dimanche 19 décembre 2010

FESTMAN 2e partie

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous ai quitté sur de la musique d'outre atlantique, et bien je vous reprends sur de la musique d'outre atlantique encore. Mais cette fois-ci il s'agit de reggae et de reggaeton.

Je pensais pouvoir voir Ijahman Levy, mais une réunion de CA décalé par la coupure de courant de chez Natsuko nous a conduit un peu tard. C'est pas grave car nous sommes arrivé à la place de l'obélisque à Dakar pour un concert d'un artiste hollandais du nom de Ziggi Recado. C'était vraiment pas mal du tout, même si l'ambiance dans la fosse n'était pas extraordinaire. Je conseille cependant à ceux qui voudraient l'entendre d'aller écouter un ou deux titre de ce gars, car c'est vraiment pas mal du tout et ça dégage une vraie énergie sur scène.

Natsuko est rentré après ce concert, je pense que notre ballade du côté du monument à la renaissance africaine, la statue la plus grande du monde, fabriquée en Corée du Nord, représentant un homme africain très costaud portant un enfant sur une de ses épaules, et prenant la main à une femme. L'enfant tend le doigt vers l'ouest, et cette statue est sise à l'extrémité ouest de l'Afrique. La symbolique est quasi soviétique. On dirait de l'art socialiste de la période stalinienne. C'est un vrai symbole de la mégalomanie de Wade.

Le concert d'après était celui de Capleton. Et là le show a commencé. Début du concert vers 23h00, arrivée de Capleton sur scène vers 23h30. Entre temps, des artistes ont défilé pour faire monter la pression pour le "king of fire", et on a presque tous chanté "more fire". Des types avec des bombes de laque enflammait le gaz propulsé pour faire de gigantesque gerbe de flamme, ce qui donnait une ambiance enflammée à la scène.

Quand Capleton est entré sur scène, l'ambiance déjà survoltée est passée au stade supérieur. Le délire montait de la foule amassée en très grand nombre. Et Capleton n'a preque pas chanté. Il faisait des bouts de chanson et ses fans finissaient les paroles. Il a également beaucoup parlé pour faire monter et maintenir la pression, et la foule s'est déchainée.

Cependant c'était un spectacle de très grande qualité, avec une énergie qui a emporté tout sur son passage, avec des gens en transe. C'était bien.

Le lendemain nous sommes allés voir des artistes brésiliennes. Tout d'abord Sandra de Sa, une rockeuse plutôt pas mal du tout qui a jonglé tout au long de son set avec les styles de musique. Là encore une puta madre d'énergie transperçait la foule. Ca n'a pas beaucoup bougé dans la fosse mais les gens ont apprécié et ont été sous le charme. Le meilleur moment du set fut sa reprise en brésiliens de "no woman no cry" que tout le monde ici connait. C'était assez surréaliste, et je garde un bon souvenir de cette virevoltante femme avec des dreadlocks aux couleurs du Sénégal.

L'artiste d'après, la tête d'affiche, était phénoménale. Il s'agit de Margareth Menezes. Elle est hyper connu au Brésil, mais au Sénégal également, et c'était un de mes plus beaux concerts. Il y avait tout ce dont on peut rêver, un public en délire, une musique très entrainante, et une foule dense. Le seul bémol qui a un peu gaché ma soirée est le gamin qui a essayé de me faire 3 ou 4 fois les poches mais que je n'ai pas réussi à prendre sur le fait. Ne voulant pas repartir sans ce que j'avais sur moi j'ai du être très attentif. Bon j'ai quand même bien apprécié, mais c'était pas cool quand même. Vu le regard que je lui ai jetté à un moment il a dégagé de la zone.

Pour le moment je n'ai pas été déçu de ce que j'ai vu en concert. Et mes journées sont plutôt pas mal occupé car je suis rentré dans l'organisation d'une caravane de l'économie sociale et solidaire qui va avoir lieu en Janvier et dont les résultats se feront lors du forum social mondial de Dakar en Février. Bon c'est un peu la loose sur certains points, comme la recherche de fonds qui n'a pas été vraiment bien faite, mais je crois que je vais passer un bon moment de ce côté là.

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