jeudi 13 janvier 2011

vivre ici ?

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis actuellement en pleine réflexion. J'aime beaucoup être ici, à Dakar, une ville pas si désagréable. Je trouve que c'est un bon compromis entre l'Afrique et l'Occident. Pas trop occidentalisée, mais un peu quand même, toujours africaine mais plus complètement non plus. Comme je ne suis pas venu en Afrique à la recherche d'authenticité ou d'exotisme, je me plais bien ici. J'assume pleinement et complètement mon statut privilégié ici. Mais je n'en profite pas non plus pleinement, je ne vais pas dans les trucs de toubabs et d'expats, je prends le bus et pas le taxi, et je ne vais pas montrer mes gros € partout pour grimper de la gazelle. Je vis simplement je pense, et même si l'immeuble Fayçal où je loge est un immeuble de privilégié, il ne résulte ni de mon choix ni de celui de Natsuko. Je n'ai pas pour autant l'habitude de cracher dans la soupe. Enfin bref, ce compromis me plait encore.

A partir de fin Février, une place de collocataire se libère chez Natsuko, où je vis déjà, ce qui signifie que j'envisage sérieusement de postuler pour avoir cette chambre, et donc de ne plus squatter le salon. Même si en soit cela ne me dérange pas de vivre dans le salon. Mais c'est un autre statut que d'avoir une chambre. Je ne serais plus de passage, et l'idée de devenir résidant du Sénégal ne me déplait pas.

Cela induit évidemment que je dois me trouver une occupation pour mon séjour ici. Non pas pour des raisons économiques, car j'ai encore de quoi venir voir, et parce que le loyer de la chambre chez Natsuko est ridiculeusement bas. Non il s'agit plutôt de ne pas s'ennuyer à ne rien faire de mes journées. Je n'ai pas forcément envie d'un CDI à temps plein, même si je sais que mes parents préfèreraient, mais c'est surtout que je ne veux pas passer mon temps à glander.

Par ailleurs, je n'ai pas encore complètement abandonné l'idée de continuer mon voyage. Seulement je suis plus tenté par Madagascar que par le Mali et le Burkina Faso. Ce n'est pas le même prix, c'est évident, mais mon imaginaire ne travaille pas de la même manière pour ces différents pays.

D'autant plus que maintenant, il y a le rugby à Dakar, et que ça ça fait rudement plaisir. Il me faudra donc une sacrée motivation pour quitter les Caïmans.

De toutes façons, mes choix devront être fait rapidement car même si le visa n'est pas payant, il me faudra un titre de séjour à partir du 7 mars, c'est à dire 3 mois après mon entrée au Sénégal.

Ce qui est sûr, c'est que je vais éviter les zones sahéliennes semi désertiques pour le moment. Ce qui est arrivé à Antoine de Léocour et son pote a pour moi valeur d'avertissement. Je ne cèderais ni à la peur, ni à la panique,et encore moins à la terreur, mais je préfère rester prudent. D'autant plus que je connaissais Antoine pour m'être saoulé avec lui le jour de sa soutenance, car c'est un étudiant de la promo d'avant la mienne à Poitiers, dans le master que j'ai fait.

Cela fait bizarre d'apprendre cette nouvelle. D'autant plus que je ne suis pas certain que Nouadhibou ou Nouakchott soient plus à l'abri que Niamey. C'est un évènement vraiment dramatique.
A partir de samedi, je rejoints la caravane de l'économie sociale et solidaire entre St-Louis et Bakel. Pendant les 10 jours de cette aventure, il est peu probable que je donne des nouvelles regulières, voir des nouvelles tout court, pour des raisons de temps et technique.

On se retrouve donc au pire au 26 Janvier.

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