vendredi 17 décembre 2010

FESTMA? 1 ere partie

Bonjour à toutes et à tous,

Le FESTMAN (FESTival Mondial des Arts Nègres) bat son plein quotidiennement. Natsuko sommes allés à une soirée lusophona où nous avons pu découvrir un bout de groupe mais surtout la tête d'affiche.
Si le premier groupe que j'ai partiellement vu était brésilien, Cantos de Congo, le deuxième était de renommer international. Il s'agit d'un artiste angolais du nom de Bonga.

Le premier groupe était bon mais surprenant car les morceaux ne duraient guère plus de 2 min. Et le son était souvent bien trop fort et ne rendait pas service aux instruments. Sinon c'était bon et parfois entrainant mais je ne connaissais pas assez ce style pour savoir quoi faire avec mon corps, comme presque 99% des gens présents. En gros ça ne bougeait pas trop.

Pour Bonga, la diasporah angolaise était dans la place et les premiers rangs swingais à fond. Nous étiosn derrière où les gens étaient spécialement apathiques. C'est dommage car le groupe était vraiment plus qu'exellent. Nous avons bougé notre corps mais le fait d'être les seuls dans la zone à le faire est assez gênant et inhibiteur.

L'énergie déployée par les musiciens était réellement gigantesque et transmissible à une part importante du public. Quel plaisir de sentir la foule frémir lors des accélerations des morceaux de semba (samba angolaise) et rugir de plaisir lorsque Bonga lançait des piques sur la place de l'Afrique dans le monde, et dans un français parfait.

Avec Natsuko, nous avons convenu que nous nous rapprocherions du podium pour les prochains artistes qui devraient être : l'orchestre national de Cuba, Ijahman Levy, Ziggi Rechado, et Capleton.
Du très très lourd pour un concert qui devrait attiré tous les amateurs de reggae, de reggaeton et de ragga de Dakar et environs. Ca va envoyer le steack grave!

Je vous raconterais plus tard évidement.

mercredi 15 décembre 2010

Maroc 2010

D'Aroundou à Dakar

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous avais quitté sur la veille du début du lancement du festival d'Aroundou. Je suis maintenant à Dakar lancé dans un nouveau projet, la caravane de l'économie sociale et solidaire.

Mais commençons par le commencement. Au début, il n'y avait rien que le rien, et Dieu dit que la Terre soit, et la Terre fut. etc, etc, etc. On en arrive donc au festival des 40 ans du GRDR à Aroundou. Et à Aroundou, il n'y avait rien que le rien. Il n'y a pour aller là-bas que quelques pistes en état pas toujours bon, de la poussière, du sable, et des migrants qui se sont offerts des palais, des mosquées, et un centre d'accueil en construction. Mais il n'y avait évidemment pas les structures adequates pour l'accueil de centaines de festivaliers. Et donc Dieu, enfin le GRDR fit ce qu'il fallait, ou presque. Les invités n'ont manqué de rien, même si parfois ils étaient servis tardivement. Par contre pour les gens du peuple, ce ne fut pas la même, je ne suis pas sûr qu'un village de 3000 habitants ait réussi à fournir de la nourriture pour 5000 à 7000 personnes. De la même manière il n'y avait pas assez de places pour dormir ni assez de matelas, et donc à la guerre comme à la guerre.

Dans le contenu du festival, je dois dire que je n'ai pas été déçu. Les danses traditionnelles, la course de pirogue, le spectacle equestre, les musiciens locaux ont été parfaits. Et symboliquement on ne pouvait pas voir les différences entre les différentes nationalités, et ça c'était bien. J'ai eu l'occasion de voir la super star soninké qui a totalement enflammé le festival et l'a cloturé. Non vraiment un festival extraordinaire.

C'est là-bas que j'ai fais la rencontre des personnes qui m'ont embarqué dans la caravane de l'ESS. Un toubab, administrateur du GRDR, mais également écrivain et engagé, François Dibaut, et un Sénégalais, intellectuel et militant associatif, Alia. Ces gars sont vraiment très sympa, et ils ont, je pense, bien compris que je serais très intéressé par cette caravane. Ils me demandent de faire usage de mes compétences, et a priori je devrais être pris en charge au cours de la caravane. SI on trouve plein de sous, je serais payé, mais là il faut pas déconner non plus.

C'est avec eux que j'ai rejoints Dakar, donc que j'ai traversé le Sénégal d'est en ouest, de Kidira à la frontière malienne jusqu'à Dakar. Je suis arrivé vers 2h du mat' chez Natsuko, qui la pauvre travaillait le lendemain.
Elle habite dans une des tours de Dakar plateau les plus huppées, au 8e étage d'où l'on a une vu splendide sur le port. Je suis une fois de plus très bien logé. Par contre, Dakar est vraiment difficile à appréhender lorsque l'on débarque de la brousse. Là-bas je disais 1000 fois par jour "ça va" ou "ça va bien", ici lorsque je dis "ça va" je dois rapidement enchainé sur un "je ne suis pas intéressé" ou "non". Ce n'est pas encore soulant mais ça va venir.

Je n'ai pas encore pu profiter pleinement encore du festman (FESTival Mondial des Arts Nègres) car j'ai eu des désordres gastriques dû à mon passage en brousse qui m'ont obligé à être peu éloigné de toilettes. Mais maintenant que ça va mieux, je vais pouvoir profiter un max des concerts gratuits qui trainent à droite à gauche.
J'ai commencé à me promener dans Dakar plateau, le centre économique de la ville grosso modo, et je dois avouer que c'est plutôt moche. C'est vivant, mais ça a peu de charme. C'est un sacré foutoir. Par contre, du côté de la corniche c'est pas mal du tout et l'océan est très beau.

Je vais probablement pas mal bougé dans la ville, j'ai expérimenté les taxis, et c'est cher, tandis que le bus est vraiment donné. Je vais essayer de bouger un maximum en bus donc.
J'ai également testé le supermarché Casino en bas de chez Nastuko, et je pense que je vais essayer au maximum de l'éviter car c'est un peu cher quand même. Et puis les trucs à toubabs, ça va bien 5 min. Dakar est une ville d'artistes, enfin en tout cas c'est comme ça que les commerçants se présentent quand ils veulent me vendre un indigo ou une peinture pour touriste.

Je pense que par Alia je devrais pouvoir rencontrer des gens intéressants, sachant que j'ai déjà rencontré les gens de ENDA Sénégal entité ecopole. C'est un premier pied dans le monde de la solidarité, et ça fait plaisir. Je dois par contre rapidement me faire des cartes de visite car ça va vite être ingérable de créer un réseau un peu costaud.

A bientôt pour de nouvelles aventures. N'hésitez pas à m'envoyer des messages, je les lis tous avec plaisir et attention, et si vous ne souhaitez plus recevoir mes mails, faites le moi savoir, je ne le prendrais pas mal, vous pourrez toujours aller sur le blog où je fais copie de mes messages.

lundi 13 décembre 2010

De Bakel à Aroundou

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous envoie ce petit mail depuis Dakar, et je ferais bientôt un petit topo sur le festival GRDR d'Aroundou.
De Bakel, ville sur le fleuve côté sénégalais jusqu'à Aroundou, 30 km en amont, la route pour y aller fait 50 km, 30 de goudron, et 20 de piste.

Pour donner un coup de main au GRDR, je suis parti avec le camion de matériel, tables, chaises, matelas, et groupe éléctrogène. Quelque chose qui pourrait être simple, sauf que. Sauf que le camion est un camion benne de marque Berliet. Fin de la production en 1980, mais celui-ci était un poil plus agé. Quand j'ai découvert le camion, la benne avait été mal organisée, et les 6 tables cannibalisaient toute la place, il ne nous restait que 60 chaises à mettre après tout.

Au final on a réussi à mettre les 6 tables, les 14 chaises de ministre, les 59 chaises d'écoliers, et les 13 gros matelas ainsi que les 10 petits. Ca dépassait un peu mais avec une corde ça tenait.
Le problème est venu du groupe qui ne tenait pas sur la boule d'accroche, et que les camioneurs ont attaché avec une chaine.

A 10h, le camion était là, à 13h nous sommes partis. Le chauffeur a fait rugir le moteur et nous avons atteint péniblement les 30 km/h. J'avais pour mission de tenir la 3e qui sautait de temps en temps. J'en ai encore des courbatures à la main. Je n'ai pas souffert de la chaleur grace à la climatisation sénégalaise du camion, qui en fait n'était plus équipé de son pare-brise.

Sur les 20 premiers km tout allait bien. Mais lorsque nous nous sommes arrêtés à Gabou pour prendre des chaises, la loose a commencé.
D'abord nous avons pété le roulement à bille de l'axe d'entrainement du camion qui nous a valu 45 min d'arrêt.
Puis lorsque la piste a commencé nous avons perdu 3 fois le groupe éléctrogène car les maillons de la chaine ont laché. Au moins 30 min de réparation à chaque fois avec une chaine de plus en plus réduite et donc un accrochage de plus en plus précaire. La 3e perte d'attelage a eu lieu à la nuit tombante vers 18h.
Par la suite nous nous sommes perdus, ne pouvant trouver la piste de nuit.

Au final, grace à un local qui est monté dans le camion avec nous, l'arrivée s'est faite vers 20h. Ce qui donne un voyage de 50 km en 7 heures. Et tout cela dans des conditions "normales", ni pluie, ni neige, ni tempête.
L'accueil à Aroundou où le festival se déroule fut à la hauteur de notre performance : 50 gamins hurlants et courants partout.

Le déchargement fut un joyeux foutoir où les gamins haut comme trois pommes ont aidé tandis que les hommes palabraient. On m'a attribué une chambre où je loge avec un autre français, cinéaste et réalisateur, qui fait des repérages sur un film se passant dans une ONG, et qui au passage fait des photos pour le GRDR. Il était déjà à Bakel, et c'est un type sympa, curieux, qui pose pas mal de questions sur le contexte.
A Aroundou, j'ai revu mes premieres ex-collègues de Montreuil qui bossent à Kayes au Mali maintenant.
J'ai donc dès à présent confirmation que je n'ai pas laissé un souvenir impérissable au GRDR, au vu de l'accueil reçu. J'hésite entre froid et distant ou agacé et ennuyé de me voir là.

C'est pas comme si j'avais fait 3000 km pour attérir ici. Petit détail qui ne semble pas avoir de valeur. J'avais cru que ma présence aurait pu les amuser ou les étonner. J'avais même cru avoir créer du lien lors de mon stage, ce qui s'avère ne pas être vraiment le cas. Dommage.

Pour ce festival, je vais continuer à donner un coup de main, car les Sénégalais le méritent.

Au passage, mon numéro sénégalais est le +221 77 232 80 55.

jeudi 9 décembre 2010

Les transports en Mauritanie (RIM)

Bonjour à toutes et à tous,

La RIM et moi-même avons eu une première approche par les transports. En effet, j'ai pénétré le territoire mauritanien par un taxi mercedes 240 D. Comme 70% du parc auto de la RIM, ce fut donc dans une mercedes. Pas forcément des 240D, mais presqu'à tous les coups une merco.

Tout mes trajets jusqu'ici se sont fait en taxi-brousse. C'est à dire en Mercedes-brousse. Et comme c'est un transport collectif, j'ai connu le taxi où nous étions 3, 4, 5, 6, 7, et même une fois où nous n'étions que le chauffeur et moi.
Lorsque la route est goudronnée, le voyage est plutôt rapide et relativement monotone. Il y a souvent des trous, et des passages ensablés, mais d'une manière générale, les goudrons sont bons. Merci Chirac. Les routes mauritaniennes qui sont dans le meilleur état sont celles qui furent refaites pour la venue de Chirac.

C'est lorsque l'on sort des goudrons que les problèmes commencent. L'allure devient faible, le danger plus important, et souvent les troupeaux traversant la chaussée plus nombreux. C'est tout de même que la majorité du réseau est organisée, mais le trafic le plus important se fait sur les goudrons. Ce sont donc des pistes plus ou moins dures, avec des passages d'oued défoncés.

Plus la piste est difficile, plus le temps de trajet augmente, mais aussi plus le prix de la course est important. Je n'ai connu d'aléas du transport que sur une piste, une bonne piste pourtant. La mercedes 190 D a crevé. Donc il a fallu vider un coffre très chargé pour accéder à la roue de secours. Moins de 20 min plus tard nous étions reparti.
Au relais-pneu d'après, le chauffeur a changé à nouveau la roue par un pneu plus neuf. Par sécurité? Que nenni, uniquement pour attendre que de nouveaux clients se manifestent.

Lors de ce même trajet j'ai échoué dans un petit bled où mon taxi s'arrêtait et n'allait pas plus loin. J'ai attendu qu'un véhicule se présente au poste de gendarmerie où tous les véhicules doivent s'arrêter. Résultat : 4h d'attente. Et même si cette attente fut agréable, voir même géniale, car j'ai partagé le couscous, lait, sucre avec les gendarmes, eût droit à une magnifique nuit étoilée car il n'y avait ni éclairage public, ni lune, bref cette attente est significative.
Se déplacer en RIM est une gageure car les véhicules sont vraiment peu nombreux sur les longues distances, et toujours surchargés. C'est d'autant plus compliqué que le gasoil est au même prix ou presque qu'en France alors que le niveau de vie est vraiment beaucoup plus bas.

Se déplacer est difficile et représente un budget très important, même pour le toubab que je suis. C'est également un enjeu qui cristallise les tensions. En effet, les transporteurs qui ne sont pas agréés par les responsables de garage (gare de taxi en fait) risque de se faire démonter s'ils prennent des clients alors qu'ils n'ont pas l'accord du responsable. Accord qui correspond à une commission, mais pas que. Je ne sais pas trop ce que cela cache derrière, mais je suppose que les rapports de force interne à la RIM transparaissent ici aussi. Les Maures blancs et noirs sont en réelle opposition aux négro-africains Soninké, Peulhs, et Wolofs.

En somme, pour voyager en Mauritanie, il faut avoir les moyens et se lever tôt car les transports partent très tôt, genre 4-5h du matin...

mercredi 8 décembre 2010

Bakel, Sénégal

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis entré au Sénégal mardi 7 Décembre. Ce ne fut pas des plus faciles.
En effet, la route entre Kaédi, en RIM, et Sélibaby, RIM toujours, ne fut pas de tout repos. Je ne vais pas dire que j'ai merdé, mais presque.

Je suis arrivé très tard au garage Sélibaby (gare des taxi brousses avec le nom de la direction) de Kaédi vers 11h. Et là, plus de taxi, alors j'ai pris un taxi pour Mbout, à mi-chemin de Sélibaby. Nous sommes parti rapidement, moins d'une heure d'attente pour être complètement chargé. La route, enfin la piste, était plutôt bonne donc nous avons fais du 40km/h de moyenne. Comme il y a 120 km, cela donne 3h de route. Enfin un tout petit peu plus, car j'ai pour la première fois depuis bien longtemps eu le droit à la crevaison qui va bien. Le chauffeur de taxi avait une roue de secours donc tout va bien.

Par contre c'est après que ça se gâte. A Mbout, pas de taxi non plus, rien que dalle. Surtout que Mbout ressemble à une ville de western, une rue poussiéreuse avec des maisons plus ou moins alignées le long, le vent, les sacs plastiques qui volent, et rien. Pas de voitures qui passent, à peine quelques ânes et biquettes. Mon taxi continuait un peu plus loin, donc je l'ai pris. Et là ce fut une fausse bonne idée qui s'est bien goupillé au final.

Dans le petit village où j'étais à nouveau bloqué, les gendarmes m'ont pris en charge. Comme toutes les voitures qui allaient vers Sélibaby s'arrêtaient à leur niveau, ils ont demandé à chacune de m'emmener. Mais rien n'y fit, pas une n'y allait. Alors je suis resté presque 4h avec eux, et j'ai même mangé avec. Et pas n'importe quoi, du couscous avec du lait et du sucre, délicieux.

Au final, un superbe Hilux (beau 4x4 toyota) est arrivé comme un sauveur à 21h30. Il m'a déposé à une auberge où j'ai payé très très cher pour pas grand chose, 10000 UM soit 30€. Le chauffeur de 4x4 m'avait proposé de dormir en brousse puis de m'emmener pour 10000 UM à Gouraye sur le fleuve Sénégal, en face Bakel où je suis actuellement. J'ai dis non, mais je regrette maintenant car j'ai fais appel à lui le lendemain pour m'emmener à Gouraye pour 8000 UM. Ce qui fait que j'ai traversé le fleuve sans UM. J'ai tout claqué avant. Mais les 100 derniers km en RIM m'ont couté très chers.
L'arrivée ici a été très cool car je me retrouve avec des Toubabs sympas, et les Sénégalais sont très différents. L'ambiance est plus détendue.
Je vais rester à Bakel jusqu'au 9 Décembre, et je serais en brousse les 10 et 11 pour le festival des 40 ans du GRDR où je vais revoir tous les collègues. Le 12, je fais la route pour Dakar pour y retrouver Natsuko et faire la fête du festival mondial des arts nègres.

Ca va donner!
cyao

vendredi 3 décembre 2010

Nouakchott, un conert, une nuit de folie, Baba Maal

Bonsoir à toutes et à tous,

Tout d'abord, je dois avouer que je suis ce soir dans un cybercafé, à Boghé, sur le fleuve Sénégal. 
Hier soir, avec Mael et Laure, nous sommes allés à un concert. Des concerts j'en ai déjà fait, et quelques uns, mais là il s'agissait de mon premier en Afrique. 
Cela avait lieu dans l'ancienne maison des jeunes, sorte de bloc de béton avec une accoustique digne de la première des MJC de la banlieue rouge parisienne.
Capacité de la salle : entre 500 et 600 places assises. Nombre de personne dans la salle : entre 900 et 1000... Rien de bien surprenant jusqu'ici.
Par contre l'horaire lui est spécial, début des ventes à 22h30 pour un concert qui doit commencer vers minuit, en théorie.
Si je vous dis qui est l'artiste cela ne vous dira rien. Il s'agit de Baba Maal. Ca ne dit rien à personne ? Ha si tout de même le plus artiste peulh de tous les temps selon les gens que j'ai rencontré là-bas.
Quand il arrive vers minuit, la première chose que son groupe fait est évidemment les balances du son. Résultat le concert ne commence pas tout de suite.
A la place, on a le droit à des artistes plus locaux mais tout autant reconnu qui font du a capella, mais aussi et c'est plus surprenant des harangues de la foule sur des débats politiques.
Puis vient le début du concert, et là la folie commence. Musicalement c'est plutôt pas mal, mais c'est une fois n'est pas coutume la salle qui fait le show.
Les gens se succèdent sur scène pour arroser de billet Baba Maal. Et ce n'est pas une image, ils lui lancent des liasses de billet un-à-un, sur les instruments, sur le boubou...
C'est tout simplement hallucinant, les gens montrent ainsi qu'ils ont de l'argent et qu'ils sont généreux envers les artistes. Des gens arrêtent même le concert pour le prendre dans leurs bras et lui dire un mot, voir parler dans le micro.
Et régulièrement la salle tangue sous des hurlements de plaisir, les gens se lèvent et se font insulter par les mamas qui ne veulent pas lever leur cul.
La température monte, et les gens qui sont habillés de leurs plus beaux boubous et bazins nagent littéralement. Les gens arrachent des cartons pour s'en servir comme éventail.
L'air devient rapidement hyper chaud et moite, un vrai sauna. Mes vêtements sont trempés, j'ai du mal à respirer mais c'est tellement incroyable.
Dans la salle nous ne devions pas être plus de 10 toubabs. J'ai donc vu un concert peulh, avec des centaines de peulhs autour de moi dans leurs plus beaux habits.
 
De la folie quoi!!!