Bonjour à toutes et à tous,
J'attendais les suites du premier tour des élections présidentielles sénégalaises pour envoyer un mail de news. Et bah en fait, des suites, yen a pas tellement eu. On prédisait une révolte, voir même une révolution après les quelques semaines d'agitation précédent l'élection. Rien, que dalle. Il ne s'est pas passé grand chose. Les élections ont été calmes, a priori sans trop de triche, de nombreux observateurs étaient présents partout.
Les images diffusées sur les médias occidentaux n'étaient pas tellement révélatrices de la situation ici. Effectivement il y a eu régulièrement des accrochages entre manifestants et GMI (Garde Mobile d'Intervention, CRS locaux, formé par les Français, bien idiots à souhait) mais cela a été cantonné en réalité à quelques endroits.
Les tensions sont en plus largement dues à la stupidité crasse et l'obstination du ministre de l'intérieur d'interdire des manifestations en plein centre ville, et aux cartes blanches laissées aux GMI pour charger. Dakar était étrangement calme en fait. Tout le monde se méfiait de ce qui n'est jamais arrivé. Je n'ai pourtant pas tenté le diable en limitant mes sorties. Mais en même temps, j'habite du mauvais côté de Dakar, celui sis à proximité du palais présidentiel, ce qui fait que lors des manifestations et des tentatives de marcher sur le palais, je ne pouvais plus accéder facilement à chez moi pour cause de barrages policiers. Et de la même manière je ne pouvais pas quitter mon quartier.
Finalement j'aurais passé mes vacances à la maison car tenter un voyage en dehors de Dakar aurait pu être aléatoire. J'ai pas mal glandouillé, mais j'ai aussi pas mal travaillé, car les conseils de classe arrivent bientôt et que j'ai énormément de choses à corriger pour avoir mes notes. Il est temps que tout cela se termine car je commence à prendre la rhétorique professorale que je ne souhaite absolument pas avoir toute ma vie.
Pour le moment je n'ai pas décidé de mon avenir, on va laisser le Sénégal se choisir un président, et après, des opportunités s'ouvriront peut être, ou pas.
Je mets de l'argent de côté en ce moment, donc rien ne presse pour retrouver un travail dans la foulée. Même s'il va falloir se sortir les doigts à un moment.
Je n'oublie cependant pas la solidarité internationale et je souhaite ardemment travaillé dans ce secteur... Mais c'est vrai que bosser avec des mômes j'aime beaucoup ça également.
Tout est possible, tout est ouvert, inchallah on verra!
A bientôt
mardi 28 février 2012
mercredi 1 février 2012
Dakar brûle t-elle?
Bonjour à toutes et à tous,
La réponse à la question est non. Il y a bien quelques feux de joie qui ont été allumés par ci par là, mais rien de très concret. Les Sénégalais n'ont décidément que de la bouche. La CAN était gagné d'avance, résultat : trois défaites dans la musette. La Révolution allait commencé vendredi dernier, résultat : quelques voitures brûlés, des poubelles, et les policiers robocopisés (sûrement formé par les Français) se sont fait un malin plaisir à disperser tout le monde.
Il y a quand même eu des morts, un policier dans les affrontements de la nuit de vendredi dernier, et plusieurs autres des suites de bavures policières. Pourtant cela n'a pas déclenché grand chose. Les flics sont aux aguets, armés jusqu'aux dents, et ils jouent les cowboys partout dans la ville.
Seulement, par chez moi, sur le plateau, et bah il se passe rien. Je suppose que tout est quadrillé, mais je sens surtout que le mouvement ne semble pas tellement vivace. La réponse de Wade est cependant musclé. Il envoie ses militaires taper dans le tas. Pas sûr que cela soit la meilleure des manières.
Les évènements ont pourtant eu une certaine incidence sur le lycée. L’ambassadeur de France a fait fermer le lycée vendredi et samedi dernier, ainsi qu'hier mardi après-midi. J'ai donc eu un long week-end, dont je n'ai pas trop profité car je ne suis pas trop sortie, consigne de sécurité oblige.
Par contre le rugby est fortement impacté car le stade où je m'entraine et joue les matchs est à 200 m des lieux de rassemblement. Tout est suspendu jusqu'à nouvel ordre. De plus, les parents d'élève ont tendance à garder les mômes à la maison, donc mes classes sont parfois un peu vides.
C'est vrai que cela fait un peu bizarre de recevoir un mail pour indiquer les consignes de sécurité en cas de mise en confinement du lycée. Cela met tout de même un peu mal à l'aise.
Je reste pourtant confiant sur le calme du Sénégal, et en même temps relativement déçu. Il faut dégager les dirigeants actuels des pays européens et africains. C'est une nécessité pour passer dans une nouvelle ère.
C'est pourtant mal parti au Sénégal.
En même temps, j'aurais ainsi moins de mal à quitter le Sénégal à la fin de mon contrat. Je n'ai franchement pas envie de continuer à être prof. En tout cas, je n'ai pas envie d'enchainer deux années de prof de suite, car après la spirale infernale est enclenchée, et on finit à la MAIF avant d'avoir dit "heure sup'".
Par ailleurs, je commence enfin à mettre des sioux de côté, ce qui me fait rudement plaisir, d'autant plus que ma Djakarta tourne du tonnerre de dieu dès que je trouve du carburant. Il y avait la semaine dernière une grève des distributeurs de pétrole et gaz, donc une pénurie à Dakar, mais mon gigantesque réservoir de 4L a tenu la semaine. Tranquille pépère! En même temps j'ai limité les déplacements, pour des raisons d'économie d'une part, et de sécurité d'autre part.
On sait jamais quoi!
Bon j'ai enfin donné des nouvelles, qui je vous l'assure sont bonnes, et safe!
à bientôt inchallah
La réponse à la question est non. Il y a bien quelques feux de joie qui ont été allumés par ci par là, mais rien de très concret. Les Sénégalais n'ont décidément que de la bouche. La CAN était gagné d'avance, résultat : trois défaites dans la musette. La Révolution allait commencé vendredi dernier, résultat : quelques voitures brûlés, des poubelles, et les policiers robocopisés (sûrement formé par les Français) se sont fait un malin plaisir à disperser tout le monde.
Il y a quand même eu des morts, un policier dans les affrontements de la nuit de vendredi dernier, et plusieurs autres des suites de bavures policières. Pourtant cela n'a pas déclenché grand chose. Les flics sont aux aguets, armés jusqu'aux dents, et ils jouent les cowboys partout dans la ville.
Seulement, par chez moi, sur le plateau, et bah il se passe rien. Je suppose que tout est quadrillé, mais je sens surtout que le mouvement ne semble pas tellement vivace. La réponse de Wade est cependant musclé. Il envoie ses militaires taper dans le tas. Pas sûr que cela soit la meilleure des manières.
Les évènements ont pourtant eu une certaine incidence sur le lycée. L’ambassadeur de France a fait fermer le lycée vendredi et samedi dernier, ainsi qu'hier mardi après-midi. J'ai donc eu un long week-end, dont je n'ai pas trop profité car je ne suis pas trop sortie, consigne de sécurité oblige.
Par contre le rugby est fortement impacté car le stade où je m'entraine et joue les matchs est à 200 m des lieux de rassemblement. Tout est suspendu jusqu'à nouvel ordre. De plus, les parents d'élève ont tendance à garder les mômes à la maison, donc mes classes sont parfois un peu vides.
C'est vrai que cela fait un peu bizarre de recevoir un mail pour indiquer les consignes de sécurité en cas de mise en confinement du lycée. Cela met tout de même un peu mal à l'aise.
Je reste pourtant confiant sur le calme du Sénégal, et en même temps relativement déçu. Il faut dégager les dirigeants actuels des pays européens et africains. C'est une nécessité pour passer dans une nouvelle ère.
C'est pourtant mal parti au Sénégal.
En même temps, j'aurais ainsi moins de mal à quitter le Sénégal à la fin de mon contrat. Je n'ai franchement pas envie de continuer à être prof. En tout cas, je n'ai pas envie d'enchainer deux années de prof de suite, car après la spirale infernale est enclenchée, et on finit à la MAIF avant d'avoir dit "heure sup'".
Par ailleurs, je commence enfin à mettre des sioux de côté, ce qui me fait rudement plaisir, d'autant plus que ma Djakarta tourne du tonnerre de dieu dès que je trouve du carburant. Il y avait la semaine dernière une grève des distributeurs de pétrole et gaz, donc une pénurie à Dakar, mais mon gigantesque réservoir de 4L a tenu la semaine. Tranquille pépère! En même temps j'ai limité les déplacements, pour des raisons d'économie d'une part, et de sécurité d'autre part.
On sait jamais quoi!
Bon j'ai enfin donné des nouvelles, qui je vous l'assure sont bonnes, et safe!
à bientôt inchallah
mardi 13 décembre 2011
Harmattan et décorations de Noel
Bonjour à toutes et à tous,
J'écris juste ce rapide message pour faire part d'une situation très particulière qui se déroule en ce moment à Dakar.
Depuis dimanche, un épais nuage de sable et de poussière est tombé sur Dakar. Là où de mon huitième étage avec vu sur la mer on pouvait voir au loin, c'est chose maintenant révolu.
Il semblerait que nous soyons frappé par l'harmattan, ce vent du désert qui charrie poussière et sable. Ce n'est pas très important, car on ne sent pas encore le sable dans les bourrasques de vent, mais l'ambiance est complètement changée.
Il y a une semaine, le pull était de rigueur, et le vent venant de la mer était très humide. Là la température est remonté de quelques degrés, de quoi être obligé de remettre clim et ventilo en route.
Et dans le même temps, une chose totalement surréaliste se passe. Dakar est complètement décoré avec des éclairages de Noël. Et dans un pays qui a connu deux mois de coupure récurrente d’électricité, c'est totalement hallucinant. Cela a même quelque chose de choquant.
Il y a des endroits où il n'y a d'ailleurs que ces lumières de Noël qui servent d'éclairage public. Dans un pays musulman c'est un comble!
Après tout, les pauvres souffrent, mais Noël reste Noël, et on va quand même pas refuser la magie de cette période aux pauvres petits enfants... C'est des enfants quand même, ils ne sont pas responsables.
Je redoute d'ailleurs un peu le choc culturel en rentrant en France, car ici je suis épargné par les folies de la fin d'année. Bon la famille compte plus que cet élément négatif. Grâce à Dieu (Allamdoulillah) les parents ont déménagé loin du centre ville troyen et de ses boutiques rouge et or.
Juste un mail pour dire que l'ambiance ici est vraiment particulière, et qu'il ne fait que 25 degré en journée. Triste.
A bientôt
J'écris juste ce rapide message pour faire part d'une situation très particulière qui se déroule en ce moment à Dakar.
Depuis dimanche, un épais nuage de sable et de poussière est tombé sur Dakar. Là où de mon huitième étage avec vu sur la mer on pouvait voir au loin, c'est chose maintenant révolu.
Il semblerait que nous soyons frappé par l'harmattan, ce vent du désert qui charrie poussière et sable. Ce n'est pas très important, car on ne sent pas encore le sable dans les bourrasques de vent, mais l'ambiance est complètement changée.
Il y a une semaine, le pull était de rigueur, et le vent venant de la mer était très humide. Là la température est remonté de quelques degrés, de quoi être obligé de remettre clim et ventilo en route.
Et dans le même temps, une chose totalement surréaliste se passe. Dakar est complètement décoré avec des éclairages de Noël. Et dans un pays qui a connu deux mois de coupure récurrente d’électricité, c'est totalement hallucinant. Cela a même quelque chose de choquant.
Il y a des endroits où il n'y a d'ailleurs que ces lumières de Noël qui servent d'éclairage public. Dans un pays musulman c'est un comble!
Après tout, les pauvres souffrent, mais Noël reste Noël, et on va quand même pas refuser la magie de cette période aux pauvres petits enfants... C'est des enfants quand même, ils ne sont pas responsables.
Je redoute d'ailleurs un peu le choc culturel en rentrant en France, car ici je suis épargné par les folies de la fin d'année. Bon la famille compte plus que cet élément négatif. Grâce à Dieu (Allamdoulillah) les parents ont déménagé loin du centre ville troyen et de ses boutiques rouge et or.
Juste un mail pour dire que l'ambiance ici est vraiment particulière, et qu'il ne fait que 25 degré en journée. Triste.
A bientôt
lundi 5 décembre 2011
De retour en France
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà je reviens en France. Dans la nuit du 18 au 19 Décembre. Pour les vacances. Je repars vers le Sénégal le 2 Janvier, tôt dans la matinée. Ça fait quand même un peu bizarre de se dire que la France, c'est là où je passe mes vacances, et le Sénégal là où je vis.
Toute la semaine dernière, une amie de France était là. Une bien bonne semaine où elle n'a cessé de répéter qu'elle appréhendait le retour en France avec ses 25 degrés de moins, son gris, sa pluie, et sa mer glacée. Tout ce qu'elle a pu faire remarquer m'a fait comprendre que c'est quand même cool d'habiter un pays où il ne fait jamais vraiment froid. Même si la saison des vents est sur le point de commencer et que le chandail est obligatoire le matin quand je pars à moto.
J'ai vécu 3 semaines particulièrement riches. Riches en emmerdes pour les deux premières, et riches en plaisir pour la dernière en date, amie française aidant!
Le boulot, ça n'allait pas très bien, le rugby c'était pas terrible non plus avec des blessures gênantes, et une ambiance de merde, et pas mal de choses autour qui partaient pas bien.
Et puis finalement, tout s'est plutôt bien arrangé, et je vais beaucoup mieux. D'autant plus que je vais enfin remettre les pieds en France, et que c'est vrai que ça me démange pas mal. Non pas que tous les Français me manquent, mais j'ai besoin de remettre les pieds dans la famille et des lieux avec des repères très simples à comprendre pour un toubab comme moi.
Et puis bon, il faut être clair, être loin de sa famille c'est quand même hyper pesant à la longue. Et skype ne fait pas tout. Je n'ai pas encore grand chose de prévu en France, mais je pense que je ne vais pas m'ennuyer, et surtout je suis sûr que je vais couper avec ma réalité d'ici.
Même si nous n'avons passé que le premier trimestre, je crois que je vais pas tarder à chercher un autre travail, ailleurs, car je ne suis définitivement pas fait pour être prof, d'autant que les conditions de travail des contrats locaux risquent de sérieusement perdre une grande part de leurs avantages.
Je sais pourquoi je suis prof, et ce que je savais qui me déplairait avant de l'être a été confirmé par l'expérience. Mais peut être est ce aussi parce que j'ai voulu que la réalité colle à mes visions.
Bon et bien en attendant que je sois en France, je vous souhaite à tous une bonne fin d'année avant des vacances bien méritées!
A bientôt
Voilà je reviens en France. Dans la nuit du 18 au 19 Décembre. Pour les vacances. Je repars vers le Sénégal le 2 Janvier, tôt dans la matinée. Ça fait quand même un peu bizarre de se dire que la France, c'est là où je passe mes vacances, et le Sénégal là où je vis.
Toute la semaine dernière, une amie de France était là. Une bien bonne semaine où elle n'a cessé de répéter qu'elle appréhendait le retour en France avec ses 25 degrés de moins, son gris, sa pluie, et sa mer glacée. Tout ce qu'elle a pu faire remarquer m'a fait comprendre que c'est quand même cool d'habiter un pays où il ne fait jamais vraiment froid. Même si la saison des vents est sur le point de commencer et que le chandail est obligatoire le matin quand je pars à moto.
J'ai vécu 3 semaines particulièrement riches. Riches en emmerdes pour les deux premières, et riches en plaisir pour la dernière en date, amie française aidant!
Le boulot, ça n'allait pas très bien, le rugby c'était pas terrible non plus avec des blessures gênantes, et une ambiance de merde, et pas mal de choses autour qui partaient pas bien.
Et puis finalement, tout s'est plutôt bien arrangé, et je vais beaucoup mieux. D'autant plus que je vais enfin remettre les pieds en France, et que c'est vrai que ça me démange pas mal. Non pas que tous les Français me manquent, mais j'ai besoin de remettre les pieds dans la famille et des lieux avec des repères très simples à comprendre pour un toubab comme moi.
Et puis bon, il faut être clair, être loin de sa famille c'est quand même hyper pesant à la longue. Et skype ne fait pas tout. Je n'ai pas encore grand chose de prévu en France, mais je pense que je ne vais pas m'ennuyer, et surtout je suis sûr que je vais couper avec ma réalité d'ici.
Même si nous n'avons passé que le premier trimestre, je crois que je vais pas tarder à chercher un autre travail, ailleurs, car je ne suis définitivement pas fait pour être prof, d'autant que les conditions de travail des contrats locaux risquent de sérieusement perdre une grande part de leurs avantages.
Je sais pourquoi je suis prof, et ce que je savais qui me déplairait avant de l'être a été confirmé par l'expérience. Mais peut être est ce aussi parce que j'ai voulu que la réalité colle à mes visions.
Bon et bien en attendant que je sois en France, je vous souhaite à tous une bonne fin d'année avant des vacances bien méritées!
A bientôt
lundi 31 octobre 2011
un an déjà
Bonjour à toutes et à tous,
Voici un an en arrière j'arrivais sur le tarmac de l'aéroport de Tanger. J'arrivais sur le continent, naïf et sûr de moi. Abdelkarim m'accueillait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Depuis beaucoup de choses ont changé. Le monde, ma perception du monde, et moi bien évidemment.
Voilà un an que j'ai quitté la France, et je sais bien pourquoi je l'ai fait. Elle semble encore plus nauséeuse qu'elle ne l'était quand je suis parti. Si j'avais pu emmener ce qui me manque régulièrement ici, c'est à dire la famille, les amis proches, les petites habitudes que j'avais, et bien je serais encore plus heureux que je ne le suis actuellement. Car il ne faut pas se leurrer, je suis un homme heureux et comblé.
Quand je suis arrivé sur le continent, j'étais un chômeur parti en voyages. Aujourd'hui je suis un prof temporaire, un rugbymen téméraire, et un président d'association humanitaire (c'est juste pour le rime, car on ne fait pas de l'humanitaire car on s'enrichit, enfin peut être un jour, enfin bon on est des salauds de capitalistes....). Je suis également un plus ou moins bon colocataire. Je crois que je vais bientôt avoir plus vécu chez Natsuko que dans tous les autres logements où j'ai habité depuis que j'ai quitté chez les parents.
Ce qui l'air de rien est un double exploit. C'est un exploit que j'ai réussi à rester aussi longtemps à Dakar alors que je pensais traverser l'Afrique d'ouest en est, et c'est aussi un exploit de Natsuko d'avoir réussi à me supporter tout ce temps. J'ai certes entrepris de l'amadouer à coups de pâtisserie et de petits plats, mais faut croire que j'ai su me tenir.
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai commencé par être un ancien stagiaire du GRDR, puis je suis devenu un festivalier, puis un spécialiste en montage de projet de solidarité internationale, puis un rugbymen. Maintenant, je suis toujours un spécialiste du montage de projet, même si je n'en vis pas, et que j'ai un peu coupé avec ce monde là. Je suis avant tout un joueur de rugby, et accessoirement un prof d'histoire géo dans le lycée français de Dakar. Faut bien vivre de temps en temps.
Je m'occupe bien, j'ai cours toute la semaine, et le lundi soir c'est réunion de la fédération de rugby, le mardi et le jeudi c'est l'entrainement, le vendredi soir, il y a match de temps en temps, le samedi ou le dimanche dans l'après-midi sinon...
Depuis quelques semaines j'ai ajouté quelques petits trucs, car je suis membre du groupe de soutien à Eva Joly au Sénégal, où nous nous réunissons toutes les 2 semaines avec des personnes diablement intéressantes.
Il faut impérativement que je trouve du temps pour apprendre à naviguer avec un bateau à voile, pour jouer au tennis avec Natsuko, pour accompagner des projets de solidarité internationale ici. Pour voir toutes les personnes que je dois voir.
En attendant, je suis vivant. Et bien vivant même.
Vive la liberté!
Voici un an en arrière j'arrivais sur le tarmac de l'aéroport de Tanger. J'arrivais sur le continent, naïf et sûr de moi. Abdelkarim m'accueillait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Depuis beaucoup de choses ont changé. Le monde, ma perception du monde, et moi bien évidemment.
Voilà un an que j'ai quitté la France, et je sais bien pourquoi je l'ai fait. Elle semble encore plus nauséeuse qu'elle ne l'était quand je suis parti. Si j'avais pu emmener ce qui me manque régulièrement ici, c'est à dire la famille, les amis proches, les petites habitudes que j'avais, et bien je serais encore plus heureux que je ne le suis actuellement. Car il ne faut pas se leurrer, je suis un homme heureux et comblé.
Quand je suis arrivé sur le continent, j'étais un chômeur parti en voyages. Aujourd'hui je suis un prof temporaire, un rugbymen téméraire, et un président d'association humanitaire (c'est juste pour le rime, car on ne fait pas de l'humanitaire car on s'enrichit, enfin peut être un jour, enfin bon on est des salauds de capitalistes....). Je suis également un plus ou moins bon colocataire. Je crois que je vais bientôt avoir plus vécu chez Natsuko que dans tous les autres logements où j'ai habité depuis que j'ai quitté chez les parents.
Ce qui l'air de rien est un double exploit. C'est un exploit que j'ai réussi à rester aussi longtemps à Dakar alors que je pensais traverser l'Afrique d'ouest en est, et c'est aussi un exploit de Natsuko d'avoir réussi à me supporter tout ce temps. J'ai certes entrepris de l'amadouer à coups de pâtisserie et de petits plats, mais faut croire que j'ai su me tenir.
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai commencé par être un ancien stagiaire du GRDR, puis je suis devenu un festivalier, puis un spécialiste en montage de projet de solidarité internationale, puis un rugbymen. Maintenant, je suis toujours un spécialiste du montage de projet, même si je n'en vis pas, et que j'ai un peu coupé avec ce monde là. Je suis avant tout un joueur de rugby, et accessoirement un prof d'histoire géo dans le lycée français de Dakar. Faut bien vivre de temps en temps.
Je m'occupe bien, j'ai cours toute la semaine, et le lundi soir c'est réunion de la fédération de rugby, le mardi et le jeudi c'est l'entrainement, le vendredi soir, il y a match de temps en temps, le samedi ou le dimanche dans l'après-midi sinon...
Depuis quelques semaines j'ai ajouté quelques petits trucs, car je suis membre du groupe de soutien à Eva Joly au Sénégal, où nous nous réunissons toutes les 2 semaines avec des personnes diablement intéressantes.
Il faut impérativement que je trouve du temps pour apprendre à naviguer avec un bateau à voile, pour jouer au tennis avec Natsuko, pour accompagner des projets de solidarité internationale ici. Pour voir toutes les personnes que je dois voir.
En attendant, je suis vivant. Et bien vivant même.
Vive la liberté!
mercredi 19 octobre 2011
des news enfin
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà, je prends enfin quelques minutes pour vous dire où j'en suis.
Je suis prof, d'histoire géo, et d'éducation civique juridique et sociale. J'ai donc le nez dans le guidon. Depuis Septembre, je ne vois pas vraiment le jour, d'autant plus que la saison de rugby vient de reprendre.
[...] cette section du message a été supprimée car elle semble avoir écorché certains lecteurs, à qui je tiens à présenter mes plus vives excuses si mes propos ont été mal interprétés.
Bon heureusement qu'à côté il y a le rugby, les amis, la flag fraiche, et la France en finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
D'autant que je me suis trouvé une nouvelle occupation si des fois j'étais pas surchargé. Je suis membre du comité de soutien à Eva Joly au Sénégal. Nous venons de créer le groupe avec une majorité de personnes qui n'ont jamais milité, ce qui réduit donc les chances de se faire purger de chez les Verts. Les réunions sont intéressantes, et les gens qui composent cette assemblée sont intéressants. Même si Eva n'est pas élue au premier tour, nos échanges auront été enrichissants.
Par ailleurs, la maison est une vraie case de passage, car nous avons accueilli Barbara Bertini, une de mes ancienne collègue de travail au GRDR qui était en mission au Sénégal pour 3 semaines. Des bons moments avec cette extraordinaire femme qui a égayé l'appartement pendant toute la durée de sa présence. Elle ramenait des bières fraiches tous les jours, elle sait donc parler à mon petit coeur.
Mon petit coeur, parlons en. Il souffre le pauvre. D'abord parce que j'ai dû faire un aller-retour express vers la France pour enterrer mon grand-père chéri, et soutenir la famille. C'est désagréable à faire, et cela à complètement casser le rythme dans lequel j'étais. Le retour au Sénégal a été rude. D'un point de vu climat mais de l'ambiance aussi. Je ne suis pas resté assez longtemps pour en profiter.
D'autre part, le célibat dans lequel je suis commence à me peser. J'ai bien quelques copines, mais ce n'est pas sérieux, et finalement je crois que je ne serais pas contre vivre quelque chose d'un peu plus que physique. Mais l'amour est un concept occidental, et les Sénégalaises qui te disent qu'elles t'aiment en ont plus à ton compte en banque que à ton cœur. Les exceptions existent mais je n'ai pas encore rencontré cette femme exceptionnelle. Inchallah un jour.
A part ça, la Tabaski arrive bientôt (l'Aid El Kébir dans le maghreb) et donc cela me coute déjà cher. Les flics sont tous de sortis pour racketter les toubabs comme moi qui passent. Résultat j'en suis déjà à 2 contrôles de police en une semaine et à 7000 FCFA de pot de vin. Les flics ont besoin d'argent pour acheter le plus beau mouton possible. Quelle belle bande de bâtards.
Par ailleurs encore, j'ai l'honneur de pouvoir fêter mes 2000e km avec ma Jakarta. Je suis maintenant un vrai biker. Sauf qu'à cause d'un gros Sénégalais que j'ai monté à l'arrière samedi dernier, je n'ai pas pu voir le match de la France contre le Pays de Galles en entier. En effet, au premier virage j'ai crevé. J'ai donc mis prêt de 2h pour réparer ce putain de pneu. On a commencé par regonfler le pneu, et on m'a dis, t'inquiète, pas de problème ça va tenir. Un km après j'étais à nouveau à plat. J'ai poussé la moto jusqu'à la première station pour re regonfler, pour pouvoir ramener la moto à un endroit où on pouvait la réparer. Le temps de me mettre une belle rustine et de remonter la roue arrière, de faire la route, j'ai vu que les 5 dernières minutes du match. Deg'. C'est la dernière fois que je monte un gros Sénégalais derrière. Maintenant ma moto est exclusivement réservée aux fraiches et douces demoiselles. Ou alors aux poids plumes à la rigueur.
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, tout le meilleur possible.
Voilà, je prends enfin quelques minutes pour vous dire où j'en suis.
Je suis prof, d'histoire géo, et d'éducation civique juridique et sociale. J'ai donc le nez dans le guidon. Depuis Septembre, je ne vois pas vraiment le jour, d'autant plus que la saison de rugby vient de reprendre.
[...] cette section du message a été supprimée car elle semble avoir écorché certains lecteurs, à qui je tiens à présenter mes plus vives excuses si mes propos ont été mal interprétés.
Bon heureusement qu'à côté il y a le rugby, les amis, la flag fraiche, et la France en finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
D'autant que je me suis trouvé une nouvelle occupation si des fois j'étais pas surchargé. Je suis membre du comité de soutien à Eva Joly au Sénégal. Nous venons de créer le groupe avec une majorité de personnes qui n'ont jamais milité, ce qui réduit donc les chances de se faire purger de chez les Verts. Les réunions sont intéressantes, et les gens qui composent cette assemblée sont intéressants. Même si Eva n'est pas élue au premier tour, nos échanges auront été enrichissants.
Par ailleurs, la maison est une vraie case de passage, car nous avons accueilli Barbara Bertini, une de mes ancienne collègue de travail au GRDR qui était en mission au Sénégal pour 3 semaines. Des bons moments avec cette extraordinaire femme qui a égayé l'appartement pendant toute la durée de sa présence. Elle ramenait des bières fraiches tous les jours, elle sait donc parler à mon petit coeur.
Mon petit coeur, parlons en. Il souffre le pauvre. D'abord parce que j'ai dû faire un aller-retour express vers la France pour enterrer mon grand-père chéri, et soutenir la famille. C'est désagréable à faire, et cela à complètement casser le rythme dans lequel j'étais. Le retour au Sénégal a été rude. D'un point de vu climat mais de l'ambiance aussi. Je ne suis pas resté assez longtemps pour en profiter.
D'autre part, le célibat dans lequel je suis commence à me peser. J'ai bien quelques copines, mais ce n'est pas sérieux, et finalement je crois que je ne serais pas contre vivre quelque chose d'un peu plus que physique. Mais l'amour est un concept occidental, et les Sénégalaises qui te disent qu'elles t'aiment en ont plus à ton compte en banque que à ton cœur. Les exceptions existent mais je n'ai pas encore rencontré cette femme exceptionnelle. Inchallah un jour.
A part ça, la Tabaski arrive bientôt (l'Aid El Kébir dans le maghreb) et donc cela me coute déjà cher. Les flics sont tous de sortis pour racketter les toubabs comme moi qui passent. Résultat j'en suis déjà à 2 contrôles de police en une semaine et à 7000 FCFA de pot de vin. Les flics ont besoin d'argent pour acheter le plus beau mouton possible. Quelle belle bande de bâtards.
Par ailleurs encore, j'ai l'honneur de pouvoir fêter mes 2000e km avec ma Jakarta. Je suis maintenant un vrai biker. Sauf qu'à cause d'un gros Sénégalais que j'ai monté à l'arrière samedi dernier, je n'ai pas pu voir le match de la France contre le Pays de Galles en entier. En effet, au premier virage j'ai crevé. J'ai donc mis prêt de 2h pour réparer ce putain de pneu. On a commencé par regonfler le pneu, et on m'a dis, t'inquiète, pas de problème ça va tenir. Un km après j'étais à nouveau à plat. J'ai poussé la moto jusqu'à la première station pour re regonfler, pour pouvoir ramener la moto à un endroit où on pouvait la réparer. Le temps de me mettre une belle rustine et de remonter la roue arrière, de faire la route, j'ai vu que les 5 dernières minutes du match. Deg'. C'est la dernière fois que je monte un gros Sénégalais derrière. Maintenant ma moto est exclusivement réservée aux fraiches et douces demoiselles. Ou alors aux poids plumes à la rigueur.
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous, tout le meilleur possible.
mardi 16 août 2011
28 hours too long
Bonjour à toutes et à tous,
28 heures. C'est le nombre d'heures que Grichka, Allen, et moi avons passé des les transports collectifs pour faire les 800 km aller-retour entre Dakar et Guédé, petite commune rurale où Emilie est en stage. C'est ma troisième fois là-bas. Et cette fois, j'ai vu Guédé vert. Et oui c'est le saison des pluies, et tout est vert, chose totalement improbable dans la zone sahélienne où est sis Guédé.
Le voyage aller a été terrible. Nous avons quitté Dakar à 22h15 le jeudi soir, après une difficile traversée de la grande banlieue dakaroise, avec des arrêts réguliers et dangereux pour prendre des gens jusqu'à être plein.
Premier vrai arrêt quelques heures après pour manger et prier.
Là un français d'origine sénégalaise est venu nous parler pour nous dire tout le mal qu'il pensait du Sénégal, et combien il s'était fais avoir ici par sa famille. Il pensait que nous étions les heureux propriétaires du 4X4 mercedes hyper classe garé là. Une fois avoir compris que nous étions dans le bus, il s'est barré fissa. Il nous a quand même confié qu'il préférait aller en prison en France faire sa peine que de rester ici....
Les ennuis ont commencé à Saint-Louis, où le bus s'est arrêté pour réparer une des roues qui avait rendu l'âme. Une heure d'arrêt, c'est le tarif.
Une heure après, donc vers 7h30, c'est le drame. Nous avons eu un accident. Un taxi, mal garé, comme d'habitude, sur le bord de la route a obligé le bus à faire un écart, et paf le 4X4 dans le sens inverse.
Résultat: un mort. Nous avons eu la mort tragique, stupide et honteuse du rétroviseur de la voiture d'en face.
Face à cette tragédie insupportable nous avons fais un stop de 3h30. Et oui car ici il faut 3h pour faire un constat d'accident pour un rétroviseur. Et le tout en nous laissant en plan, sans infos, et en se foutant de ma gueule quand j'ai proposé de faire le constat à l'amiable. Il fallait impérativement que les gendarmes de Saint-Louis, à 30 km de là, viennent faire le constat, avec reconstitution de la scène et même délimitation des impacts à la craie. Bon là j'exagère un peu, mais tout ça pour un rétroviseur, c'est juste du foutage de gueule.
Nouveau départ, et nouvel arrêt à 60 km de là. La même roue a rendue l'âme une deuxième fois. Trop c'est trop, donc nous avons été prendre un autre moyen de transport, un petit car blanc qui fait les trajets sous régionaux.
Pour arriver chez Emilie à Guédé, il nous a fallu encore prendre un taxi qui a essayé de nous arnaquer comme il faut, et une charrette qui à 400 m du village a crevé.
Je ne sais pas qui est le putain de chat noir du groupe, mais on a bien morflé durant tout le trajet, le tout sans manger, et sans pouvoir rien trouver à manger, ramadan oblige.
18h pour faire le trajet aller, soit le double de la normale.
En comparaison le trajet jusqu'à Saint-Louis le samedi a été une partie de plaisir. Sauf que je me suis fais pisser sur la tête par le saloperie de chèvre qui était sur le toit. Et que nous n'avons pu voir que les 30 dernières minutes du match. Saint-Louis est cependant une ville très belle et très intéressante. Tellement plus calme et humaine que Dakar.
Le retour à Dakar fut épique lui aussi. Une petite panne de radiateur percé qui a fais levé le capot de la 504 dans laquelle nous étions. Réparé avec de la colle et un morceau de pneu. Normal. Et ça a tenu jusqu'à Dakar. Normal.
En tout nous avons passé 28h sur les routes en 3 jours et demi. 28h/84h = 1/3 du temps sur les routes. Autant dire que nous étions tous un peu fatigué en rentrant le dimanche soir.
Bon je crois que je peux affirmer avec certitude que le chat noir ce n'est pas moi car Allen s'est retrouvé enfermé dehors le dimanche soir, et Grichka et Allen se sont retrouvés bloquer devant leur porte le lundi après-midi.
Putain de déveine.
Bon maintenant, il faut que je prépare ma progression pour la rentrée qui s'approche à grands pas. Inchallah tout se passera bien.
A bientôt
28 heures. C'est le nombre d'heures que Grichka, Allen, et moi avons passé des les transports collectifs pour faire les 800 km aller-retour entre Dakar et Guédé, petite commune rurale où Emilie est en stage. C'est ma troisième fois là-bas. Et cette fois, j'ai vu Guédé vert. Et oui c'est le saison des pluies, et tout est vert, chose totalement improbable dans la zone sahélienne où est sis Guédé.
Le voyage aller a été terrible. Nous avons quitté Dakar à 22h15 le jeudi soir, après une difficile traversée de la grande banlieue dakaroise, avec des arrêts réguliers et dangereux pour prendre des gens jusqu'à être plein.
Premier vrai arrêt quelques heures après pour manger et prier.
Là un français d'origine sénégalaise est venu nous parler pour nous dire tout le mal qu'il pensait du Sénégal, et combien il s'était fais avoir ici par sa famille. Il pensait que nous étions les heureux propriétaires du 4X4 mercedes hyper classe garé là. Une fois avoir compris que nous étions dans le bus, il s'est barré fissa. Il nous a quand même confié qu'il préférait aller en prison en France faire sa peine que de rester ici....
Les ennuis ont commencé à Saint-Louis, où le bus s'est arrêté pour réparer une des roues qui avait rendu l'âme. Une heure d'arrêt, c'est le tarif.
Une heure après, donc vers 7h30, c'est le drame. Nous avons eu un accident. Un taxi, mal garé, comme d'habitude, sur le bord de la route a obligé le bus à faire un écart, et paf le 4X4 dans le sens inverse.
Résultat: un mort. Nous avons eu la mort tragique, stupide et honteuse du rétroviseur de la voiture d'en face.
Face à cette tragédie insupportable nous avons fais un stop de 3h30. Et oui car ici il faut 3h pour faire un constat d'accident pour un rétroviseur. Et le tout en nous laissant en plan, sans infos, et en se foutant de ma gueule quand j'ai proposé de faire le constat à l'amiable. Il fallait impérativement que les gendarmes de Saint-Louis, à 30 km de là, viennent faire le constat, avec reconstitution de la scène et même délimitation des impacts à la craie. Bon là j'exagère un peu, mais tout ça pour un rétroviseur, c'est juste du foutage de gueule.
Nouveau départ, et nouvel arrêt à 60 km de là. La même roue a rendue l'âme une deuxième fois. Trop c'est trop, donc nous avons été prendre un autre moyen de transport, un petit car blanc qui fait les trajets sous régionaux.
Pour arriver chez Emilie à Guédé, il nous a fallu encore prendre un taxi qui a essayé de nous arnaquer comme il faut, et une charrette qui à 400 m du village a crevé.
Je ne sais pas qui est le putain de chat noir du groupe, mais on a bien morflé durant tout le trajet, le tout sans manger, et sans pouvoir rien trouver à manger, ramadan oblige.
18h pour faire le trajet aller, soit le double de la normale.
En comparaison le trajet jusqu'à Saint-Louis le samedi a été une partie de plaisir. Sauf que je me suis fais pisser sur la tête par le saloperie de chèvre qui était sur le toit. Et que nous n'avons pu voir que les 30 dernières minutes du match. Saint-Louis est cependant une ville très belle et très intéressante. Tellement plus calme et humaine que Dakar.
Le retour à Dakar fut épique lui aussi. Une petite panne de radiateur percé qui a fais levé le capot de la 504 dans laquelle nous étions. Réparé avec de la colle et un morceau de pneu. Normal. Et ça a tenu jusqu'à Dakar. Normal.
En tout nous avons passé 28h sur les routes en 3 jours et demi. 28h/84h = 1/3 du temps sur les routes. Autant dire que nous étions tous un peu fatigué en rentrant le dimanche soir.
Bon je crois que je peux affirmer avec certitude que le chat noir ce n'est pas moi car Allen s'est retrouvé enfermé dehors le dimanche soir, et Grichka et Allen se sont retrouvés bloquer devant leur porte le lundi après-midi.
Putain de déveine.
Bon maintenant, il faut que je prépare ma progression pour la rentrée qui s'approche à grands pas. Inchallah tout se passera bien.
A bientôt
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