lundi 29 novembre 2010

Marrakech, tome 2

Bonjour à tous et à toutes,

Cette belle ville est rouge, portant sur le rosé, mais aussi bleue en ce qui concerne son ciel, et par endroits noire, en ce qui concerne les quartiers sans touristes qui ne sont pas encore pavés, et qui par conséquent sont boueux.
J'ai visité assez peu visité de choses au final, bien qu'ayant beaucoup marché encore une fois. Cependant, ce que j'ai vu était beau.

Les tombeaux sâadiens sont de magnifiques bâtiments fins, aux arabesques chaloupées, aux sculptures élancées, et aux puits de lumière savamment disposés. L'endroit est calme, ce qui dans la folie de la circulation de cette ville, est reposant. Un figuier gigantesque pousse dans les jardins de l'endroit, qui est loin du faste des palais royaux. En effet, les tombeaux sâadiens ne sont pas très grands. Par contre, un des palais du Roi à Marrakech est très long à longer et à traverser, mes pieds peuvent en témoigner.

En arrivant à Marrakech, j'ai commencé par trouver un endroit où dormir et laisser mes affaires. Puis je suis sorti me faire tondre la barbe et recouper les cheveux. Ce que ma mère avait fait au niveau coupe était pas mal pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Seulement j'avais envie de tester le coiffeur-barbier. Et je dois dire que c'est pas mal.
Les soirées étant fraiches, je me suis même laissé aller à l'achat d'un keffieh. Je devais être fatigué car même si je n'ai pas trop mal négocié, je l'ai quand même acheté. Le mouton n'en sera que plus gros pour le vendeur.

Son Altesse Royal Mohammed VI a eu la glorieuse idée de mettre en place un nouveau code de la route, et de se donner les moyens de la faire appliquer, ce qui est loin d'être gagné dans son application totale. Les prémices d'un changement sont là, c'est déjà ça. Il va devoir, sans vouloir le commander ou lui faire porter la responsabilité de la chose, réfléchir au problème de la pollution et de la circulation des 2 ou 3 roues (et non pas roux) dans les médinas. A la fois parce que c'est agaçant de devoir les éviter en permanence, et aussi parce que la quantité de gaz d'échappement que l'on peut prendre est hallucinante. J'imagine que je ne découvre pas le fil à couper l'eau tiède, mais putain de bordel à cul de charrette à bras, qu'est ce que les mobs et autres cyclos cassent les couilles. C'est bien dommageable qu'ils soient là car parfois j'ai pu être saisi par de délicieuses odeurs. Ici la sciure de l'ébéniste, là celle du cuir du cordonnier, où encore l'odeur de la viande grillée. Il est bien étrange que les odeurs d'urine, de poubelles, d'égouts, et de pourriture ne soient pas couvertes par celles des échappements.

En ce moment, tout est orienté Aïd-El-Kébir. Les moutons pullulent, les vendeurs de fourrages prospèrent, les aiguiseurs de couteaux ne chôment pas, et les vendeurs de fripes soldent leurs plus beaux articles. Quelle belle fête cela va être!

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