lundi 29 novembre 2010

6 Novembre 2010

Bonjour à toutes et à tous,

Je pars aujourd'hui faire l'aller-retour entre Fès et Meknès. Le trajet se fait sans encombre si ce n'est qu'il n'y avait plus de sièges libres dans le train, et que par conséquent je me suis assis dans l'allée. Autre chose d'intéressant, j'ai payé plus cher de cookie et thé à la menthe au café de la gare que de billet de train, cherchez l'erreur.

En arrivant à la 2e gare de Meknès, j'aide un anglais en le renseignant sur les horaires de train. Lui aussi retournait sur Fès le soir, et sans réellement en discuter nous avons passé la journée ensemble, lui aussi voyageant seul. Paolo, 48 ans s'est avéré être le compagnon de visite idéal. Sympa, courtois, dans la même idée du voyage que moi : loin des touristes, sans guide, préférant la vraie vie des vrais gens au shopping dans les boutiques pour toutous.
J'ai donc passé ma journée à parler en anglais, et ce fut tout de même une superbe journée, à la fois pour le climat et la visite.
D'autant plus que Meknès est bien plus agréable que Fès. La ville semble être moins sous pression, et la visite a été bien plus calme car nous avons été moins sollicité par les commerçants. Il faut voir aussi que les touristes semblent moins nombreux. J'ai donc bien plus apprécié Meknès que Fès. D'un point de vue culturel, Meknès a pour moi bien plus d'attrait que Fès, qui sans être moche, fait plus artificielle.

La médina, sans être immense, n'en reste pas moins un lieu de vie essentiel, elle est posée juste à côté de la grande forteresse, imposante, où les murailles et les casernements sont habités. Par hasard, nous sommes tombés sur une magnifique medersah où nous avons pu accéder au toit. Point de vue sur la vieille médina et les alentours hors du commun. Nous avions une vue imprenable sur la mer de paraboles et les terasses où le linge séchant et les chats faignantants se repartissaient le soleil.
Comme le mektoub (destin) fait bien les choses, nous avons pu admirer un vol de cigognes logeant en haut d'un minaret de la grande mosquée. Vol gracieux au-dessus d'une ville apaisée.

Au cours de nos pérégrinations vers l'inconnu et le nulle part, nous sommes tombés sur un mûrier multiséculaire, un artisan damasquineur qui nous a présenté son art, un vendeur de tapis berbères qui m'a expliqué les significations et différences des killims (tapis), et un marché haut en couleur de frippes qui valait son pesant d'arachides.
Le retour sur Fès fut tardif, et la journée loin d'être reposante au vu des 15 km de marche que nous nous sommes imposés.

Mon voyage se passe de mieux en mieux car ma compréhension du contexte dans lequel j'évolue s'aiguise de jours en jours.
Cela fera, demain, une semaine que je suis parti, et que par conséquent je suis ici, et les regrets ne m'ont pas (encore) assaillis. Je pars demain pour Rabat pour faire mon visa de transit pour la Mauritanie. J'ai déjà un point de chute pour dormir donc tout va bien.
Je sais que vous attendez tous avec impatience mes messages quotidiens, mais, d'une part va pas falloir vous habituez car je n'aurais pas internet tout le temps, et d'autre part ceux qui souhaitent ne plus être dans mon mail commun doivent me le faire savoir, je prendrais les dispositions nécessaires.
A bientôt!

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