vendredi 3 décembre 2010

Nouakchott, un conert, une nuit de folie, Baba Maal

Bonsoir à toutes et à tous,

Tout d'abord, je dois avouer que je suis ce soir dans un cybercafé, à Boghé, sur le fleuve Sénégal. 
Hier soir, avec Mael et Laure, nous sommes allés à un concert. Des concerts j'en ai déjà fait, et quelques uns, mais là il s'agissait de mon premier en Afrique. 
Cela avait lieu dans l'ancienne maison des jeunes, sorte de bloc de béton avec une accoustique digne de la première des MJC de la banlieue rouge parisienne.
Capacité de la salle : entre 500 et 600 places assises. Nombre de personne dans la salle : entre 900 et 1000... Rien de bien surprenant jusqu'ici.
Par contre l'horaire lui est spécial, début des ventes à 22h30 pour un concert qui doit commencer vers minuit, en théorie.
Si je vous dis qui est l'artiste cela ne vous dira rien. Il s'agit de Baba Maal. Ca ne dit rien à personne ? Ha si tout de même le plus artiste peulh de tous les temps selon les gens que j'ai rencontré là-bas.
Quand il arrive vers minuit, la première chose que son groupe fait est évidemment les balances du son. Résultat le concert ne commence pas tout de suite.
A la place, on a le droit à des artistes plus locaux mais tout autant reconnu qui font du a capella, mais aussi et c'est plus surprenant des harangues de la foule sur des débats politiques.
Puis vient le début du concert, et là la folie commence. Musicalement c'est plutôt pas mal, mais c'est une fois n'est pas coutume la salle qui fait le show.
Les gens se succèdent sur scène pour arroser de billet Baba Maal. Et ce n'est pas une image, ils lui lancent des liasses de billet un-à-un, sur les instruments, sur le boubou...
C'est tout simplement hallucinant, les gens montrent ainsi qu'ils ont de l'argent et qu'ils sont généreux envers les artistes. Des gens arrêtent même le concert pour le prendre dans leurs bras et lui dire un mot, voir parler dans le micro.
Et régulièrement la salle tangue sous des hurlements de plaisir, les gens se lèvent et se font insulter par les mamas qui ne veulent pas lever leur cul.
La température monte, et les gens qui sont habillés de leurs plus beaux boubous et bazins nagent littéralement. Les gens arrachent des cartons pour s'en servir comme éventail.
L'air devient rapidement hyper chaud et moite, un vrai sauna. Mes vêtements sont trempés, j'ai du mal à respirer mais c'est tellement incroyable.
Dans la salle nous ne devions pas être plus de 10 toubabs. J'ai donc vu un concert peulh, avec des centaines de peulhs autour de moi dans leurs plus beaux habits.
 
De la folie quoi!!!

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