mercredi 29 décembre 2010

Dakar la nuit

Bonjour à toutes et à tous,

Je savais que j'étais naïf et peu méfiant. Et bien cela m'a joué des tours. Lundi soir, en rentrant du centre culturel Douta Seck, à proximité d'un quartier populaire que j'ai traversé, seul, de nuit, je suis arrivé près de chez moi (enfin de chez Natsuko évidemment) et qu'un homme d'une cinquantaine d'année m'abordé. Nous avons discuté pas mal de temps, et il m'a parlé d'évènements culturels qui avaient l'air très intéressant donc je l'ai suivi jusqu'à l'endroit oû il devait me donner un programme. Comme il n'y en avait pas là nous sommes allés plus loin. Pour au final finir avec son beau frère loin de mes bases. Là nous avons pris le taxi, pris également un 3e passager, nous nous sommes arrêtés pour chercher des djembés. Nous sommes repartis sans les djembés car je n'ai pas changé de l'argent à mon premier interlocuteur et que donc il n'avait pas de quoi payer les réparations des djembés.

Nous sommes alors repartis vers la place de l'indépendance quand le taxi s'est arrêté une dernière fois. Un type est sorti et a bloqué ma porte pendant que les deux autres m'ont menacé. Ils m'ont expliqué que je ressemblais au militaire qui avait déshonoré une fille l'année passée, et que j'avais de la chance car ils voulaient lui faire sa fête. Ils m'ont laissé partir avec le taxi sans oublier de me délester de mon argent. Je n'avais que 3000 CFA sur moi, alors ils ont forcés le taximen de m'avancer 10 000 CFA pour que je leur donne. En arrivant à l'immeuble oü je loge, j'ai remboursé le taxi de ses 10 000, et j'ai payé la course de 3000 CFA. J'en suis donc pour 16 000 CFA de ma poche pour une connerie oü je ne me suis pas méfié alors que j'étais à 100 m de mon logement.

Je suis allé porté plainte le lendemain auprès de la police accompagné d'un ami sénégalais. Sans lui je ne pense pas que ma plainte aurait été enregistrée. C'est la première fois de ma vie que je me suis fais braqué. J'ai eu de la chance jusque là, mais cela devait arrivé un jour. Je suis vivant, même si ma vie ne m'a pas semblé être en danger à quelque moment, mais tout de même ça fait chier. Je me suis rapidement remis de ces émotions tout de même.

En effet, le lendemain je suis allé voir un des clubs de rugby de Dakar, et je vais me faire faire une licence pour jouer quelques matchs et entrainements le temps ou je suis sur Dakar. Ca allait beaucoup mieux du coup. Et enfin ce soir je devrais voir les concerts de Salif Keita, qui j'espère sera plus en forme qu'au chien à plumes cet été, Tiken Jah Fakoly, et enfin Youssou Ndour. C'est une soirée XXL, et ça fait bien plaisir! Après cela je vais me concentrer sur la caravane de l'économie sociale et solidaire, et grâce à Dieu (enfin Bertrand plutôt) j'ai enfin une méthodologie qui va niquer sa mère comme disaient les jeunes.

Je commence à être sollicité de partout et tout le monde est intéressé par mes talents, mais personne n'a d'argent pour me faire payer mes services. Va falloir que je monte un dossier pour faire cracher les rotary club pour financer mon voyage.

Et ya des chances aussi qu'on me demande de jouer pour l'équipe nationale du Sénégal B au vu de ce que j'ai vu hier soir...

à bientôt les gens


dimanche 26 décembre 2010

Noël à Dakar

Bonjour à toutes et à tous,

Depuis que je suis en âge d'avoir des souvenirs, j'ai presque toujours célébrer Noël avec la famille. C'est la première fois que je le fais en dehors d'Europe. Et bien ce n'est pas spécialement difficile. En effet, il n'y a pas ici d'éléments de contexte rappelant que c'est Noël. A part au casino (le supermarché) en bas, la ville n'est pas inondée de stupidités de noel. C'est assez agréable d'ailleurs. J'ai tout de même fais ce qu'il fallait pour ce jour particulier.

Avec Mael et Laure, ceux-là même qui m'avaient logé à Nouakchott, et qui étaient en vacances cette semaine à Dakar, nous avons bu et mangé ensemble. J'avais préparé à manger, et pour une fois je me suis complètement raté. La viande de la blanquette était inbouffable tellement elle était dure. Mon roulé à la confiture de fraise était trop cuit, cramé, au gout de charbon. Heureusement que le foie gras était déjà prêt et que je ne l'ai pas préparé. Mais le plus important n'était pas là, ce qui comptait était pour moi de ne pas être seul.

Après ce repas nous sommes partis à un concert place de l'obélisque. Au concert d'Alpha Blondy en l'occurence. Il y avait maldonne sur la sono, le son était plus que médiocre, mais le type était vraiment pas mal. Je me réjouissais tellement de le voir que je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir des frissons sur les premiers accords de Jerusalem. J'ai pris grand plaisir à le voir, même si je suis conscient que ce n'était pas une grande prestation de sa part. Il a quand même 57 piges, donc ce n'est pas si mal. Il a quand même fais un truc bizarre au cours du concert. Il a chanté une chanson "paix au Libéria" qu'il a un peu modifié pour que cela colle à l'actualité ivoirienne, puis il a chanté a capella un morceau qui s'est fini sur un "ha les connards" et il a quitté la scène. Et puis plus rien à ce moment là. La manager est rentré sur scène avec un micro et les musiciens sont revenus au compte goutte. Tous les instruments étaient déjà presque rangés. Moment surréaliste. Puis il est revenu chanter 2 3 chansons. Mais la première fausse/vraie fin, c'était à la fois étrange et suspect. On aurait dit qu'il était allé se faire une ligne de coke avant de pouvoir continuer.

Ca c'était pour le réveillon. Pour le 25, je me suis un fait un hamburger double, frites, coca, de Noël. C'était cool. Puis je suis allé voir des concerts encore, du reggae sud-africain, de la salsa de Guinée-Bissau, et l'orchestre international de Cuba. Cet orchestre est un groupe hétéroclyte de chefs d'orchestre cubains qui jouent ensemble. C'était beau et dansant. Je pense que je vais garder un grand souvenir de ce groupe, touchant et classieux, avec ces petits vieux en costards et chapeaux. Vraiment, ça donne envie d'aller faire un tour à Cuba. Et encore un petit de plus que je veux visiter, ou que je dois visiter...

Pour la petite histoire, si à Dakar la neige est un peu une douce vue de l'esprit, elle paralyse tout de même les vols aériens. Natsuko n'a pas eu d'avion de la TAP pour aller à Lisbonne, car son avion était encore bloqué à Paris. Elle est donc resté une journée de plus à Dakar avant d'avoir un avion affrêté de Lisbonne pour prendre les passagers de son vol. Elle a dû avoir sa correspondance pour Toulouse, car hier soir elle était avec Bertrand à Bergerac. La pauvre, elle a vraiment la poisse, déjà elle se coltine Quentin Didier chez elle, et en plus ses avions ne sont pas là quand il faut...

J'ai encore pour une semaine de Festman, mais promis après je parle de choses moins culturelles...

jeudi 23 décembre 2010

Deux semaines au Sénégal

Bonjour à toutes et à tous,

Voici deux semaines que je suis au Sénégal. Je ne le sais que parce que j’ai regardé le programme du festman, et que par conséquent j’ai du faire attention au jour présent. Sinon, cela fait bien longtemps que j’ai perdu le compte des jours.
Je ne connais vraiment pas grand-chose du Sénégal, vite fait Bakel et Aroundou, vite fait Dakar, et c’est à peu près tout. A part une dibiterie à Kaolack, c'est-à-dire un marchand ambulant ou non de viande cuite dans la sauce et vendu dans du papier ou du pain, je crois que je ne connais rien d’autre. Pour le moment je n’ai que peu voyagé au Sénégal. Mais cela va surement changer, avec la caravane de l’ESS d’une part, et après le FSM (Forum Social Mondial) d’autre part.

De la même manière je n’ai pas encore eu de nombreux contacts avec les Sénégalais, car mes interactions sociales sont assez limitées. Je n’ose pas trop aborder les gens sans raisons de la faire. Mais bon, quand tu as faim, tu manges.
Noel approche à grands pas et je suis toujours en short et en t-shirt. Il paraitrait que la France mais je n’y crois pas, c’est de la propagande pour faire oublier que le salaire moyen ici n’est que de 30 000 CFA par mois.

En 2 semaines au Sénégal, j’ai vécu plus d’évènements culturels que sur les deux dernières années en France. Et il parait qu’ici il n’y a rien et que les Africains ne sont pas rentrés dans l’histoire. Les coïncidences sont souvent heureuses.
Pour le moment j’apprécie toujours autant être ici, la France ne me manque vraiment pas. La vie dakaroise ne m’agace pas encore. J’ai beaucoup rigolé au marché de Noel organisé par les toubabs pour les toubabs, dans une salle d’un grand hôtel surplombant l’océan. Le contraste était vraiment saisissant entre la brousse d’Aroundou et cette réunion de riches expats. Cela sentait l’opulence, les bons sentiments, et l’entre soit rassurant.
Je me suis demandé un temps si l’ambassade organisait un Noel des expatriés, et si cela ne pouvait pas être sympa que d’y aller, mais je sais maintenant que je ne résisterais pas. 15 minutes au marché de Noel était déjà de trop, alors une soirée complète…

Cela me permet de savoir quelque chose en plus sur moi : si chaque individu a une place à chercher et/ou trouver dans ce bas monde, la mienne n’est pas parmi ces gens. Heureusement d’ailleurs. Je ne les rejette cependant pas, on vit comme on veut, ou peut, je me moque un peu mais je ne juge pas, car je ne suis certainement pas assez pur pour d’autres. Je ne pense pas être de monde, voilà tout.

J’ai réussi à me faire payer le bus par une femme car je n’avais pas de monnaie. Le billet de 5000 ne passe pas pour payer les 175 CFA du ticket. Cela ne se fait pas, mais je l’ignorais. Maintenant, j’ai toujours de la monnaie.
La vie ici n’est pas donnée mais j’arrive à ne pas exploser mon budget quotidien, et je peux même de temps en temps me faire plaisir sur la bouffe et la nourriture. Je vais bientôt cependant passer à l’étape de l’achat de vêtements car les miens sont en bout de course, même selon des critères africains.

Au final, je vais me faire mes cadeaux de Noel en m’offrant quelques conneries comme des fringues, mais surtout normalement en passant ma soirée au concert d’Alpha Blondy. Ca va le faire, peut être même que Mael, Laure et moi feront un repas de Noel des expats pas comme les autres…

mercredi 22 décembre 2010

Festman 3e partie

Bonjour à toutes et à tous,

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas musicalement parlant évidemment. Dimanche soir, Natsuko et moi sommes allés voir un hommage à Myriam Makeba, première star internationale venue du continent et d'Afrique du Sud en particulier. C'est principalement Angélique Kidjo qui a chanté pour cet hommage, et c'était formidable. C'est vraiment une grande dame de la chanson, elle a une présence et une puissance de voix hors du commun et pour ainsi dire fabuleuse. C'était vraiment beau, émouvant, fort, et divinement interprété.

Le groupe qui a suivi était une tête d'affiche qui valait son pesant de cacahuète aussi. Il s'agit des Antillais les plus connus du monde, Kassav pour ne pas les nommer. Et là encore c'était du très très lourd. Nous avons rejoints Mael et Laure chez qui j'avais logé à Nouakchott et qui sont en vacances ici pour une semaine. Et au hasard de notre pénétration dans la foule nous sommes tombé sur des types que Natsuko connaissait et qui sont des amis à Christiane avec qui j'ai fais le master à Poitiers. Et je peux vous affirmer sans me tromper que la diaspora camerounaise connait bien mieux Kassav que les Dakarois. Les trois camerounais ont mis le feu, chantaient, dansaient, prenaient des photos comme des gosses lâchés à mickeyland. Nous avons donc passé un super concert avec ces trois joyeux lurons, et avons pas mal dansé, au point que Natsuko la pile électrique en était fatiguée. C'est suffisamment rare pour être souligné.

Comme d'habitude à la fin du concert la foule s'est dispersée à vitesse grand V.

J'occupe actuellement mes journées avec des activités importantes. Je participe à l'organisation de la caravane de l'économie sociale et solidaire qui aura lieu du 15 au 25 Janvier 2011, et qui me permettra de rentrer au FSM avec un badge comme il faut. Cette caravane consiste à un périple entre St-Louis, à l'embouchure du fleuve, et Bakel, 1000km en amont. Il s'y déroulera des ateliers de concertation, de capitalisation, et d'échanges des pratiques des différents acteurs de l'ESS. L'idée est de pouvoir donner nos conclusions lors du FSM et de partager les expériences qui ont été faite sur la zone du fleuve.

Je suis chargé pour le moment d'élaborer un dossier de presse qui annonce cette caravane. Le principal hic de ce truc que j'ai rejoints c'est qu'ils n'ont pas été foutus de trouver le moindre franc CFA pour l'organisation. Je sais pas trop comment ils se sont débrouillés, mais je sens que cela va être la merde totale lors de la phase d'exécution. Le projet est bon, le dossier plutôt bien monté, mais j'ai l'impression qu'ils n'ont pas sollicité les partenaires comme il fallait. Inchallah, on verra.
A coté de cela, et bien je me ballade dans Dakar, et les corniches sont vraiment beaucoup plus belles que Dakar plateau.
De chez Natsuko, on peut voir le port, et ces quelques jours, un bâtiment de guerre français était à quai. Il est parti ce matin, ce qui semble indiquer que la situation en Cote d'Ivoire se dégrade. Ici la population est assez inquiète de la tournure des évènements car elle sait que les réfugiés ivoiriens débarqueront ici à un moment ou un autre et que par conséquent les prix de l'immobilier vont flamber et qu'un grand nombre de choses vont couter plus chères. Les gens suivent assidument les évènements, car d'une part cela les intéresse, et d'autre part car ils veulent savoir si leur situation va empirer.

Mais pendant ce temps là ce FESTMAN bat son plein, et les milliards dépensés commencent à faire un peu tache.

dimanche 19 décembre 2010

FESTMAN 2e partie

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous ai quitté sur de la musique d'outre atlantique, et bien je vous reprends sur de la musique d'outre atlantique encore. Mais cette fois-ci il s'agit de reggae et de reggaeton.

Je pensais pouvoir voir Ijahman Levy, mais une réunion de CA décalé par la coupure de courant de chez Natsuko nous a conduit un peu tard. C'est pas grave car nous sommes arrivé à la place de l'obélisque à Dakar pour un concert d'un artiste hollandais du nom de Ziggi Recado. C'était vraiment pas mal du tout, même si l'ambiance dans la fosse n'était pas extraordinaire. Je conseille cependant à ceux qui voudraient l'entendre d'aller écouter un ou deux titre de ce gars, car c'est vraiment pas mal du tout et ça dégage une vraie énergie sur scène.

Natsuko est rentré après ce concert, je pense que notre ballade du côté du monument à la renaissance africaine, la statue la plus grande du monde, fabriquée en Corée du Nord, représentant un homme africain très costaud portant un enfant sur une de ses épaules, et prenant la main à une femme. L'enfant tend le doigt vers l'ouest, et cette statue est sise à l'extrémité ouest de l'Afrique. La symbolique est quasi soviétique. On dirait de l'art socialiste de la période stalinienne. C'est un vrai symbole de la mégalomanie de Wade.

Le concert d'après était celui de Capleton. Et là le show a commencé. Début du concert vers 23h00, arrivée de Capleton sur scène vers 23h30. Entre temps, des artistes ont défilé pour faire monter la pression pour le "king of fire", et on a presque tous chanté "more fire". Des types avec des bombes de laque enflammait le gaz propulsé pour faire de gigantesque gerbe de flamme, ce qui donnait une ambiance enflammée à la scène.

Quand Capleton est entré sur scène, l'ambiance déjà survoltée est passée au stade supérieur. Le délire montait de la foule amassée en très grand nombre. Et Capleton n'a preque pas chanté. Il faisait des bouts de chanson et ses fans finissaient les paroles. Il a également beaucoup parlé pour faire monter et maintenir la pression, et la foule s'est déchainée.

Cependant c'était un spectacle de très grande qualité, avec une énergie qui a emporté tout sur son passage, avec des gens en transe. C'était bien.

Le lendemain nous sommes allés voir des artistes brésiliennes. Tout d'abord Sandra de Sa, une rockeuse plutôt pas mal du tout qui a jonglé tout au long de son set avec les styles de musique. Là encore une puta madre d'énergie transperçait la foule. Ca n'a pas beaucoup bougé dans la fosse mais les gens ont apprécié et ont été sous le charme. Le meilleur moment du set fut sa reprise en brésiliens de "no woman no cry" que tout le monde ici connait. C'était assez surréaliste, et je garde un bon souvenir de cette virevoltante femme avec des dreadlocks aux couleurs du Sénégal.

L'artiste d'après, la tête d'affiche, était phénoménale. Il s'agit de Margareth Menezes. Elle est hyper connu au Brésil, mais au Sénégal également, et c'était un de mes plus beaux concerts. Il y avait tout ce dont on peut rêver, un public en délire, une musique très entrainante, et une foule dense. Le seul bémol qui a un peu gaché ma soirée est le gamin qui a essayé de me faire 3 ou 4 fois les poches mais que je n'ai pas réussi à prendre sur le fait. Ne voulant pas repartir sans ce que j'avais sur moi j'ai du être très attentif. Bon j'ai quand même bien apprécié, mais c'était pas cool quand même. Vu le regard que je lui ai jetté à un moment il a dégagé de la zone.

Pour le moment je n'ai pas été déçu de ce que j'ai vu en concert. Et mes journées sont plutôt pas mal occupé car je suis rentré dans l'organisation d'une caravane de l'économie sociale et solidaire qui va avoir lieu en Janvier et dont les résultats se feront lors du forum social mondial de Dakar en Février. Bon c'est un peu la loose sur certains points, comme la recherche de fonds qui n'a pas été vraiment bien faite, mais je crois que je vais passer un bon moment de ce côté là.

vendredi 17 décembre 2010

FESTMA? 1 ere partie

Bonjour à toutes et à tous,

Le FESTMAN (FESTival Mondial des Arts Nègres) bat son plein quotidiennement. Natsuko sommes allés à une soirée lusophona où nous avons pu découvrir un bout de groupe mais surtout la tête d'affiche.
Si le premier groupe que j'ai partiellement vu était brésilien, Cantos de Congo, le deuxième était de renommer international. Il s'agit d'un artiste angolais du nom de Bonga.

Le premier groupe était bon mais surprenant car les morceaux ne duraient guère plus de 2 min. Et le son était souvent bien trop fort et ne rendait pas service aux instruments. Sinon c'était bon et parfois entrainant mais je ne connaissais pas assez ce style pour savoir quoi faire avec mon corps, comme presque 99% des gens présents. En gros ça ne bougeait pas trop.

Pour Bonga, la diasporah angolaise était dans la place et les premiers rangs swingais à fond. Nous étiosn derrière où les gens étaient spécialement apathiques. C'est dommage car le groupe était vraiment plus qu'exellent. Nous avons bougé notre corps mais le fait d'être les seuls dans la zone à le faire est assez gênant et inhibiteur.

L'énergie déployée par les musiciens était réellement gigantesque et transmissible à une part importante du public. Quel plaisir de sentir la foule frémir lors des accélerations des morceaux de semba (samba angolaise) et rugir de plaisir lorsque Bonga lançait des piques sur la place de l'Afrique dans le monde, et dans un français parfait.

Avec Natsuko, nous avons convenu que nous nous rapprocherions du podium pour les prochains artistes qui devraient être : l'orchestre national de Cuba, Ijahman Levy, Ziggi Rechado, et Capleton.
Du très très lourd pour un concert qui devrait attiré tous les amateurs de reggae, de reggaeton et de ragga de Dakar et environs. Ca va envoyer le steack grave!

Je vous raconterais plus tard évidement.

mercredi 15 décembre 2010

Maroc 2010

D'Aroundou à Dakar

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous avais quitté sur la veille du début du lancement du festival d'Aroundou. Je suis maintenant à Dakar lancé dans un nouveau projet, la caravane de l'économie sociale et solidaire.

Mais commençons par le commencement. Au début, il n'y avait rien que le rien, et Dieu dit que la Terre soit, et la Terre fut. etc, etc, etc. On en arrive donc au festival des 40 ans du GRDR à Aroundou. Et à Aroundou, il n'y avait rien que le rien. Il n'y a pour aller là-bas que quelques pistes en état pas toujours bon, de la poussière, du sable, et des migrants qui se sont offerts des palais, des mosquées, et un centre d'accueil en construction. Mais il n'y avait évidemment pas les structures adequates pour l'accueil de centaines de festivaliers. Et donc Dieu, enfin le GRDR fit ce qu'il fallait, ou presque. Les invités n'ont manqué de rien, même si parfois ils étaient servis tardivement. Par contre pour les gens du peuple, ce ne fut pas la même, je ne suis pas sûr qu'un village de 3000 habitants ait réussi à fournir de la nourriture pour 5000 à 7000 personnes. De la même manière il n'y avait pas assez de places pour dormir ni assez de matelas, et donc à la guerre comme à la guerre.

Dans le contenu du festival, je dois dire que je n'ai pas été déçu. Les danses traditionnelles, la course de pirogue, le spectacle equestre, les musiciens locaux ont été parfaits. Et symboliquement on ne pouvait pas voir les différences entre les différentes nationalités, et ça c'était bien. J'ai eu l'occasion de voir la super star soninké qui a totalement enflammé le festival et l'a cloturé. Non vraiment un festival extraordinaire.

C'est là-bas que j'ai fais la rencontre des personnes qui m'ont embarqué dans la caravane de l'ESS. Un toubab, administrateur du GRDR, mais également écrivain et engagé, François Dibaut, et un Sénégalais, intellectuel et militant associatif, Alia. Ces gars sont vraiment très sympa, et ils ont, je pense, bien compris que je serais très intéressé par cette caravane. Ils me demandent de faire usage de mes compétences, et a priori je devrais être pris en charge au cours de la caravane. SI on trouve plein de sous, je serais payé, mais là il faut pas déconner non plus.

C'est avec eux que j'ai rejoints Dakar, donc que j'ai traversé le Sénégal d'est en ouest, de Kidira à la frontière malienne jusqu'à Dakar. Je suis arrivé vers 2h du mat' chez Natsuko, qui la pauvre travaillait le lendemain.
Elle habite dans une des tours de Dakar plateau les plus huppées, au 8e étage d'où l'on a une vu splendide sur le port. Je suis une fois de plus très bien logé. Par contre, Dakar est vraiment difficile à appréhender lorsque l'on débarque de la brousse. Là-bas je disais 1000 fois par jour "ça va" ou "ça va bien", ici lorsque je dis "ça va" je dois rapidement enchainé sur un "je ne suis pas intéressé" ou "non". Ce n'est pas encore soulant mais ça va venir.

Je n'ai pas encore pu profiter pleinement encore du festman (FESTival Mondial des Arts Nègres) car j'ai eu des désordres gastriques dû à mon passage en brousse qui m'ont obligé à être peu éloigné de toilettes. Mais maintenant que ça va mieux, je vais pouvoir profiter un max des concerts gratuits qui trainent à droite à gauche.
J'ai commencé à me promener dans Dakar plateau, le centre économique de la ville grosso modo, et je dois avouer que c'est plutôt moche. C'est vivant, mais ça a peu de charme. C'est un sacré foutoir. Par contre, du côté de la corniche c'est pas mal du tout et l'océan est très beau.

Je vais probablement pas mal bougé dans la ville, j'ai expérimenté les taxis, et c'est cher, tandis que le bus est vraiment donné. Je vais essayer de bouger un maximum en bus donc.
J'ai également testé le supermarché Casino en bas de chez Nastuko, et je pense que je vais essayer au maximum de l'éviter car c'est un peu cher quand même. Et puis les trucs à toubabs, ça va bien 5 min. Dakar est une ville d'artistes, enfin en tout cas c'est comme ça que les commerçants se présentent quand ils veulent me vendre un indigo ou une peinture pour touriste.

Je pense que par Alia je devrais pouvoir rencontrer des gens intéressants, sachant que j'ai déjà rencontré les gens de ENDA Sénégal entité ecopole. C'est un premier pied dans le monde de la solidarité, et ça fait plaisir. Je dois par contre rapidement me faire des cartes de visite car ça va vite être ingérable de créer un réseau un peu costaud.

A bientôt pour de nouvelles aventures. N'hésitez pas à m'envoyer des messages, je les lis tous avec plaisir et attention, et si vous ne souhaitez plus recevoir mes mails, faites le moi savoir, je ne le prendrais pas mal, vous pourrez toujours aller sur le blog où je fais copie de mes messages.

lundi 13 décembre 2010

De Bakel à Aroundou

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous envoie ce petit mail depuis Dakar, et je ferais bientôt un petit topo sur le festival GRDR d'Aroundou.
De Bakel, ville sur le fleuve côté sénégalais jusqu'à Aroundou, 30 km en amont, la route pour y aller fait 50 km, 30 de goudron, et 20 de piste.

Pour donner un coup de main au GRDR, je suis parti avec le camion de matériel, tables, chaises, matelas, et groupe éléctrogène. Quelque chose qui pourrait être simple, sauf que. Sauf que le camion est un camion benne de marque Berliet. Fin de la production en 1980, mais celui-ci était un poil plus agé. Quand j'ai découvert le camion, la benne avait été mal organisée, et les 6 tables cannibalisaient toute la place, il ne nous restait que 60 chaises à mettre après tout.

Au final on a réussi à mettre les 6 tables, les 14 chaises de ministre, les 59 chaises d'écoliers, et les 13 gros matelas ainsi que les 10 petits. Ca dépassait un peu mais avec une corde ça tenait.
Le problème est venu du groupe qui ne tenait pas sur la boule d'accroche, et que les camioneurs ont attaché avec une chaine.

A 10h, le camion était là, à 13h nous sommes partis. Le chauffeur a fait rugir le moteur et nous avons atteint péniblement les 30 km/h. J'avais pour mission de tenir la 3e qui sautait de temps en temps. J'en ai encore des courbatures à la main. Je n'ai pas souffert de la chaleur grace à la climatisation sénégalaise du camion, qui en fait n'était plus équipé de son pare-brise.

Sur les 20 premiers km tout allait bien. Mais lorsque nous nous sommes arrêtés à Gabou pour prendre des chaises, la loose a commencé.
D'abord nous avons pété le roulement à bille de l'axe d'entrainement du camion qui nous a valu 45 min d'arrêt.
Puis lorsque la piste a commencé nous avons perdu 3 fois le groupe éléctrogène car les maillons de la chaine ont laché. Au moins 30 min de réparation à chaque fois avec une chaine de plus en plus réduite et donc un accrochage de plus en plus précaire. La 3e perte d'attelage a eu lieu à la nuit tombante vers 18h.
Par la suite nous nous sommes perdus, ne pouvant trouver la piste de nuit.

Au final, grace à un local qui est monté dans le camion avec nous, l'arrivée s'est faite vers 20h. Ce qui donne un voyage de 50 km en 7 heures. Et tout cela dans des conditions "normales", ni pluie, ni neige, ni tempête.
L'accueil à Aroundou où le festival se déroule fut à la hauteur de notre performance : 50 gamins hurlants et courants partout.

Le déchargement fut un joyeux foutoir où les gamins haut comme trois pommes ont aidé tandis que les hommes palabraient. On m'a attribué une chambre où je loge avec un autre français, cinéaste et réalisateur, qui fait des repérages sur un film se passant dans une ONG, et qui au passage fait des photos pour le GRDR. Il était déjà à Bakel, et c'est un type sympa, curieux, qui pose pas mal de questions sur le contexte.
A Aroundou, j'ai revu mes premieres ex-collègues de Montreuil qui bossent à Kayes au Mali maintenant.
J'ai donc dès à présent confirmation que je n'ai pas laissé un souvenir impérissable au GRDR, au vu de l'accueil reçu. J'hésite entre froid et distant ou agacé et ennuyé de me voir là.

C'est pas comme si j'avais fait 3000 km pour attérir ici. Petit détail qui ne semble pas avoir de valeur. J'avais cru que ma présence aurait pu les amuser ou les étonner. J'avais même cru avoir créer du lien lors de mon stage, ce qui s'avère ne pas être vraiment le cas. Dommage.

Pour ce festival, je vais continuer à donner un coup de main, car les Sénégalais le méritent.

Au passage, mon numéro sénégalais est le +221 77 232 80 55.

jeudi 9 décembre 2010

Les transports en Mauritanie (RIM)

Bonjour à toutes et à tous,

La RIM et moi-même avons eu une première approche par les transports. En effet, j'ai pénétré le territoire mauritanien par un taxi mercedes 240 D. Comme 70% du parc auto de la RIM, ce fut donc dans une mercedes. Pas forcément des 240D, mais presqu'à tous les coups une merco.

Tout mes trajets jusqu'ici se sont fait en taxi-brousse. C'est à dire en Mercedes-brousse. Et comme c'est un transport collectif, j'ai connu le taxi où nous étions 3, 4, 5, 6, 7, et même une fois où nous n'étions que le chauffeur et moi.
Lorsque la route est goudronnée, le voyage est plutôt rapide et relativement monotone. Il y a souvent des trous, et des passages ensablés, mais d'une manière générale, les goudrons sont bons. Merci Chirac. Les routes mauritaniennes qui sont dans le meilleur état sont celles qui furent refaites pour la venue de Chirac.

C'est lorsque l'on sort des goudrons que les problèmes commencent. L'allure devient faible, le danger plus important, et souvent les troupeaux traversant la chaussée plus nombreux. C'est tout de même que la majorité du réseau est organisée, mais le trafic le plus important se fait sur les goudrons. Ce sont donc des pistes plus ou moins dures, avec des passages d'oued défoncés.

Plus la piste est difficile, plus le temps de trajet augmente, mais aussi plus le prix de la course est important. Je n'ai connu d'aléas du transport que sur une piste, une bonne piste pourtant. La mercedes 190 D a crevé. Donc il a fallu vider un coffre très chargé pour accéder à la roue de secours. Moins de 20 min plus tard nous étions reparti.
Au relais-pneu d'après, le chauffeur a changé à nouveau la roue par un pneu plus neuf. Par sécurité? Que nenni, uniquement pour attendre que de nouveaux clients se manifestent.

Lors de ce même trajet j'ai échoué dans un petit bled où mon taxi s'arrêtait et n'allait pas plus loin. J'ai attendu qu'un véhicule se présente au poste de gendarmerie où tous les véhicules doivent s'arrêter. Résultat : 4h d'attente. Et même si cette attente fut agréable, voir même géniale, car j'ai partagé le couscous, lait, sucre avec les gendarmes, eût droit à une magnifique nuit étoilée car il n'y avait ni éclairage public, ni lune, bref cette attente est significative.
Se déplacer en RIM est une gageure car les véhicules sont vraiment peu nombreux sur les longues distances, et toujours surchargés. C'est d'autant plus compliqué que le gasoil est au même prix ou presque qu'en France alors que le niveau de vie est vraiment beaucoup plus bas.

Se déplacer est difficile et représente un budget très important, même pour le toubab que je suis. C'est également un enjeu qui cristallise les tensions. En effet, les transporteurs qui ne sont pas agréés par les responsables de garage (gare de taxi en fait) risque de se faire démonter s'ils prennent des clients alors qu'ils n'ont pas l'accord du responsable. Accord qui correspond à une commission, mais pas que. Je ne sais pas trop ce que cela cache derrière, mais je suppose que les rapports de force interne à la RIM transparaissent ici aussi. Les Maures blancs et noirs sont en réelle opposition aux négro-africains Soninké, Peulhs, et Wolofs.

En somme, pour voyager en Mauritanie, il faut avoir les moyens et se lever tôt car les transports partent très tôt, genre 4-5h du matin...

mercredi 8 décembre 2010

Bakel, Sénégal

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis entré au Sénégal mardi 7 Décembre. Ce ne fut pas des plus faciles.
En effet, la route entre Kaédi, en RIM, et Sélibaby, RIM toujours, ne fut pas de tout repos. Je ne vais pas dire que j'ai merdé, mais presque.

Je suis arrivé très tard au garage Sélibaby (gare des taxi brousses avec le nom de la direction) de Kaédi vers 11h. Et là, plus de taxi, alors j'ai pris un taxi pour Mbout, à mi-chemin de Sélibaby. Nous sommes parti rapidement, moins d'une heure d'attente pour être complètement chargé. La route, enfin la piste, était plutôt bonne donc nous avons fais du 40km/h de moyenne. Comme il y a 120 km, cela donne 3h de route. Enfin un tout petit peu plus, car j'ai pour la première fois depuis bien longtemps eu le droit à la crevaison qui va bien. Le chauffeur de taxi avait une roue de secours donc tout va bien.

Par contre c'est après que ça se gâte. A Mbout, pas de taxi non plus, rien que dalle. Surtout que Mbout ressemble à une ville de western, une rue poussiéreuse avec des maisons plus ou moins alignées le long, le vent, les sacs plastiques qui volent, et rien. Pas de voitures qui passent, à peine quelques ânes et biquettes. Mon taxi continuait un peu plus loin, donc je l'ai pris. Et là ce fut une fausse bonne idée qui s'est bien goupillé au final.

Dans le petit village où j'étais à nouveau bloqué, les gendarmes m'ont pris en charge. Comme toutes les voitures qui allaient vers Sélibaby s'arrêtaient à leur niveau, ils ont demandé à chacune de m'emmener. Mais rien n'y fit, pas une n'y allait. Alors je suis resté presque 4h avec eux, et j'ai même mangé avec. Et pas n'importe quoi, du couscous avec du lait et du sucre, délicieux.

Au final, un superbe Hilux (beau 4x4 toyota) est arrivé comme un sauveur à 21h30. Il m'a déposé à une auberge où j'ai payé très très cher pour pas grand chose, 10000 UM soit 30€. Le chauffeur de 4x4 m'avait proposé de dormir en brousse puis de m'emmener pour 10000 UM à Gouraye sur le fleuve Sénégal, en face Bakel où je suis actuellement. J'ai dis non, mais je regrette maintenant car j'ai fais appel à lui le lendemain pour m'emmener à Gouraye pour 8000 UM. Ce qui fait que j'ai traversé le fleuve sans UM. J'ai tout claqué avant. Mais les 100 derniers km en RIM m'ont couté très chers.
L'arrivée ici a été très cool car je me retrouve avec des Toubabs sympas, et les Sénégalais sont très différents. L'ambiance est plus détendue.
Je vais rester à Bakel jusqu'au 9 Décembre, et je serais en brousse les 10 et 11 pour le festival des 40 ans du GRDR où je vais revoir tous les collègues. Le 12, je fais la route pour Dakar pour y retrouver Natsuko et faire la fête du festival mondial des arts nègres.

Ca va donner!
cyao

vendredi 3 décembre 2010

Nouakchott, un conert, une nuit de folie, Baba Maal

Bonsoir à toutes et à tous,

Tout d'abord, je dois avouer que je suis ce soir dans un cybercafé, à Boghé, sur le fleuve Sénégal. 
Hier soir, avec Mael et Laure, nous sommes allés à un concert. Des concerts j'en ai déjà fait, et quelques uns, mais là il s'agissait de mon premier en Afrique. 
Cela avait lieu dans l'ancienne maison des jeunes, sorte de bloc de béton avec une accoustique digne de la première des MJC de la banlieue rouge parisienne.
Capacité de la salle : entre 500 et 600 places assises. Nombre de personne dans la salle : entre 900 et 1000... Rien de bien surprenant jusqu'ici.
Par contre l'horaire lui est spécial, début des ventes à 22h30 pour un concert qui doit commencer vers minuit, en théorie.
Si je vous dis qui est l'artiste cela ne vous dira rien. Il s'agit de Baba Maal. Ca ne dit rien à personne ? Ha si tout de même le plus artiste peulh de tous les temps selon les gens que j'ai rencontré là-bas.
Quand il arrive vers minuit, la première chose que son groupe fait est évidemment les balances du son. Résultat le concert ne commence pas tout de suite.
A la place, on a le droit à des artistes plus locaux mais tout autant reconnu qui font du a capella, mais aussi et c'est plus surprenant des harangues de la foule sur des débats politiques.
Puis vient le début du concert, et là la folie commence. Musicalement c'est plutôt pas mal, mais c'est une fois n'est pas coutume la salle qui fait le show.
Les gens se succèdent sur scène pour arroser de billet Baba Maal. Et ce n'est pas une image, ils lui lancent des liasses de billet un-à-un, sur les instruments, sur le boubou...
C'est tout simplement hallucinant, les gens montrent ainsi qu'ils ont de l'argent et qu'ils sont généreux envers les artistes. Des gens arrêtent même le concert pour le prendre dans leurs bras et lui dire un mot, voir parler dans le micro.
Et régulièrement la salle tangue sous des hurlements de plaisir, les gens se lèvent et se font insulter par les mamas qui ne veulent pas lever leur cul.
La température monte, et les gens qui sont habillés de leurs plus beaux boubous et bazins nagent littéralement. Les gens arrachent des cartons pour s'en servir comme éventail.
L'air devient rapidement hyper chaud et moite, un vrai sauna. Mes vêtements sont trempés, j'ai du mal à respirer mais c'est tellement incroyable.
Dans la salle nous ne devions pas être plus de 10 toubabs. J'ai donc vu un concert peulh, avec des centaines de peulhs autour de moi dans leurs plus beaux habits.
 
De la folie quoi!!!