigné à ma chambre en attendant que l'engueulade se passe entre les parents, dont je suis indirectement la cause. Le père ne supporte pas que la mère se soit occupé de moi plutôt que de lui, malade qu'il est.
Je sens bien que les choses sont hyper, hyper, hyper tendues. Je propose alors d'apaiser les tensions en partant dès le soir. Meriem me le conseille également. Entre temps, j'appelle Simo qui me propose l'asile politique dès le soir, mais à Fès.
18h40 : je mange sur le pouce avec Souad et Meriem et j'annonce que je pars pour ne pas envenimer les choses. Je préfère partir que me faire virer. L'accumulation de la journée est bien suffisante. Meriem m'emmène à la gare. Je pense qu'elle est bien contente de se débarasser de moi.
19h12 : mon train a 25 min de retard.
19h40 : je monte dans le train, bondé et je n'ai pas de places pour m'asseoir.
19h42 : la demoiselle à coté de moi tombe dans les pommes.
19h45 : elle retombe dans les pommes, mais ce sont d'autres passagers qui la prennent en charge. Elle est évacuée inanimée à l'arrêt d"après. Je n'ai toujours pas de places assises.
19h52 : j'ai une envie de pisser monumentale, mais les toilettes de mon wagon sont bouchées.
19h59 : je suis bloqué dans le wagon d'après car les portes entre les wagons ne s'ouvrent plus, j'avais pourtant enfin une place assise. Au bout de 5 min un type ouvre les portes manuellement. Je m'assois enfin.
21h23 : je suis seul dans le wagon et je sympathise avec Aicha, une prof d'arabe, divorcée, voilée qui parle un peu le français. Elle va à Fès aussi.
21h45 ; Aicha se rend compte que l'étudiante du compartiment qui est descendue à Meknès s'est trompée de valise. Je porte la poisse à tout le monde aujourd'hui. Il faut dire que nous étions dans le seul compartiment dont les lumières ne fonctionnaient pas...
22h10 : je rejoins Simo, et c'est à partir de là que les choses vont beaucoup mieux. On discute jusqu'à 3 h du mat sans s'en rendre compte.
Fin de la journée apocalypse. Beaucoup de claques, beaucoup de choses apprises, beaucoup de choses à digérer. Welcome in Africa.
Je pense cependant diminuer ma production de mails car cela m'inscrit encore trop dans mon monde français. Je vais passer à tous les deux jours voir un peu plus. Le bon tempo sera surement de toutes les semaines. Enfin, inchallah on verra.
10 Novembre 2010
Bonjour à toutes et à tous,
Il semblerait que je me sois mal exprimé dans mon mail de la veille. Je n'ai en rien fais des choses sexuelles avec Khawla, je l'ai juste emmené pour la première fois, à sa demande, dans un bar. J'ai passé un bon moment, mais je ne me voyais pas , en plus, de payer l'addition, elle est étudiante, et c'est dans ce cas, moi qui pouvait offrir une bonne soirée. Tout comme mes hotes l'avaient fait auparavant.
D'autant que j'ai revu aujourd'hui Khawla entre deux de ses cours, et une fois que les choses ont été établies clairement, je m'en suis fais une amie.
Ma journée du 10 n'a pas été franchement très remplie, en effet, je suis allé voir les derniers grands sites que je n'avais pas vu, c'est à dire la mosquée Hassan, et le tombeau de HAssan II.
La mosquée Hassan est d'une démesure affligeante. Le minaret principal ressemble à un immense dongeon que l'on peut voir à des kilomètres à la ronde. Ce "minaret" chapeaute les restes d'une mosquée aux dimensions staliniennes. Quelque chose comme 200 m de long sur 150 de larges. Tout était couvert, mais il ne subsiste maintenant que les colonnades suite au tremblement de terre de 1755. Cette mosquée aurait du concurencer celle de Bagdad si elle avait été finie. La mort du sultan qui l'avait commandé en a décidé autrement.
Aux abords de cette mosquée, enfin de ses ruines, est construit le mausolée de feu SAR Hassan II, Dieu le garde en son sein. Le sarcophage en marbre et stuc n'a guère d'interêt, alors que le batiment est vraiment très beau. La coupole est magnifique, et l'intérieur est d'un calme qui tranche avec le bourdonnement de la rue à coté.
Voulant faire les choses bien, j'ai ramené des patisseries à mes hotes afin de les remercier, je devais partir le 11 Novembre pour Casa.
Pourtant rien n'a fonctionné comme je le voulais le 11, sujet de mon projet mail.
Il semblerait que je me sois mal exprimé dans mon mail de la veille. Je n'ai en rien fais des choses sexuelles avec Khawla, je l'ai juste emmené pour la première fois, à sa demande, dans un bar. J'ai passé un bon moment, mais je ne me voyais pas , en plus, de payer l'addition, elle est étudiante, et c'est dans ce cas, moi qui pouvait offrir une bonne soirée. Tout comme mes hotes l'avaient fait auparavant.
D'autant que j'ai revu aujourd'hui Khawla entre deux de ses cours, et une fois que les choses ont été établies clairement, je m'en suis fais une amie.
Ma journée du 10 n'a pas été franchement très remplie, en effet, je suis allé voir les derniers grands sites que je n'avais pas vu, c'est à dire la mosquée Hassan, et le tombeau de HAssan II.
La mosquée Hassan est d'une démesure affligeante. Le minaret principal ressemble à un immense dongeon que l'on peut voir à des kilomètres à la ronde. Ce "minaret" chapeaute les restes d'une mosquée aux dimensions staliniennes. Quelque chose comme 200 m de long sur 150 de larges. Tout était couvert, mais il ne subsiste maintenant que les colonnades suite au tremblement de terre de 1755. Cette mosquée aurait du concurencer celle de Bagdad si elle avait été finie. La mort du sultan qui l'avait commandé en a décidé autrement.
Aux abords de cette mosquée, enfin de ses ruines, est construit le mausolée de feu SAR Hassan II, Dieu le garde en son sein. Le sarcophage en marbre et stuc n'a guère d'interêt, alors que le batiment est vraiment très beau. La coupole est magnifique, et l'intérieur est d'un calme qui tranche avec le bourdonnement de la rue à coté.
Voulant faire les choses bien, j'ai ramené des patisseries à mes hotes afin de les remercier, je devais partir le 11 Novembre pour Casa.
Pourtant rien n'a fonctionné comme je le voulais le 11, sujet de mon projet mail.
9 Novembre 2010
Bonsoir à toutes et à tous,
Quoi de mieux pour commencer une journée que d'aller à l'ambassade de Mauritanie. Après avoir galéré pour faire des photos d'identité, je vais joyeusement poser ma demande de visa à 10h59. Or cela ferme à 11h00. Bon on me laisse quand même rentrer, mais là horreur il me manque une photocopie de passeport, où nulle part il n'est inscrit de l'avoir. N'étant pas le seul dans ce cas, mon compagnon d'infortune et moi-même courons faire cette photocopie. Ouf mon dossier est pris.
Ayant une petite idée des distances, après ma longue marche de la veille, je décide de prendre le bus qui m'emmène jusqu'à la médina, où je mange un shawarma frites jus de bananes pas dégueux. Pas cher, et bon, avec tout plein de calories, que demandez de mieux?
Après quelques errements citadins, je prends un petit taxi pour aller récupérer mon visa. A Paris, le maton de l'ambassade m'avait dit que cela prendrait 3 jours, je l'ai eu dans la journée... Bon on m'avait dit 14h, mais je ne l'ai eu qu'à 15h. Là j'ai discuté avec un italien qui descendait avec sa copine au Sénégal. Son camion était à Agadir, donc son véhicule ne m'intéressait pas, il est déjà en train de descendre, or je ne tiens pas à faire la traversée tout de suite, je n'ai pas fini le Maroc.
Puis j'ai discuté avec un guide qui fait souvent la route pour le Sénégal qui m'a confirmé l'existence de bus, grands taxis, et 4X4, qui font la ligne entre Lâayoune et Nouakchott.
Je suis rassuré et je ne pense pas quitter le Maroc tout de suite car je peux traverser la Mauritanie jusqu'au 8 Décembre. A l'ambassade, j'ai aussi rencontré Louise, une Française qui voyage comme moi, mais qui elle va jusqu'au Burkina Faso. Nous pensons faire un peu de route ensemble, entre autre jusqu'à Ouarzazate, puis surement la traversée de la Mauritanie.
Je suis ensuite allé visiter la Chellah, ruines où se superposent une cité romaine et une nécropole mérinide. C'est une citadelle qui ferait pâlir d'envie un Alsacien avec les 30 à 40 cigognes qui nichent et se reproduisent là. Ca baise dans tous les sens c'est grave abusé. Le pseudo-guide michelin que j'avais sur moi disait que c'était "les ruines les plus romantiques du Maroc", les cigognes ont bien compris le truc en effet. Et bien c'est tout à fait exact, elles sont hyper romantiques. J'ai pu librement me balader dans un forum vieux de 2500 ans. Nous devions être entre 5 et 10 personnes sur le site, j'ai pu donc respirer le calme et prendre des photos rendant bien compte de la beauté des lieux, du moins je l'espère. inchallah
C'est mon côté historien qui m'a retenu de ne pas marcher sur une mosaïque qui serait du plus bel effet dans ma maison des bois quand les parents l'auront fini...
Outre le forum romain, les cigognes, et la citadelle méniride, les ruines de la nécropole royal des Moulay resplendissent avec leurs décors travaillés et colonnades mégalomanes. Si les Romains ont construits en pierre blanche, les premiers sultants marocains avaient une nette préférence pour le rouge. Le contraste est spectaculaire. Ces merveilles sont entourées d'un jardin quasi équatorial car très humide. Et ce jardin, pour se mettre au diapason des murs qui l'entourent, est constitué de nombreuses nuances de rouge. Je ne sais pas si c'était pour joindre l'utile à l'agréable, mais la flore qui m'entourait n'était composé presque que d'arbres fruitiers, et d'agrumes en particulier.
J'ai pourtant subi une tuile de tout premier ordre dans ce lieu divin, mon appareil photo argentique n'avait plus de piles. Et comme j'ai également oublié de prendre mon chargeur de batterie pour mon numérique, j'étais bien dans la merde.
Bon, de toute façon, il me fallait aller retrouver Louise et son guide, pour une petite de la médina.
J'ai refais avec elle et son guide, le voisin de la gendarmerie royale de son hôte, un petit tour de médina. J'en étais plus à quelques km près. J'ai même trouvé des piles pour mon appareil photo numérique. Et il s'est remis à pleuvoir pour compenser la chose. Putain de marée annonciatrice de nuages porteurs de pluie.
Vers 18h, nous nous sommes quittés et j'ai un peu erré en ville pour finalement trouver un chargeur de batterie pour mon numérique. Je n'ai normalement plus de problèmes d'alimentation, outre que je mange de trop dans ce pays de plats mitonnés.
Bon ce fut une journée qui m'a couté cher tout de même. 350 Dh de visa, plus 170 Dh de chargeur de batterie, plus 80 Dh de piles, ce qui nous fait un petit 600 Dh, soit un peu moins de 60€. De grosse dépenses à relativiser donc.
On doit par ailleurs ajouter les frais liés à ma rencontre avec Khawla, une délicieuse Marocaine de 19 ans qui m'a fait du rentre-dedans, que j'ai totalement accepté. Rien de bien méchant,et cela m'a permis de passer une soirée agréable. Je lui ai fais son dépucelage non sexuel, elle est allée pour la première fois dans un bar boire une bière. Je faisais pas trop le malin non plus, ne sachant pas trop ce que cela pouvait impliquer de consommer de l'alcool avec une Marocaine de 19 ans.
Cela m'a tout de même beaucoup amusé de me faire manipuler car je savais très bien ce qu'elle attendait de moi. J'ai beaucoup ri de son numéro de séduction, et j'ai accepté ce que je voulais bien accepter. Soit pas plus de 15€ dans la soirée. Une fois la somme atteinte, ce fut un au revoir pas vraiment déchirant, plutôt piteux en fait.
Bon au final, j'étais là où je loge à 22h30. Ca va quoi...
Quoi de mieux pour commencer une journée que d'aller à l'ambassade de Mauritanie. Après avoir galéré pour faire des photos d'identité, je vais joyeusement poser ma demande de visa à 10h59. Or cela ferme à 11h00. Bon on me laisse quand même rentrer, mais là horreur il me manque une photocopie de passeport, où nulle part il n'est inscrit de l'avoir. N'étant pas le seul dans ce cas, mon compagnon d'infortune et moi-même courons faire cette photocopie. Ouf mon dossier est pris.
Ayant une petite idée des distances, après ma longue marche de la veille, je décide de prendre le bus qui m'emmène jusqu'à la médina, où je mange un shawarma frites jus de bananes pas dégueux. Pas cher, et bon, avec tout plein de calories, que demandez de mieux?
Après quelques errements citadins, je prends un petit taxi pour aller récupérer mon visa. A Paris, le maton de l'ambassade m'avait dit que cela prendrait 3 jours, je l'ai eu dans la journée... Bon on m'avait dit 14h, mais je ne l'ai eu qu'à 15h. Là j'ai discuté avec un italien qui descendait avec sa copine au Sénégal. Son camion était à Agadir, donc son véhicule ne m'intéressait pas, il est déjà en train de descendre, or je ne tiens pas à faire la traversée tout de suite, je n'ai pas fini le Maroc.
Puis j'ai discuté avec un guide qui fait souvent la route pour le Sénégal qui m'a confirmé l'existence de bus, grands taxis, et 4X4, qui font la ligne entre Lâayoune et Nouakchott.
Je suis rassuré et je ne pense pas quitter le Maroc tout de suite car je peux traverser la Mauritanie jusqu'au 8 Décembre. A l'ambassade, j'ai aussi rencontré Louise, une Française qui voyage comme moi, mais qui elle va jusqu'au Burkina Faso. Nous pensons faire un peu de route ensemble, entre autre jusqu'à Ouarzazate, puis surement la traversée de la Mauritanie.
Je suis ensuite allé visiter la Chellah, ruines où se superposent une cité romaine et une nécropole mérinide. C'est une citadelle qui ferait pâlir d'envie un Alsacien avec les 30 à 40 cigognes qui nichent et se reproduisent là. Ca baise dans tous les sens c'est grave abusé. Le pseudo-guide michelin que j'avais sur moi disait que c'était "les ruines les plus romantiques du Maroc", les cigognes ont bien compris le truc en effet. Et bien c'est tout à fait exact, elles sont hyper romantiques. J'ai pu librement me balader dans un forum vieux de 2500 ans. Nous devions être entre 5 et 10 personnes sur le site, j'ai pu donc respirer le calme et prendre des photos rendant bien compte de la beauté des lieux, du moins je l'espère. inchallah
C'est mon côté historien qui m'a retenu de ne pas marcher sur une mosaïque qui serait du plus bel effet dans ma maison des bois quand les parents l'auront fini...
Outre le forum romain, les cigognes, et la citadelle méniride, les ruines de la nécropole royal des Moulay resplendissent avec leurs décors travaillés et colonnades mégalomanes. Si les Romains ont construits en pierre blanche, les premiers sultants marocains avaient une nette préférence pour le rouge. Le contraste est spectaculaire. Ces merveilles sont entourées d'un jardin quasi équatorial car très humide. Et ce jardin, pour se mettre au diapason des murs qui l'entourent, est constitué de nombreuses nuances de rouge. Je ne sais pas si c'était pour joindre l'utile à l'agréable, mais la flore qui m'entourait n'était composé presque que d'arbres fruitiers, et d'agrumes en particulier.
J'ai pourtant subi une tuile de tout premier ordre dans ce lieu divin, mon appareil photo argentique n'avait plus de piles. Et comme j'ai également oublié de prendre mon chargeur de batterie pour mon numérique, j'étais bien dans la merde.
Bon, de toute façon, il me fallait aller retrouver Louise et son guide, pour une petite de la médina.
J'ai refais avec elle et son guide, le voisin de la gendarmerie royale de son hôte, un petit tour de médina. J'en étais plus à quelques km près. J'ai même trouvé des piles pour mon appareil photo numérique. Et il s'est remis à pleuvoir pour compenser la chose. Putain de marée annonciatrice de nuages porteurs de pluie.
Vers 18h, nous nous sommes quittés et j'ai un peu erré en ville pour finalement trouver un chargeur de batterie pour mon numérique. Je n'ai normalement plus de problèmes d'alimentation, outre que je mange de trop dans ce pays de plats mitonnés.
Bon ce fut une journée qui m'a couté cher tout de même. 350 Dh de visa, plus 170 Dh de chargeur de batterie, plus 80 Dh de piles, ce qui nous fait un petit 600 Dh, soit un peu moins de 60€. De grosse dépenses à relativiser donc.
On doit par ailleurs ajouter les frais liés à ma rencontre avec Khawla, une délicieuse Marocaine de 19 ans qui m'a fait du rentre-dedans, que j'ai totalement accepté. Rien de bien méchant,et cela m'a permis de passer une soirée agréable. Je lui ai fais son dépucelage non sexuel, elle est allée pour la première fois dans un bar boire une bière. Je faisais pas trop le malin non plus, ne sachant pas trop ce que cela pouvait impliquer de consommer de l'alcool avec une Marocaine de 19 ans.
Cela m'a tout de même beaucoup amusé de me faire manipuler car je savais très bien ce qu'elle attendait de moi. J'ai beaucoup ri de son numéro de séduction, et j'ai accepté ce que je voulais bien accepter. Soit pas plus de 15€ dans la soirée. Une fois la somme atteinte, ce fut un au revoir pas vraiment déchirant, plutôt piteux en fait.
Bon au final, j'étais là où je loge à 22h30. Ca va quoi...
8 Novembre 2010
Bonjour à toutes et à tous,
Grosse journée en comparaison d'hier. Tout d'abord je suis allé aider Souad, la mère de Meriem à préparer sa rencontre de l'après-midi avec l'association de la princesse du Maroc. Nous avons donc réfléchi aux activités possibles pour une campagne de lutte contre le tabagisme à l'université Mohammed V Souissi de Rabat. J'aurais aimé travailler plus sur le fond mais le temps imparti était trop court. Je vais lui proposer d'y réfléchir une prochaine fois.
Je suis donc maintenant invité perpétuel chez eux.
L'après-midi, je suis allé à l'ambassade de Mauritanie au Maroc, et je ne pourrais déposer ma demande que demain. Les Mauritaniens ne veulent vraiment pas qu'on aille chez eux, vu comment ils sont aimables!
J'ai ensuite commencé à visiter Rabat. Enfin j'ai surtout beaucoup marché, et je n'ai trouvé que la nuit tombant, vers 17h30-18h, ce qu'il y a de vraiment très magnifique. Soit la Kasbah qui surplombe l'Atlantique et l'oued, et le grand souk couvert. C'est absolument sublime, et d'une délicatesse à faire pâlir d'envie un joueur de piano sur du Mozart. J'en suis déjà à ma 4e péloche en une semaine.
Rabat est plus fraiche que ce que j'ai visité jusqu'ici, à plus d'un titre d'ailleurs. D'abord d'un point de vue des températures, la proximité de l'Atlantique jouant pour beaucoup, et ensuite d'un point de vue de l'ambiance. La ville fait moins chaleureuse, car ce n'est qu'une succession de batiments verticaux et de palais gardés, du moins pour ce que j'en ai vu.
Pour le coup, si Tanger est très occidentale, Rabat c'est l'Europe. D'autant plus que le tram arrive dans deux mois. Pas un mal quand on y pense au vu de la circulation intra-muros.
Rabat, à la tombée de la nuit, à proximité du grand souk, est un véritable foutoir, surtout lorsqu'il se met à pleuvoir. La course aux taxis est alors lancée.
J'ai tout de même passé une agréable journée malgré les kilomètres que j'ai pu faire, et celle de demain s'annonce aussi bonne, surtout si Simo me rejoint pour la soirée.
Les Marocaines sont foutrement bien gaulées, mais je les trouve trop inaccessibles. Ce qui étonnera certains de me savoir respectueux des us et coutumes, et de ne pas faire mon gros butor.
Grosse journée en comparaison d'hier. Tout d'abord je suis allé aider Souad, la mère de Meriem à préparer sa rencontre de l'après-midi avec l'association de la princesse du Maroc. Nous avons donc réfléchi aux activités possibles pour une campagne de lutte contre le tabagisme à l'université Mohammed V Souissi de Rabat. J'aurais aimé travailler plus sur le fond mais le temps imparti était trop court. Je vais lui proposer d'y réfléchir une prochaine fois.
Je suis donc maintenant invité perpétuel chez eux.
L'après-midi, je suis allé à l'ambassade de Mauritanie au Maroc, et je ne pourrais déposer ma demande que demain. Les Mauritaniens ne veulent vraiment pas qu'on aille chez eux, vu comment ils sont aimables!
J'ai ensuite commencé à visiter Rabat. Enfin j'ai surtout beaucoup marché, et je n'ai trouvé que la nuit tombant, vers 17h30-18h, ce qu'il y a de vraiment très magnifique. Soit la Kasbah qui surplombe l'Atlantique et l'oued, et le grand souk couvert. C'est absolument sublime, et d'une délicatesse à faire pâlir d'envie un joueur de piano sur du Mozart. J'en suis déjà à ma 4e péloche en une semaine.
Rabat est plus fraiche que ce que j'ai visité jusqu'ici, à plus d'un titre d'ailleurs. D'abord d'un point de vue des températures, la proximité de l'Atlantique jouant pour beaucoup, et ensuite d'un point de vue de l'ambiance. La ville fait moins chaleureuse, car ce n'est qu'une succession de batiments verticaux et de palais gardés, du moins pour ce que j'en ai vu.
Pour le coup, si Tanger est très occidentale, Rabat c'est l'Europe. D'autant plus que le tram arrive dans deux mois. Pas un mal quand on y pense au vu de la circulation intra-muros.
Rabat, à la tombée de la nuit, à proximité du grand souk, est un véritable foutoir, surtout lorsqu'il se met à pleuvoir. La course aux taxis est alors lancée.
J'ai tout de même passé une agréable journée malgré les kilomètres que j'ai pu faire, et celle de demain s'annonce aussi bonne, surtout si Simo me rejoint pour la soirée.
Les Marocaines sont foutrement bien gaulées, mais je les trouve trop inaccessibles. Ce qui étonnera certains de me savoir respectueux des us et coutumes, et de ne pas faire mon gros butor.
7 Novembre 2010
Bonsoir à toutes et à tous,
Aujourd'hui j'effectue mon transfert entre Fès et Rabat. Rien de réellement passionnant si ce n'est que des gamins ont caillassé le train dans lequel j'étais. J'ai vu des immenses champs d'oignons et des vignes qui s'étendaient à perte de vue.
En arrivant à Rabat, je suis allé rejoindre la personne qui me loge. Meriem, 32 ans, marocaine d'origine ayant vécu 14 ans en France et aux Etats-Unis. Elle m'a emmené chez ses parents avec qui je me suis très bien entendu, lui est médecin, et elle tient le centre médico-social de la fac Mohammed V Souissi de manière bénévole.
Après avoir longuement parlé de ma formation, elle m'a proposé de venir faire un tour dans le centre médico-social pour que je me fasse une idée de ses activités.
Je dois demain aller au consulat de Mauritanie, ce qui me réjouit à moitié en vérité.
Je n'ai pas grand chose d'autre à raconter ce soir, car la journée fut en vérité assez calme et courte avec les 3h de train entre Fès et Rabat, et les 2h d'attente dans un café devant un match de foot, en attendant Meriem. Je peux éventuellement exprimer ici ma légère colère du matin quand j'ai découvert que les deux autres couchsurfers étaient partis sans faire la vaisselle, et que par conséquent c'est moi qui ai vidé le lave vaisselle pour le remplir avec ce que l'évier contenait.
Je suis toujours aussi content d'être ici, car tout va bien, et si j'en crois mes premières impressions, mes logeurs sont prêts à me donner du boulot dès que je le veux... Enfin ce sont des promesses de Marocains comme Meriem dit.
Bonne soirée
Aujourd'hui j'effectue mon transfert entre Fès et Rabat. Rien de réellement passionnant si ce n'est que des gamins ont caillassé le train dans lequel j'étais. J'ai vu des immenses champs d'oignons et des vignes qui s'étendaient à perte de vue.
En arrivant à Rabat, je suis allé rejoindre la personne qui me loge. Meriem, 32 ans, marocaine d'origine ayant vécu 14 ans en France et aux Etats-Unis. Elle m'a emmené chez ses parents avec qui je me suis très bien entendu, lui est médecin, et elle tient le centre médico-social de la fac Mohammed V Souissi de manière bénévole.
Après avoir longuement parlé de ma formation, elle m'a proposé de venir faire un tour dans le centre médico-social pour que je me fasse une idée de ses activités.
Je dois demain aller au consulat de Mauritanie, ce qui me réjouit à moitié en vérité.
Je n'ai pas grand chose d'autre à raconter ce soir, car la journée fut en vérité assez calme et courte avec les 3h de train entre Fès et Rabat, et les 2h d'attente dans un café devant un match de foot, en attendant Meriem. Je peux éventuellement exprimer ici ma légère colère du matin quand j'ai découvert que les deux autres couchsurfers étaient partis sans faire la vaisselle, et que par conséquent c'est moi qui ai vidé le lave vaisselle pour le remplir avec ce que l'évier contenait.
Je suis toujours aussi content d'être ici, car tout va bien, et si j'en crois mes premières impressions, mes logeurs sont prêts à me donner du boulot dès que je le veux... Enfin ce sont des promesses de Marocains comme Meriem dit.
Bonne soirée
6 Novembre 2010
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars aujourd'hui faire l'aller-retour entre Fès et Meknès. Le trajet se fait sans encombre si ce n'est qu'il n'y avait plus de sièges libres dans le train, et que par conséquent je me suis assis dans l'allée. Autre chose d'intéressant, j'ai payé plus cher de cookie et thé à la menthe au café de la gare que de billet de train, cherchez l'erreur.
En arrivant à la 2e gare de Meknès, j'aide un anglais en le renseignant sur les horaires de train. Lui aussi retournait sur Fès le soir, et sans réellement en discuter nous avons passé la journée ensemble, lui aussi voyageant seul. Paolo, 48 ans s'est avéré être le compagnon de visite idéal. Sympa, courtois, dans la même idée du voyage que moi : loin des touristes, sans guide, préférant la vraie vie des vrais gens au shopping dans les boutiques pour toutous.
J'ai donc passé ma journée à parler en anglais, et ce fut tout de même une superbe journée, à la fois pour le climat et la visite.
D'autant plus que Meknès est bien plus agréable que Fès. La ville semble être moins sous pression, et la visite a été bien plus calme car nous avons été moins sollicité par les commerçants. Il faut voir aussi que les touristes semblent moins nombreux. J'ai donc bien plus apprécié Meknès que Fès. D'un point de vue culturel, Meknès a pour moi bien plus d'attrait que Fès, qui sans être moche, fait plus artificielle.
La médina, sans être immense, n'en reste pas moins un lieu de vie essentiel, elle est posée juste à côté de la grande forteresse, imposante, où les murailles et les casernements sont habités. Par hasard, nous sommes tombés sur une magnifique medersah où nous avons pu accéder au toit. Point de vue sur la vieille médina et les alentours hors du commun. Nous avions une vue imprenable sur la mer de paraboles et les terasses où le linge séchant et les chats faignantants se repartissaient le soleil.
Comme le mektoub (destin) fait bien les choses, nous avons pu admirer un vol de cigognes logeant en haut d'un minaret de la grande mosquée. Vol gracieux au-dessus d'une ville apaisée.
Au cours de nos pérégrinations vers l'inconnu et le nulle part, nous sommes tombés sur un mûrier multiséculaire, un artisan damasquineur qui nous a présenté son art, un vendeur de tapis berbères qui m'a expliqué les significations et différences des killims (tapis), et un marché haut en couleur de frippes qui valait son pesant d'arachides.
Le retour sur Fès fut tardif, et la journée loin d'être reposante au vu des 15 km de marche que nous nous sommes imposés.
Mon voyage se passe de mieux en mieux car ma compréhension du contexte dans lequel j'évolue s'aiguise de jours en jours.
Cela fera, demain, une semaine que je suis parti, et que par conséquent je suis ici, et les regrets ne m'ont pas (encore) assaillis. Je pars demain pour Rabat pour faire mon visa de transit pour la Mauritanie. J'ai déjà un point de chute pour dormir donc tout va bien.
Je sais que vous attendez tous avec impatience mes messages quotidiens, mais, d'une part va pas falloir vous habituez car je n'aurais pas internet tout le temps, et d'autre part ceux qui souhaitent ne plus être dans mon mail commun doivent me le faire savoir, je prendrais les dispositions nécessaires.
A bientôt!
Je pars aujourd'hui faire l'aller-retour entre Fès et Meknès. Le trajet se fait sans encombre si ce n'est qu'il n'y avait plus de sièges libres dans le train, et que par conséquent je me suis assis dans l'allée. Autre chose d'intéressant, j'ai payé plus cher de cookie et thé à la menthe au café de la gare que de billet de train, cherchez l'erreur.
En arrivant à la 2e gare de Meknès, j'aide un anglais en le renseignant sur les horaires de train. Lui aussi retournait sur Fès le soir, et sans réellement en discuter nous avons passé la journée ensemble, lui aussi voyageant seul. Paolo, 48 ans s'est avéré être le compagnon de visite idéal. Sympa, courtois, dans la même idée du voyage que moi : loin des touristes, sans guide, préférant la vraie vie des vrais gens au shopping dans les boutiques pour toutous.
J'ai donc passé ma journée à parler en anglais, et ce fut tout de même une superbe journée, à la fois pour le climat et la visite.
D'autant plus que Meknès est bien plus agréable que Fès. La ville semble être moins sous pression, et la visite a été bien plus calme car nous avons été moins sollicité par les commerçants. Il faut voir aussi que les touristes semblent moins nombreux. J'ai donc bien plus apprécié Meknès que Fès. D'un point de vue culturel, Meknès a pour moi bien plus d'attrait que Fès, qui sans être moche, fait plus artificielle.
La médina, sans être immense, n'en reste pas moins un lieu de vie essentiel, elle est posée juste à côté de la grande forteresse, imposante, où les murailles et les casernements sont habités. Par hasard, nous sommes tombés sur une magnifique medersah où nous avons pu accéder au toit. Point de vue sur la vieille médina et les alentours hors du commun. Nous avions une vue imprenable sur la mer de paraboles et les terasses où le linge séchant et les chats faignantants se repartissaient le soleil.
Comme le mektoub (destin) fait bien les choses, nous avons pu admirer un vol de cigognes logeant en haut d'un minaret de la grande mosquée. Vol gracieux au-dessus d'une ville apaisée.
Au cours de nos pérégrinations vers l'inconnu et le nulle part, nous sommes tombés sur un mûrier multiséculaire, un artisan damasquineur qui nous a présenté son art, un vendeur de tapis berbères qui m'a expliqué les significations et différences des killims (tapis), et un marché haut en couleur de frippes qui valait son pesant d'arachides.
Le retour sur Fès fut tardif, et la journée loin d'être reposante au vu des 15 km de marche que nous nous sommes imposés.
Mon voyage se passe de mieux en mieux car ma compréhension du contexte dans lequel j'évolue s'aiguise de jours en jours.
Cela fera, demain, une semaine que je suis parti, et que par conséquent je suis ici, et les regrets ne m'ont pas (encore) assaillis. Je pars demain pour Rabat pour faire mon visa de transit pour la Mauritanie. J'ai déjà un point de chute pour dormir donc tout va bien.
Je sais que vous attendez tous avec impatience mes messages quotidiens, mais, d'une part va pas falloir vous habituez car je n'aurais pas internet tout le temps, et d'autre part ceux qui souhaitent ne plus être dans mon mail commun doivent me le faire savoir, je prendrais les dispositions nécessaires.
A bientôt!
5 Novembre 2010
Bonsoir à toutes et à tous,
Visite de Fès aujourd'hui qui aurait dû être hors du commun si ma guide ne m'avait pas lâché si tôt. Et oui, une guide, celle qui la vieille m'avait permis de retrouver Simo et ses potes alors que j'étais presque égaré. Selon Simo, c'est la technique des marocaines pour finir la bague au doigt. Elle m'a emmené au borj nord, sorte de petit fortin où est sis le musée des armes. Comme elle m'a planté là, et bien j'ai visité le musée, plutôt naze d'ailleurs, et je suis allé me prendre un thé en terrasse avec la ville en contrebas. Simo m'a alors chargé d'aller chercher un couple de couchsurfer, car lui partait à tanger. C'est donc moi qui ai fait le maitre de maison.
Après un aller-retour avec l'appartement, je me suis refait un petit tour dans la médina. Puis je suis rentré assez tôt car j'étais fatigué de ma courte nuit, et de mes 10 km de la veille. D'autant que j'en ai refait 10 de plus aujourd'hui. Et 10 km ce n'est pas rien quand on marche dans une kasbah bondée. Fès est une belle ville, mais putain de bordel à cul qu'est ce que c'est étendue!
Demain je vais aller faire un tour à Meknès, car Simo me prête son appart' pour le temps que je désire. Une super rencontre de plus. Et comme d'hab' je suis aux frais de la princesse. Ce site, et le principe du couchsurfing sont vraiment géniaux. Je sens que je ne vais pas m'emmerder de ce voyage.
Autre chose de très agréable, et une bonne nouvelle, le taux de change que j'ai eu est exeptionnel, et je n'ai pas dépensé tant d'argent que ça. C'est good cette affaire!
Visite de Fès aujourd'hui qui aurait dû être hors du commun si ma guide ne m'avait pas lâché si tôt. Et oui, une guide, celle qui la vieille m'avait permis de retrouver Simo et ses potes alors que j'étais presque égaré. Selon Simo, c'est la technique des marocaines pour finir la bague au doigt. Elle m'a emmené au borj nord, sorte de petit fortin où est sis le musée des armes. Comme elle m'a planté là, et bien j'ai visité le musée, plutôt naze d'ailleurs, et je suis allé me prendre un thé en terrasse avec la ville en contrebas. Simo m'a alors chargé d'aller chercher un couple de couchsurfer, car lui partait à tanger. C'est donc moi qui ai fait le maitre de maison.
Après un aller-retour avec l'appartement, je me suis refait un petit tour dans la médina. Puis je suis rentré assez tôt car j'étais fatigué de ma courte nuit, et de mes 10 km de la veille. D'autant que j'en ai refait 10 de plus aujourd'hui. Et 10 km ce n'est pas rien quand on marche dans une kasbah bondée. Fès est une belle ville, mais putain de bordel à cul qu'est ce que c'est étendue!
Demain je vais aller faire un tour à Meknès, car Simo me prête son appart' pour le temps que je désire. Une super rencontre de plus. Et comme d'hab' je suis aux frais de la princesse. Ce site, et le principe du couchsurfing sont vraiment géniaux. Je sens que je ne vais pas m'emmerder de ce voyage.
Autre chose de très agréable, et une bonne nouvelle, le taux de change que j'ai eu est exeptionnel, et je n'ai pas dépensé tant d'argent que ça. C'est good cette affaire!
4 novembre 2010
Bonsoir à toutes et à tous,
Du match de foot, je n'ai eu que les clameurs à chaque but car j'ai finalement passé la soirée avec mes deux français, Mathieu, musicien pro, et Benjamin, ingé son à BXL.
Nous sommes allé rejoindre un ami à Mathieu qu'il avait rencontré l'année passée ici-même.
Ce marocain est un petit vendeur de souvenirs mais c'est surtout un joueur de gambele, sorte de guitare à trois cordes, au corps en forme de balafon.
Ben l'a enregistré, et mes deux français l'ont accompagné à la percussion. Moment mémorable au fond de sa boutique de pseudo antiquités qui venaient de loin :
lampes égyptiennes, masques africains, théière française de l'époque coloniale, en passant par un mousquet touareg.
Rien de particulièrement fèsien, mais intéressant tout de même. Il a joué presqu'une heure mais je n'ai pas cédé à ses demandes de nourrir son instrument. Soirée mémorable d'autant plus que Simo m'a appellé et que par conséquent je n'ai pas à m'inquiéter pour mon logement de ce soir.
J'en suis d'autant plus content que ma pension toute miteuse où j'étais logé n'avait pas d'eau chaude, et que j'ai dû m'essuyer à l'eau.
Simo, chez qui je suis allé ce matin n'est que le directeur sectoriel de l'agence immobillière royale. En fin de matinée, j'ai été voir le palais royal, ou plutôt un des palais du roi, et un bout de la vieille médina avec un guide spontané qui n'en est pas pour son argent. Il a eu weloo, comme je lui avais dis au départ.
J'ai visité des ruelles en mutation où peu de touristes vont car je n'en ai pas croisé, alors qu'ils sont très très nombreux ici. J'ai pu encore plus m'en rendre compte quand j'ai tenu la boutique de mon musicien marocain, où je me suis amusé à faire un comptage. En une demi-heure de temps j'ai vu : 12 Américains, 3 Français, 2 Catalans, 2 Estoniens, 2 Ecossais, et des gens qui ont refusé de me parler car je dois ressembler à un Marocain....
Je n'ai rien vendu pour mon ami et c'est peut être une bonne nouvelle pour son commerce, vu comme je suis doué pour les affaires.
Je commence à prendre le plis, et je suis de moins en moins sollicité, il y a même des toutouristes qui me prennent pour un Marocain.
Fès chatoie d'un bleu turquoise troublant, et respire la ville ancienne. Les siècles d'histoire se superposent, et la vieille kasbah est libre de voiture, ce qui est agréable, mais pas des motos, ce qui est moins agréable. Si la structuration de la kasbah est sensiblement la même qu'à Tétouan ou Tanger, c'est sa taille qui est significative. La kasbah est gigantesque, et plus du cinquième de la population de Fès y vit. Il y aurait par ailleurs plus de 20 km de remparts ceignant les différentes implantations de la ville.
Après la visite de la vieille ville, je suis retourné chez Simo qui organisait une soirée avec ses potes. Et je n'ai pas été déçu. J'ai rarement pris une cuite comme ça, ni fréquenté une boite avec des putes à toubabs qui attendaient alignées à l'entrée. Un vieux blanc libidineux était sur place et avait déjà la main au panier... Ambiance surréaliste car les potes de Simo, en plus d'être des amateurs de reggae étaient chez eux. A plus d'un titre car nous sommes allé dans la boite d'un de ses potes. Enorme! On a ri, beaucoup, bu encore plus, et été abordé par ces demoiselles peu vetues. Je n'ai rien fais ou tenté car je ne suis pas amateur de ce genre de rencontre.
On a fini à 4h du mat' dans une gargote pour manger une soupe et des brochettes pour faire retomber le taux d'alcool dans le sang...
J'ai bien dormi...
La suite demain!
Du match de foot, je n'ai eu que les clameurs à chaque but car j'ai finalement passé la soirée avec mes deux français, Mathieu, musicien pro, et Benjamin, ingé son à BXL.
Nous sommes allé rejoindre un ami à Mathieu qu'il avait rencontré l'année passée ici-même.
Ce marocain est un petit vendeur de souvenirs mais c'est surtout un joueur de gambele, sorte de guitare à trois cordes, au corps en forme de balafon.
Ben l'a enregistré, et mes deux français l'ont accompagné à la percussion. Moment mémorable au fond de sa boutique de pseudo antiquités qui venaient de loin :
lampes égyptiennes, masques africains, théière française de l'époque coloniale, en passant par un mousquet touareg.
Rien de particulièrement fèsien, mais intéressant tout de même. Il a joué presqu'une heure mais je n'ai pas cédé à ses demandes de nourrir son instrument. Soirée mémorable d'autant plus que Simo m'a appellé et que par conséquent je n'ai pas à m'inquiéter pour mon logement de ce soir.
J'en suis d'autant plus content que ma pension toute miteuse où j'étais logé n'avait pas d'eau chaude, et que j'ai dû m'essuyer à l'eau.
Simo, chez qui je suis allé ce matin n'est que le directeur sectoriel de l'agence immobillière royale. En fin de matinée, j'ai été voir le palais royal, ou plutôt un des palais du roi, et un bout de la vieille médina avec un guide spontané qui n'en est pas pour son argent. Il a eu weloo, comme je lui avais dis au départ.
J'ai visité des ruelles en mutation où peu de touristes vont car je n'en ai pas croisé, alors qu'ils sont très très nombreux ici. J'ai pu encore plus m'en rendre compte quand j'ai tenu la boutique de mon musicien marocain, où je me suis amusé à faire un comptage. En une demi-heure de temps j'ai vu : 12 Américains, 3 Français, 2 Catalans, 2 Estoniens, 2 Ecossais, et des gens qui ont refusé de me parler car je dois ressembler à un Marocain....
Je n'ai rien vendu pour mon ami et c'est peut être une bonne nouvelle pour son commerce, vu comme je suis doué pour les affaires.
Je commence à prendre le plis, et je suis de moins en moins sollicité, il y a même des toutouristes qui me prennent pour un Marocain.
Fès chatoie d'un bleu turquoise troublant, et respire la ville ancienne. Les siècles d'histoire se superposent, et la vieille kasbah est libre de voiture, ce qui est agréable, mais pas des motos, ce qui est moins agréable. Si la structuration de la kasbah est sensiblement la même qu'à Tétouan ou Tanger, c'est sa taille qui est significative. La kasbah est gigantesque, et plus du cinquième de la population de Fès y vit. Il y aurait par ailleurs plus de 20 km de remparts ceignant les différentes implantations de la ville.
Après la visite de la vieille ville, je suis retourné chez Simo qui organisait une soirée avec ses potes. Et je n'ai pas été déçu. J'ai rarement pris une cuite comme ça, ni fréquenté une boite avec des putes à toubabs qui attendaient alignées à l'entrée. Un vieux blanc libidineux était sur place et avait déjà la main au panier... Ambiance surréaliste car les potes de Simo, en plus d'être des amateurs de reggae étaient chez eux. A plus d'un titre car nous sommes allé dans la boite d'un de ses potes. Enorme! On a ri, beaucoup, bu encore plus, et été abordé par ces demoiselles peu vetues. Je n'ai rien fais ou tenté car je ne suis pas amateur de ce genre de rencontre.
On a fini à 4h du mat' dans une gargote pour manger une soupe et des brochettes pour faire retomber le taux d'alcool dans le sang...
J'ai bien dormi...
La suite demain!
3 Novembre 2010
Bonsoir à tous et à toutes,
Comme tous les jours, je vous envoie mes notes de la veille.
Ca y est, j'ai déjà perdu mes repères temporels. J'ai eu l'impression hier au soir, pour le match FC Copenhague-Barça, d'être là depuis longtemps. J'ai enfin rencontré des Marocains qui n'étaient pas intéressé. Beau match, énorme ambiance, que du bon quoi.
Aujourd'hui, j'ai pris le bus. c'est long, c'est chiant, et je dois être maudit, car ceux qui vomissent sont toujours pas loin de moi...
La GPK est également stressante parfois... la GPK, c'est la Géolocalisation Par Klaxon...
Donc entre la GPK, les musiques, celle du bus, et celle du voisin de derrière, je suis un peu usé...
L'arrivée sur Fès vaut largement la réputation de l'endroit.
Ma première nuit ici ne se fera pas en couchsurfing mais dans une pension à 80 DH. C'est miteux, mais c'est juste pour dormir, et pas pire que certains autres endroits.
Les touristes semblent être plus nombreux, et l'ambiance effectivement différente, comme ce que Karim semblait entendre.
Comme je parle trop d'argent, je vais devoir m'appliquer à décrire le Maroc d'un peu plus proche.
D'abord, ici il n'y a pas de rats. En effet, les chats "sauvages" se balladent partout, ils ne sont pas forcément grassouillet, mais sont tolérés partout. En moyenne 4 ou 5 par café.
Seconde chose intéressante, si les kasbahs et les médinas sont des joyeux foutoirs de ruelles étroites et sinueuses, le reste des villes est plus stalinien (ou Haussmanien) dans sa construction. Les larges avenues et les barres d'immeuble ne sont pas me rappeller la Pologne ou la Bulgarie. Tout est neuf cependant, les immeubles délabrés éparses.
Il y a probablement urgence de mettre au point une sécurité routière car les véhicules sont vraiment très (trop) nombreux, et les accidents fréquents (selon les Marocains) même si je n'en ai pas encore vu. On double ici à la sauvage, et en klaxonnant. Je n'ai jamais eu peur en voiture, mais je ne me risquerais pas à conduire ici.
Le programme de ce soir sera footballistique avec deux Français qui m'ont emmené dans leur pension et qui sont d'à coté de Marseille.
Demain je visite Fès.
Comme tous les jours, je vous envoie mes notes de la veille.
Ca y est, j'ai déjà perdu mes repères temporels. J'ai eu l'impression hier au soir, pour le match FC Copenhague-Barça, d'être là depuis longtemps. J'ai enfin rencontré des Marocains qui n'étaient pas intéressé. Beau match, énorme ambiance, que du bon quoi.
Aujourd'hui, j'ai pris le bus. c'est long, c'est chiant, et je dois être maudit, car ceux qui vomissent sont toujours pas loin de moi...
La GPK est également stressante parfois... la GPK, c'est la Géolocalisation Par Klaxon...
Donc entre la GPK, les musiques, celle du bus, et celle du voisin de derrière, je suis un peu usé...
L'arrivée sur Fès vaut largement la réputation de l'endroit.
Ma première nuit ici ne se fera pas en couchsurfing mais dans une pension à 80 DH. C'est miteux, mais c'est juste pour dormir, et pas pire que certains autres endroits.
Les touristes semblent être plus nombreux, et l'ambiance effectivement différente, comme ce que Karim semblait entendre.
Comme je parle trop d'argent, je vais devoir m'appliquer à décrire le Maroc d'un peu plus proche.
D'abord, ici il n'y a pas de rats. En effet, les chats "sauvages" se balladent partout, ils ne sont pas forcément grassouillet, mais sont tolérés partout. En moyenne 4 ou 5 par café.
Seconde chose intéressante, si les kasbahs et les médinas sont des joyeux foutoirs de ruelles étroites et sinueuses, le reste des villes est plus stalinien (ou Haussmanien) dans sa construction. Les larges avenues et les barres d'immeuble ne sont pas me rappeller la Pologne ou la Bulgarie. Tout est neuf cependant, les immeubles délabrés éparses.
Il y a probablement urgence de mettre au point une sécurité routière car les véhicules sont vraiment très (trop) nombreux, et les accidents fréquents (selon les Marocains) même si je n'en ai pas encore vu. On double ici à la sauvage, et en klaxonnant. Je n'ai jamais eu peur en voiture, mais je ne me risquerais pas à conduire ici.
Le programme de ce soir sera footballistique avec deux Français qui m'ont emmené dans leur pension et qui sont d'à coté de Marseille.
Demain je visite Fès.
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