lundi 31 octobre 2011

un an déjà

Bonjour à toutes et à tous,

Voici un an en arrière j'arrivais sur le tarmac de l'aéroport de Tanger. J'arrivais sur le continent, naïf et sûr de moi. Abdelkarim m'accueillait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Depuis beaucoup de choses ont changé. Le monde, ma perception du monde, et moi bien évidemment.

Voilà un an que j'ai quitté la France, et je sais bien pourquoi je l'ai fait. Elle semble encore plus nauséeuse qu'elle ne l'était quand je suis parti. Si j'avais pu emmener ce qui me manque régulièrement ici, c'est à dire la famille, les amis proches, les petites habitudes que j'avais, et bien je serais encore plus heureux que je ne le suis actuellement. Car il ne faut pas se leurrer, je suis un homme heureux et comblé.

Quand je suis arrivé sur le continent, j'étais un chômeur parti en voyages. Aujourd'hui je suis un prof temporaire, un rugbymen téméraire, et un président d'association humanitaire (c'est juste pour le rime, car on ne fait pas de l'humanitaire car on s'enrichit, enfin peut être un jour, enfin bon on est des salauds de capitalistes....). Je suis également un plus ou moins bon colocataire. Je crois que je vais bientôt avoir plus vécu chez Natsuko que dans tous les autres logements où j'ai habité depuis que j'ai quitté chez les parents.

Ce qui l'air de rien est un double exploit. C'est un exploit que j'ai réussi à rester aussi longtemps à Dakar alors que je pensais traverser l'Afrique d'ouest en est, et c'est aussi un exploit de Natsuko d'avoir réussi à me supporter tout ce temps. J'ai certes entrepris de l'amadouer à coups de pâtisserie et de petits plats, mais faut croire que j'ai su me tenir.
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai commencé par être un ancien stagiaire du GRDR, puis je suis devenu un festivalier, puis un spécialiste en montage de projet de solidarité internationale, puis un rugbymen. Maintenant, je suis toujours un spécialiste du montage de projet, même si je n'en vis pas, et que j'ai un peu coupé avec ce monde là. Je suis avant tout un joueur de rugby, et accessoirement un prof d'histoire géo dans le lycée français de Dakar. Faut bien vivre de temps en temps.

Je m'occupe bien, j'ai cours toute la semaine, et le lundi soir c'est réunion de la fédération de rugby, le mardi et le jeudi c'est l'entrainement, le vendredi soir, il y a match de temps en temps, le samedi ou le dimanche dans l'après-midi sinon...
Depuis quelques semaines j'ai ajouté quelques petits trucs, car je suis membre du groupe de soutien à Eva Joly au Sénégal, où nous nous réunissons toutes les 2 semaines avec des personnes diablement intéressantes.

Il faut impérativement que je trouve du temps pour apprendre à naviguer avec un bateau à voile, pour jouer au tennis avec Natsuko, pour accompagner des projets de solidarité internationale ici. Pour voir toutes les personnes que je dois voir.

En attendant, je suis vivant. Et bien vivant même.

Vive la liberté!

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