Rebonjour à tous et à toutes,
Deuxième mail aujourd'hui pour vous raconter ma journée catastrophe :
10h07 : je me réveille tard. Je n'ai pas l'habitude de dormir autant, et il n'y a plus personne de mes hotes dans la maison. Ils sont tous sortis. Je décide donc de partir rejoindre Louise, qui étant malade la veille était restée alitéé. Bon tout va bien jusqu'à ce que j'ouvre mes mails où je trouve un mail assassin d'un gars à qui j'avais fais une demande de couchsurfing. Je lui répond en étant un peu acide, mais rien de bien méchant, j'essaye de lui expliquer mon point de vu.
10H40 : je prends le bus pour le centre ville, dans l'espoir de passer un peu de temps avec Louise, et voir ce que nous pouvons goupillé ensemble pour la suite de nos voyages. Le bus se traine à cause de la circulation hallucinante de Rabat.
11h27 : je rencontre Sébastien, un français. Ou plutôt il m'aborde pour me dire qu'il s'est fait volé ses papiers et tout son argent la veille dans la médina, qu'il est en galère, et que l'ambassade de France est fermée. Il avait pas l'air bien, et dans le doute je l'ai aidé. Bon je pense que c'est 120 DH dans mon cul, mais j'ai l'habitude, et c'est une petite tradition familliale.
11h35 : je retouve Louise et un autre type qui l'accompagne. On discute un brin, on se balade un peu, et je dois vers 12h30 filler rejoindre mes hotes pour manger avec eux. Les adieux sont bizarres avec Louise, car finalement nos routes vont difficiilement se suivre, c'est du moins ce que je pense. Je ne sais pas trop ce qu'elle attendait de moi, mais ce qui est certain c'est qu'en temps que jolie fille au Maroc, elle a beaucoup moins de problèmes pour se faire aborder par des gens.
12h31 : je viens de quitter Louise, et même pas une minute après mon téléphone sonne. C'est le gars de couchsurfing qui m'appelle pour m'assassiner au téléphone. Je tente de lui expliquer mon point de vu, en lui exprimant comment je conçois le couchsurfing, en reconnaissant même que j'ai fais des erreurs dans ma communication, quand il me coupe et raccroche le téléphone. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais je ne suis qu'à la moitié de la journée.
13h40 : j'arrive enfin chez mes hotes. Je mange seul car ils ont déjà mangé. Je discute avec la mère, le père étant maladde et peu dynamique. Elle me dit qu'elle va m'emmener faire un tour en voiture dans l'après-midi voir les choses qui sont hors de la ville.
J'attends tout l'après-midi entre télé, lecture, et discussion avec Meriem.
16h30 : Souad, la mère m'emmène faire un tour. On prend la voiture, et on part vers les plages. Elle me parle de choses que je ne devrais pas savoir, et se confie à moi. Je comprends qu'il y a de l'eau dans le gaz. Je ne veux pas faire d'impair et je me garde bien de toute remarque ou de prise de position.
17h25 : nous sommes sur le chemin du retour, et Souad reçoit un appel que je comprends être de Meriem. La situation est chaude à la maison, le père est très mécontent.
17h40 : je suis plus ou moins assigné à ma chambre en attendant que l'engueulade se passe entre les parents, dont je suis indirectement la cause. Le père ne supporte pas que la mère se soit occupé de moi plutôt que de lui, malade qu'il est.
Je sens bien que les choses sont hyper, hyper, hyper tendues. Je propose alors d'apaiser les tensions en partant dès le soir. Meriem me le conseille également. Entre temps, j'appelle Simo qui me propose l'asile politique dès le soir, mais à Fès.
18h40 : je mange sur le pouce avec Souad et Meriem et j'annonce que je pars pour ne pas envenimer les choses. Je préfère partir que me faire virer. L'accumulation de la journée est bien suffisante. Meriem m'emmène à la gare. Je pense qu'elle est bien contente de se débarasser de moi.
19h12 : mon train a 25 min de retard.
19h40 : je monte dans le train, bondé et je n'ai pas de places pour m'asseoir.
19h42 : la demoiselle à coté de moi tombe dans les pommes.
19h45 : elle retombe dans les pommes, mais ce sont d'autres passagers qui la prennent en charge. Elle est évacuée inanimée à l'arrêt d"après. Je n'ai toujours pas de places assises.
19h52 : j'ai une envie de pisser monumentale, mais les toilettes de mon wagon sont bouchées.
19h59 : je suis bloqué dans le wagon d'après car les portes entre les wagons ne s'ouvrent plus, j'avais pourtant enfin une place assise. Au bout de 5 min un type ouvre les portes manuellement. Je m'assois enfin.
21h23 : je suis seul dans le wagon et je sympathise avec Aicha, une prof d'arabe, divorcée, voilée qui parle un peu le français. Elle va à Fès aussi.
21h45 ; Aicha se rend compte que l'étudiante du compartiment qui est descendue à Meknès s'est trompée de valise. Je porte la poisse à tout le monde aujourd'hui. Il faut dire que nous étions dans le seul compartiment dont les lumières ne fonctionnaient pas...
22h10 : je rejoins Simo, et c'est à partir de là que les choses vont beaucoup mieux. On discute jusqu'à 3 h du mat sans s'en rendre compte.
Fin de la journée apocalypse. Beaucoup de claques, beaucoup de choses apprises, beaucoup de choses à digérer. Welcome in Africa.
Je pense cependant diminuer ma production de mails car cela m'inscrit encore trop dans mon monde français. Je vais passer à tous les deux jours voir un peu plus. Le bon tempo sera surement de toutes les semaines. Enfin, inchallah on verra.
Deuxième mail aujourd'hui pour vous raconter ma journée catastrophe :
10h07 : je me réveille tard. Je n'ai pas l'habitude de dormir autant, et il n'y a plus personne de mes hotes dans la maison. Ils sont tous sortis. Je décide donc de partir rejoindre Louise, qui étant malade la veille était restée alitéé. Bon tout va bien jusqu'à ce que j'ouvre mes mails où je trouve un mail assassin d'un gars à qui j'avais fais une demande de couchsurfing. Je lui répond en étant un peu acide, mais rien de bien méchant, j'essaye de lui expliquer mon point de vu.
10H40 : je prends le bus pour le centre ville, dans l'espoir de passer un peu de temps avec Louise, et voir ce que nous pouvons goupillé ensemble pour la suite de nos voyages. Le bus se traine à cause de la circulation hallucinante de Rabat.
11h27 : je rencontre Sébastien, un français. Ou plutôt il m'aborde pour me dire qu'il s'est fait volé ses papiers et tout son argent la veille dans la médina, qu'il est en galère, et que l'ambassade de France est fermée. Il avait pas l'air bien, et dans le doute je l'ai aidé. Bon je pense que c'est 120 DH dans mon cul, mais j'ai l'habitude, et c'est une petite tradition familliale.
11h35 : je retouve Louise et un autre type qui l'accompagne. On discute un brin, on se balade un peu, et je dois vers 12h30 filler rejoindre mes hotes pour manger avec eux. Les adieux sont bizarres avec Louise, car finalement nos routes vont difficiilement se suivre, c'est du moins ce que je pense. Je ne sais pas trop ce qu'elle attendait de moi, mais ce qui est certain c'est qu'en temps que jolie fille au Maroc, elle a beaucoup moins de problèmes pour se faire aborder par des gens.
12h31 : je viens de quitter Louise, et même pas une minute après mon téléphone sonne. C'est le gars de couchsurfing qui m'appelle pour m'assassiner au téléphone. Je tente de lui expliquer mon point de vu, en lui exprimant comment je conçois le couchsurfing, en reconnaissant même que j'ai fais des erreurs dans ma communication, quand il me coupe et raccroche le téléphone. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Mais je ne suis qu'à la moitié de la journée.
13h40 : j'arrive enfin chez mes hotes. Je mange seul car ils ont déjà mangé. Je discute avec la mère, le père étant maladde et peu dynamique. Elle me dit qu'elle va m'emmener faire un tour en voiture dans l'après-midi voir les choses qui sont hors de la ville.
J'attends tout l'après-midi entre télé, lecture, et discussion avec Meriem.
16h30 : Souad, la mère m'emmène faire un tour. On prend la voiture, et on part vers les plages. Elle me parle de choses que je ne devrais pas savoir, et se confie à moi. Je comprends qu'il y a de l'eau dans le gaz. Je ne veux pas faire d'impair et je me garde bien de toute remarque ou de prise de position.
17h25 : nous sommes sur le chemin du retour, et Souad reçoit un appel que je comprends être de Meriem. La situation est chaude à la maison, le père est très mécontent.
17h40 : je suis plus ou moins assigné à ma chambre en attendant que l'engueulade se passe entre les parents, dont je suis indirectement la cause. Le père ne supporte pas que la mère se soit occupé de moi plutôt que de lui, malade qu'il est.
Je sens bien que les choses sont hyper, hyper, hyper tendues. Je propose alors d'apaiser les tensions en partant dès le soir. Meriem me le conseille également. Entre temps, j'appelle Simo qui me propose l'asile politique dès le soir, mais à Fès.
18h40 : je mange sur le pouce avec Souad et Meriem et j'annonce que je pars pour ne pas envenimer les choses. Je préfère partir que me faire virer. L'accumulation de la journée est bien suffisante. Meriem m'emmène à la gare. Je pense qu'elle est bien contente de se débarasser de moi.
19h12 : mon train a 25 min de retard.
19h40 : je monte dans le train, bondé et je n'ai pas de places pour m'asseoir.
19h42 : la demoiselle à coté de moi tombe dans les pommes.
19h45 : elle retombe dans les pommes, mais ce sont d'autres passagers qui la prennent en charge. Elle est évacuée inanimée à l'arrêt d"après. Je n'ai toujours pas de places assises.
19h52 : j'ai une envie de pisser monumentale, mais les toilettes de mon wagon sont bouchées.
19h59 : je suis bloqué dans le wagon d'après car les portes entre les wagons ne s'ouvrent plus, j'avais pourtant enfin une place assise. Au bout de 5 min un type ouvre les portes manuellement. Je m'assois enfin.
21h23 : je suis seul dans le wagon et je sympathise avec Aicha, une prof d'arabe, divorcée, voilée qui parle un peu le français. Elle va à Fès aussi.
21h45 ; Aicha se rend compte que l'étudiante du compartiment qui est descendue à Meknès s'est trompée de valise. Je porte la poisse à tout le monde aujourd'hui. Il faut dire que nous étions dans le seul compartiment dont les lumières ne fonctionnaient pas...
22h10 : je rejoins Simo, et c'est à partir de là que les choses vont beaucoup mieux. On discute jusqu'à 3 h du mat sans s'en rendre compte.
Fin de la journée apocalypse. Beaucoup de claques, beaucoup de choses apprises, beaucoup de choses à digérer. Welcome in Africa.
Je pense cependant diminuer ma production de mails car cela m'inscrit encore trop dans mon monde français. Je vais passer à tous les deux jours voir un peu plus. Le bon tempo sera surement de toutes les semaines. Enfin, inchallah on verra.
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