Bonjour à toutes et à tous,
J'écris juste ce rapide message pour faire part d'une situation très particulière qui se déroule en ce moment à Dakar.
Depuis dimanche, un épais nuage de sable et de poussière est tombé sur Dakar. Là où de mon huitième étage avec vu sur la mer on pouvait voir au loin, c'est chose maintenant révolu.
Il semblerait que nous soyons frappé par l'harmattan, ce vent du désert qui charrie poussière et sable. Ce n'est pas très important, car on ne sent pas encore le sable dans les bourrasques de vent, mais l'ambiance est complètement changée.
Il y a une semaine, le pull était de rigueur, et le vent venant de la mer était très humide. Là la température est remonté de quelques degrés, de quoi être obligé de remettre clim et ventilo en route.
Et dans le même temps, une chose totalement surréaliste se passe. Dakar est complètement décoré avec des éclairages de Noël. Et dans un pays qui a connu deux mois de coupure récurrente d’électricité, c'est totalement hallucinant. Cela a même quelque chose de choquant.
Il y a des endroits où il n'y a d'ailleurs que ces lumières de Noël qui servent d'éclairage public. Dans un pays musulman c'est un comble!
Après tout, les pauvres souffrent, mais Noël reste Noël, et on va quand même pas refuser la magie de cette période aux pauvres petits enfants... C'est des enfants quand même, ils ne sont pas responsables.
Je redoute d'ailleurs un peu le choc culturel en rentrant en France, car ici je suis épargné par les folies de la fin d'année. Bon la famille compte plus que cet élément négatif. Grâce à Dieu (Allamdoulillah) les parents ont déménagé loin du centre ville troyen et de ses boutiques rouge et or.
Juste un mail pour dire que l'ambiance ici est vraiment particulière, et qu'il ne fait que 25 degré en journée. Triste.
A bientôt
mardi 13 décembre 2011
lundi 5 décembre 2011
De retour en France
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà je reviens en France. Dans la nuit du 18 au 19 Décembre. Pour les vacances. Je repars vers le Sénégal le 2 Janvier, tôt dans la matinée. Ça fait quand même un peu bizarre de se dire que la France, c'est là où je passe mes vacances, et le Sénégal là où je vis.
Toute la semaine dernière, une amie de France était là. Une bien bonne semaine où elle n'a cessé de répéter qu'elle appréhendait le retour en France avec ses 25 degrés de moins, son gris, sa pluie, et sa mer glacée. Tout ce qu'elle a pu faire remarquer m'a fait comprendre que c'est quand même cool d'habiter un pays où il ne fait jamais vraiment froid. Même si la saison des vents est sur le point de commencer et que le chandail est obligatoire le matin quand je pars à moto.
J'ai vécu 3 semaines particulièrement riches. Riches en emmerdes pour les deux premières, et riches en plaisir pour la dernière en date, amie française aidant!
Le boulot, ça n'allait pas très bien, le rugby c'était pas terrible non plus avec des blessures gênantes, et une ambiance de merde, et pas mal de choses autour qui partaient pas bien.
Et puis finalement, tout s'est plutôt bien arrangé, et je vais beaucoup mieux. D'autant plus que je vais enfin remettre les pieds en France, et que c'est vrai que ça me démange pas mal. Non pas que tous les Français me manquent, mais j'ai besoin de remettre les pieds dans la famille et des lieux avec des repères très simples à comprendre pour un toubab comme moi.
Et puis bon, il faut être clair, être loin de sa famille c'est quand même hyper pesant à la longue. Et skype ne fait pas tout. Je n'ai pas encore grand chose de prévu en France, mais je pense que je ne vais pas m'ennuyer, et surtout je suis sûr que je vais couper avec ma réalité d'ici.
Même si nous n'avons passé que le premier trimestre, je crois que je vais pas tarder à chercher un autre travail, ailleurs, car je ne suis définitivement pas fait pour être prof, d'autant que les conditions de travail des contrats locaux risquent de sérieusement perdre une grande part de leurs avantages.
Je sais pourquoi je suis prof, et ce que je savais qui me déplairait avant de l'être a été confirmé par l'expérience. Mais peut être est ce aussi parce que j'ai voulu que la réalité colle à mes visions.
Bon et bien en attendant que je sois en France, je vous souhaite à tous une bonne fin d'année avant des vacances bien méritées!
A bientôt
Voilà je reviens en France. Dans la nuit du 18 au 19 Décembre. Pour les vacances. Je repars vers le Sénégal le 2 Janvier, tôt dans la matinée. Ça fait quand même un peu bizarre de se dire que la France, c'est là où je passe mes vacances, et le Sénégal là où je vis.
Toute la semaine dernière, une amie de France était là. Une bien bonne semaine où elle n'a cessé de répéter qu'elle appréhendait le retour en France avec ses 25 degrés de moins, son gris, sa pluie, et sa mer glacée. Tout ce qu'elle a pu faire remarquer m'a fait comprendre que c'est quand même cool d'habiter un pays où il ne fait jamais vraiment froid. Même si la saison des vents est sur le point de commencer et que le chandail est obligatoire le matin quand je pars à moto.
J'ai vécu 3 semaines particulièrement riches. Riches en emmerdes pour les deux premières, et riches en plaisir pour la dernière en date, amie française aidant!
Le boulot, ça n'allait pas très bien, le rugby c'était pas terrible non plus avec des blessures gênantes, et une ambiance de merde, et pas mal de choses autour qui partaient pas bien.
Et puis finalement, tout s'est plutôt bien arrangé, et je vais beaucoup mieux. D'autant plus que je vais enfin remettre les pieds en France, et que c'est vrai que ça me démange pas mal. Non pas que tous les Français me manquent, mais j'ai besoin de remettre les pieds dans la famille et des lieux avec des repères très simples à comprendre pour un toubab comme moi.
Et puis bon, il faut être clair, être loin de sa famille c'est quand même hyper pesant à la longue. Et skype ne fait pas tout. Je n'ai pas encore grand chose de prévu en France, mais je pense que je ne vais pas m'ennuyer, et surtout je suis sûr que je vais couper avec ma réalité d'ici.
Même si nous n'avons passé que le premier trimestre, je crois que je vais pas tarder à chercher un autre travail, ailleurs, car je ne suis définitivement pas fait pour être prof, d'autant que les conditions de travail des contrats locaux risquent de sérieusement perdre une grande part de leurs avantages.
Je sais pourquoi je suis prof, et ce que je savais qui me déplairait avant de l'être a été confirmé par l'expérience. Mais peut être est ce aussi parce que j'ai voulu que la réalité colle à mes visions.
Bon et bien en attendant que je sois en France, je vous souhaite à tous une bonne fin d'année avant des vacances bien méritées!
A bientôt
lundi 31 octobre 2011
un an déjà
Bonjour à toutes et à tous,
Voici un an en arrière j'arrivais sur le tarmac de l'aéroport de Tanger. J'arrivais sur le continent, naïf et sûr de moi. Abdelkarim m'accueillait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Depuis beaucoup de choses ont changé. Le monde, ma perception du monde, et moi bien évidemment.
Voilà un an que j'ai quitté la France, et je sais bien pourquoi je l'ai fait. Elle semble encore plus nauséeuse qu'elle ne l'était quand je suis parti. Si j'avais pu emmener ce qui me manque régulièrement ici, c'est à dire la famille, les amis proches, les petites habitudes que j'avais, et bien je serais encore plus heureux que je ne le suis actuellement. Car il ne faut pas se leurrer, je suis un homme heureux et comblé.
Quand je suis arrivé sur le continent, j'étais un chômeur parti en voyages. Aujourd'hui je suis un prof temporaire, un rugbymen téméraire, et un président d'association humanitaire (c'est juste pour le rime, car on ne fait pas de l'humanitaire car on s'enrichit, enfin peut être un jour, enfin bon on est des salauds de capitalistes....). Je suis également un plus ou moins bon colocataire. Je crois que je vais bientôt avoir plus vécu chez Natsuko que dans tous les autres logements où j'ai habité depuis que j'ai quitté chez les parents.
Ce qui l'air de rien est un double exploit. C'est un exploit que j'ai réussi à rester aussi longtemps à Dakar alors que je pensais traverser l'Afrique d'ouest en est, et c'est aussi un exploit de Natsuko d'avoir réussi à me supporter tout ce temps. J'ai certes entrepris de l'amadouer à coups de pâtisserie et de petits plats, mais faut croire que j'ai su me tenir.
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai commencé par être un ancien stagiaire du GRDR, puis je suis devenu un festivalier, puis un spécialiste en montage de projet de solidarité internationale, puis un rugbymen. Maintenant, je suis toujours un spécialiste du montage de projet, même si je n'en vis pas, et que j'ai un peu coupé avec ce monde là. Je suis avant tout un joueur de rugby, et accessoirement un prof d'histoire géo dans le lycée français de Dakar. Faut bien vivre de temps en temps.
Je m'occupe bien, j'ai cours toute la semaine, et le lundi soir c'est réunion de la fédération de rugby, le mardi et le jeudi c'est l'entrainement, le vendredi soir, il y a match de temps en temps, le samedi ou le dimanche dans l'après-midi sinon...
Depuis quelques semaines j'ai ajouté quelques petits trucs, car je suis membre du groupe de soutien à Eva Joly au Sénégal, où nous nous réunissons toutes les 2 semaines avec des personnes diablement intéressantes.
Il faut impérativement que je trouve du temps pour apprendre à naviguer avec un bateau à voile, pour jouer au tennis avec Natsuko, pour accompagner des projets de solidarité internationale ici. Pour voir toutes les personnes que je dois voir.
En attendant, je suis vivant. Et bien vivant même.
Vive la liberté!
Voici un an en arrière j'arrivais sur le tarmac de l'aéroport de Tanger. J'arrivais sur le continent, naïf et sûr de moi. Abdelkarim m'accueillait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Depuis beaucoup de choses ont changé. Le monde, ma perception du monde, et moi bien évidemment.
Voilà un an que j'ai quitté la France, et je sais bien pourquoi je l'ai fait. Elle semble encore plus nauséeuse qu'elle ne l'était quand je suis parti. Si j'avais pu emmener ce qui me manque régulièrement ici, c'est à dire la famille, les amis proches, les petites habitudes que j'avais, et bien je serais encore plus heureux que je ne le suis actuellement. Car il ne faut pas se leurrer, je suis un homme heureux et comblé.
Quand je suis arrivé sur le continent, j'étais un chômeur parti en voyages. Aujourd'hui je suis un prof temporaire, un rugbymen téméraire, et un président d'association humanitaire (c'est juste pour le rime, car on ne fait pas de l'humanitaire car on s'enrichit, enfin peut être un jour, enfin bon on est des salauds de capitalistes....). Je suis également un plus ou moins bon colocataire. Je crois que je vais bientôt avoir plus vécu chez Natsuko que dans tous les autres logements où j'ai habité depuis que j'ai quitté chez les parents.
Ce qui l'air de rien est un double exploit. C'est un exploit que j'ai réussi à rester aussi longtemps à Dakar alors que je pensais traverser l'Afrique d'ouest en est, et c'est aussi un exploit de Natsuko d'avoir réussi à me supporter tout ce temps. J'ai certes entrepris de l'amadouer à coups de pâtisserie et de petits plats, mais faut croire que j'ai su me tenir.
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai commencé par être un ancien stagiaire du GRDR, puis je suis devenu un festivalier, puis un spécialiste en montage de projet de solidarité internationale, puis un rugbymen. Maintenant, je suis toujours un spécialiste du montage de projet, même si je n'en vis pas, et que j'ai un peu coupé avec ce monde là. Je suis avant tout un joueur de rugby, et accessoirement un prof d'histoire géo dans le lycée français de Dakar. Faut bien vivre de temps en temps.
Je m'occupe bien, j'ai cours toute la semaine, et le lundi soir c'est réunion de la fédération de rugby, le mardi et le jeudi c'est l'entrainement, le vendredi soir, il y a match de temps en temps, le samedi ou le dimanche dans l'après-midi sinon...
Depuis quelques semaines j'ai ajouté quelques petits trucs, car je suis membre du groupe de soutien à Eva Joly au Sénégal, où nous nous réunissons toutes les 2 semaines avec des personnes diablement intéressantes.
Il faut impérativement que je trouve du temps pour apprendre à naviguer avec un bateau à voile, pour jouer au tennis avec Natsuko, pour accompagner des projets de solidarité internationale ici. Pour voir toutes les personnes que je dois voir.
En attendant, je suis vivant. Et bien vivant même.
Vive la liberté!
mercredi 19 octobre 2011
des news enfin
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà, je prends enfin quelques minutes pour vous dire où j'en suis.
Je suis prof, d'histoire géo, et d'éducation civique juridique et sociale. J'ai donc le nez dans le guidon. Depuis Septembre, je ne vois pas vraiment le jour, d'autant plus que la saison de rugby vient de reprendre.
[...] cette section du message a été supprimée car elle semble avoir écorché certains lecteurs, à qui je tiens à présenter mes plus vives excuses si mes propos ont été mal interprétés.
Bon heureusement qu'à côté il y a le rugby, les amis, la flag fraiche, et la France en finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
D'autant que je me suis trouvé une nouvelle occupation si des fois j'étais pas surchargé. Je suis membre du comité de soutien à Eva Joly au Sénégal. Nous venons de créer le groupe avec une majorité de personnes qui n'ont jamais milité, ce qui réduit donc les chances de se faire purger de chez les Verts. Les réunions sont intéressantes, et les gens qui composent cette assemblée sont intéressants. Même si Eva n'est pas élue au premier tour, nos échanges auront été enrichissants.
Par ailleurs, la maison est une vraie case de passage, car nous avons accueilli Barbara Bertini, une de mes ancienne collègue de travail au GRDR qui était en mission au Sénégal pour 3 semaines. Des bons moments avec cette extraordinaire femme qui a égayé l'appartement pendant toute la durée de sa présence. Elle ramenait des bières fraiches tous les jours, elle sait donc parler à mon petit coeur.
Mon petit coeur, parlons en. Il souffre le pauvre. D'abord parce que j'ai dû faire un aller-retour express vers la France pour enterrer mon grand-père chéri, et soutenir la famille. C'est désagréable à faire, et cela à complètement casser le rythme dans lequel j'étais. Le retour au Sénégal a été rude. D'un point de vu climat mais de l'ambiance aussi. Je ne suis pas resté assez longtemps pour en profiter.
D'autre part, le célibat dans lequel je suis commence à me peser. J'ai bien quelques copines, mais ce n'est pas sérieux, et finalement je crois que je ne serais pas contre vivre quelque chose d'un peu plus que physique. Mais l'amour est un concept occidental, et les Sénégalaises qui te disent qu'elles t'aiment en ont plus à ton compte en banque que à ton cœur. Les exceptions existent mais je n'ai pas encore rencontré cette femme exceptionnelle. Inchallah un jour.
A part ça, la Tabaski arrive bientôt (l'Aid El Kébir dans le maghreb) et donc cela me coute déjà cher. Les flics sont tous de sortis pour racketter les toubabs comme moi qui passent. Résultat j'en suis déjà à 2 contrôles de police en une semaine et à 7000 FCFA de pot de vin. Les flics ont besoin d'argent pour acheter le plus beau mouton possible. Quelle belle bande de bâtards.
Par ailleurs encore, j'ai l'honneur de pouvoir fêter mes 2000e km avec ma Jakarta. Je suis maintenant un vrai biker. Sauf qu'à cause d'un gros Sénégalais que j'ai monté à l'arrière samedi dernier, je n'ai pas pu voir le match de la France contre le Pays de Galles en entier. En effet, au premier virage j'ai crevé. J'ai donc mis prêt de 2h pour réparer ce putain de pneu. On a commencé par regonfler le pneu, et on m'a dis, t'inquiète, pas de problème ça va tenir. Un km après j'étais à nouveau à plat. J'ai poussé la moto jusqu'à la première station pour re regonfler, pour pouvoir ramener la moto à un endroit où on pouvait la réparer. Le temps de me mettre une belle rustine et de remonter la roue arrière, de faire la route, j'ai vu que les 5 dernières minutes du match. Deg'. C'est la dernière fois que je monte un gros Sénégalais derrière. Maintenant ma moto est exclusivement réservée aux fraiches et douces demoiselles. Ou alors aux poids plumes à la rigueur.
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, tout le meilleur possible.
Voilà, je prends enfin quelques minutes pour vous dire où j'en suis.
Je suis prof, d'histoire géo, et d'éducation civique juridique et sociale. J'ai donc le nez dans le guidon. Depuis Septembre, je ne vois pas vraiment le jour, d'autant plus que la saison de rugby vient de reprendre.
[...] cette section du message a été supprimée car elle semble avoir écorché certains lecteurs, à qui je tiens à présenter mes plus vives excuses si mes propos ont été mal interprétés.
Bon heureusement qu'à côté il y a le rugby, les amis, la flag fraiche, et la France en finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
D'autant que je me suis trouvé une nouvelle occupation si des fois j'étais pas surchargé. Je suis membre du comité de soutien à Eva Joly au Sénégal. Nous venons de créer le groupe avec une majorité de personnes qui n'ont jamais milité, ce qui réduit donc les chances de se faire purger de chez les Verts. Les réunions sont intéressantes, et les gens qui composent cette assemblée sont intéressants. Même si Eva n'est pas élue au premier tour, nos échanges auront été enrichissants.
Par ailleurs, la maison est une vraie case de passage, car nous avons accueilli Barbara Bertini, une de mes ancienne collègue de travail au GRDR qui était en mission au Sénégal pour 3 semaines. Des bons moments avec cette extraordinaire femme qui a égayé l'appartement pendant toute la durée de sa présence. Elle ramenait des bières fraiches tous les jours, elle sait donc parler à mon petit coeur.
Mon petit coeur, parlons en. Il souffre le pauvre. D'abord parce que j'ai dû faire un aller-retour express vers la France pour enterrer mon grand-père chéri, et soutenir la famille. C'est désagréable à faire, et cela à complètement casser le rythme dans lequel j'étais. Le retour au Sénégal a été rude. D'un point de vu climat mais de l'ambiance aussi. Je ne suis pas resté assez longtemps pour en profiter.
D'autre part, le célibat dans lequel je suis commence à me peser. J'ai bien quelques copines, mais ce n'est pas sérieux, et finalement je crois que je ne serais pas contre vivre quelque chose d'un peu plus que physique. Mais l'amour est un concept occidental, et les Sénégalaises qui te disent qu'elles t'aiment en ont plus à ton compte en banque que à ton cœur. Les exceptions existent mais je n'ai pas encore rencontré cette femme exceptionnelle. Inchallah un jour.
A part ça, la Tabaski arrive bientôt (l'Aid El Kébir dans le maghreb) et donc cela me coute déjà cher. Les flics sont tous de sortis pour racketter les toubabs comme moi qui passent. Résultat j'en suis déjà à 2 contrôles de police en une semaine et à 7000 FCFA de pot de vin. Les flics ont besoin d'argent pour acheter le plus beau mouton possible. Quelle belle bande de bâtards.
Par ailleurs encore, j'ai l'honneur de pouvoir fêter mes 2000e km avec ma Jakarta. Je suis maintenant un vrai biker. Sauf qu'à cause d'un gros Sénégalais que j'ai monté à l'arrière samedi dernier, je n'ai pas pu voir le match de la France contre le Pays de Galles en entier. En effet, au premier virage j'ai crevé. J'ai donc mis prêt de 2h pour réparer ce putain de pneu. On a commencé par regonfler le pneu, et on m'a dis, t'inquiète, pas de problème ça va tenir. Un km après j'étais à nouveau à plat. J'ai poussé la moto jusqu'à la première station pour re regonfler, pour pouvoir ramener la moto à un endroit où on pouvait la réparer. Le temps de me mettre une belle rustine et de remonter la roue arrière, de faire la route, j'ai vu que les 5 dernières minutes du match. Deg'. C'est la dernière fois que je monte un gros Sénégalais derrière. Maintenant ma moto est exclusivement réservée aux fraiches et douces demoiselles. Ou alors aux poids plumes à la rigueur.
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, tout le meilleur possible.
mardi 16 août 2011
28 hours too long
Bonjour à toutes et à tous,
28 heures. C'est le nombre d'heures que Grichka, Allen, et moi avons passé des les transports collectifs pour faire les 800 km aller-retour entre Dakar et Guédé, petite commune rurale où Emilie est en stage. C'est ma troisième fois là-bas. Et cette fois, j'ai vu Guédé vert. Et oui c'est le saison des pluies, et tout est vert, chose totalement improbable dans la zone sahélienne où est sis Guédé.
Le voyage aller a été terrible. Nous avons quitté Dakar à 22h15 le jeudi soir, après une difficile traversée de la grande banlieue dakaroise, avec des arrêts réguliers et dangereux pour prendre des gens jusqu'à être plein.
Premier vrai arrêt quelques heures après pour manger et prier.
Là un français d'origine sénégalaise est venu nous parler pour nous dire tout le mal qu'il pensait du Sénégal, et combien il s'était fais avoir ici par sa famille. Il pensait que nous étions les heureux propriétaires du 4X4 mercedes hyper classe garé là. Une fois avoir compris que nous étions dans le bus, il s'est barré fissa. Il nous a quand même confié qu'il préférait aller en prison en France faire sa peine que de rester ici....
Les ennuis ont commencé à Saint-Louis, où le bus s'est arrêté pour réparer une des roues qui avait rendu l'âme. Une heure d'arrêt, c'est le tarif.
Une heure après, donc vers 7h30, c'est le drame. Nous avons eu un accident. Un taxi, mal garé, comme d'habitude, sur le bord de la route a obligé le bus à faire un écart, et paf le 4X4 dans le sens inverse.
Résultat: un mort. Nous avons eu la mort tragique, stupide et honteuse du rétroviseur de la voiture d'en face.
Face à cette tragédie insupportable nous avons fais un stop de 3h30. Et oui car ici il faut 3h pour faire un constat d'accident pour un rétroviseur. Et le tout en nous laissant en plan, sans infos, et en se foutant de ma gueule quand j'ai proposé de faire le constat à l'amiable. Il fallait impérativement que les gendarmes de Saint-Louis, à 30 km de là, viennent faire le constat, avec reconstitution de la scène et même délimitation des impacts à la craie. Bon là j'exagère un peu, mais tout ça pour un rétroviseur, c'est juste du foutage de gueule.
Nouveau départ, et nouvel arrêt à 60 km de là. La même roue a rendue l'âme une deuxième fois. Trop c'est trop, donc nous avons été prendre un autre moyen de transport, un petit car blanc qui fait les trajets sous régionaux.
Pour arriver chez Emilie à Guédé, il nous a fallu encore prendre un taxi qui a essayé de nous arnaquer comme il faut, et une charrette qui à 400 m du village a crevé.
Je ne sais pas qui est le putain de chat noir du groupe, mais on a bien morflé durant tout le trajet, le tout sans manger, et sans pouvoir rien trouver à manger, ramadan oblige.
18h pour faire le trajet aller, soit le double de la normale.
En comparaison le trajet jusqu'à Saint-Louis le samedi a été une partie de plaisir. Sauf que je me suis fais pisser sur la tête par le saloperie de chèvre qui était sur le toit. Et que nous n'avons pu voir que les 30 dernières minutes du match. Saint-Louis est cependant une ville très belle et très intéressante. Tellement plus calme et humaine que Dakar.
Le retour à Dakar fut épique lui aussi. Une petite panne de radiateur percé qui a fais levé le capot de la 504 dans laquelle nous étions. Réparé avec de la colle et un morceau de pneu. Normal. Et ça a tenu jusqu'à Dakar. Normal.
En tout nous avons passé 28h sur les routes en 3 jours et demi. 28h/84h = 1/3 du temps sur les routes. Autant dire que nous étions tous un peu fatigué en rentrant le dimanche soir.
Bon je crois que je peux affirmer avec certitude que le chat noir ce n'est pas moi car Allen s'est retrouvé enfermé dehors le dimanche soir, et Grichka et Allen se sont retrouvés bloquer devant leur porte le lundi après-midi.
Putain de déveine.
Bon maintenant, il faut que je prépare ma progression pour la rentrée qui s'approche à grands pas. Inchallah tout se passera bien.
A bientôt
28 heures. C'est le nombre d'heures que Grichka, Allen, et moi avons passé des les transports collectifs pour faire les 800 km aller-retour entre Dakar et Guédé, petite commune rurale où Emilie est en stage. C'est ma troisième fois là-bas. Et cette fois, j'ai vu Guédé vert. Et oui c'est le saison des pluies, et tout est vert, chose totalement improbable dans la zone sahélienne où est sis Guédé.
Le voyage aller a été terrible. Nous avons quitté Dakar à 22h15 le jeudi soir, après une difficile traversée de la grande banlieue dakaroise, avec des arrêts réguliers et dangereux pour prendre des gens jusqu'à être plein.
Premier vrai arrêt quelques heures après pour manger et prier.
Là un français d'origine sénégalaise est venu nous parler pour nous dire tout le mal qu'il pensait du Sénégal, et combien il s'était fais avoir ici par sa famille. Il pensait que nous étions les heureux propriétaires du 4X4 mercedes hyper classe garé là. Une fois avoir compris que nous étions dans le bus, il s'est barré fissa. Il nous a quand même confié qu'il préférait aller en prison en France faire sa peine que de rester ici....
Les ennuis ont commencé à Saint-Louis, où le bus s'est arrêté pour réparer une des roues qui avait rendu l'âme. Une heure d'arrêt, c'est le tarif.
Une heure après, donc vers 7h30, c'est le drame. Nous avons eu un accident. Un taxi, mal garé, comme d'habitude, sur le bord de la route a obligé le bus à faire un écart, et paf le 4X4 dans le sens inverse.
Résultat: un mort. Nous avons eu la mort tragique, stupide et honteuse du rétroviseur de la voiture d'en face.
Face à cette tragédie insupportable nous avons fais un stop de 3h30. Et oui car ici il faut 3h pour faire un constat d'accident pour un rétroviseur. Et le tout en nous laissant en plan, sans infos, et en se foutant de ma gueule quand j'ai proposé de faire le constat à l'amiable. Il fallait impérativement que les gendarmes de Saint-Louis, à 30 km de là, viennent faire le constat, avec reconstitution de la scène et même délimitation des impacts à la craie. Bon là j'exagère un peu, mais tout ça pour un rétroviseur, c'est juste du foutage de gueule.
Nouveau départ, et nouvel arrêt à 60 km de là. La même roue a rendue l'âme une deuxième fois. Trop c'est trop, donc nous avons été prendre un autre moyen de transport, un petit car blanc qui fait les trajets sous régionaux.
Pour arriver chez Emilie à Guédé, il nous a fallu encore prendre un taxi qui a essayé de nous arnaquer comme il faut, et une charrette qui à 400 m du village a crevé.
Je ne sais pas qui est le putain de chat noir du groupe, mais on a bien morflé durant tout le trajet, le tout sans manger, et sans pouvoir rien trouver à manger, ramadan oblige.
18h pour faire le trajet aller, soit le double de la normale.
En comparaison le trajet jusqu'à Saint-Louis le samedi a été une partie de plaisir. Sauf que je me suis fais pisser sur la tête par le saloperie de chèvre qui était sur le toit. Et que nous n'avons pu voir que les 30 dernières minutes du match. Saint-Louis est cependant une ville très belle et très intéressante. Tellement plus calme et humaine que Dakar.
Le retour à Dakar fut épique lui aussi. Une petite panne de radiateur percé qui a fais levé le capot de la 504 dans laquelle nous étions. Réparé avec de la colle et un morceau de pneu. Normal. Et ça a tenu jusqu'à Dakar. Normal.
En tout nous avons passé 28h sur les routes en 3 jours et demi. 28h/84h = 1/3 du temps sur les routes. Autant dire que nous étions tous un peu fatigué en rentrant le dimanche soir.
Bon je crois que je peux affirmer avec certitude que le chat noir ce n'est pas moi car Allen s'est retrouvé enfermé dehors le dimanche soir, et Grichka et Allen se sont retrouvés bloquer devant leur porte le lundi après-midi.
Putain de déveine.
Bon maintenant, il faut que je prépare ma progression pour la rentrée qui s'approche à grands pas. Inchallah tout se passera bien.
A bientôt
mardi 12 juillet 2011
56 km de plaisir
Bonjour à toutes et à tous,
Non mon titre n'est pas une référence phallique mais le kilométrage de ma Jakarta. Les Jakartas sont des petites motos chinoises sous marque KTM de 110 cm3 et qui peuvent rouler aisément à 80 km/h sans être casse-gueule du moins pour un conducteur comme moi.
Je l'ai acheté hier, avec un casque, pour une valeur totale de 400 000 CFA soir 610€, neuve. Elle sera bientôt en règle, et même si ici on dit que ce sont les motos de femme, c'est idéal pour moi.
Je n'avais certes encore jamais conduit une moto, mais machallah elle est automatique, c'est à dire que je n'ai que les pédales pour freiner et passer les vitesses à gérer, et pas l'embrayage en plus. J'ai donc déjà fais mes 56 km depuis hier où je l'ai acheté. Je n'ai mis que 25 minutes à aller à Yoff, là où il fallait en compté presque 60 en bus. J'ai mis pour 2700 CFA de plein d'essence, alors qu'une course jusqu'à Yoff coute souvent 2000 CFA, et je vais pouvoir rouler presque 100 km avec ce plein.
Donc c'est un investissement qui pour le moment me parait astucieux, et fais vraiment plaisir.
Il est d'ailleurs totalement indispensable pour mon boulot de prof qui se profile, j'en aurais besoin pour aller voir mes 3e, 2nde, et 1ere tout au long de l'année.
Je vais donc avoir des grands, et 3 niveaux, dont certaines classes uniquement en ECJS. Je vais être chargé de faire de l'éducation civique à des fils de toubabs tout puissant dans ce pays, pas une mince affaire en perspective.
Sinon la situation politique s'est un peu amélioré en attendant les prochaines grosses coupures qui vont arriver malgré l'argent de l'AFD (Agence Française de Développement, vos impôts donc) mis pour entretenir les machines.
Wade enchainent les conneries, le père et le fils étant peu éclairés en ce moment sur leur politique.
Enfin rien de nouveau quoi!
A bientôt
Quentin
Non mon titre n'est pas une référence phallique mais le kilométrage de ma Jakarta. Les Jakartas sont des petites motos chinoises sous marque KTM de 110 cm3 et qui peuvent rouler aisément à 80 km/h sans être casse-gueule du moins pour un conducteur comme moi.
Je l'ai acheté hier, avec un casque, pour une valeur totale de 400 000 CFA soir 610€, neuve. Elle sera bientôt en règle, et même si ici on dit que ce sont les motos de femme, c'est idéal pour moi.
Je n'avais certes encore jamais conduit une moto, mais machallah elle est automatique, c'est à dire que je n'ai que les pédales pour freiner et passer les vitesses à gérer, et pas l'embrayage en plus. J'ai donc déjà fais mes 56 km depuis hier où je l'ai acheté. Je n'ai mis que 25 minutes à aller à Yoff, là où il fallait en compté presque 60 en bus. J'ai mis pour 2700 CFA de plein d'essence, alors qu'une course jusqu'à Yoff coute souvent 2000 CFA, et je vais pouvoir rouler presque 100 km avec ce plein.
Donc c'est un investissement qui pour le moment me parait astucieux, et fais vraiment plaisir.
Il est d'ailleurs totalement indispensable pour mon boulot de prof qui se profile, j'en aurais besoin pour aller voir mes 3e, 2nde, et 1ere tout au long de l'année.
Je vais donc avoir des grands, et 3 niveaux, dont certaines classes uniquement en ECJS. Je vais être chargé de faire de l'éducation civique à des fils de toubabs tout puissant dans ce pays, pas une mince affaire en perspective.
Sinon la situation politique s'est un peu amélioré en attendant les prochaines grosses coupures qui vont arriver malgré l'argent de l'AFD (Agence Française de Développement, vos impôts donc) mis pour entretenir les machines.
Wade enchainent les conneries, le père et le fils étant peu éclairés en ce moment sur leur politique.
Enfin rien de nouveau quoi!
A bientôt
Quentin
jeudi 30 juin 2011
10 jours de retard
Bonjour à toutes et à tous,
Là oû je devais avoir des nouvelles pour mon poste de prof d'histoire géo le 20, la réponse est finalement arrivé aujourd'hui. J'ai été classé numéro 3 dans la liste des profs ce qui fait que je ne peux pas être à l'année mais seulement vacataire pour 13 semaines. Je vais donc faire une pige de septembre aux vacances de Noel à la place d'une prof en congé maternité. Ce n'est pas exactement ce que j'avais prévu, mais c'est pas mal non plus, car cela va me permettre de prolonger mon séjour en Afrique pour quelques temps encore.
Je ne suis que number 9 sur la liste des assistants d'éducation, donc je n'ai pas tellement le choix.
Mais c'est maintenant que la merde commence. Il faut que je fasse maintenant toutes les démarches administratives pour avoir ma carte de résident, et que je prépare des cours. Je vais contacter la fille que je remplace pour savoir oû elle est, et les voeux qu'elle a formulé.
Mais bon, cela annonce un été sympa, puisque j'ai encore pas mal de resèrve à dépenser. Je vais commencer par acheter un deux roues pour faciliter les déplacements. Et me faire plaisir.
Normalement on devrait me voir du côté de Madagascar dans le courant de l'année 2012, à faire des folies de ma vie.
Le voyage continue.
Sinon, il y a eu quelques mouvements d'humeurs ici à Dakar qui ont poussé Wade à la reculade sur un projet de loi qui visait à le faire élire avec 25% des sufrages au premier tour, et des émeutes de l'éléctricité. Ces dernières ont eu lieu dans les quartiers extérieurs oû la lumière était coupée depuis trop longtemps. Mais le calme semble être revenu, et la vie reprendre son cours. Merci la senelec qui est en faillite et n'a pas de quoi payer les approvisionnements en carburant, grâce à l'état sénégalais qui ponctionne les revenus pour engraisser ses ministres...
Bon à part ça, j'ai fais une semaine bien triste la semaine passée car n'ayant pas de réponses du lycée Mermoz, et une réponse négative de France volontaire, mon moral était bas.
Là tout de suite ça va mieux!
A bientôt pour de nouvelles aventures...
Là oû je devais avoir des nouvelles pour mon poste de prof d'histoire géo le 20, la réponse est finalement arrivé aujourd'hui. J'ai été classé numéro 3 dans la liste des profs ce qui fait que je ne peux pas être à l'année mais seulement vacataire pour 13 semaines. Je vais donc faire une pige de septembre aux vacances de Noel à la place d'une prof en congé maternité. Ce n'est pas exactement ce que j'avais prévu, mais c'est pas mal non plus, car cela va me permettre de prolonger mon séjour en Afrique pour quelques temps encore.
Je ne suis que number 9 sur la liste des assistants d'éducation, donc je n'ai pas tellement le choix.
Mais c'est maintenant que la merde commence. Il faut que je fasse maintenant toutes les démarches administratives pour avoir ma carte de résident, et que je prépare des cours. Je vais contacter la fille que je remplace pour savoir oû elle est, et les voeux qu'elle a formulé.
Mais bon, cela annonce un été sympa, puisque j'ai encore pas mal de resèrve à dépenser. Je vais commencer par acheter un deux roues pour faciliter les déplacements. Et me faire plaisir.
Normalement on devrait me voir du côté de Madagascar dans le courant de l'année 2012, à faire des folies de ma vie.
Le voyage continue.
Sinon, il y a eu quelques mouvements d'humeurs ici à Dakar qui ont poussé Wade à la reculade sur un projet de loi qui visait à le faire élire avec 25% des sufrages au premier tour, et des émeutes de l'éléctricité. Ces dernières ont eu lieu dans les quartiers extérieurs oû la lumière était coupée depuis trop longtemps. Mais le calme semble être revenu, et la vie reprendre son cours. Merci la senelec qui est en faillite et n'a pas de quoi payer les approvisionnements en carburant, grâce à l'état sénégalais qui ponctionne les revenus pour engraisser ses ministres...
Bon à part ça, j'ai fais une semaine bien triste la semaine passée car n'ayant pas de réponses du lycée Mermoz, et une réponse négative de France volontaire, mon moral était bas.
Là tout de suite ça va mieux!
A bientôt pour de nouvelles aventures...
mardi 14 juin 2011
En attendant le 20
Bonjour à toutes et à tous,
Une fois de plus je regrette d'avoir été aussi peu loquace ces derniers temps. Cela tient surtout du fait que j'ai peu de choses à raconter. Enfin jusque là.
Car ce mois de Juin est en fait assez chargé. D'un point de vue humain déjà c'est assez cool. J'ai passé une paire de week end festifs assez sympathiques avec des gens cools. Je me suis fais vraiment très plaisir entre les matchs de rugby et de foot avec les potes.
Le retour au Sénégal est vraiment génial. J'ai l'impression que mon séjour en France était il y a des mois. C'est un peu pour ça d'ailleurs que je ne donnes pas beaucoup de nouvelles, je perds assez régulièrement le décompte des jours et du temps. En comparaison les trois semaines en France m'ont paru très longues aux trois semaines que je viens de passer ici depuis mon retour.
Avec Natsuko nous sommes allés passer un week end de trois jours du côté du nord du Sénégal, dans le Fouta Toro, chez les Peulhs. Nous sommes allés visiter Emilie, une stagiaire du MICP de cette année qui est en stage avec Enda Pronat là-bas. On en a profité pour ramener 25 kg de riz bio produit là-bas. J'y étais déjà aller et c'est vrai que ça m'a fait très plaisir d'y retourner. Bon les deux fois 9 heures de taxi 7 places pour y aller et revenir étaient pas hyper plaisir non plus, mais bon, quand on a pas le choix, on a pas le choix.
Surtout ce qui a bien fait chier c'est d'être au garage pompiers, la gare routière de Dakar, à 5h du matin pour ne finalement partir qu'à 8h15. Même pas par faute de personnes dans le taxi, car il ne part que plein, mais par faute de voiture pour nous y emmener à cause du festival de Jazz de Saint Louis.
Nous sommes donc allés prendre un gros coup de chaleur, mais surtout prendre un grand coup de Sénégal "vrai". C'est à dire le Sénégal où on se déplace à pied ou en charrette, où les heures de travail sont rythmées par les appels à la prière et la chaleur. Il faisait vraiment très chaud là-bas, avec un vent de tous les diables, un sirocco terrible. Résultat : 3L d'eau par jour.
Mon avenir au Sénégal est en train de se décider en ce moment, et pour une grande partie le 20 Juin, date de la commission paritaire qui dira si oui ou non je pourrais être prof ou surveillant l'année prochaine au lycée Mermoz de Dakar. Car oui je l'avoue, j'ai vendu mon âme au diable en postulant pour travailler avec des toubabs pour des toubabs, en zone "française" dixit une des CPE avec qui j'avais rdv cette après midi.
Un entretien de motivation qui s'est plutôt pas mal passé, même si il est vrai que mes motivations bien qu'honnêtes ne sont pas forcément celles attendus par mes interlocuteurs. L'idéal serait que j'arrive à être prof pendant un an pour pouvoir repartir sur les routes sereinement. Bon si je suis pion c'est pas mal non plus, même si ça paye pas autant et qu'il y a plus d'heures de présence dans l'établissement.
D'un autre côté j'attends la réponse de France Volontaires où j'ai postulé la semaine dernière pour voir si j'ai la possibilité de partir prochainement en volontariat, à Madagascar comme tout le monde...
C'est donc ce mois-ci que tout se décide, si rien ne marche, et bien je ferais autre chose, je ne sais pas encore quoi, mais j'ai encore un peu de temps devant moi financièrement parlant.
Toujours est il que je serais au Sénégal cet été encore, donc si des gens veulent venir, ya pas le problème, je s'occupe de tout, on s'ennuiera pas!
Tchô à tous et à tôtbien!
Une fois de plus je regrette d'avoir été aussi peu loquace ces derniers temps. Cela tient surtout du fait que j'ai peu de choses à raconter. Enfin jusque là.
Car ce mois de Juin est en fait assez chargé. D'un point de vue humain déjà c'est assez cool. J'ai passé une paire de week end festifs assez sympathiques avec des gens cools. Je me suis fais vraiment très plaisir entre les matchs de rugby et de foot avec les potes.
Le retour au Sénégal est vraiment génial. J'ai l'impression que mon séjour en France était il y a des mois. C'est un peu pour ça d'ailleurs que je ne donnes pas beaucoup de nouvelles, je perds assez régulièrement le décompte des jours et du temps. En comparaison les trois semaines en France m'ont paru très longues aux trois semaines que je viens de passer ici depuis mon retour.
Avec Natsuko nous sommes allés passer un week end de trois jours du côté du nord du Sénégal, dans le Fouta Toro, chez les Peulhs. Nous sommes allés visiter Emilie, une stagiaire du MICP de cette année qui est en stage avec Enda Pronat là-bas. On en a profité pour ramener 25 kg de riz bio produit là-bas. J'y étais déjà aller et c'est vrai que ça m'a fait très plaisir d'y retourner. Bon les deux fois 9 heures de taxi 7 places pour y aller et revenir étaient pas hyper plaisir non plus, mais bon, quand on a pas le choix, on a pas le choix.
Surtout ce qui a bien fait chier c'est d'être au garage pompiers, la gare routière de Dakar, à 5h du matin pour ne finalement partir qu'à 8h15. Même pas par faute de personnes dans le taxi, car il ne part que plein, mais par faute de voiture pour nous y emmener à cause du festival de Jazz de Saint Louis.
Nous sommes donc allés prendre un gros coup de chaleur, mais surtout prendre un grand coup de Sénégal "vrai". C'est à dire le Sénégal où on se déplace à pied ou en charrette, où les heures de travail sont rythmées par les appels à la prière et la chaleur. Il faisait vraiment très chaud là-bas, avec un vent de tous les diables, un sirocco terrible. Résultat : 3L d'eau par jour.
Mon avenir au Sénégal est en train de se décider en ce moment, et pour une grande partie le 20 Juin, date de la commission paritaire qui dira si oui ou non je pourrais être prof ou surveillant l'année prochaine au lycée Mermoz de Dakar. Car oui je l'avoue, j'ai vendu mon âme au diable en postulant pour travailler avec des toubabs pour des toubabs, en zone "française" dixit une des CPE avec qui j'avais rdv cette après midi.
Un entretien de motivation qui s'est plutôt pas mal passé, même si il est vrai que mes motivations bien qu'honnêtes ne sont pas forcément celles attendus par mes interlocuteurs. L'idéal serait que j'arrive à être prof pendant un an pour pouvoir repartir sur les routes sereinement. Bon si je suis pion c'est pas mal non plus, même si ça paye pas autant et qu'il y a plus d'heures de présence dans l'établissement.
D'un autre côté j'attends la réponse de France Volontaires où j'ai postulé la semaine dernière pour voir si j'ai la possibilité de partir prochainement en volontariat, à Madagascar comme tout le monde...
C'est donc ce mois-ci que tout se décide, si rien ne marche, et bien je ferais autre chose, je ne sais pas encore quoi, mais j'ai encore un peu de temps devant moi financièrement parlant.
Toujours est il que je serais au Sénégal cet été encore, donc si des gens veulent venir, ya pas le problème, je s'occupe de tout, on s'ennuiera pas!
Tchô à tous et à tôtbien!
lundi 23 mai 2011
De retour au pays
Bonjour à toutes et à tous,
Ce billet est le premier depuis bien longtemps. Non pas que je sois mort, la preuve. Simplement je n'ai pas pris le temps de le faire et ce pour plusieurs raisons.
D'abord parce que j'étais en France, et que pour la plupart d'entre vous, j'ai eu la divine occasion de vous voir physiquement. Et surtout parce que je n'avais pas grand chose à raconter. J'ai déménagé ma chambre vers le grenier de la nouvelle maison des parents. J'ai pas mal picolé. C'est à peu prêt tout.
Dans les nouvelles intéressantes, j'ai reçu un dossier pour postuler au lycée français de Dakar pour l'année prochaine, en histoire géo. Cela pourrait être vraiment très sympa.
Je vais également prochainement commencé un travail plus ou moins payé avec une grosse association sénégalaise qui fait de l'accueil de jeunes en difficultés scolaires.
Je vais être chargé de pas mal de choses, entre autre de la recherche de partenariats et financements, mais également de la maintenance informatique.
Je ne vais pas révolutionner tout mais cela va me donner une certaine expérience que je vais largement valorisée. Ou du moins essayer de valoriser.
Je vais certainement prochainement retenter ma chance auprès de France Volontaires pour partir si je ne suis pas pris comme prof. J'aimerais vraiment aller du coté de Madagascar moi aussi.
Je suis à une nouvelle étape de ma vie, et bizarrement, le fait d'avoir 25 ans, me donne l'impression que je me sens plus "adulte". C'est con. Je suis toujours capable de dire, de faire, de penser les mêmes conneries, mais maintenant c'est en tant qu'adulte.
Je ne dis pas cependant que je ne serais pas toute ma vie un foutu voyageur, incapable de se poser quelque part, mais maintenant c'est plus un rêve de gosse qu'il ne faut surtout pas briser. C'est ma façon à moi de me réaliser. J'en suis content, et même peut être un peu fier.
En tout cas, j'ai pris un plaisir immense à être en France avec les amis, la famille, les jolies toubabs, mais mon plaisir en revenant chez moi à Dakar, a été lui aussi immense, car différent.
Je me sens bien ici, et pas à Dakar, ou au Sénégal, mais loin de France, de sa perpétuelle tristesse et de ses obligations vulgaires du quotidien. J'ai trouvé que l'ambiance en France était particulièrement morose, et pour moi qui ne le suis pas, c'est difficile à vivre.
Je reviendrais en France une prochaine fois avec un peu de bonheur à partager, et je ne parle pas de bébé, je tiens à le préciser pour que ma mère ne se fasse pas des idées!
Bonnes réjouissances à vous tous, moi je m'occupe de ça de mon coté!
A bientôt
Ce billet est le premier depuis bien longtemps. Non pas que je sois mort, la preuve. Simplement je n'ai pas pris le temps de le faire et ce pour plusieurs raisons.
D'abord parce que j'étais en France, et que pour la plupart d'entre vous, j'ai eu la divine occasion de vous voir physiquement. Et surtout parce que je n'avais pas grand chose à raconter. J'ai déménagé ma chambre vers le grenier de la nouvelle maison des parents. J'ai pas mal picolé. C'est à peu prêt tout.
Dans les nouvelles intéressantes, j'ai reçu un dossier pour postuler au lycée français de Dakar pour l'année prochaine, en histoire géo. Cela pourrait être vraiment très sympa.
Je vais également prochainement commencé un travail plus ou moins payé avec une grosse association sénégalaise qui fait de l'accueil de jeunes en difficultés scolaires.
Je vais être chargé de pas mal de choses, entre autre de la recherche de partenariats et financements, mais également de la maintenance informatique.
Je ne vais pas révolutionner tout mais cela va me donner une certaine expérience que je vais largement valorisée. Ou du moins essayer de valoriser.
Je vais certainement prochainement retenter ma chance auprès de France Volontaires pour partir si je ne suis pas pris comme prof. J'aimerais vraiment aller du coté de Madagascar moi aussi.
Je suis à une nouvelle étape de ma vie, et bizarrement, le fait d'avoir 25 ans, me donne l'impression que je me sens plus "adulte". C'est con. Je suis toujours capable de dire, de faire, de penser les mêmes conneries, mais maintenant c'est en tant qu'adulte.
Je ne dis pas cependant que je ne serais pas toute ma vie un foutu voyageur, incapable de se poser quelque part, mais maintenant c'est plus un rêve de gosse qu'il ne faut surtout pas briser. C'est ma façon à moi de me réaliser. J'en suis content, et même peut être un peu fier.
En tout cas, j'ai pris un plaisir immense à être en France avec les amis, la famille, les jolies toubabs, mais mon plaisir en revenant chez moi à Dakar, a été lui aussi immense, car différent.
Je me sens bien ici, et pas à Dakar, ou au Sénégal, mais loin de France, de sa perpétuelle tristesse et de ses obligations vulgaires du quotidien. J'ai trouvé que l'ambiance en France était particulièrement morose, et pour moi qui ne le suis pas, c'est difficile à vivre.
Je reviendrais en France une prochaine fois avec un peu de bonheur à partager, et je ne parle pas de bébé, je tiens à le préciser pour que ma mère ne se fasse pas des idées!
Bonnes réjouissances à vous tous, moi je m'occupe de ça de mon coté!
A bientôt
mercredi 13 avril 2011
A bientôt
Bonjour à toutes et à tous,
Je sais que c'est impardonable de ma part car j'avais annoncé que je donnerais des nouvelles plus fréquemment. Et au final, c'est encore moins souvent. Il est vrai que je suis pas mal occupé, à droite, à gauche.
Heureusement l'habitude n'a pas encore réussi à me surmonter, Dakar me surprend encore, et j'arrive encore à lever les yeux pour découvrir ce que les gens qui passent tous les jours ne peuvent pas voir.
Dans mon optique de rester un peu plus longtemps encore ici, j'ai décidé de faire un aller-retour avec la France. Je rentre donc au pays du jeudi 28 avril au samedi 21 mai. Et comme au milieu de tout ça ce sont mes 25 ans, je vais profiter de ce voyage pour me faire plaisir.
A mon retour, la mission "trouver un job" deviendra une de mes priorités, meme si cela se fera nicement.
La chaleur semble être en train de sérieusement monter dans le coin, donc j'espère que je ne prendrai pas un choc thermique avec cet A/R. Il me reste 2 semaines pour boucler un certain nombre de projet, et pour préparer au mieux mon planning français.
Je suis toujours autant étonné par ce que je peux voir... Les pigeons et les chats sont parfois mieux nourris que les talibés qui envahissent les rues lorsque les marabouts les chassent des daaras pour aller mendier de l'argent, du sucre, et de quoi se nourrir.
Je ne sais pas pourquoi, mais je suis à nouveau dans une période oû les ambulants ne me lâchent pas la grappe lorsque je leur dis "non" une première fois. Et de la même manière, les voleurs à la tire ont encore essayé de me faire les poches, alors qu'ils avaient arrêtés... Bon le gars a pas eu de chance et n'était pas très bon non plus, je l'ai vu ouvrir ma fermeture éclair avant de mon sac, que je portais sur mon ventre tout de même. Je lui ai donc attrapé la main et j'ai de ma voix douce et charmante commencé à beugler comme un âne. Double par de bol pour les deux complices, un type que je connaissais venait justement vers moi. Ils n'ont pas eu le temps de faire d'esclandre, et j'ai laché le bras de l'impudent tout en l'insultant copieusement de voleur. Les sales types n'ont pas trainé dans la zone, et l'adrénaline n'a pas eu le temps de réellement monter en moi.
La semaine passée, j'ai fais l'accueil des étudiants MICP de cette année qui sont en stage au Sénégal. Ils ont l'air bons donc c'est cool! Je vais m'occuper d'eux comme il faut... Je connais des bons coins oû sortir maintenant, ils vont pas s'ennuyer, c'est garantie.
La saison de rugby touchant à son terme, je vais avoir un peu plus de temps pour faire d'autres choses, et pourquoi pas fréquenter des non-toubabs.
Je pense que quand je rentre j'investis dans une moto ou un scooter car les temps de transport sont vraiment très durs à gérer. Je perds au moins 2 heures par jour, voir 3, pour me déplacer dans Dakar, alors que mes déplacements les plus loins sont au maximum à 15 km. Un moyen de locomotion est vraiment indispensable, d'autant plus que je vais pouvoir choisir mes heures de déplacement et éviter les heures de pointe. Je n'ai pas peur de circuler dans Dakar, car je connais plutôt pas mal la ville maintenant et que je sais oû il ne faut pas passer, et oû il vaut mieux rouler pour ne pas mourrir avec ces chauffards de Sénégalais.
De toutes façons je ne suis pas un danger public, et je serais extrêmement méfiant en permanence.
J'ai peut être des pistes de travail avec l'armée française qui a ici un centre aéré qui paye plutôt bien. J'irai chercher l'argent là oû il est de toutes façons. Et puis je fréquente tellement de militaires, entre les pompiers de la maison du rugby, les rugbymens du bataillon des sports, et les joueurs et entraineurs de la BIMA, que cela ne fait plus grand chose maintenant. Je regarde même les matchs de rugby dans un bar resto bien sympa avec les gendarmes présents sur place. Avec un cousin "gendrame" à quoi je pouvais m'attendre!
Je suis également en passe d'intégrer un groupe d'expert pour une très grosse asso sénégalaise qui fait de l'éducation, et qui est en train de créer une formation bac plus 3 en développement. C'est mon ami Alia qui m'a mis le pied là-dedans, et j'ai plongé au premier coup d'oeil.
Et ce ne sont même pas la moitié de mes activités que je vous décris!
Je suis définitivement un hors cadre ici. C'est ainsi que l'organisme d'envoi de volontaires de solidarité internationale définit les types comme moi.
Ca fait rien car moi au moins je m'éclate.
A bientot, par mail, ou pour de vrai...
Je sais que c'est impardonable de ma part car j'avais annoncé que je donnerais des nouvelles plus fréquemment. Et au final, c'est encore moins souvent. Il est vrai que je suis pas mal occupé, à droite, à gauche.
Heureusement l'habitude n'a pas encore réussi à me surmonter, Dakar me surprend encore, et j'arrive encore à lever les yeux pour découvrir ce que les gens qui passent tous les jours ne peuvent pas voir.
Dans mon optique de rester un peu plus longtemps encore ici, j'ai décidé de faire un aller-retour avec la France. Je rentre donc au pays du jeudi 28 avril au samedi 21 mai. Et comme au milieu de tout ça ce sont mes 25 ans, je vais profiter de ce voyage pour me faire plaisir.
A mon retour, la mission "trouver un job" deviendra une de mes priorités, meme si cela se fera nicement.
La chaleur semble être en train de sérieusement monter dans le coin, donc j'espère que je ne prendrai pas un choc thermique avec cet A/R. Il me reste 2 semaines pour boucler un certain nombre de projet, et pour préparer au mieux mon planning français.
Je suis toujours autant étonné par ce que je peux voir... Les pigeons et les chats sont parfois mieux nourris que les talibés qui envahissent les rues lorsque les marabouts les chassent des daaras pour aller mendier de l'argent, du sucre, et de quoi se nourrir.
Je ne sais pas pourquoi, mais je suis à nouveau dans une période oû les ambulants ne me lâchent pas la grappe lorsque je leur dis "non" une première fois. Et de la même manière, les voleurs à la tire ont encore essayé de me faire les poches, alors qu'ils avaient arrêtés... Bon le gars a pas eu de chance et n'était pas très bon non plus, je l'ai vu ouvrir ma fermeture éclair avant de mon sac, que je portais sur mon ventre tout de même. Je lui ai donc attrapé la main et j'ai de ma voix douce et charmante commencé à beugler comme un âne. Double par de bol pour les deux complices, un type que je connaissais venait justement vers moi. Ils n'ont pas eu le temps de faire d'esclandre, et j'ai laché le bras de l'impudent tout en l'insultant copieusement de voleur. Les sales types n'ont pas trainé dans la zone, et l'adrénaline n'a pas eu le temps de réellement monter en moi.
La semaine passée, j'ai fais l'accueil des étudiants MICP de cette année qui sont en stage au Sénégal. Ils ont l'air bons donc c'est cool! Je vais m'occuper d'eux comme il faut... Je connais des bons coins oû sortir maintenant, ils vont pas s'ennuyer, c'est garantie.
La saison de rugby touchant à son terme, je vais avoir un peu plus de temps pour faire d'autres choses, et pourquoi pas fréquenter des non-toubabs.
Je pense que quand je rentre j'investis dans une moto ou un scooter car les temps de transport sont vraiment très durs à gérer. Je perds au moins 2 heures par jour, voir 3, pour me déplacer dans Dakar, alors que mes déplacements les plus loins sont au maximum à 15 km. Un moyen de locomotion est vraiment indispensable, d'autant plus que je vais pouvoir choisir mes heures de déplacement et éviter les heures de pointe. Je n'ai pas peur de circuler dans Dakar, car je connais plutôt pas mal la ville maintenant et que je sais oû il ne faut pas passer, et oû il vaut mieux rouler pour ne pas mourrir avec ces chauffards de Sénégalais.
De toutes façons je ne suis pas un danger public, et je serais extrêmement méfiant en permanence.
J'ai peut être des pistes de travail avec l'armée française qui a ici un centre aéré qui paye plutôt bien. J'irai chercher l'argent là oû il est de toutes façons. Et puis je fréquente tellement de militaires, entre les pompiers de la maison du rugby, les rugbymens du bataillon des sports, et les joueurs et entraineurs de la BIMA, que cela ne fait plus grand chose maintenant. Je regarde même les matchs de rugby dans un bar resto bien sympa avec les gendarmes présents sur place. Avec un cousin "gendrame" à quoi je pouvais m'attendre!
Je suis également en passe d'intégrer un groupe d'expert pour une très grosse asso sénégalaise qui fait de l'éducation, et qui est en train de créer une formation bac plus 3 en développement. C'est mon ami Alia qui m'a mis le pied là-dedans, et j'ai plongé au premier coup d'oeil.
Et ce ne sont même pas la moitié de mes activités que je vous décris!
Je suis définitivement un hors cadre ici. C'est ainsi que l'organisme d'envoi de volontaires de solidarité internationale définit les types comme moi.
Ca fait rien car moi au moins je m'éclate.
A bientot, par mail, ou pour de vrai...
mercredi 23 mars 2011
Le temps passe
Bonjour à toutes et tous,
Je ne sais pas pourquoi mais je ne vois pas le temps passé. Je n'arrive presque plus à savoir depuis combien de temps je suis ici... Etant donné que je suis pas mal occupé ces derniers temps, je pense que cela joue beaucoup. Car même si je ne parle que de rugby en ce moment, je fais bien d'autres choses. Je sociabilise pas mal, un peu trop avec les toubabs surement, mais je suis en train de sérieusement étendre mon réseau. Je n'ai presque plus l'impression d'être à l'étranger, sauf quand on me parle en wolof, car bon dieu que c'est dur à apprendre, surtout quand les gens parlent si vite! Je ne suis pas encore chez moi, mais ça le deviendra sûrement.
Nous avons perdu vendredi soir notre match de rugby ce qui fait que nous ne pouvons plus nous qualifier pour les demis finales du championnat. En même temps cela aurait été un vol en bonne et dûe forme car nous n'étions pas grand chose au mois de janvier. Les progrès de l'équipe ont été fulgurants et je ne crois pas y être innocent. C'est agréable de se sentir utile. Le dernier match de la saison est samedi, après il ne nous restera que la coupe du Sénégal et des matchs à 7. Nous allons donc pouvoir légitimement travaillé pour la saison prochaine.
Heureusement que la saison se finit car je commence à être esquinté de partout. Je vais pouvoir me refaire une santé et une vraie préparation physique. J'en ai bien besoin, car même si j'ai perdu une dizaine de kg, pour atteindre un poids de 82 kg. Je n'ai pas été dans ces environs là depuis un nombre d'années très conséquente. Je ne suis pas maigre non plus, mais j'ai pas mal fondu.
Dans mes occupations à venir, il va falloir que je trouve des sponsors pour le club des caïmans afin que nous puissions rembourser nos dettes, et prévoir pour la saison prochaine. Je pense que je vais faire faire des t-shirts avec notre emblème que j'irai faire sponsoriser par les entreprises locales. J'en ramènerai surement en France, car c'est là que ce trouve l'argent.
Je continue de travailler à la maison du rugby sur les projets en cours, mais cela devient de plus en plus critique car les types qui sont là, qui sont les salariés sont manifestement des erreurs de castings. Ce projet est réellement emballant et pas simplement pour le rugbyman que je suis. Il y a dans les gens qui gravitent autour de ce projet des sénégalais qui ne sont pas des amateurs de ce sport qui sont emballés. Ils ont bien vu les intérêts de ce type de projet pour leur village d'une part, et pour les portes que cela ouvre à plus long terme.
C'est dommage que je ne sois pas arrivé plus tôt dans ce projet car j'aurais pu corriger quelques petites choses... Le mois de mars est perdu et le mois d'avril est déjà en danger. Les salariés ne se bougent pas le cul, donc rien ne se passera.
Le week end passé, Natsuko et moi sommes allés à Fatick voir notre camarade de promo et au demeurant ami Sory Fanta Mody Kaba, dit Papiss. Nous sommes partis le samedi matin tôt, avant 8h car des manifs étaient annoncées à côté de chez nous. Bon finalement ces manifs facebook n'ont pas été très importantes, mais la circulation risquait d'être perturbée. Nous avons pris un 7 places pour aller à Fatick, qui est une ville à 150 km environ de Dakar, soit entre 2h30 et 3h de route. C'est une petite ville de province qui fait 40 000 habitants environ, dans le Sine Saloum, c'est à dire dans une région de mangrove, un peu plus au sud de la ville.
Le climat y était très sec, et on avait l'impression qu'il fesait 15 degré de plus qu'à Dakar. On a eu chaud mais qu'est ce que l'on a bien été reçu, par Sory d'une part, et par sa famille d'autre part. Maintenant que j'y ai mis les pieds, j'y retournerai plus souvent je pense. Surtout si je finis par craquer et m'acheter cette moto qui me libèrerait tellement.
Nous avons été conviés à un meeting politique organisé par Sory, oû nous avons été présenter comme amis, camarade de promo, et soutiens de Sory. Je me suis donc fait récupérer politiquement. Bon je n'ai rien contre, tant que c'est pour un ami. Ce meeting était vraiment plaisant car les discours ne duraient pas des heures et les griots chantaient et dansaient entre chaques. De la fête et du bonheur!
Natsuko et moi sommes revenus vraiment contents de ce week end qui donne envie d'en faire plein d'autre comme cela!
Cette semaine, je dois revoir pas mal de monde, de Enda d'une part, et mon Alia d'autre part. Je ne l'ai pas vu depuis longtemps, et il faut que nous parlions bizness ensemble.
A bientôt
Je ne sais pas pourquoi mais je ne vois pas le temps passé. Je n'arrive presque plus à savoir depuis combien de temps je suis ici... Etant donné que je suis pas mal occupé ces derniers temps, je pense que cela joue beaucoup. Car même si je ne parle que de rugby en ce moment, je fais bien d'autres choses. Je sociabilise pas mal, un peu trop avec les toubabs surement, mais je suis en train de sérieusement étendre mon réseau. Je n'ai presque plus l'impression d'être à l'étranger, sauf quand on me parle en wolof, car bon dieu que c'est dur à apprendre, surtout quand les gens parlent si vite! Je ne suis pas encore chez moi, mais ça le deviendra sûrement.
Nous avons perdu vendredi soir notre match de rugby ce qui fait que nous ne pouvons plus nous qualifier pour les demis finales du championnat. En même temps cela aurait été un vol en bonne et dûe forme car nous n'étions pas grand chose au mois de janvier. Les progrès de l'équipe ont été fulgurants et je ne crois pas y être innocent. C'est agréable de se sentir utile. Le dernier match de la saison est samedi, après il ne nous restera que la coupe du Sénégal et des matchs à 7. Nous allons donc pouvoir légitimement travaillé pour la saison prochaine.
Heureusement que la saison se finit car je commence à être esquinté de partout. Je vais pouvoir me refaire une santé et une vraie préparation physique. J'en ai bien besoin, car même si j'ai perdu une dizaine de kg, pour atteindre un poids de 82 kg. Je n'ai pas été dans ces environs là depuis un nombre d'années très conséquente. Je ne suis pas maigre non plus, mais j'ai pas mal fondu.
Dans mes occupations à venir, il va falloir que je trouve des sponsors pour le club des caïmans afin que nous puissions rembourser nos dettes, et prévoir pour la saison prochaine. Je pense que je vais faire faire des t-shirts avec notre emblème que j'irai faire sponsoriser par les entreprises locales. J'en ramènerai surement en France, car c'est là que ce trouve l'argent.
Je continue de travailler à la maison du rugby sur les projets en cours, mais cela devient de plus en plus critique car les types qui sont là, qui sont les salariés sont manifestement des erreurs de castings. Ce projet est réellement emballant et pas simplement pour le rugbyman que je suis. Il y a dans les gens qui gravitent autour de ce projet des sénégalais qui ne sont pas des amateurs de ce sport qui sont emballés. Ils ont bien vu les intérêts de ce type de projet pour leur village d'une part, et pour les portes que cela ouvre à plus long terme.
C'est dommage que je ne sois pas arrivé plus tôt dans ce projet car j'aurais pu corriger quelques petites choses... Le mois de mars est perdu et le mois d'avril est déjà en danger. Les salariés ne se bougent pas le cul, donc rien ne se passera.
Le week end passé, Natsuko et moi sommes allés à Fatick voir notre camarade de promo et au demeurant ami Sory Fanta Mody Kaba, dit Papiss. Nous sommes partis le samedi matin tôt, avant 8h car des manifs étaient annoncées à côté de chez nous. Bon finalement ces manifs facebook n'ont pas été très importantes, mais la circulation risquait d'être perturbée. Nous avons pris un 7 places pour aller à Fatick, qui est une ville à 150 km environ de Dakar, soit entre 2h30 et 3h de route. C'est une petite ville de province qui fait 40 000 habitants environ, dans le Sine Saloum, c'est à dire dans une région de mangrove, un peu plus au sud de la ville.
Le climat y était très sec, et on avait l'impression qu'il fesait 15 degré de plus qu'à Dakar. On a eu chaud mais qu'est ce que l'on a bien été reçu, par Sory d'une part, et par sa famille d'autre part. Maintenant que j'y ai mis les pieds, j'y retournerai plus souvent je pense. Surtout si je finis par craquer et m'acheter cette moto qui me libèrerait tellement.
Nous avons été conviés à un meeting politique organisé par Sory, oû nous avons été présenter comme amis, camarade de promo, et soutiens de Sory. Je me suis donc fait récupérer politiquement. Bon je n'ai rien contre, tant que c'est pour un ami. Ce meeting était vraiment plaisant car les discours ne duraient pas des heures et les griots chantaient et dansaient entre chaques. De la fête et du bonheur!
Natsuko et moi sommes revenus vraiment contents de ce week end qui donne envie d'en faire plein d'autre comme cela!
Cette semaine, je dois revoir pas mal de monde, de Enda d'une part, et mon Alia d'autre part. Je ne l'ai pas vu depuis longtemps, et il faut que nous parlions bizness ensemble.
A bientôt
lundi 14 mars 2011
une semaine de plus en moins
Bonjour à toutes et à tous,
Pour commencer, samedi nous avons gagné notre match contre le BIMA (Bataillon d'Infanterie MArine, les militaires français quoi) 16 à 00. Victoire significative au point de vue comptable mais vraiment moche d'un point de vue jeu et arbitrage.
Voilà qui est fait...
Pour ce qui est des autres nouvelles, et bien j'ai eu encore une semaine assez chargé...
Je vais commencer par ce qui va faire plaisir à mes parents, je suis allé rencontrer le principal adjoint du lycée Mermoz auprès de qui j'ai été recommandé par le président de la fédération sénégalaise de rugby.
Bon c'est vrai que je ne suis pas passé par le circuit habituel dans le sens où le principal adjoint m'a demandé de quand même déposer un CV pour que ce ne soit pas trop voyant... Le boulot n'est pas acquis mais si quelque chose se présente je suis en bonne piste a priori.
Il m'a dit que je ne devais pas compter sur grand chose avant la rentrée de Septembre, mais cela pourrait être une belle opportunité d'avoir un poste pour une année.
D'ici là je vais faire attention financièrement même si je n'ai pas vraiment d'urgence pour le moment.
Je vais quand même essayé de prendre de l'argent quelque part... Je sais pas trop où mais j'ai des idées...
Par exemple, j'ai fais un test dans un bistrot tenu par un français pour de la pâtisserie et c'est envisageable que je fasse des piges là-bas de temps en temps...
Par ailleurs, je suis sollicité sur un certain nombre de projets, et je vais participer à l'élaboration de ceux-ci, au bout d'un moment cela paiera, au moins sur le CV.
Je prends de plus en plus de temps sur la maison du rugby, et c'est plaisant même si des fois j'ai envie de tout larguer devant l'idiotie de certains membres qui naviguent dans un autre sens.
Enfin bon, j'ai bien plus de hargne et de morgue que ces vieux machins.
J'ai vu récemment que le GRDR recherchait du monde, mais je crois que je ne postulerais pas de si tôt là-bas. J'aime trop ma vie comme elle est pour aller chercher des emmerdes dans ce genre de sac de noeuds...
Je suis de plus en plus sénégalais, ce qui est pas plus mal. Seulement je trouve que je ne progresse pas assez en wolof. Bon je m'éclate bien.
Normalement à la fin de cette semaine ou de la prochaine je deviendrais coloc à part entière puisque j'aurais une chambre à moi et pas seulement un super matelas dans le salon. Une nouvelle étape dans ma vie!
Les changements sont nombreux et les semaines chargées, que demandé de mieux!
Viendez quand vous voulez!
Pour commencer, samedi nous avons gagné notre match contre le BIMA (Bataillon d'Infanterie MArine, les militaires français quoi) 16 à 00. Victoire significative au point de vue comptable mais vraiment moche d'un point de vue jeu et arbitrage.
Voilà qui est fait...
Pour ce qui est des autres nouvelles, et bien j'ai eu encore une semaine assez chargé...
Je vais commencer par ce qui va faire plaisir à mes parents, je suis allé rencontrer le principal adjoint du lycée Mermoz auprès de qui j'ai été recommandé par le président de la fédération sénégalaise de rugby.
Bon c'est vrai que je ne suis pas passé par le circuit habituel dans le sens où le principal adjoint m'a demandé de quand même déposer un CV pour que ce ne soit pas trop voyant... Le boulot n'est pas acquis mais si quelque chose se présente je suis en bonne piste a priori.
Il m'a dit que je ne devais pas compter sur grand chose avant la rentrée de Septembre, mais cela pourrait être une belle opportunité d'avoir un poste pour une année.
D'ici là je vais faire attention financièrement même si je n'ai pas vraiment d'urgence pour le moment.
Je vais quand même essayé de prendre de l'argent quelque part... Je sais pas trop où mais j'ai des idées...
Par exemple, j'ai fais un test dans un bistrot tenu par un français pour de la pâtisserie et c'est envisageable que je fasse des piges là-bas de temps en temps...
Par ailleurs, je suis sollicité sur un certain nombre de projets, et je vais participer à l'élaboration de ceux-ci, au bout d'un moment cela paiera, au moins sur le CV.
Je prends de plus en plus de temps sur la maison du rugby, et c'est plaisant même si des fois j'ai envie de tout larguer devant l'idiotie de certains membres qui naviguent dans un autre sens.
Enfin bon, j'ai bien plus de hargne et de morgue que ces vieux machins.
J'ai vu récemment que le GRDR recherchait du monde, mais je crois que je ne postulerais pas de si tôt là-bas. J'aime trop ma vie comme elle est pour aller chercher des emmerdes dans ce genre de sac de noeuds...
Je suis de plus en plus sénégalais, ce qui est pas plus mal. Seulement je trouve que je ne progresse pas assez en wolof. Bon je m'éclate bien.
Normalement à la fin de cette semaine ou de la prochaine je deviendrais coloc à part entière puisque j'aurais une chambre à moi et pas seulement un super matelas dans le salon. Une nouvelle étape dans ma vie!
Les changements sont nombreux et les semaines chargées, que demandé de mieux!
Viendez quand vous voulez!
lundi 7 mars 2011
Dakar Paris 505E
Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd'hui Lundi 7 Mars est théoriquement le dernier jour oû je peux légalement rester sur le territoire sénégalais. Seulement, je n'ai pas prévu de le quitter de si tôt. Je suis en train de faire les démarches pour obtenir une prolongation de ma présence ici. Le plus simple aurait été de faire un aller-retour avec la Gambie pour prolonger de trois mois.
Mais je n'en ai pas le temps. Je suis aujourd'hui impliqué dans 3 projets de la FSR : un dossier de sponsoring entre la fédération et la SGBS (Société Générale des Banques du Sénégal), un projet d'immatricuation de toutes les petites catégories auprès de la coopération française, et enfin une maison du rugby à Yoff. C'est d'ailleurs ce projet qui me prends le plus de temps, c'est aussi le plus gros et le plus intéressant.
Il se trouve que le président de la fédé, en plus d'être un homme de poigne est également consul honoraire de la principauté de Monaco, et par conséquent, la coopération monegasque est impliqué sur le territoire. En particulier sur le premier projet de maison du rugby qui a commencé la semaine dernière, et qui est entièrement financé par eux.
La DCI de Monaco a envoyé la semaine dernière quelqu'un pour mettre en route le projet de trois ans que l'on doit mettre en place l'année prochaine. Il se trouve que j'avais commencé à réfléchir sur ce projet avec des membres de la maison du rugby. J'ai commencé à mettre en place un processus de réflexion méthodologique sur ce projet. Et lorsque le type de Monaco l'a su, il m'a largement encouragé à continuer le processus.
Bon il se trouve que j'avais un peu honte de m'être présenté comme spécialiste de projet de développement au cours d'une séance qu'il a animé. Le pré-projet que les membres de la maison du rugby avait fourni au gars de Monaco était tout sauf travaillé par un spécialiste. Le fond était bidon. Il n'y avait que de la forme. Mais cela va changer maintenant que j'ai mis mon nez la dedans.
L'air de rien, ce projet m'a déjà pris 2 jours et demi de mon temps que je n'ai consacré qu'à cela. C'est tout de même une super opportunité de travailler dans mon domaine et éventuellement de gagner de l'argent. Je pourrais prendre un pourcentage de ce projet si c'est moi qui le monte et fait le renforcement méthodologique de la fédé.
Par ailleurs, dans mes pérégrinations rugbystiques j'ai rencontré un prof du lycée français qui m'a dis que je devrais pouvoir trouver un boulot là-bas. Il faut que je le recontacte et que j'aille voir là-bas. Au moins un mi-temps, et je peux faire tout ce que je veux ici.
J'avais prévu de faire un aller-retour en France, mais vu le prix des billets d'avion ça va pas être trop possible... Si je gagne de l'argent je le ferais...
A bientôt pour des nouvelles...
plus vite que maintenant normalement
Aujourd'hui Lundi 7 Mars est théoriquement le dernier jour oû je peux légalement rester sur le territoire sénégalais. Seulement, je n'ai pas prévu de le quitter de si tôt. Je suis en train de faire les démarches pour obtenir une prolongation de ma présence ici. Le plus simple aurait été de faire un aller-retour avec la Gambie pour prolonger de trois mois.
Mais je n'en ai pas le temps. Je suis aujourd'hui impliqué dans 3 projets de la FSR : un dossier de sponsoring entre la fédération et la SGBS (Société Générale des Banques du Sénégal), un projet d'immatricuation de toutes les petites catégories auprès de la coopération française, et enfin une maison du rugby à Yoff. C'est d'ailleurs ce projet qui me prends le plus de temps, c'est aussi le plus gros et le plus intéressant.
Il se trouve que le président de la fédé, en plus d'être un homme de poigne est également consul honoraire de la principauté de Monaco, et par conséquent, la coopération monegasque est impliqué sur le territoire. En particulier sur le premier projet de maison du rugby qui a commencé la semaine dernière, et qui est entièrement financé par eux.
La DCI de Monaco a envoyé la semaine dernière quelqu'un pour mettre en route le projet de trois ans que l'on doit mettre en place l'année prochaine. Il se trouve que j'avais commencé à réfléchir sur ce projet avec des membres de la maison du rugby. J'ai commencé à mettre en place un processus de réflexion méthodologique sur ce projet. Et lorsque le type de Monaco l'a su, il m'a largement encouragé à continuer le processus.
Bon il se trouve que j'avais un peu honte de m'être présenté comme spécialiste de projet de développement au cours d'une séance qu'il a animé. Le pré-projet que les membres de la maison du rugby avait fourni au gars de Monaco était tout sauf travaillé par un spécialiste. Le fond était bidon. Il n'y avait que de la forme. Mais cela va changer maintenant que j'ai mis mon nez la dedans.
L'air de rien, ce projet m'a déjà pris 2 jours et demi de mon temps que je n'ai consacré qu'à cela. C'est tout de même une super opportunité de travailler dans mon domaine et éventuellement de gagner de l'argent. Je pourrais prendre un pourcentage de ce projet si c'est moi qui le monte et fait le renforcement méthodologique de la fédé.
Par ailleurs, dans mes pérégrinations rugbystiques j'ai rencontré un prof du lycée français qui m'a dis que je devrais pouvoir trouver un boulot là-bas. Il faut que je le recontacte et que j'aille voir là-bas. Au moins un mi-temps, et je peux faire tout ce que je veux ici.
J'avais prévu de faire un aller-retour en France, mais vu le prix des billets d'avion ça va pas être trop possible... Si je gagne de l'argent je le ferais...
A bientôt pour des nouvelles...
plus vite que maintenant normalement
dimanche 20 février 2011
Y prendre gout
Bonjour à toutes et à tous,
Je reconnais que mes messages sont de moins en moins nombreux, et paradoxalement j'ai pourtant de plus en plus de choses à raconter. Entre mes débuts de commencement de recherche de travail, mon investissement de plus en plus important dans le club des caïmans XV de Dakar, mes sorties nocturnes mouvementées, j'aurais des milliers de choses à raconter. Je vais reprendre là où je vous avais laissé, c'est à dire au fsm et au match contre les pompiers.
De la déception du fsm à l'euphorie de la victoire il n'y a heureusement qu'un pas. Ce samedi, nous avons encore une fois gagné notre match contre l'ASFA, les militaires sénégalais, 23 à 16, score final. Ma prestation ne fut une fois de plus pas très brillante car mon physique ne tient pas la route. J'ai cependant eu encore une fois mon geste décisif qui amène un essai. Coup de pied de renvoi raté par notre ouvreur, réception raté du 2e ligne adverse, tout le monde s'arrête de jouer sauf moi qui vais chercher le ballon dans ses mains, jolie libération de notre aillier gauche, accélération fulgurante de Cherokee, notre entraineur-pilier-3e ligne, qui redonne intérieur pour notre talonneur, essai. Et comme le rugby a ses traditions, nous sommes allés fêter ça comme il se doit au faro beach. Sorte de bar et de boite de nuit sur corniche fréquenté surtout par des locaux, et assez peu par les toubabs.
Nous étions donc 7 caïmans en guinguette : Haruna le demi d'ouverture, qui n'a pas fini seul la soirée, Sylvain le demi de mêlée qui aurait aimé ne pas finir la soirée seul, et qui a donc arrêté systématiquement chacune des nanas qui passaient à sa portée, drôle à voir surtout qu'il faisait jouer les muscles devant elles, Tirera, un pilier monstrueux, Tidjian, timide, et qui était content d'être là, peut être pas autant que Mageth aillier remplaçant, Mouhride, et timide également, Cherokee le coach, mais également prof de fitness à domicile, acteur (son film sort la semaine prochaine, il joue un petit rôle de patron de bar à putes) ancien garde du corps d'un ministre, ancien gérant de boite de nuit, international camerounais, sénégalais, et malien de rugby, et j'en passe. Etait également là, Barnabé que tout le monde appelle Honoré, 2e centre de son état, et des presque joueurs des caïmans qui sont venus une fois ou deux aux entrainements. Avec moi ça fait 7.
J'avais prévu de ne pas claquer trop d'argent, ce que j'ai presque réussi à faire, moins de 30€ la soirée, de 22h à 6h du mat'. Et j'ai arrosé pour ceux qui n'en ont pas les moyens. Parce que bon, l'air de rien je suis vraiment riche dans ce genre d'endroit. Je ne suis pas encore dans l'urgence de trouver un boulot mais il va falloir se bouger le cul quand même. La patronne de l'endroit est toujours aussi charmante, ce qui est un point très positif pour revenir là.
Cette semaine n'a pas été de tout repos. J'ai crée l'amical des caïmans XV de Dakar en achetant une glacière et des boissons pour l'équipe pour après les entrainements, je me suis rendu au service emploi formation du l'ambassade pour du boulot, et je me suis occupé d'étudiants de l'ESC de Rouen venu démarcher des entreprises pour leur projet de cahier moitié prix pour les enfants du Sénégal. J'ai été très soft et je ne leur en ai pas mis plein la gueule alors qu'il y avait de quoi. Comme quoi tout arrive. Je commence à imaginer à quoi mon avenir pourrait ressembler, et je dois dire que c'est pas de la tarte.
Pour le moment je dois dire que je n'arrive pas à être malheureux ici. Même s'il fait froid en ce moment, le Sénégal, c'est nice!
Je reconnais que mes messages sont de moins en moins nombreux, et paradoxalement j'ai pourtant de plus en plus de choses à raconter. Entre mes débuts de commencement de recherche de travail, mon investissement de plus en plus important dans le club des caïmans XV de Dakar, mes sorties nocturnes mouvementées, j'aurais des milliers de choses à raconter. Je vais reprendre là où je vous avais laissé, c'est à dire au fsm et au match contre les pompiers.
De la déception du fsm à l'euphorie de la victoire il n'y a heureusement qu'un pas. Ce samedi, nous avons encore une fois gagné notre match contre l'ASFA, les militaires sénégalais, 23 à 16, score final. Ma prestation ne fut une fois de plus pas très brillante car mon physique ne tient pas la route. J'ai cependant eu encore une fois mon geste décisif qui amène un essai. Coup de pied de renvoi raté par notre ouvreur, réception raté du 2e ligne adverse, tout le monde s'arrête de jouer sauf moi qui vais chercher le ballon dans ses mains, jolie libération de notre aillier gauche, accélération fulgurante de Cherokee, notre entraineur-pilier-3e ligne, qui redonne intérieur pour notre talonneur, essai. Et comme le rugby a ses traditions, nous sommes allés fêter ça comme il se doit au faro beach. Sorte de bar et de boite de nuit sur corniche fréquenté surtout par des locaux, et assez peu par les toubabs.
Nous étions donc 7 caïmans en guinguette : Haruna le demi d'ouverture, qui n'a pas fini seul la soirée, Sylvain le demi de mêlée qui aurait aimé ne pas finir la soirée seul, et qui a donc arrêté systématiquement chacune des nanas qui passaient à sa portée, drôle à voir surtout qu'il faisait jouer les muscles devant elles, Tirera, un pilier monstrueux, Tidjian, timide, et qui était content d'être là, peut être pas autant que Mageth aillier remplaçant, Mouhride, et timide également, Cherokee le coach, mais également prof de fitness à domicile, acteur (son film sort la semaine prochaine, il joue un petit rôle de patron de bar à putes) ancien garde du corps d'un ministre, ancien gérant de boite de nuit, international camerounais, sénégalais, et malien de rugby, et j'en passe. Etait également là, Barnabé que tout le monde appelle Honoré, 2e centre de son état, et des presque joueurs des caïmans qui sont venus une fois ou deux aux entrainements. Avec moi ça fait 7.
J'avais prévu de ne pas claquer trop d'argent, ce que j'ai presque réussi à faire, moins de 30€ la soirée, de 22h à 6h du mat'. Et j'ai arrosé pour ceux qui n'en ont pas les moyens. Parce que bon, l'air de rien je suis vraiment riche dans ce genre d'endroit. Je ne suis pas encore dans l'urgence de trouver un boulot mais il va falloir se bouger le cul quand même. La patronne de l'endroit est toujours aussi charmante, ce qui est un point très positif pour revenir là.
Cette semaine n'a pas été de tout repos. J'ai crée l'amical des caïmans XV de Dakar en achetant une glacière et des boissons pour l'équipe pour après les entrainements, je me suis rendu au service emploi formation du l'ambassade pour du boulot, et je me suis occupé d'étudiants de l'ESC de Rouen venu démarcher des entreprises pour leur projet de cahier moitié prix pour les enfants du Sénégal. J'ai été très soft et je ne leur en ai pas mis plein la gueule alors qu'il y avait de quoi. Comme quoi tout arrive. Je commence à imaginer à quoi mon avenir pourrait ressembler, et je dois dire que c'est pas de la tarte.
Pour le moment je dois dire que je n'arrive pas à être malheureux ici. Même s'il fait froid en ce moment, le Sénégal, c'est nice!
dimanche 13 février 2011
Le faux-rum de Dakar
Le faux-rum de Dakar est fini depuis quelques jours. Je n'ai plus aucune excuse pour ne pas envoyer de nouvelles.
De ce forum je ne retiendrais qu'une seule chose, une déception énorme. J'avais des attentes très fortes sur ce genre d'évènement, d'autant plus que c'était mon premier. Au final, pour moi, ce n'était qu'un rassemblement de toutes les luttes, parfois antagonistes, et de personnes qui connaissent par coeur ou presque les problématiques de l'altermondialisme. Il n'y avait que des pratiquants, ou alors des commerçants. Des commerçants qui vendaient leurs idées ou alors leurs productions. Je n'étais intéressé ni par du riz bio ni par la guérison par la voie spirituelle.
Les Saharaouis et les Marocains en sont même venus aux mains, ainsi que les Ivoiriens. Tout ce forum n'a été qu'une immense foire à la saussice et aux luttes. Les marches de soutiens se sont enchainées.
Par contre les propositions d'actions concrètes sont rares et plus souvent formulées commes des voeux pieux que par des activités précises. En même temps je devais un des rare à être venu chercher cela ici. Je connais les combats et les théories de l'altermondialisme, je n'ai pas besoin que l'on me les fasse réviser. Et je ne vois pas l'intêret d'un tel forum si c'est juste pour se compter.
Le contenu est donc assez nul. J'ai trouvé un vif interêt à cela dans les rencontres que j'ai pu faire. Mais ma semaine a été plus marqué par mon implication dans les caimans XV de Dakar que dans cette semaine de non-conférence. Car si certaines conférences et certains débats étaient surement très bons, il était quasi-impossible de les trouver car il n'y avait pas eu d'organisation de la semaine. Pas de salles de cours car les étudiants n'étaient pas libérés, des tentes qui n'étaient pas prévues, et un site éclaté en plusieurs villages que les gens n'ont pas ou presque quitté car ils ne sortaient pas de leur thématique.
Un véritable bordel! Quand je pense qu'une des organisatrices a osé me dire deux jours avant l'évènement "Quentin tu fais chier avec ta méthodologie, faut en sortir un peu de temps en temps". Bien joué les gars.
Sinon avec Sylvain, en plus de prendre des cuites, nous sommes allés à une réunion de la fédération sénégalaise de rugby, et nous nous sommes impliqués dedans.
Par ailleurs, Mael et Laure qui étaient venus de Nouakchott pour cette foire à la choucroute mondiale ont presque passé plus de temps avec mon pote Roman venu de France que moi. Ils se sont rencontrés et ont bien festoyés, parfois même sans moi!
Je pense que Roman reviendra parce qu'il a l'air d'avoir apprécié le Sénégal.
La semaine aurait du se finir en apothéose avec un match de rugby le vendredi soir, mais à cause d'une coupure de courant le match n'a pas eu lieu. Ce n'est que partie remise.
Sinon j'ai fais ma première nuit dakaroise hier au soir avec mon entraineur de rugby, Cherokee, Sylvain, le demi de mélée de mon équipe, et Sylvain Blanc. C'était épique et légendaire. Que du bonheur vaseux d'un lendemain difficile. Par ailleurs, Cherokee s'appelle aussi Sylvain... Une soirée à trois Sylvain et bah c'est pas marrant quand ça s'y met.
Je pense que je vais faire une petite semaine tranquille pour récupérer de mes émotions.
A bientôt
De ce forum je ne retiendrais qu'une seule chose, une déception énorme. J'avais des attentes très fortes sur ce genre d'évènement, d'autant plus que c'était mon premier. Au final, pour moi, ce n'était qu'un rassemblement de toutes les luttes, parfois antagonistes, et de personnes qui connaissent par coeur ou presque les problématiques de l'altermondialisme. Il n'y avait que des pratiquants, ou alors des commerçants. Des commerçants qui vendaient leurs idées ou alors leurs productions. Je n'étais intéressé ni par du riz bio ni par la guérison par la voie spirituelle.
Les Saharaouis et les Marocains en sont même venus aux mains, ainsi que les Ivoiriens. Tout ce forum n'a été qu'une immense foire à la saussice et aux luttes. Les marches de soutiens se sont enchainées.
Par contre les propositions d'actions concrètes sont rares et plus souvent formulées commes des voeux pieux que par des activités précises. En même temps je devais un des rare à être venu chercher cela ici. Je connais les combats et les théories de l'altermondialisme, je n'ai pas besoin que l'on me les fasse réviser. Et je ne vois pas l'intêret d'un tel forum si c'est juste pour se compter.
Le contenu est donc assez nul. J'ai trouvé un vif interêt à cela dans les rencontres que j'ai pu faire. Mais ma semaine a été plus marqué par mon implication dans les caimans XV de Dakar que dans cette semaine de non-conférence. Car si certaines conférences et certains débats étaient surement très bons, il était quasi-impossible de les trouver car il n'y avait pas eu d'organisation de la semaine. Pas de salles de cours car les étudiants n'étaient pas libérés, des tentes qui n'étaient pas prévues, et un site éclaté en plusieurs villages que les gens n'ont pas ou presque quitté car ils ne sortaient pas de leur thématique.
Un véritable bordel! Quand je pense qu'une des organisatrices a osé me dire deux jours avant l'évènement "Quentin tu fais chier avec ta méthodologie, faut en sortir un peu de temps en temps". Bien joué les gars.
Sinon avec Sylvain, en plus de prendre des cuites, nous sommes allés à une réunion de la fédération sénégalaise de rugby, et nous nous sommes impliqués dedans.
Par ailleurs, Mael et Laure qui étaient venus de Nouakchott pour cette foire à la choucroute mondiale ont presque passé plus de temps avec mon pote Roman venu de France que moi. Ils se sont rencontrés et ont bien festoyés, parfois même sans moi!
Je pense que Roman reviendra parce qu'il a l'air d'avoir apprécié le Sénégal.
La semaine aurait du se finir en apothéose avec un match de rugby le vendredi soir, mais à cause d'une coupure de courant le match n'a pas eu lieu. Ce n'est que partie remise.
Sinon j'ai fais ma première nuit dakaroise hier au soir avec mon entraineur de rugby, Cherokee, Sylvain, le demi de mélée de mon équipe, et Sylvain Blanc. C'était épique et légendaire. Que du bonheur vaseux d'un lendemain difficile. Par ailleurs, Cherokee s'appelle aussi Sylvain... Une soirée à trois Sylvain et bah c'est pas marrant quand ça s'y met.
Je pense que je vais faire une petite semaine tranquille pour récupérer de mes émotions.
A bientôt
mercredi 2 février 2011
3 mois hors de France
Bonjour à toutes et à tous,
Pourquoi fortune et infortune? disait IAM. C'est une belle question. Aujourd'hui que je suis à Dakar et que je m'imagine le plus souvent rester ici que d'aller encore un peu plus loin (Ugo Pratt), et bien je connais des fortunes diverses.
Les gens que j'aime et/ou apprécie me le rendent bien. Je suis dans une situation privilégiée, mais je l'assume totalement. Blanc au milieu des noirs, riche au milieu des moins riches, enfin surtout personne qui même sans ressources peut bénéficier d'une solution de repli qui peut être enviable. AU pire je retourne en France et je fais des boulots que je ne souhaitais pas faire au début de mes études, soit prof ou animateur à plein temps.
Je reviens en catastrophe, je passe les concours à la con, et je m'installe bien pépère dans une académie à la con.
Ma situation aujourd'hui est donc enviable, mais pourrait être meilleure encore. Il ne me suffirait que de tomber amoureux et/ou trouver un emploi qui me plait. Seulement, l'amour ne se commande pas, et pour trouver un emploi, il faut en chercher un. C'est comme le loto, seuls ceux qui jouent gagnent.
Les évènements de ces dernières semaines me laissent penser que je vais pouvoir rapidement trouver du boulot ou au moins de nouvelles choses à faire, et je compte sur le FSM pour m'ouvrir de nouvelles voies.
Je trouve que je me suis plutôt pas mal débrouillé en 3 mois en Afrique, tant en terme de rencontre que de façon de vivre.
Je profite de ce message pour glisser une petite réflexion personnelle sur moi-même.
Humainement je ne saurais pas me définir complètement, à part par une remarque que font souvent mes proches : "Non, mais c'est Quentin, quoi". Il est évident que je rentre dans la catégorie des mégalomanes romantiques, voir Rome antique.
Je sais que je me moque de beaucoup de choses, et que j'aime provoquer les gens. Je suis un provocateur, voir un provoc'acteur. Je joue et je jouis de ma mégalomanie, et des savoirs et connaissances que mon cerveau charrie au milieu de ve flot d'insanités qui submergent mes pensées et mes babillages.
Comme je le disais il y a quelques années avant de rencontrer des êtres chers "si je ne m'aime pas, qui le fera à ma place", à part ma famille et mes parents, je veux dire.
L'Homme heureux n'est il pas celui qui sait de temps en temps regarder, sentir, toucher ce qui l'entoure et n'en garder que ce qui lui fait plaisir ?
Je peux donc affirmer haut et fort que je suis heureux. Et comme disait Voltaire : "j'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé"
Pourquoi fortune et infortune? disait IAM. C'est une belle question. Aujourd'hui que je suis à Dakar et que je m'imagine le plus souvent rester ici que d'aller encore un peu plus loin (Ugo Pratt), et bien je connais des fortunes diverses.
Les gens que j'aime et/ou apprécie me le rendent bien. Je suis dans une situation privilégiée, mais je l'assume totalement. Blanc au milieu des noirs, riche au milieu des moins riches, enfin surtout personne qui même sans ressources peut bénéficier d'une solution de repli qui peut être enviable. AU pire je retourne en France et je fais des boulots que je ne souhaitais pas faire au début de mes études, soit prof ou animateur à plein temps.
Je reviens en catastrophe, je passe les concours à la con, et je m'installe bien pépère dans une académie à la con.
Ma situation aujourd'hui est donc enviable, mais pourrait être meilleure encore. Il ne me suffirait que de tomber amoureux et/ou trouver un emploi qui me plait. Seulement, l'amour ne se commande pas, et pour trouver un emploi, il faut en chercher un. C'est comme le loto, seuls ceux qui jouent gagnent.
Les évènements de ces dernières semaines me laissent penser que je vais pouvoir rapidement trouver du boulot ou au moins de nouvelles choses à faire, et je compte sur le FSM pour m'ouvrir de nouvelles voies.
Je trouve que je me suis plutôt pas mal débrouillé en 3 mois en Afrique, tant en terme de rencontre que de façon de vivre.
Je profite de ce message pour glisser une petite réflexion personnelle sur moi-même.
Humainement je ne saurais pas me définir complètement, à part par une remarque que font souvent mes proches : "Non, mais c'est Quentin, quoi". Il est évident que je rentre dans la catégorie des mégalomanes romantiques, voir Rome antique.
Je sais que je me moque de beaucoup de choses, et que j'aime provoquer les gens. Je suis un provocateur, voir un provoc'acteur. Je joue et je jouis de ma mégalomanie, et des savoirs et connaissances que mon cerveau charrie au milieu de ve flot d'insanités qui submergent mes pensées et mes babillages.
Comme je le disais il y a quelques années avant de rencontrer des êtres chers "si je ne m'aime pas, qui le fera à ma place", à part ma famille et mes parents, je veux dire.
L'Homme heureux n'est il pas celui qui sait de temps en temps regarder, sentir, toucher ce qui l'entoure et n'en garder que ce qui lui fait plaisir ?
Je peux donc affirmer haut et fort que je suis heureux. Et comme disait Voltaire : "j'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé"
samedi 29 janvier 2011
6 jours de caravane
La caravane de l’ESS
Jour 1 : RDV donné à 6h30 à Patte d’Oie, donc je me lève à 5h pour y être vers 6h15. Je prends un peu d’avance car on ne sait jamais avec ce genre de RDV. Bon manque de chance, ou normal, mais le bus n’arrive qu’à 7h15. On part dans la joie et la bonne humeur, et surtout dans la fatigue, déjà.
Après l’étape de Rufisque, les chants ont commencé, bon je me suis un peu endormi, mais l’ambiance était agréable et très chaleureuse. Ca me rappelait un peu les bus de retour du rugby.
Etrangement le voyage s’est passé sans encombre. Sauf qu’il n’y avait pas de Tiep au petit déjeuner, mais des sandwiches entre autre à l’omelette. Heureusement on en a eu le midi, à Saint Louis.
Comme prévu au programme nous sommes allés à la mairie de Saint Louis pour le lancement officiel de la caravane. Bon, comme au programme, plus quelques heures de décalage, rien de grave, mais ça laisse le temps d’écrire et faire connaissance avec les gens de la caravane.
Pour le moment nous sommes une quarantaine, mais le chiffre va surement augmenter. A la mairie, nous avons, enfin plutôt, ils ont installé les expositions des productions artisanales des participants, ce qui était une chose drôle et sympa. J’ai dû refuser de tout acheter car je suis loin d’avoir les moyens. Ce qui a d’ailleurs permis à certaines de se renseigner sur mon statut matrimonial. « Achète ça pour ta femme ! –J’ai pas de femme. – Achète ça pour ta copine alors ! –J’ai pas de copine non plus. – Ha bon ? »
Les discours officiels de lancement ont alors commencé avec un peu de retard, et au milieu des discours convenus de remerciement, le maire de Saint Louis a éclairé la tribune. Cet homme a tout compris, et a une vraie vision d’avenir, solide et pragmatique. Il n’est pas que dans le discours, son implication étant réel.
Si tous les politiques étaient comme lui, le monde irait mieux. Intelligence, dynamisme, et respect des intellectuels le caractérisent. Il a ensuite fait le vernissage de l’exposition.
Puis nous sommes rentrés à la maison de Lille ( et non pas de l’île comme je le croyais au départ) pour manger et faire chauffer la sono sur des sons tonitruants de Mbalaxh. Le coucher a été tôt pour l’ensemble des caravaniers à cause de départ aux aurores à Dakar.
Jour 2 : le réveil ne fut pas si difficile que ça, la joie ou du moins la bonne humeur guide toujours nos pas. La matinée va se passer à l’université auprès du professeur Sambou Ndiaye.
L’intervention de ce prof, comme toutes les interventions, a eu lieu en wolof, je n’ai donc pas tout compris. Les différents powerpoint m’ont permis de comprendre plusieurs choses néanmoins. D’abord que Sambou est très fort et politiquement très engagé. Ensuite que la militance de certains africains dans le rejet des valeurs occidentales en terme scientifique est réelle.
Et enfin, que d’autres voies de développement sont possibles, et Dieu merci sans les occidentaux. Bon je n’ai pas tout compris mais ensuite sont intervenus :
- Cheikh Pathé pour Enda qui a présenté l’entité ecopole qui consiste en l’appui des réseaux de jeunes et de femmes pour créer des AGR (Activités Génératrices de Revenus).
- Papa Meissa pour l’ASEM qui a présenté le réseau des écoles qui utilisent tout ou partie de la méthode Freinet. C’est intéressant et forcément prometteur car les possibilités ici sont moins sclérosées qu’en France.
- Monsieur Dia pour le comité inter-bidonvilles qui a expliqué comment sont récupérés les bidons, les plastiques pour être revendus pour en tirer des revenus.
Même si la rencontre ne fut qu’en Wolof, elle fut tout de même enrichissante. Les gens étaient contents. Des nouveaux caravaniers nous ont rejoints.
L’après-midi étant vierge de toutes activités, je suis allé visiter Saint Louis avec les Belges et la Hollandaise. Pendant ce temps, un match de foot était organisé et les caravaniers se sont dispersés en petits groupes. Il a donc été convenue le soir même de mettre ces temps « libres » à profit pour organiser des animations autour du feu par exemple.
Cela se met en place gentiment et ça va déchirer.
Un groupe commence à apparaitre, ce qui est hautement sympathique.
Jour 3 : nouveau départ vers des cieux toujours aussi bleus. Le groupe était prêt à partir vers 10h après un petit déjeuner aussi efficace que riche.
L’ambiance dans le bus est excellente, les musiciens s’en sont donnés à cœur joie. Après un passage à Richard-Toll où nous avons été reçu par des adjoints au maire, mais où les activités ont été annulées pour des raisons bassement financières. Un petit concert a été donné et on a pu sentir qu’il en faudrait peu pour que les gens rejoignent cette caravane. L’explosion de joie n’était pas loin.
L’après-midi s’est déroulé tranquillement à Dagana où nous sommes logés de la meilleure des manières par l’ASEM dans un centre d’accueil pour les formations d’éducateurs en méthode Freinet. C’est propre, bien entretenue et confortable. En début de soirée des petits matchs de foot ont été organisés. C’était pas mal, mais aucun match ne peut être vraiment amical ici.
Dans la soirée, la veillée autour du feu a eu lieu. Au menu, il y a eu des danses et des chants traditionnels, un combat de coqs humains, et des histoires autour du feu et sous la lune. Ce fut pour l’esprit comme la soie sur le corps. Je n’aurais aimé être nulle part ailleurs.
Même si ce ne sont que des caravaniers qui ont participé à la veillée, l’état d’esprit y était fantastique.
Jour 4 : après un copieux petit déjeuner, les caravaniers ont été visiter en 4 groupes, 4 expériences.
J’ai découvert et appris beaucoup de choses aujourd’hui. Nous avons tous beaucoup appris et découverts des choses.
La visite d’une école Freinet construite selon des critères bioclimatiques est difficilement descriptible. Tout y est incroyable, les salles de bâtiments, l’organisation, les personnes qui y travaillent, ou plutôt qui y vivent. Si les murs sont des modèles, les principes éducatifs sont également intéressants. Avec la pédagogie Freinet, les enfants sont responsables les uns des autres, et les différentes commissions sont portées par les enfants.
Ou comment l’école de Dagana au Sénégal a 50 ans d’avance sur l’éducation nationale.
D’autant plus que la mixité sociale est un fait et que les parents doivent payer quelque chose pour l’éducation de leur enfant, suivent leurs moyens, quelque soit leurs moyens. Le sentiment que l’on a en voyant cette école est : « qu’est ce que je peux faire pour eux ? ».
Il semblerait que les autres groupes aient vécus des expériences aussi enrichissantes que la notre.
Le podium des artistes qui a suivi fut une sacrée réussite, car près de 200 enfants étaient là. La qualité des artistes n’était pas à critiquer, à part peut être les playbacks de rap. Les musiciens qui font partie de la caravane sont exceptionnellement bons. L’autre groupe traditionnel était excellent, les femmes très en jambe, et le grateux vraiment exceptionnel. Un succès total pour les musiciens locaux qui fait plaisir.
Le soir nous nous sommes faits une séance photo, et il y en a des biens.
Une autre grande et belle journée s’est passée le long du fleuve dans la caravane de l’économie sociale et solidaire.
Jour 5 : Le groupe s’est divisé en deux, la quasi-totalité du groupe est allé à la mairie de Dagana pour une conférence sur la décentralisation.
Les têtes pensantes, plus moi, sommes restés au centre Grossman pour une réunion des partenaires. C’est un honneur, mais en wolof encore.
Après le déjeuner, nous avons été remercié les cuisinières en musique pour avoir aussi bien mangé. Après cela, nous avons décollé pour Guédé.
Sur le chemin, au marché de Tirédji, nous avons faits une petite pause musicale histoire d’animée le trajet.
L’arrivée à Guédé valait son pesant de cacahuètes avec une piste très étroite où le bus passait tout juste.
Là, et las, nous nous sommes installés et avons discutés en attendant le repas puis la veillée culturelle. J’en ai profité pour visiter un peu le village en aller chercher des chaises et une chèvre d’appoints. La veillée culturelle consistait en un concert de nos musiciens qui étaient originaires de Guédé.
Le frémissement des 300 personnes présentes à l’entrée sur scène des enfants du pays était saisissante de bonheur insoutenable. Donc grosse ambiance, et gros délires pour des gens peu expansifs normalement. Et pour une fois, j’ai dormi à la belle étoile sous moustiquaire. J’ai été réveillé par le froid à 5h30.
Jour 6 : Après un réveil difficile parce que glaciale, et un petit déjeuner presque copieux, nous sommes allés visiter l’atelier de transformation du riz bio cultivé au village. C’était intéressant de voir comment le riz était trié et mis en sachet. Nous sommes allés voir ensuite les rizières et les champs de tomate, la station de pompage, et la mutuelle des groupements de paysans. Ces expériences sont simplement hallucinantes et à reproduire.
L’après-midi a donné lieu à la réunion de bilan des expériences avec les partenaires. Ca a été presque pas mal mais je n’ai une fois de plus rien compris, et en plus quelqu’un s’était permis de fouiller dans mes affaires pour prendre 10€. Donc j’étais un peu dégouté et énervé.
Nous avons quitté à 21h Guédé et sommes arrivés à Dakar à 7h30 le lendemain. Fatigué, heureux, triste, épuisé.
vendredi 28 janvier 2011
Doudou Quentin Biskrem
Bonjour à toutes et à tous,
Me voici baptisé. J'ai maintenant un nom africain et il s'agit de Doudou, auquel on peut ajouter le qualificatif qui me définie le mieux, c'est à dire Biskrem. Je suis fier, c'est un beau nom. Il m'a été donné par le beau père de mon ami Sénégalais de ma promo de Poitiers, Sory "Président" Kaba. Je ne l'avais pas encore vu alors que cela fait bientôt deux mois que je suis au Sénégal.
Il est venu avec son épouse, ses deux enfants et son beau père donc, manger à la maison pour un magnifique déjeuner japonais, préparé par vous savez qui. C'était une après-midi vraiment sympa qui s'est fini lorsque sa fille en avait vraiment trop marre d'être là. Normal quoi. Mais j'étais vraiment très content de l'avoir revu, et je vais vraiment devoir quitter mon Dakar pour aller le voir dans sa Fatick.
Dans le même ordre d'idée, avec Sylvain qui est arrivé lundi soir, lors d'une promenade dans le marché Sandaga, joyeux foutoir du plateau, nous nous sommes retrouvé dans une fabrique artisanale et nous sommes tombés sur Carlos Semedo et son épouse Christine. Carlos était et est un intervenant du master de Poitiers que nous avions eu en cours donc. Ils étaient là en vacances et repartaient le soir même. Dakar est définitivement toute petite. Nous avons passé quelques heures avec eux, Carlos étant par ailleurs le responsable de la vie associative et des relations internationales de la mairie d'Aubervilliers, et son épouse prof de géographie à l'université d'Evry.C'est pareil, ça fait vraiment plaisir de tomber sur des têtes connues.
C'est pour cela que lorsqu'au centre bopp où est la coordination du FSM, où nous étions allés nous inscrire, cela a fait plaisir de tomber sur Cindy que nous connaissions de Poitiers quand elle était coordinatrice de la SSI de Poitou Charentes. Elle est toujours aussi charmante, et nous avons passé une soirée agréable avec elle et ses collègues du FSM. Ce FSM va être un énorme bordel pas vraiment organisé.
Ce soir, je joue mon deuxième match de rugby contre les militaires, des gars physiques mais à qui il manque du rugby parait il.
Tout va bien dans le meilleur des mondes, et le bonheur guide mes pas. Je vais même aller bientôt voir pour trouver un travail un peu sérieux dans le coin, même si on m'a presque fait une proposition du côté de Enda. Par contre qu'est ce qu'il fait froid en ce moment, je suis obligé de porter des pulls et des pantalons... Mais c'est vraiment un pays où ça caille!
à bientôt
Me voici baptisé. J'ai maintenant un nom africain et il s'agit de Doudou, auquel on peut ajouter le qualificatif qui me définie le mieux, c'est à dire Biskrem. Je suis fier, c'est un beau nom. Il m'a été donné par le beau père de mon ami Sénégalais de ma promo de Poitiers, Sory "Président" Kaba. Je ne l'avais pas encore vu alors que cela fait bientôt deux mois que je suis au Sénégal.
Il est venu avec son épouse, ses deux enfants et son beau père donc, manger à la maison pour un magnifique déjeuner japonais, préparé par vous savez qui. C'était une après-midi vraiment sympa qui s'est fini lorsque sa fille en avait vraiment trop marre d'être là. Normal quoi. Mais j'étais vraiment très content de l'avoir revu, et je vais vraiment devoir quitter mon Dakar pour aller le voir dans sa Fatick.
Dans le même ordre d'idée, avec Sylvain qui est arrivé lundi soir, lors d'une promenade dans le marché Sandaga, joyeux foutoir du plateau, nous nous sommes retrouvé dans une fabrique artisanale et nous sommes tombés sur Carlos Semedo et son épouse Christine. Carlos était et est un intervenant du master de Poitiers que nous avions eu en cours donc. Ils étaient là en vacances et repartaient le soir même. Dakar est définitivement toute petite. Nous avons passé quelques heures avec eux, Carlos étant par ailleurs le responsable de la vie associative et des relations internationales de la mairie d'Aubervilliers, et son épouse prof de géographie à l'université d'Evry.C'est pareil, ça fait vraiment plaisir de tomber sur des têtes connues.
C'est pour cela que lorsqu'au centre bopp où est la coordination du FSM, où nous étions allés nous inscrire, cela a fait plaisir de tomber sur Cindy que nous connaissions de Poitiers quand elle était coordinatrice de la SSI de Poitou Charentes. Elle est toujours aussi charmante, et nous avons passé une soirée agréable avec elle et ses collègues du FSM. Ce FSM va être un énorme bordel pas vraiment organisé.
Ce soir, je joue mon deuxième match de rugby contre les militaires, des gars physiques mais à qui il manque du rugby parait il.
Tout va bien dans le meilleur des mondes, et le bonheur guide mes pas. Je vais même aller bientôt voir pour trouver un travail un peu sérieux dans le coin, même si on m'a presque fait une proposition du côté de Enda. Par contre qu'est ce qu'il fait froid en ce moment, je suis obligé de porter des pulls et des pantalons... Mais c'est vraiment un pays où ça caille!
à bientôt
samedi 22 janvier 2011
5 jours de caravane
Bonjour à toutes et à tous,
Me voici de retour plus tôt que prévu à Dakar, la caravane a été écourtée pour des raisons bassement financières. En effet certains partenaires ont cru que la caravane arriverait les poches remplies de CFA et que nous allions arrosés les campagnes sénégalaises. Ils n'ont pas très bien compris les règles du jeu. En effet à St Louis, la mairie ne pouvais pas assumer tout, c'est à dire qu'elle ne pouvait pas assumer à la fois l'hébergement, et la restauration. Mais la mairie à négocier un bon prix avec des restaurateurs locaux pour que cela n'explose pas le budget de la caravane.
Et bien à Richard Toll, la mairie avait préparé un beau petit budget à 1 millions 7 de CFA pour nous "accueillir". Foutage de gueule. Cette mairie pensait surement pouvoir se remplir les poches sur notre dos. Raté. L'étape a été annulée, et nous sommes passés en coup de vent.
Commençons par le commencement, le départ de Dakar était prévu le samedi 15 à 6h30 pour éviter les embouteillages. Je suis arrivé à 6h10 au lieu de RDV, et le bus est passé nous prendre à 7h10. J'avais pas l'impression de m'être lever pour rien à 5h du matin. Dans le bus nous n'étions pas très nombreux, une vingtaine environ, mais après l'étape de Ruffisque, nous étions plutôt 40. Un chiffre qui va bien.
Vers 10h ce jour là, nous nous sommes arrêtés à Thiès pour le petit déjeuner. C'est là que j'ai eu une niveau de génie pour me faire connaitre par l'ensemble du groupe. Je suis allé acheter des "biskrem", biscuit turc fabriqué en Roumanie, que l'on trouve partout au Sénégal, et qui ne coûte pas cher. J'en ai pris pour tout le monde, et j'ai partagé ces biscuits avec l'ensemble du bus. Et hop, voilà comment se faire connaître facilement. Mon surnom a été tout de suite trouvé, je suis donc devenu Monsieur Biskrem. Et cela m'a suivi tout le long du voyage.
Dans le bus, à chaques dépacements, l'ambiance était extraordinaire avec des danses et des chants pendant presque toute la durée du trajet. C'était une très grande fête, les gens étaient heureux. Certains d'entre eux n'avaient jamais quitté Dakar et sa banlieue. Si l'on devait résumer à une émotion cette caravane cela serait surement : bonheur.
Je me suis formidablement bien intégré à cette caravane, et j'ai découvert des choses extraordinaires. D'abord des personnes ayant une vraie vision à long terme et une idée de l'Afrique très militante, et ensuite des projets et des réalisations novatrices ou simplement intelligentes. Les individus qui étaient là m'ont permis d'avoir une idée vraie de ce qui motive les gens à travailler dans le champ de l'économie sociale et solidaire.
La mixité sociale était une réalité, en effet il y avait aussi bien des gens illétrés que des universitaires chevronés.
Cette caravane était une vraie réussite de mon point de vu, malgré les couaques, et les ratés.
Je me suis enfin fais des amis sénégalais qui ne soient pas intéressés par mon porte feuille. Je compte bien garder le contact et les visiter régulièrement. Ca fait plaisir.
Dans le désordre, nous avons visité des expériences hors du commun avec une école pédagogie Freinet construite bio-climatiquement, des cultures de riz bio, des champs de Mil en culture de décrue, des centres de formation professionelle en couture, cuisine, et arts ménagers, des valorisation de monuments historiques, des champs de tomate, une mutuelle AMF (Activité de Micro Finance), ...
L'intêret majeur de cette caravane est que ses participants étaient surtout des professionnels de ces métiers là. Des gens qui pratiquent quotidiennement ce qu'ils ont vu, mais avec une approche et une façon de faire différente. Ils ont ainsi pu repartir avec la tête remplie d'idée et de nouvelles choses à mettre en place. Le partage d'expérience est vraiment fondamental.
Par ailleurs, nous avons toujours été magnifiquement reçus, parfois logés dans des conditions peu confortables, mais j'ai connu pire tout en payant pour ça, mais toujours parfaitement bien nourris. Je commence à ne plus souffrir des épices et surtout mon estomac résiste très bien à l'eau du robinet et à la nourriture locale.
On m'a traité pas mal de fosi de Sénégalais quand je me mettais à partager la viande dans les plats communs et à la distribuer, ou quand je répondais en wolof aux questions. Une femme m'a même dis que j'étais cool, ce qui semblait dire que les toubabs qu'elle connaissait ne l'étaient pas. Je ne sais pas trop le sens qu'elle mettait derrière ce mot, mais je l'ai pris comme un compliment.
En somme, ce furent 5 jours intenses, émotionnellement et physiquement, et j'ai dormi 12H à mon retour à Dakar.
Je pense par contre refaire le trajet de la caravane tout en restant plus longtemps sur les différents endroits pour pouvoir produire des fiches de capitalisation plus détaillées et mieux construites que ce que nous allons produire. Ma méthodologie sur laquelle j'avais bossé n'a pas servi à grand chose car les discussions importantes se sont faites en wolof.
Donc je reviendrais, c'est sûr et certain!
Me voici de retour plus tôt que prévu à Dakar, la caravane a été écourtée pour des raisons bassement financières. En effet certains partenaires ont cru que la caravane arriverait les poches remplies de CFA et que nous allions arrosés les campagnes sénégalaises. Ils n'ont pas très bien compris les règles du jeu. En effet à St Louis, la mairie ne pouvais pas assumer tout, c'est à dire qu'elle ne pouvait pas assumer à la fois l'hébergement, et la restauration. Mais la mairie à négocier un bon prix avec des restaurateurs locaux pour que cela n'explose pas le budget de la caravane.
Et bien à Richard Toll, la mairie avait préparé un beau petit budget à 1 millions 7 de CFA pour nous "accueillir". Foutage de gueule. Cette mairie pensait surement pouvoir se remplir les poches sur notre dos. Raté. L'étape a été annulée, et nous sommes passés en coup de vent.
Commençons par le commencement, le départ de Dakar était prévu le samedi 15 à 6h30 pour éviter les embouteillages. Je suis arrivé à 6h10 au lieu de RDV, et le bus est passé nous prendre à 7h10. J'avais pas l'impression de m'être lever pour rien à 5h du matin. Dans le bus nous n'étions pas très nombreux, une vingtaine environ, mais après l'étape de Ruffisque, nous étions plutôt 40. Un chiffre qui va bien.
Vers 10h ce jour là, nous nous sommes arrêtés à Thiès pour le petit déjeuner. C'est là que j'ai eu une niveau de génie pour me faire connaitre par l'ensemble du groupe. Je suis allé acheter des "biskrem", biscuit turc fabriqué en Roumanie, que l'on trouve partout au Sénégal, et qui ne coûte pas cher. J'en ai pris pour tout le monde, et j'ai partagé ces biscuits avec l'ensemble du bus. Et hop, voilà comment se faire connaître facilement. Mon surnom a été tout de suite trouvé, je suis donc devenu Monsieur Biskrem. Et cela m'a suivi tout le long du voyage.
Dans le bus, à chaques dépacements, l'ambiance était extraordinaire avec des danses et des chants pendant presque toute la durée du trajet. C'était une très grande fête, les gens étaient heureux. Certains d'entre eux n'avaient jamais quitté Dakar et sa banlieue. Si l'on devait résumer à une émotion cette caravane cela serait surement : bonheur.
Je me suis formidablement bien intégré à cette caravane, et j'ai découvert des choses extraordinaires. D'abord des personnes ayant une vraie vision à long terme et une idée de l'Afrique très militante, et ensuite des projets et des réalisations novatrices ou simplement intelligentes. Les individus qui étaient là m'ont permis d'avoir une idée vraie de ce qui motive les gens à travailler dans le champ de l'économie sociale et solidaire.
La mixité sociale était une réalité, en effet il y avait aussi bien des gens illétrés que des universitaires chevronés.
Cette caravane était une vraie réussite de mon point de vu, malgré les couaques, et les ratés.
Je me suis enfin fais des amis sénégalais qui ne soient pas intéressés par mon porte feuille. Je compte bien garder le contact et les visiter régulièrement. Ca fait plaisir.
Dans le désordre, nous avons visité des expériences hors du commun avec une école pédagogie Freinet construite bio-climatiquement, des cultures de riz bio, des champs de Mil en culture de décrue, des centres de formation professionelle en couture, cuisine, et arts ménagers, des valorisation de monuments historiques, des champs de tomate, une mutuelle AMF (Activité de Micro Finance), ...
L'intêret majeur de cette caravane est que ses participants étaient surtout des professionnels de ces métiers là. Des gens qui pratiquent quotidiennement ce qu'ils ont vu, mais avec une approche et une façon de faire différente. Ils ont ainsi pu repartir avec la tête remplie d'idée et de nouvelles choses à mettre en place. Le partage d'expérience est vraiment fondamental.
Par ailleurs, nous avons toujours été magnifiquement reçus, parfois logés dans des conditions peu confortables, mais j'ai connu pire tout en payant pour ça, mais toujours parfaitement bien nourris. Je commence à ne plus souffrir des épices et surtout mon estomac résiste très bien à l'eau du robinet et à la nourriture locale.
On m'a traité pas mal de fosi de Sénégalais quand je me mettais à partager la viande dans les plats communs et à la distribuer, ou quand je répondais en wolof aux questions. Une femme m'a même dis que j'étais cool, ce qui semblait dire que les toubabs qu'elle connaissait ne l'étaient pas. Je ne sais pas trop le sens qu'elle mettait derrière ce mot, mais je l'ai pris comme un compliment.
En somme, ce furent 5 jours intenses, émotionnellement et physiquement, et j'ai dormi 12H à mon retour à Dakar.
Je pense par contre refaire le trajet de la caravane tout en restant plus longtemps sur les différents endroits pour pouvoir produire des fiches de capitalisation plus détaillées et mieux construites que ce que nous allons produire. Ma méthodologie sur laquelle j'avais bossé n'a pas servi à grand chose car les discussions importantes se sont faites en wolof.
Donc je reviendrais, c'est sûr et certain!
jeudi 13 janvier 2011
vivre ici ?
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis actuellement en pleine réflexion. J'aime beaucoup être ici, à Dakar, une ville pas si désagréable. Je trouve que c'est un bon compromis entre l'Afrique et l'Occident. Pas trop occidentalisée, mais un peu quand même, toujours africaine mais plus complètement non plus. Comme je ne suis pas venu en Afrique à la recherche d'authenticité ou d'exotisme, je me plais bien ici. J'assume pleinement et complètement mon statut privilégié ici. Mais je n'en profite pas non plus pleinement, je ne vais pas dans les trucs de toubabs et d'expats, je prends le bus et pas le taxi, et je ne vais pas montrer mes gros € partout pour grimper de la gazelle. Je vis simplement je pense, et même si l'immeuble Fayçal où je loge est un immeuble de privilégié, il ne résulte ni de mon choix ni de celui de Natsuko. Je n'ai pas pour autant l'habitude de cracher dans la soupe. Enfin bref, ce compromis me plait encore.
A partir de fin Février, une place de collocataire se libère chez Natsuko, où je vis déjà, ce qui signifie que j'envisage sérieusement de postuler pour avoir cette chambre, et donc de ne plus squatter le salon. Même si en soit cela ne me dérange pas de vivre dans le salon. Mais c'est un autre statut que d'avoir une chambre. Je ne serais plus de passage, et l'idée de devenir résidant du Sénégal ne me déplait pas.
Cela induit évidemment que je dois me trouver une occupation pour mon séjour ici. Non pas pour des raisons économiques, car j'ai encore de quoi venir voir, et parce que le loyer de la chambre chez Natsuko est ridiculeusement bas. Non il s'agit plutôt de ne pas s'ennuyer à ne rien faire de mes journées. Je n'ai pas forcément envie d'un CDI à temps plein, même si je sais que mes parents préfèreraient, mais c'est surtout que je ne veux pas passer mon temps à glander.
Par ailleurs, je n'ai pas encore complètement abandonné l'idée de continuer mon voyage. Seulement je suis plus tenté par Madagascar que par le Mali et le Burkina Faso. Ce n'est pas le même prix, c'est évident, mais mon imaginaire ne travaille pas de la même manière pour ces différents pays.
D'autant plus que maintenant, il y a le rugby à Dakar, et que ça ça fait rudement plaisir. Il me faudra donc une sacrée motivation pour quitter les Caïmans.
De toutes façons, mes choix devront être fait rapidement car même si le visa n'est pas payant, il me faudra un titre de séjour à partir du 7 mars, c'est à dire 3 mois après mon entrée au Sénégal.
Ce qui est sûr, c'est que je vais éviter les zones sahéliennes semi désertiques pour le moment. Ce qui est arrivé à Antoine de Léocour et son pote a pour moi valeur d'avertissement. Je ne cèderais ni à la peur, ni à la panique,et encore moins à la terreur, mais je préfère rester prudent. D'autant plus que je connaissais Antoine pour m'être saoulé avec lui le jour de sa soutenance, car c'est un étudiant de la promo d'avant la mienne à Poitiers, dans le master que j'ai fait.
Cela fait bizarre d'apprendre cette nouvelle. D'autant plus que je ne suis pas certain que Nouadhibou ou Nouakchott soient plus à l'abri que Niamey. C'est un évènement vraiment dramatique.
A partir de samedi, je rejoints la caravane de l'économie sociale et solidaire entre St-Louis et Bakel. Pendant les 10 jours de cette aventure, il est peu probable que je donne des nouvelles regulières, voir des nouvelles tout court, pour des raisons de temps et technique.
On se retrouve donc au pire au 26 Janvier.
Je suis actuellement en pleine réflexion. J'aime beaucoup être ici, à Dakar, une ville pas si désagréable. Je trouve que c'est un bon compromis entre l'Afrique et l'Occident. Pas trop occidentalisée, mais un peu quand même, toujours africaine mais plus complètement non plus. Comme je ne suis pas venu en Afrique à la recherche d'authenticité ou d'exotisme, je me plais bien ici. J'assume pleinement et complètement mon statut privilégié ici. Mais je n'en profite pas non plus pleinement, je ne vais pas dans les trucs de toubabs et d'expats, je prends le bus et pas le taxi, et je ne vais pas montrer mes gros € partout pour grimper de la gazelle. Je vis simplement je pense, et même si l'immeuble Fayçal où je loge est un immeuble de privilégié, il ne résulte ni de mon choix ni de celui de Natsuko. Je n'ai pas pour autant l'habitude de cracher dans la soupe. Enfin bref, ce compromis me plait encore.
A partir de fin Février, une place de collocataire se libère chez Natsuko, où je vis déjà, ce qui signifie que j'envisage sérieusement de postuler pour avoir cette chambre, et donc de ne plus squatter le salon. Même si en soit cela ne me dérange pas de vivre dans le salon. Mais c'est un autre statut que d'avoir une chambre. Je ne serais plus de passage, et l'idée de devenir résidant du Sénégal ne me déplait pas.
Cela induit évidemment que je dois me trouver une occupation pour mon séjour ici. Non pas pour des raisons économiques, car j'ai encore de quoi venir voir, et parce que le loyer de la chambre chez Natsuko est ridiculeusement bas. Non il s'agit plutôt de ne pas s'ennuyer à ne rien faire de mes journées. Je n'ai pas forcément envie d'un CDI à temps plein, même si je sais que mes parents préfèreraient, mais c'est surtout que je ne veux pas passer mon temps à glander.
Par ailleurs, je n'ai pas encore complètement abandonné l'idée de continuer mon voyage. Seulement je suis plus tenté par Madagascar que par le Mali et le Burkina Faso. Ce n'est pas le même prix, c'est évident, mais mon imaginaire ne travaille pas de la même manière pour ces différents pays.
D'autant plus que maintenant, il y a le rugby à Dakar, et que ça ça fait rudement plaisir. Il me faudra donc une sacrée motivation pour quitter les Caïmans.
De toutes façons, mes choix devront être fait rapidement car même si le visa n'est pas payant, il me faudra un titre de séjour à partir du 7 mars, c'est à dire 3 mois après mon entrée au Sénégal.
Ce qui est sûr, c'est que je vais éviter les zones sahéliennes semi désertiques pour le moment. Ce qui est arrivé à Antoine de Léocour et son pote a pour moi valeur d'avertissement. Je ne cèderais ni à la peur, ni à la panique,et encore moins à la terreur, mais je préfère rester prudent. D'autant plus que je connaissais Antoine pour m'être saoulé avec lui le jour de sa soutenance, car c'est un étudiant de la promo d'avant la mienne à Poitiers, dans le master que j'ai fait.
Cela fait bizarre d'apprendre cette nouvelle. D'autant plus que je ne suis pas certain que Nouadhibou ou Nouakchott soient plus à l'abri que Niamey. C'est un évènement vraiment dramatique.
A partir de samedi, je rejoints la caravane de l'économie sociale et solidaire entre St-Louis et Bakel. Pendant les 10 jours de cette aventure, il est peu probable que je donne des nouvelles regulières, voir des nouvelles tout court, pour des raisons de temps et technique.
On se retrouve donc au pire au 26 Janvier.
dimanche 9 janvier 2011
Un mois au Sénégal
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà, cela fait maintenant un mois que je suis au pays de la Terranga. Et si parfois ce n'est qu'un argument commercial ou pour me faire les poches, c'est souvent à peu près vrai. Ici je me plais vraiment. Je fuis le plus possible toutes formes d'exotisme, et les touristes m'agacent quand je suis confronté à eux.
Je commence à avoir mes petites habitudes en particulier dans les lieux où je mange. Je ne me déplace presqu'en bus, ce qui est avantageux financièrement et me permet d'éviter les toubabs.
J'ai également repris le rugby avec l'équipe des Caïmans XV de Dakar. Pour mon premier match avec des vieux maillots du CA Brive, nous avons perdu 14 à 12 contre une équipe surtout composé de toubabs. Je n'ai pas été bon car j'étais très très court physiquement, mais je sens que je peux réellement apporter à cette équipe. Le niveau de la première division sénégalaise n'est pas mauvais, et le potentiel de mon équipe est très élevé mais je dois pouvoir aider à fixer un certain nombre de choses sur les touches, les phases d'attaque, et sur les règles en particulier.
En 10 min sous le soleil du Sénégal je n'en pouvais plus. Je me suis entrainé 3 fois plutôt comme demi de melée, et j'étais titulaire comme 3e ligne car les types sont arrivés en retard et que j'ai du faire le nombre. Logique n'est ce pas? Je devais jouer les 15 dernières minutes et j'ai joué une mi-temps complète, j'ai donc mal partout et je suis assez claqué.
Par ailleurs, comme j'aime expérimenter les choses je suis allé au cinéma du CCF (Centre Culturel Français) voir "des Hommes et des Dieux". C'est un bon film mais les conditions ne lui ont pas rendus service. Les gens sont vraiment sans-gênes : portables allumés, têtes bien dressés au dessus des sièges, arrivée très en retard avec la recherche de sièges les uns à côtés des autres pendant quelques minutes. Et ce ne sont que des Français qui étaient là.
Si au début de mon voyage, je ne parlais que d'argent, j'ai l'impression de ne plus parler que des expats. Il parait qu'ils sont presque 15 000 au Sénégal. Avec un groupe de Troyens et donc de Dado, je suis allé visiter l'île de Gorée. Notre guide était vraiment nul, mais l'île mérite d'être vue, même si je trouve ce lieu moins émouvant qu'Auschwitz. Ce lieu a aussi été le témoin d'un crime contre l'humanité, mais l'horreur y est plus sournoise, car c'est une jolie petite île où se superpose les couches de l'histoire.
Les présences portugaises, hollandaises , anglaises, et françaises sont visibles, et l'utilité de l'île a évolué au cours des siècles. Les esclaves partaient de là, mais c'est aussi ici que furent formés les plus grands hommes politiques africains. La maison des esclaves est ridiculement petite, et je trouve que cela mériterait une plus grande mise en perspective sur cet établissement et ceux autours.
Voir Dado au Sénégal était très sympa. Quelles étaient les chances de croiser sur l'île de Gorée une collègue du GRDR qui n'y travaille plus depuis 1 an et demi et que par conséquent je n'avais plus vu depuis? Et bien j'ai croisé une personne totalement improbable. Ca fait plaisir quand même.
Dernière semaine avant la caravane de l'économie sociale et solidaire. Je suis loin d'être prêt, mais tout va bien se passer.
A bientôt.
Voilà, cela fait maintenant un mois que je suis au pays de la Terranga. Et si parfois ce n'est qu'un argument commercial ou pour me faire les poches, c'est souvent à peu près vrai. Ici je me plais vraiment. Je fuis le plus possible toutes formes d'exotisme, et les touristes m'agacent quand je suis confronté à eux.
Je commence à avoir mes petites habitudes en particulier dans les lieux où je mange. Je ne me déplace presqu'en bus, ce qui est avantageux financièrement et me permet d'éviter les toubabs.
J'ai également repris le rugby avec l'équipe des Caïmans XV de Dakar. Pour mon premier match avec des vieux maillots du CA Brive, nous avons perdu 14 à 12 contre une équipe surtout composé de toubabs. Je n'ai pas été bon car j'étais très très court physiquement, mais je sens que je peux réellement apporter à cette équipe. Le niveau de la première division sénégalaise n'est pas mauvais, et le potentiel de mon équipe est très élevé mais je dois pouvoir aider à fixer un certain nombre de choses sur les touches, les phases d'attaque, et sur les règles en particulier.
En 10 min sous le soleil du Sénégal je n'en pouvais plus. Je me suis entrainé 3 fois plutôt comme demi de melée, et j'étais titulaire comme 3e ligne car les types sont arrivés en retard et que j'ai du faire le nombre. Logique n'est ce pas? Je devais jouer les 15 dernières minutes et j'ai joué une mi-temps complète, j'ai donc mal partout et je suis assez claqué.
Par ailleurs, comme j'aime expérimenter les choses je suis allé au cinéma du CCF (Centre Culturel Français) voir "des Hommes et des Dieux". C'est un bon film mais les conditions ne lui ont pas rendus service. Les gens sont vraiment sans-gênes : portables allumés, têtes bien dressés au dessus des sièges, arrivée très en retard avec la recherche de sièges les uns à côtés des autres pendant quelques minutes. Et ce ne sont que des Français qui étaient là.
Si au début de mon voyage, je ne parlais que d'argent, j'ai l'impression de ne plus parler que des expats. Il parait qu'ils sont presque 15 000 au Sénégal. Avec un groupe de Troyens et donc de Dado, je suis allé visiter l'île de Gorée. Notre guide était vraiment nul, mais l'île mérite d'être vue, même si je trouve ce lieu moins émouvant qu'Auschwitz. Ce lieu a aussi été le témoin d'un crime contre l'humanité, mais l'horreur y est plus sournoise, car c'est une jolie petite île où se superpose les couches de l'histoire.
Les présences portugaises, hollandaises , anglaises, et françaises sont visibles, et l'utilité de l'île a évolué au cours des siècles. Les esclaves partaient de là, mais c'est aussi ici que furent formés les plus grands hommes politiques africains. La maison des esclaves est ridiculement petite, et je trouve que cela mériterait une plus grande mise en perspective sur cet établissement et ceux autours.
Voir Dado au Sénégal était très sympa. Quelles étaient les chances de croiser sur l'île de Gorée une collègue du GRDR qui n'y travaille plus depuis 1 an et demi et que par conséquent je n'avais plus vu depuis? Et bien j'ai croisé une personne totalement improbable. Ca fait plaisir quand même.
Dernière semaine avant la caravane de l'économie sociale et solidaire. Je suis loin d'être prêt, mais tout va bien se passer.
A bientôt.
dimanche 2 janvier 2011
Une nouvelle année commence
Bonjour à toutes et à tous,
Le 31, c'était la nuit de la St Sylvestre, mais également la date de moisniversaire de mon arrivée sur le continent. En effet cela fait maintenant deux mois que je suis là. Et pas encore las, bien heureux d'être ici et pas en France. Je n'ai pas trop envie de quitter Dakar et le Sénégal pour le moment, je m'y sens bien. Il y a évidemment des désagrements mais ils sont encore moins nombreux que les aspects plaisants d'être ici.
Ces deux mois de barroudages ont été très riches. J'ai la tête dans les nuages rien que d'y penser. Cette année 2010 a été très riche d'une manière générale. J'ai commencé l'année saoul à la wodka, dans le lit d'une polonaise pas farouche, en Allemagne. Je l'ai fini à Dakar, sobre, au concert d'Ismael Lô. Et si l'année avait commencé par des pétards et feux d'artifice tirés par des Allemands, la nouvelle année a commencé de la même manière mais en 10 fois plus gros. J'ai beaucoup évolué entre ces deux époques. A la fois dans le temps et l'espace. Dans l'espace, c'est une évidence. Dans le temps, je veux dire par là que j'ai passé une étape. Je suis passé d'un rêve à la réalisation de ce rêve. Cela fait deux mois que je suis physiquement parti, mais dans ma tête cela faisait plus longtemps. Mais cette fois-ci j'y suis. Il y a eu l'âge de pierre, il est temps de passer à l'âge de Quentin.
Pour le nouvel an, j'ai choisi d'être plus ou moins seul. Les propositions que j'avais de le faire chez des gens ne me motivaient pas plus que ça, donc je me suis fais un plan pépère. Je suis sorti mangé dans un fast-food oû je vais souvent. Je n'ai pas pris exactement mon menu habituel alors que les serveurs avaient presque déjà fait ma commande quand ils m'ont vu entrer. Le restaurant était blindé de chez blindé. Et une fois de plus j'étais presque le seul à être habillé comme un bouseux. Heureusement que les militaires français étaient là pour que je ne soisn pas le seul à être mal habillé. Les gens étaient vraiment très bien vetus. Les femmes en particulier étaient magnifiques, et les enfants dans les habits de Tabaski (Aid El Kebir). C'était vraiment magnifique à voir.
Après cela je suis parti aux concerts, les derniers de cette année 2010. Une fois de plus, je n'étais pas le seul à avoir eu cette idée, et je ne fus donc pas seul pour le passage à la nouvelle année. J'ai sympathisé avec un Guinéen qui m'a un peu saoulé de vouloir à tous prix m'emmener chez lui, je suis un peu plus méfiant maintenant. J'ai donc vu la fin du concert de Baba Maal que j'avais déjà vu à Nouakchott. Et j'ai vu un gros bout du concert d'Ismael Lô. J'ai voulu prendre le taxi mais ils ont tous refusé de m'emmener pour le prix que je demandais car la place de l'indépendance était close à la circulation. Je suis rentré à pied, soit une petite heure de marche.
Sur le chemin du retour, j'ai réussi à lacher mon Guinéen, et à éviter la plupart des pétards que les gamins lancent souvent sur les gens, et les toubabs en particulier. Cette nuit de la St Sylvestre sert un peu de défouloir à la jeunesse qui fait clairement n'importe quoi. Les débordements sont nombreux comme un palmier calciné de la place de l'indépendance peut en témoignier. J'ai battu en retraite jusque chez Natsuko pour ne pas être la cible mouvante que j'avais l'impression de représenter en circulant dans les rues.
Et puis il faut bien le dire, j'étais crevé car je me suis couché très tôt la veille. Et l'entrainement de rugby de la veille ne m'avait pas fait de cadeaux. Et oui, j'ai repris le rugby au sein du club des Caïmans XV de Dakar oû un pote à moi avait déjà joué. je suis maintenant licencié de la fédération de rugby du Sénégal, et probable titulaire pour le prochain match du 7 Janvier en tant que demi de mêlée. Et vu le niveau je vais apporter une sérieuse plue-value. J'ai vu l'équipe nationale B du Sénégal jouer, et bha je peux presque prétendre l'intégrer. Il faut dire que les meilleurs joueurs évoluent dans les divisions de fédérale en France. Retrouver le rugby m'a fais diablement plaisir...
Je suis donc heureux, et c'est bien le plus important. D'autant que je me rends compte que je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs, mais que je suis, et c'est bien tout ce qui compte!!!
à bientôt les gens, et bonne et heureuse année, chose possible si on arrête de regarder les infos...
Le 31, c'était la nuit de la St Sylvestre, mais également la date de moisniversaire de mon arrivée sur le continent. En effet cela fait maintenant deux mois que je suis là. Et pas encore las, bien heureux d'être ici et pas en France. Je n'ai pas trop envie de quitter Dakar et le Sénégal pour le moment, je m'y sens bien. Il y a évidemment des désagrements mais ils sont encore moins nombreux que les aspects plaisants d'être ici.
Ces deux mois de barroudages ont été très riches. J'ai la tête dans les nuages rien que d'y penser. Cette année 2010 a été très riche d'une manière générale. J'ai commencé l'année saoul à la wodka, dans le lit d'une polonaise pas farouche, en Allemagne. Je l'ai fini à Dakar, sobre, au concert d'Ismael Lô. Et si l'année avait commencé par des pétards et feux d'artifice tirés par des Allemands, la nouvelle année a commencé de la même manière mais en 10 fois plus gros. J'ai beaucoup évolué entre ces deux époques. A la fois dans le temps et l'espace. Dans l'espace, c'est une évidence. Dans le temps, je veux dire par là que j'ai passé une étape. Je suis passé d'un rêve à la réalisation de ce rêve. Cela fait deux mois que je suis physiquement parti, mais dans ma tête cela faisait plus longtemps. Mais cette fois-ci j'y suis. Il y a eu l'âge de pierre, il est temps de passer à l'âge de Quentin.
Pour le nouvel an, j'ai choisi d'être plus ou moins seul. Les propositions que j'avais de le faire chez des gens ne me motivaient pas plus que ça, donc je me suis fais un plan pépère. Je suis sorti mangé dans un fast-food oû je vais souvent. Je n'ai pas pris exactement mon menu habituel alors que les serveurs avaient presque déjà fait ma commande quand ils m'ont vu entrer. Le restaurant était blindé de chez blindé. Et une fois de plus j'étais presque le seul à être habillé comme un bouseux. Heureusement que les militaires français étaient là pour que je ne soisn pas le seul à être mal habillé. Les gens étaient vraiment très bien vetus. Les femmes en particulier étaient magnifiques, et les enfants dans les habits de Tabaski (Aid El Kebir). C'était vraiment magnifique à voir.
Après cela je suis parti aux concerts, les derniers de cette année 2010. Une fois de plus, je n'étais pas le seul à avoir eu cette idée, et je ne fus donc pas seul pour le passage à la nouvelle année. J'ai sympathisé avec un Guinéen qui m'a un peu saoulé de vouloir à tous prix m'emmener chez lui, je suis un peu plus méfiant maintenant. J'ai donc vu la fin du concert de Baba Maal que j'avais déjà vu à Nouakchott. Et j'ai vu un gros bout du concert d'Ismael Lô. J'ai voulu prendre le taxi mais ils ont tous refusé de m'emmener pour le prix que je demandais car la place de l'indépendance était close à la circulation. Je suis rentré à pied, soit une petite heure de marche.
Sur le chemin du retour, j'ai réussi à lacher mon Guinéen, et à éviter la plupart des pétards que les gamins lancent souvent sur les gens, et les toubabs en particulier. Cette nuit de la St Sylvestre sert un peu de défouloir à la jeunesse qui fait clairement n'importe quoi. Les débordements sont nombreux comme un palmier calciné de la place de l'indépendance peut en témoignier. J'ai battu en retraite jusque chez Natsuko pour ne pas être la cible mouvante que j'avais l'impression de représenter en circulant dans les rues.
Et puis il faut bien le dire, j'étais crevé car je me suis couché très tôt la veille. Et l'entrainement de rugby de la veille ne m'avait pas fait de cadeaux. Et oui, j'ai repris le rugby au sein du club des Caïmans XV de Dakar oû un pote à moi avait déjà joué. je suis maintenant licencié de la fédération de rugby du Sénégal, et probable titulaire pour le prochain match du 7 Janvier en tant que demi de mêlée. Et vu le niveau je vais apporter une sérieuse plue-value. J'ai vu l'équipe nationale B du Sénégal jouer, et bha je peux presque prétendre l'intégrer. Il faut dire que les meilleurs joueurs évoluent dans les divisions de fédérale en France. Retrouver le rugby m'a fais diablement plaisir...
Je suis donc heureux, et c'est bien le plus important. D'autant que je me rends compte que je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs, mais que je suis, et c'est bien tout ce qui compte!!!
à bientôt les gens, et bonne et heureuse année, chose possible si on arrête de regarder les infos...
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