jeudi 23 décembre 2010

Deux semaines au Sénégal

Bonjour à toutes et à tous,

Voici deux semaines que je suis au Sénégal. Je ne le sais que parce que j’ai regardé le programme du festman, et que par conséquent j’ai du faire attention au jour présent. Sinon, cela fait bien longtemps que j’ai perdu le compte des jours.
Je ne connais vraiment pas grand-chose du Sénégal, vite fait Bakel et Aroundou, vite fait Dakar, et c’est à peu près tout. A part une dibiterie à Kaolack, c'est-à-dire un marchand ambulant ou non de viande cuite dans la sauce et vendu dans du papier ou du pain, je crois que je ne connais rien d’autre. Pour le moment je n’ai que peu voyagé au Sénégal. Mais cela va surement changer, avec la caravane de l’ESS d’une part, et après le FSM (Forum Social Mondial) d’autre part.

De la même manière je n’ai pas encore eu de nombreux contacts avec les Sénégalais, car mes interactions sociales sont assez limitées. Je n’ose pas trop aborder les gens sans raisons de la faire. Mais bon, quand tu as faim, tu manges.
Noel approche à grands pas et je suis toujours en short et en t-shirt. Il paraitrait que la France mais je n’y crois pas, c’est de la propagande pour faire oublier que le salaire moyen ici n’est que de 30 000 CFA par mois.

En 2 semaines au Sénégal, j’ai vécu plus d’évènements culturels que sur les deux dernières années en France. Et il parait qu’ici il n’y a rien et que les Africains ne sont pas rentrés dans l’histoire. Les coïncidences sont souvent heureuses.
Pour le moment j’apprécie toujours autant être ici, la France ne me manque vraiment pas. La vie dakaroise ne m’agace pas encore. J’ai beaucoup rigolé au marché de Noel organisé par les toubabs pour les toubabs, dans une salle d’un grand hôtel surplombant l’océan. Le contraste était vraiment saisissant entre la brousse d’Aroundou et cette réunion de riches expats. Cela sentait l’opulence, les bons sentiments, et l’entre soit rassurant.
Je me suis demandé un temps si l’ambassade organisait un Noel des expatriés, et si cela ne pouvait pas être sympa que d’y aller, mais je sais maintenant que je ne résisterais pas. 15 minutes au marché de Noel était déjà de trop, alors une soirée complète…

Cela me permet de savoir quelque chose en plus sur moi : si chaque individu a une place à chercher et/ou trouver dans ce bas monde, la mienne n’est pas parmi ces gens. Heureusement d’ailleurs. Je ne les rejette cependant pas, on vit comme on veut, ou peut, je me moque un peu mais je ne juge pas, car je ne suis certainement pas assez pur pour d’autres. Je ne pense pas être de monde, voilà tout.

J’ai réussi à me faire payer le bus par une femme car je n’avais pas de monnaie. Le billet de 5000 ne passe pas pour payer les 175 CFA du ticket. Cela ne se fait pas, mais je l’ignorais. Maintenant, j’ai toujours de la monnaie.
La vie ici n’est pas donnée mais j’arrive à ne pas exploser mon budget quotidien, et je peux même de temps en temps me faire plaisir sur la bouffe et la nourriture. Je vais bientôt cependant passer à l’étape de l’achat de vêtements car les miens sont en bout de course, même selon des critères africains.

Au final, je vais me faire mes cadeaux de Noel en m’offrant quelques conneries comme des fringues, mais surtout normalement en passant ma soirée au concert d’Alpha Blondy. Ca va le faire, peut être même que Mael, Laure et moi feront un repas de Noel des expats pas comme les autres…

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