Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas, Nouadhibou est une ville mauritanienne. La plus proche de la frontière avec le Sahara occidental, sous contrôle marocain, sur la route de la côte atlantique. Mais c'est une ville mauritanienne, c'est à dire de la poussière, un peu de goudron, pas partout, pas d'éclairage public, et une atmosphère très différente d'avec Dakhla, seulement 500 km plus au nord. Ici, déjà, beaucoup plus de négro-africains, et de migrants sub-sahariens de toutes sortes. Tout y est plus défoncé, les voitures, les routes, les maisons. Le Maroc est vraiment beaucoup plus riche, et ça se voit.
Pour arriver ici, j'ai pris un bus de la CTM (compagnie nationale et publique) en très bon état, mais qui m'a rendu malade. Putain de clim' qui m'a filé un rhume. Départ le matin vers 10h, arrivé à la frontière vers 15h. Là le bus me dépose, et je traverse à pieds. Je trouve un taxi rapidement, et sans négocier le prix je le prends. La traversée se fait rapidement, moins de 2h. Dans le no man's land qui sépare les deux pays, on peut voir des choses hallucinantes. C'est une casse à ciel ouvert. Les véhicules qui ne peuvent pas être dédouaner en Mauritanie sont démontés sur place, ou alors les plaques sont échangées dans cette partie du Sahara. Résultat, des carcasses de bagnoles partout. Des pneus, des portières aussi. Cela donne une ambiance particulière, on traverse une zone de trafic de toutes sortes, et personne n'en a rien à faire. Aux différents postes de frontière, je discute avec des Belges qui font la route pour la Casamance.
L'arrivée sur Nouadhibou est surprenante elle-aussi. Je demande à mon chauffeur de taxi où nous sommes, et il me répond "bah à Nouadhibou". Je n'aurais pas cru que cela ressemblerait à ça. De ville, cela n'a que le nom par rapport au Maroc. C'est un immense champ de maisons en construction, si on est positif, ou de baraques en ruines, si on est objectif. Des barres de ferrailles moisissent sur les toits, des trottoirs pas finis, un éclairage public qui ne peut être allumé au risque de coupé le courant dans toute la "ville".
Première chose en arrivant, la banque où je retire l'équivalent de 180€, en espérant tenir près de deux semaines, ce qui me fait 70.000 UM. (ouguiya) Une putain de grosse liasse de monnaie! J'ai jamais eu autant de pognon sur moi. Je paye le taxi, et hop je trouve un cyber pour regarder si mon couchsurfing fonctionne. Pas de pots, pas de réponse. Là je vais me payer une puce mauritanienne pour mon téléphone, je me fais un peu arnaqué mais ça va. (mon numéro +223 434 52 17)
Puis je prends un taxi pour aller à un hôtel du guide du routard. C'est donc une grosse galère qui commence, le chauffeur de taxi ne connaissant pas cet hôtel. On cherche, on cherche, et on ne trouve pas. Au bout de presqu'une heure on trouve la chose qui se revèle être un faux plan, car soit il n'y avait plus de place, soit il ne faisait plus camping (c'est comme ça qu'on dit ici, tous les hôtels, ou pension, ou autres s'appellent "camping"). Au final, pas de logement. On visite un autre camping, beaucoup trop cher. Finalement il m'emmène à une autre adresse routard, que je prends. D'autant plus que je fais plus ample connaissance avec les deux belges qui sont là aussi.
Michel et Gilles sont des trentenaires bien tassés, photographes tous les deux, qui descendent une superbe land rover au père de Gilles en Casamance. Ils sont très sympa et je passe la soirée avec eux, resto, vin et bière compris. Alors que dans la République Islamique de Mauritanie, l'alcool est censé est banni! On paye un peu cher, mais ça va, la bière carrefour discount était fraiche, et le vin en brick portugais se laissait bien boire. Je discute jusqu'à pas d'heure avec Michel que je recroiserais surement.
Pour ma première journée ici, je prévois de faire fonctionner mon gsm, de donner des news (ce que je fais) et d'aller à l'alliance franco mauritanienne voir ce qui s'y passe.
A bientôt à tous.
Tout d'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas, Nouadhibou est une ville mauritanienne. La plus proche de la frontière avec le Sahara occidental, sous contrôle marocain, sur la route de la côte atlantique. Mais c'est une ville mauritanienne, c'est à dire de la poussière, un peu de goudron, pas partout, pas d'éclairage public, et une atmosphère très différente d'avec Dakhla, seulement 500 km plus au nord. Ici, déjà, beaucoup plus de négro-africains, et de migrants sub-sahariens de toutes sortes. Tout y est plus défoncé, les voitures, les routes, les maisons. Le Maroc est vraiment beaucoup plus riche, et ça se voit.
Pour arriver ici, j'ai pris un bus de la CTM (compagnie nationale et publique) en très bon état, mais qui m'a rendu malade. Putain de clim' qui m'a filé un rhume. Départ le matin vers 10h, arrivé à la frontière vers 15h. Là le bus me dépose, et je traverse à pieds. Je trouve un taxi rapidement, et sans négocier le prix je le prends. La traversée se fait rapidement, moins de 2h. Dans le no man's land qui sépare les deux pays, on peut voir des choses hallucinantes. C'est une casse à ciel ouvert. Les véhicules qui ne peuvent pas être dédouaner en Mauritanie sont démontés sur place, ou alors les plaques sont échangées dans cette partie du Sahara. Résultat, des carcasses de bagnoles partout. Des pneus, des portières aussi. Cela donne une ambiance particulière, on traverse une zone de trafic de toutes sortes, et personne n'en a rien à faire. Aux différents postes de frontière, je discute avec des Belges qui font la route pour la Casamance.
L'arrivée sur Nouadhibou est surprenante elle-aussi. Je demande à mon chauffeur de taxi où nous sommes, et il me répond "bah à Nouadhibou". Je n'aurais pas cru que cela ressemblerait à ça. De ville, cela n'a que le nom par rapport au Maroc. C'est un immense champ de maisons en construction, si on est positif, ou de baraques en ruines, si on est objectif. Des barres de ferrailles moisissent sur les toits, des trottoirs pas finis, un éclairage public qui ne peut être allumé au risque de coupé le courant dans toute la "ville".
Première chose en arrivant, la banque où je retire l'équivalent de 180€, en espérant tenir près de deux semaines, ce qui me fait 70.000 UM. (ouguiya) Une putain de grosse liasse de monnaie! J'ai jamais eu autant de pognon sur moi. Je paye le taxi, et hop je trouve un cyber pour regarder si mon couchsurfing fonctionne. Pas de pots, pas de réponse. Là je vais me payer une puce mauritanienne pour mon téléphone, je me fais un peu arnaqué mais ça va. (mon numéro +223 434 52 17)
Puis je prends un taxi pour aller à un hôtel du guide du routard. C'est donc une grosse galère qui commence, le chauffeur de taxi ne connaissant pas cet hôtel. On cherche, on cherche, et on ne trouve pas. Au bout de presqu'une heure on trouve la chose qui se revèle être un faux plan, car soit il n'y avait plus de place, soit il ne faisait plus camping (c'est comme ça qu'on dit ici, tous les hôtels, ou pension, ou autres s'appellent "camping"). Au final, pas de logement. On visite un autre camping, beaucoup trop cher. Finalement il m'emmène à une autre adresse routard, que je prends. D'autant plus que je fais plus ample connaissance avec les deux belges qui sont là aussi.
Michel et Gilles sont des trentenaires bien tassés, photographes tous les deux, qui descendent une superbe land rover au père de Gilles en Casamance. Ils sont très sympa et je passe la soirée avec eux, resto, vin et bière compris. Alors que dans la République Islamique de Mauritanie, l'alcool est censé est banni! On paye un peu cher, mais ça va, la bière carrefour discount était fraiche, et le vin en brick portugais se laissait bien boire. Je discute jusqu'à pas d'heure avec Michel que je recroiserais surement.
Pour ma première journée ici, je prévois de faire fonctionner mon gsm, de donner des news (ce que je fais) et d'aller à l'alliance franco mauritanienne voir ce qui s'y passe.
A bientôt à tous.
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