Bonjour à toutes et à tous,
39,6° ce n'est pas la température à Nouakchott, mais la mienne. J'étais pas très bien depuis quelques jours, mais là j'ai du aller voir un médecin. Diagnostic : angine "rouge". Salauds de communiste, ils viennent me faire chier jusqu'ici. J'en ai pour une bonne semaine à faire des aller-retour entre mon lit et le salon. Heureusement je suis encore chez Mael. La descente pour le fleuve n'est donc pas pour tout de suite.
6000 UM de médecin, soit 15€, et 10800 UM de médocs soit 30€. Aie, bing, prends ça! Je comprends pourquoi le système français de sécu est envié à travers le monde. Et je dois en remettre pour 6000 UM jeudi pour une seconde consultation.
Sinon, à part ça j'ai remis tous mes messages sur un blog accessible à tous, et les photos du Maroc vont bientôt être en ligne aussi.
blog : http://cybione.blogspot.com/
photos : http://picasaweb.google.com/116672542722981432246/Maroc2010#
mardi 30 novembre 2010
lundi 29 novembre 2010
De Nouadhibou du monde à Nouakchott
Bonjour à tous et à toutes
Ces derniers jours j'ai attendu à Nouadhibou cette Française qui n'est jamais venue. En fait j'ai réussi à l'avoir au téléphone, et elle était dans une voiture directe pour le Mali. J'ai un peu les boulles d'avoir attendu pour rien, mais en même temps j'ai rencontré des gens intéressants.
En l'occurence un Belge descendu de Bruxelles à vélo. Je ne dis pas que je ne serais pas tenté par ce genre de chose, mais purée quel fou! J'ai passé pas mal de temps avec ce prof de philo à mi temps dans le supérieur qui fait toutes ses escapades à bicyclette. Nous sommes allés manger dans des gargottes tenues par des Gambiens et des Sénégalais. C'était bon, et copieux et puis pas cher.
Pour venir à Nouakchott, j'ai pris un taxi, pas brousse, mais mercedes, en bon état. Je l'ai payé le prix normal, et en plus nous n'étions pas en surcharge, voir même en sous nombre. J'ai dormi une grande partie du voyage à cause de la fièvre. Et puis la traversée du désert c'est sympa, mais c'est monotone au bout d'un moment. Et puis 5 heures de voyage comme ça c'est bon, merci, à la prochaine.
A Nouakchott j'ai rejoint Mael et sa copine au centre culturel français où avait lieu une semaine du cinéma. J'ai donc pu voir des films mauritaniens, et c'était très intéressant. Je remets ça ce soir. J'ai été bien accueilli par ce MICPien, et mis à part qu'il n'y a pas vraiment l'eau chez lui, c'est très sympa.
Je vais me faire une journée coca, doliprane, et films... Ca va être bien!
à bientôt
Ces derniers jours j'ai attendu à Nouadhibou cette Française qui n'est jamais venue. En fait j'ai réussi à l'avoir au téléphone, et elle était dans une voiture directe pour le Mali. J'ai un peu les boulles d'avoir attendu pour rien, mais en même temps j'ai rencontré des gens intéressants.
En l'occurence un Belge descendu de Bruxelles à vélo. Je ne dis pas que je ne serais pas tenté par ce genre de chose, mais purée quel fou! J'ai passé pas mal de temps avec ce prof de philo à mi temps dans le supérieur qui fait toutes ses escapades à bicyclette. Nous sommes allés manger dans des gargottes tenues par des Gambiens et des Sénégalais. C'était bon, et copieux et puis pas cher.
Pour venir à Nouakchott, j'ai pris un taxi, pas brousse, mais mercedes, en bon état. Je l'ai payé le prix normal, et en plus nous n'étions pas en surcharge, voir même en sous nombre. J'ai dormi une grande partie du voyage à cause de la fièvre. Et puis la traversée du désert c'est sympa, mais c'est monotone au bout d'un moment. Et puis 5 heures de voyage comme ça c'est bon, merci, à la prochaine.
A Nouakchott j'ai rejoint Mael et sa copine au centre culturel français où avait lieu une semaine du cinéma. J'ai donc pu voir des films mauritaniens, et c'était très intéressant. Je remets ça ce soir. J'ai été bien accueilli par ce MICPien, et mis à part qu'il n'y a pas vraiment l'eau chez lui, c'est très sympa.
Je vais me faire une journée coca, doliprane, et films... Ca va être bien!
à bientôt
Nouadhibou by night
Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord, je suis encore malade, putain de rhume de la clim' à la con.
Ensuite, je suis passé hier après-midi à l'alliance franco-mauritanienne de Nouadhibou. Je sais ce que c'est en théorie, je sais que ce n'est pas forcément très brillant. Et bah pour de vrai c'est pire. Ouverture à 15h, jusqu'ici rien de normal c'est l'horaire local. Bon le reste est classique, des Mauritaniens aux postes subalternes, des Français aux postes à responsabilité. Dans les trois Français que je croise et avec qui je parle, il y a une demoiselle charmante qui est chargée de la francophonie, et un jeune homme de Toulouse, le beau-fils de la consule honoraire de Nouadhibou. Normal quoi!
Je croise vite fait la consule honoraire, qui a l'air dynamique mais clairement au placard ici. On se donne rendez vous le soir pour passer la soirée ensemble, avec les jeunes j'entends.
Et là je dois dire que le monde des expatriés n'est pas vraiment fait pour moi. On m'en avait dit beaucoup de mal, et bah j'ai pas été déçu. Le compagnon de la demoiselle fort charmante est un blaireau de science po Paris qui fait de la coopération avec la croix rouge espagnole. Je sais pas pourquoi mais j'ai pas pu sentir ce type dès que je lui ai parlé. Il est méprisant avec les Mauritaniens, plus que sûr de lui (plus que moi c'est pour dire), a un comportement néo-colonial, et je dois dire que ses blagues "exprès raciste parce qu'on l'est pas pour de vrai" m'ont fortement déplus. Je dis pas que j'ai passé une soirée désagréable, mais ce n'était pas trop plaisant.
Je veux bien m'enquiller des bières, c'est pas trop le soucis, je sais faire, mais pas de la manière dont ils le font. Dans un pays où la charya est sensé être de rigueur, je trouve ça déplacé. Je ne dis pas que je ne me suis pas mis une petite cuite ou deux au Maroc, mais l'ivresse sur la voie publique n'est pas là bas passible de 30 ans d'emprisonnement. Et puis je préfère boire avec un contexte autre que "je me mets une cuite parce que c'est pas cher".
En plus j'ai rapidement compris qu'ils n'avaient pas de potes mauritaniens de Nouadhibou. Je veux dire des gens du cru, mais des gens avec qui ils sont sur le même pied d'égalité. Bon ce sont tout de même des suppositions. Cependant le beau fils de la consule honoraire est lui un parfait ignare de l'Afrique. Il ne connait rien au contexte, et il est un peu pommé c'est certain.
J'espère que le mec de science pô est un peu plus évolué que ce que ses réflexions laissaient supposées. D'autant qu'il s'est senti en danger vis-à-vis de sa nana, et qu'il a donc serré les rangs et montré les dents. Résultat la seule personne qui avait l'air un peu caricaturale de la soirée n'a pas pu discuter avec moi.
Quand aux deux Mauritaniens présents, de riches maures blancs proches du pouvoir, leur vision de l'histoire est très orientée, et c'est intéressant de voir comment ils pensent. Ils m'ont proposé un logement si besoin dans d'autres endroits de la Mauritanie, c'est sympa, mais bon...
Soirée particulière d'autant que j'ai discuté avec un Espagnol qui connait bien Patrick Gonin avec qui il travaille (mon ancien responsable de master de Poitiers). Il y a même une doctorante à lui qui est à Nouadhibou pour ses recherches, mais pas en ce moment, dommage! Et puis le monde des expatriés est vraiment petit puisque tous les Français que je connais ici sont connus jusqu'à NDB!
Pour une fois je l'ai joué modeste, mais quand j'ai affiché mon pedigree cela a fait son petit effet. Stagiaire au GRDR quand tu es en Mauritanie, ça envoie! J'ai beau leur dire que c'était un stage, ça a coupé la chique à ce merveilleux Français qui se la racontait un peu. S'il savait de l'intérieur ce qu'est le GRDR...
J'ai rencontré aujourd'hui des jeunes Mauritaniens au bord de l'océan avec qui je vais peut être passé la soirée. Le seul hic c'est qu'ils parlent français comme moi espagnol... c'est à dire peu ou prou!
Inchallah on verra.
Je ne sais toujours pas quand je pars mais je devrais être fixé ce soir.
à bientôt!
Tout d'abord, je suis encore malade, putain de rhume de la clim' à la con.
Ensuite, je suis passé hier après-midi à l'alliance franco-mauritanienne de Nouadhibou. Je sais ce que c'est en théorie, je sais que ce n'est pas forcément très brillant. Et bah pour de vrai c'est pire. Ouverture à 15h, jusqu'ici rien de normal c'est l'horaire local. Bon le reste est classique, des Mauritaniens aux postes subalternes, des Français aux postes à responsabilité. Dans les trois Français que je croise et avec qui je parle, il y a une demoiselle charmante qui est chargée de la francophonie, et un jeune homme de Toulouse, le beau-fils de la consule honoraire de Nouadhibou. Normal quoi!
Je croise vite fait la consule honoraire, qui a l'air dynamique mais clairement au placard ici. On se donne rendez vous le soir pour passer la soirée ensemble, avec les jeunes j'entends.
Et là je dois dire que le monde des expatriés n'est pas vraiment fait pour moi. On m'en avait dit beaucoup de mal, et bah j'ai pas été déçu. Le compagnon de la demoiselle fort charmante est un blaireau de science po Paris qui fait de la coopération avec la croix rouge espagnole. Je sais pas pourquoi mais j'ai pas pu sentir ce type dès que je lui ai parlé. Il est méprisant avec les Mauritaniens, plus que sûr de lui (plus que moi c'est pour dire), a un comportement néo-colonial, et je dois dire que ses blagues "exprès raciste parce qu'on l'est pas pour de vrai" m'ont fortement déplus. Je dis pas que j'ai passé une soirée désagréable, mais ce n'était pas trop plaisant.
Je veux bien m'enquiller des bières, c'est pas trop le soucis, je sais faire, mais pas de la manière dont ils le font. Dans un pays où la charya est sensé être de rigueur, je trouve ça déplacé. Je ne dis pas que je ne me suis pas mis une petite cuite ou deux au Maroc, mais l'ivresse sur la voie publique n'est pas là bas passible de 30 ans d'emprisonnement. Et puis je préfère boire avec un contexte autre que "je me mets une cuite parce que c'est pas cher".
En plus j'ai rapidement compris qu'ils n'avaient pas de potes mauritaniens de Nouadhibou. Je veux dire des gens du cru, mais des gens avec qui ils sont sur le même pied d'égalité. Bon ce sont tout de même des suppositions. Cependant le beau fils de la consule honoraire est lui un parfait ignare de l'Afrique. Il ne connait rien au contexte, et il est un peu pommé c'est certain.
J'espère que le mec de science pô est un peu plus évolué que ce que ses réflexions laissaient supposées. D'autant qu'il s'est senti en danger vis-à-vis de sa nana, et qu'il a donc serré les rangs et montré les dents. Résultat la seule personne qui avait l'air un peu caricaturale de la soirée n'a pas pu discuter avec moi.
Quand aux deux Mauritaniens présents, de riches maures blancs proches du pouvoir, leur vision de l'histoire est très orientée, et c'est intéressant de voir comment ils pensent. Ils m'ont proposé un logement si besoin dans d'autres endroits de la Mauritanie, c'est sympa, mais bon...
Soirée particulière d'autant que j'ai discuté avec un Espagnol qui connait bien Patrick Gonin avec qui il travaille (mon ancien responsable de master de Poitiers). Il y a même une doctorante à lui qui est à Nouadhibou pour ses recherches, mais pas en ce moment, dommage! Et puis le monde des expatriés est vraiment petit puisque tous les Français que je connais ici sont connus jusqu'à NDB!
Pour une fois je l'ai joué modeste, mais quand j'ai affiché mon pedigree cela a fait son petit effet. Stagiaire au GRDR quand tu es en Mauritanie, ça envoie! J'ai beau leur dire que c'était un stage, ça a coupé la chique à ce merveilleux Français qui se la racontait un peu. S'il savait de l'intérieur ce qu'est le GRDR...
J'ai rencontré aujourd'hui des jeunes Mauritaniens au bord de l'océan avec qui je vais peut être passé la soirée. Le seul hic c'est qu'ils parlent français comme moi espagnol... c'est à dire peu ou prou!
Inchallah on verra.
Je ne sais toujours pas quand je pars mais je devrais être fixé ce soir.
à bientôt!
Nouadhibou
Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas, Nouadhibou est une ville mauritanienne. La plus proche de la frontière avec le Sahara occidental, sous contrôle marocain, sur la route de la côte atlantique. Mais c'est une ville mauritanienne, c'est à dire de la poussière, un peu de goudron, pas partout, pas d'éclairage public, et une atmosphère très différente d'avec Dakhla, seulement 500 km plus au nord. Ici, déjà, beaucoup plus de négro-africains, et de migrants sub-sahariens de toutes sortes. Tout y est plus défoncé, les voitures, les routes, les maisons. Le Maroc est vraiment beaucoup plus riche, et ça se voit.
Pour arriver ici, j'ai pris un bus de la CTM (compagnie nationale et publique) en très bon état, mais qui m'a rendu malade. Putain de clim' qui m'a filé un rhume. Départ le matin vers 10h, arrivé à la frontière vers 15h. Là le bus me dépose, et je traverse à pieds. Je trouve un taxi rapidement, et sans négocier le prix je le prends. La traversée se fait rapidement, moins de 2h. Dans le no man's land qui sépare les deux pays, on peut voir des choses hallucinantes. C'est une casse à ciel ouvert. Les véhicules qui ne peuvent pas être dédouaner en Mauritanie sont démontés sur place, ou alors les plaques sont échangées dans cette partie du Sahara. Résultat, des carcasses de bagnoles partout. Des pneus, des portières aussi. Cela donne une ambiance particulière, on traverse une zone de trafic de toutes sortes, et personne n'en a rien à faire. Aux différents postes de frontière, je discute avec des Belges qui font la route pour la Casamance.
L'arrivée sur Nouadhibou est surprenante elle-aussi. Je demande à mon chauffeur de taxi où nous sommes, et il me répond "bah à Nouadhibou". Je n'aurais pas cru que cela ressemblerait à ça. De ville, cela n'a que le nom par rapport au Maroc. C'est un immense champ de maisons en construction, si on est positif, ou de baraques en ruines, si on est objectif. Des barres de ferrailles moisissent sur les toits, des trottoirs pas finis, un éclairage public qui ne peut être allumé au risque de coupé le courant dans toute la "ville".
Première chose en arrivant, la banque où je retire l'équivalent de 180€, en espérant tenir près de deux semaines, ce qui me fait 70.000 UM. (ouguiya) Une putain de grosse liasse de monnaie! J'ai jamais eu autant de pognon sur moi. Je paye le taxi, et hop je trouve un cyber pour regarder si mon couchsurfing fonctionne. Pas de pots, pas de réponse. Là je vais me payer une puce mauritanienne pour mon téléphone, je me fais un peu arnaqué mais ça va. (mon numéro +223 434 52 17)
Puis je prends un taxi pour aller à un hôtel du guide du routard. C'est donc une grosse galère qui commence, le chauffeur de taxi ne connaissant pas cet hôtel. On cherche, on cherche, et on ne trouve pas. Au bout de presqu'une heure on trouve la chose qui se revèle être un faux plan, car soit il n'y avait plus de place, soit il ne faisait plus camping (c'est comme ça qu'on dit ici, tous les hôtels, ou pension, ou autres s'appellent "camping"). Au final, pas de logement. On visite un autre camping, beaucoup trop cher. Finalement il m'emmène à une autre adresse routard, que je prends. D'autant plus que je fais plus ample connaissance avec les deux belges qui sont là aussi.
Michel et Gilles sont des trentenaires bien tassés, photographes tous les deux, qui descendent une superbe land rover au père de Gilles en Casamance. Ils sont très sympa et je passe la soirée avec eux, resto, vin et bière compris. Alors que dans la République Islamique de Mauritanie, l'alcool est censé est banni! On paye un peu cher, mais ça va, la bière carrefour discount était fraiche, et le vin en brick portugais se laissait bien boire. Je discute jusqu'à pas d'heure avec Michel que je recroiserais surement.
Pour ma première journée ici, je prévois de faire fonctionner mon gsm, de donner des news (ce que je fais) et d'aller à l'alliance franco mauritanienne voir ce qui s'y passe.
A bientôt à tous.
Tout d'abord, pour ceux qui ne le sauraient pas, Nouadhibou est une ville mauritanienne. La plus proche de la frontière avec le Sahara occidental, sous contrôle marocain, sur la route de la côte atlantique. Mais c'est une ville mauritanienne, c'est à dire de la poussière, un peu de goudron, pas partout, pas d'éclairage public, et une atmosphère très différente d'avec Dakhla, seulement 500 km plus au nord. Ici, déjà, beaucoup plus de négro-africains, et de migrants sub-sahariens de toutes sortes. Tout y est plus défoncé, les voitures, les routes, les maisons. Le Maroc est vraiment beaucoup plus riche, et ça se voit.
Pour arriver ici, j'ai pris un bus de la CTM (compagnie nationale et publique) en très bon état, mais qui m'a rendu malade. Putain de clim' qui m'a filé un rhume. Départ le matin vers 10h, arrivé à la frontière vers 15h. Là le bus me dépose, et je traverse à pieds. Je trouve un taxi rapidement, et sans négocier le prix je le prends. La traversée se fait rapidement, moins de 2h. Dans le no man's land qui sépare les deux pays, on peut voir des choses hallucinantes. C'est une casse à ciel ouvert. Les véhicules qui ne peuvent pas être dédouaner en Mauritanie sont démontés sur place, ou alors les plaques sont échangées dans cette partie du Sahara. Résultat, des carcasses de bagnoles partout. Des pneus, des portières aussi. Cela donne une ambiance particulière, on traverse une zone de trafic de toutes sortes, et personne n'en a rien à faire. Aux différents postes de frontière, je discute avec des Belges qui font la route pour la Casamance.
L'arrivée sur Nouadhibou est surprenante elle-aussi. Je demande à mon chauffeur de taxi où nous sommes, et il me répond "bah à Nouadhibou". Je n'aurais pas cru que cela ressemblerait à ça. De ville, cela n'a que le nom par rapport au Maroc. C'est un immense champ de maisons en construction, si on est positif, ou de baraques en ruines, si on est objectif. Des barres de ferrailles moisissent sur les toits, des trottoirs pas finis, un éclairage public qui ne peut être allumé au risque de coupé le courant dans toute la "ville".
Première chose en arrivant, la banque où je retire l'équivalent de 180€, en espérant tenir près de deux semaines, ce qui me fait 70.000 UM. (ouguiya) Une putain de grosse liasse de monnaie! J'ai jamais eu autant de pognon sur moi. Je paye le taxi, et hop je trouve un cyber pour regarder si mon couchsurfing fonctionne. Pas de pots, pas de réponse. Là je vais me payer une puce mauritanienne pour mon téléphone, je me fais un peu arnaqué mais ça va. (mon numéro +223 434 52 17)
Puis je prends un taxi pour aller à un hôtel du guide du routard. C'est donc une grosse galère qui commence, le chauffeur de taxi ne connaissant pas cet hôtel. On cherche, on cherche, et on ne trouve pas. Au bout de presqu'une heure on trouve la chose qui se revèle être un faux plan, car soit il n'y avait plus de place, soit il ne faisait plus camping (c'est comme ça qu'on dit ici, tous les hôtels, ou pension, ou autres s'appellent "camping"). Au final, pas de logement. On visite un autre camping, beaucoup trop cher. Finalement il m'emmène à une autre adresse routard, que je prends. D'autant plus que je fais plus ample connaissance avec les deux belges qui sont là aussi.
Michel et Gilles sont des trentenaires bien tassés, photographes tous les deux, qui descendent une superbe land rover au père de Gilles en Casamance. Ils sont très sympa et je passe la soirée avec eux, resto, vin et bière compris. Alors que dans la République Islamique de Mauritanie, l'alcool est censé est banni! On paye un peu cher, mais ça va, la bière carrefour discount était fraiche, et le vin en brick portugais se laissait bien boire. Je discute jusqu'à pas d'heure avec Michel que je recroiserais surement.
Pour ma première journée ici, je prévois de faire fonctionner mon gsm, de donner des news (ce que je fais) et d'aller à l'alliance franco mauritanienne voir ce qui s'y passe.
A bientôt à tous.
3 semaines au Maroc
Bonjour à toutes et à tous,
Cela fait aujourd'hui 3 semaines pile poil que je suis au Maroc. Et comme dans tout voyage, il y a du bon et du moins bon.
Dans le bon, il y a évidemment les gens que j'ai rencontré qui m'ont tous apporté quelque chose. Il y a Karim à Tanger qui m'a introduit royalement au Maroc, il y a Simo à Fès que je pense pouvoir presque appelé mon frère, la famille Bezad à Rabat, pour leur accueil qui s'est terminé en eau de boudin mais qui était cependant chaleureux.
Les rencontres sont ce qui constitue pour moi les souvenirs les plus solides. J'aurais du mal à les oublier, surtout s'ils viennent me visiter dans la suite de mon voyage. Dans le très bon il a également les rencontres d'autres voyageurs, Mathieu et Benjamin, les musiciens de Fès, l'Irakienne et Karim le Suédois de Marrakech, Louise la jolie Française de Rabat, sans oublier les amis de mes amis, tel le médecin ami de Karim dans cette boite emplie de gamins à Tanger, tel les commerçants de Fès avec qui j'ai passé pas mal de temps à essayer de vendre aux touristes, et tel les amis de Simo avec qui j'ai passé une soirée mémorable et inoubliable, même si je ne me souviens pas de tout.
Dans les bonnes choses, je classe évidement la gastronomie marocaine que j'ai essayer d'expérimenté au max, et qui m'a beaucoup plu. Beaucoup de viandes, peu de légumes, c'est fait pour moi. J'ai même mangé du poisson sur le port d'Essaouira, des tripes et du pied de mouton, et de la tête de chèvre à Tanger. On mange très bien ici, il semblerait cependant que ce soit cela qui ait explosé mon budget.
Dans les choses bonnes, apparaissent aussi les visites que j'ai faites. La richesse culturelle de ce pays est extraordinaire. Les médinas sinueuses sont réellement enthousiasmantes et méritent d'être vues. Les palais, mosquées, et tombeaux resplendissent de la superposition d'époque d'art et de culture. Il y a au Maroc une paire de batiments que j'habiterais bien, à condition de ne pas avoir à faire le ménage moi-même.
Le climat également rentre dans les bonnes choses, et est gage de bonnes vacances, seulement 2 après midi de pluie et jamais plus couvert que d'un pull.
Dans le moins bon je commencerais par un bilan financier qui n'est pas celui que j'espérais.
J'ai dépensé environ 6000 DH, soit près de 550€. Dont un bon 1/5 dans les transports, c'est à dire 1300 DH dans les trains, bus, et taxis. Je n'ai claqué que 900 DH dans les choses qui ne sont pas de première nécessité, c'est à dire dans un cheich, un jeu d'échec en Tulya, en huile d'argan, en pellicules photos, en chargeur d'appareil photo numérique, en piles d'appareil photo, en portable, en communication de téléphone mobile, et en lunettes de soleil, les miennes ayant cassées. C'est raisonnable, et c'est trop à la fois. Mes dépenses en logement ont quand à elles était très limitées, 600 DH environ. Le budget principal est donc la nourriture et la boisson. Je ne découvre pas la poudre. D'autant que je n'ai que 200 à 300 DH de baksish et autres dons de tranquillité.
Normalement le prix des denrées devrait diminué, enfin j'espère. Déjà ici à Dakhla, c'est un peu moins cher. Voilà pour la partie finance, plutôt désagréable il faut dire, mais l'argent n'est qu'un moyen.
Dans les autres choses moins bonnes, il y a l'agressivité des commerçants, l'impression que ceux qui me parlent n'en veulent qu'à mon argent. Pas tous heureusement.
Il y a aussi moi qui fait parfois partie des aspects négatifs de ce voyage, car je fais parfois n'importe quoi. J'ai eu un comportement d'enfant gâté et riche un peu trop souvent à mon goût. Cela n'étonnera personne si je dis que j'ai parfois été trop peu humble. Mais j'apprends vite, à coups de grandes claques certes, mais j'ai des moments de clairvoyance et de remise en question. Un jour, je deviendrais fréquentable, un jour.
Je crois que c'est à peu prêt tout sur les choses moins bonnes, les autres sont déjà oubliées.
"les chercheurs qui cherchent, on en trouve, les chercheurs qui trouvent, on en cherche"
Je suis pour l'instant tranquille de ce côté là car je ne cherche rien. Mais je ne trouve rien non plus. J'expérimente, c'est certain.
Il m'arrive parfois de me sentir seul, mais en même temps cela me pousse à m'ouvrir un peu plus. J'ai encore quelques blocages, de peur de mal faire, ou de faire mal. Mais cela tombera un jour.
Le programme pour la suite consiste à taverser la frontière mauritanienne demain, lundi, et de me fixer quelques jours à Nouadibou. Puis ensuite, descendre tranquille vers le Sénégal, avec un passage probable du côté de la zone GRDR du bassin du fleuve Sénégal. Et donc ensuite, passage au Sénégal avant le 8 Décembre.
Une dernière chose sur le Maroc : je reviendrais, I'll be back.
Cela fait aujourd'hui 3 semaines pile poil que je suis au Maroc. Et comme dans tout voyage, il y a du bon et du moins bon.
Dans le bon, il y a évidemment les gens que j'ai rencontré qui m'ont tous apporté quelque chose. Il y a Karim à Tanger qui m'a introduit royalement au Maroc, il y a Simo à Fès que je pense pouvoir presque appelé mon frère, la famille Bezad à Rabat, pour leur accueil qui s'est terminé en eau de boudin mais qui était cependant chaleureux.
Les rencontres sont ce qui constitue pour moi les souvenirs les plus solides. J'aurais du mal à les oublier, surtout s'ils viennent me visiter dans la suite de mon voyage. Dans le très bon il a également les rencontres d'autres voyageurs, Mathieu et Benjamin, les musiciens de Fès, l'Irakienne et Karim le Suédois de Marrakech, Louise la jolie Française de Rabat, sans oublier les amis de mes amis, tel le médecin ami de Karim dans cette boite emplie de gamins à Tanger, tel les commerçants de Fès avec qui j'ai passé pas mal de temps à essayer de vendre aux touristes, et tel les amis de Simo avec qui j'ai passé une soirée mémorable et inoubliable, même si je ne me souviens pas de tout.
Dans les bonnes choses, je classe évidement la gastronomie marocaine que j'ai essayer d'expérimenté au max, et qui m'a beaucoup plu. Beaucoup de viandes, peu de légumes, c'est fait pour moi. J'ai même mangé du poisson sur le port d'Essaouira, des tripes et du pied de mouton, et de la tête de chèvre à Tanger. On mange très bien ici, il semblerait cependant que ce soit cela qui ait explosé mon budget.
Dans les choses bonnes, apparaissent aussi les visites que j'ai faites. La richesse culturelle de ce pays est extraordinaire. Les médinas sinueuses sont réellement enthousiasmantes et méritent d'être vues. Les palais, mosquées, et tombeaux resplendissent de la superposition d'époque d'art et de culture. Il y a au Maroc une paire de batiments que j'habiterais bien, à condition de ne pas avoir à faire le ménage moi-même.
Le climat également rentre dans les bonnes choses, et est gage de bonnes vacances, seulement 2 après midi de pluie et jamais plus couvert que d'un pull.
Dans le moins bon je commencerais par un bilan financier qui n'est pas celui que j'espérais.
J'ai dépensé environ 6000 DH, soit près de 550€. Dont un bon 1/5 dans les transports, c'est à dire 1300 DH dans les trains, bus, et taxis. Je n'ai claqué que 900 DH dans les choses qui ne sont pas de première nécessité, c'est à dire dans un cheich, un jeu d'échec en Tulya, en huile d'argan, en pellicules photos, en chargeur d'appareil photo numérique, en piles d'appareil photo, en portable, en communication de téléphone mobile, et en lunettes de soleil, les miennes ayant cassées. C'est raisonnable, et c'est trop à la fois. Mes dépenses en logement ont quand à elles était très limitées, 600 DH environ. Le budget principal est donc la nourriture et la boisson. Je ne découvre pas la poudre. D'autant que je n'ai que 200 à 300 DH de baksish et autres dons de tranquillité.
Normalement le prix des denrées devrait diminué, enfin j'espère. Déjà ici à Dakhla, c'est un peu moins cher. Voilà pour la partie finance, plutôt désagréable il faut dire, mais l'argent n'est qu'un moyen.
Dans les autres choses moins bonnes, il y a l'agressivité des commerçants, l'impression que ceux qui me parlent n'en veulent qu'à mon argent. Pas tous heureusement.
Il y a aussi moi qui fait parfois partie des aspects négatifs de ce voyage, car je fais parfois n'importe quoi. J'ai eu un comportement d'enfant gâté et riche un peu trop souvent à mon goût. Cela n'étonnera personne si je dis que j'ai parfois été trop peu humble. Mais j'apprends vite, à coups de grandes claques certes, mais j'ai des moments de clairvoyance et de remise en question. Un jour, je deviendrais fréquentable, un jour.
Je crois que c'est à peu prêt tout sur les choses moins bonnes, les autres sont déjà oubliées.
"les chercheurs qui cherchent, on en trouve, les chercheurs qui trouvent, on en cherche"
Je suis pour l'instant tranquille de ce côté là car je ne cherche rien. Mais je ne trouve rien non plus. J'expérimente, c'est certain.
Il m'arrive parfois de me sentir seul, mais en même temps cela me pousse à m'ouvrir un peu plus. J'ai encore quelques blocages, de peur de mal faire, ou de faire mal. Mais cela tombera un jour.
Le programme pour la suite consiste à taverser la frontière mauritanienne demain, lundi, et de me fixer quelques jours à Nouadibou. Puis ensuite, descendre tranquille vers le Sénégal, avec un passage probable du côté de la zone GRDR du bassin du fleuve Sénégal. Et donc ensuite, passage au Sénégal avant le 8 Décembre.
Une dernière chose sur le Maroc : je reviendrais, I'll be back.
Essaouira et Dakhla
Bonjour à toutes et à tous,
Essaouira et Dakhla ont plusieurs points communs. D'abord, ce sont des villes côtières, elles sont toutes les deux sur l'océan Atlantique. Ensuite, elles sont toutes les deux revendiquées par le Maroc. Et enfin, j'y ai été présent en moins de 48h dans les deux. Bon l'une est au niveau de Marrakech sur la côté, et l'autre au sud du tropique du Capricorne. C'est à dire qu'elles sont distantes de quelques 1500km. Une broutille, quoi. Bon commençons par le commencement.
Essaouira : c'est une très jolie petite ville qu'il aurait été dommage que je ne vois pas. C'est calme, propret, et ça ne pue pas l'arnaque à 4 km comme dans les villes plus grandes. C'est aussi une ville de tourisme de vieux, mais ça fait plaisir d'y être. Vraiment j'ai hésité longuement à y aller, et bah je ne regrette vraiment pas. Un hotal pas trop cher, une bouffe correcte, une petite médina fortifiée par les Portugais, un port sympatoche. Non vraiment très content d'y être passé. J'ai hésité à y rester un peu plus longtemps, et puis finalement je me suis décidé à prendre un bus pour Dakhla, ma dernière étape avant la Mauritanie.
Donc deuxième étape Dakhla.
Un petit voyage de 25h. Si peu que rien. Le bon truc c'est que j'ai pris la compagnie de bus de l'ONCF, c'est à dire les chemins de fer sur route. C'est confortable, pas tellement cher, 425 DH pour 1500 km (environ 40€), et on ne perd pas de temps sur la route. Sauf à cause de moi, car tous les gendarmes et policiers des barrages dans le Sahara occidental ont du me controler et m'enregistrer. Ca fait un peu chier mais bon, c'est comme ça.
La route est absolument superbe. D'autant plus que la majeure partie du trajet s'est fait de pleine lune, dégagée, et que le paysage était troublant. Rayons de lune sur l'océan, sur les arbres, les dunes, et les crevasses. C'était plus que sublime. Je risque d'en garder un souvenir imperrisable. Je ne regrette vraiment pas ce voyage en bus, d'autant que j'ai traversé une petite moitié du Sahara. L'arrivée sur Dakhla est elle aussi hors norme car c'est un isthme où des centaines de milliers de mouettes et de goélands logent, et des kyte surfer ont élu campement. L'océan est à droite et à gauche, et les dunes voguent de ça et là. La côte est fantastique, car les criques alternent avec des falaises abruptes, le tout sur une eau turquoise. C'est beau, c'est immense, et plat parfois. Je reviendrais voir tout ça.
Bon par contre Dakhla est un peu ville morte, et seuls les très nombreuses casernes militaires de l'entrée de ville semblent avoir une activité. J'irais surement voir les kyte surfers qui sont à 30 km de la ville demain.
Je ne pense tenter la traversée pour la Mauritanie que Lundi histoire de me reposer avant la RIM. (République Islamique de Mauritanie)
Tout va donc bien, meme si je suis crevé et qu'il fait enfin chaud de chez chaud.
Essaouira et Dakhla ont plusieurs points communs. D'abord, ce sont des villes côtières, elles sont toutes les deux sur l'océan Atlantique. Ensuite, elles sont toutes les deux revendiquées par le Maroc. Et enfin, j'y ai été présent en moins de 48h dans les deux. Bon l'une est au niveau de Marrakech sur la côté, et l'autre au sud du tropique du Capricorne. C'est à dire qu'elles sont distantes de quelques 1500km. Une broutille, quoi. Bon commençons par le commencement.
Essaouira : c'est une très jolie petite ville qu'il aurait été dommage que je ne vois pas. C'est calme, propret, et ça ne pue pas l'arnaque à 4 km comme dans les villes plus grandes. C'est aussi une ville de tourisme de vieux, mais ça fait plaisir d'y être. Vraiment j'ai hésité longuement à y aller, et bah je ne regrette vraiment pas. Un hotal pas trop cher, une bouffe correcte, une petite médina fortifiée par les Portugais, un port sympatoche. Non vraiment très content d'y être passé. J'ai hésité à y rester un peu plus longtemps, et puis finalement je me suis décidé à prendre un bus pour Dakhla, ma dernière étape avant la Mauritanie.
Donc deuxième étape Dakhla.
Un petit voyage de 25h. Si peu que rien. Le bon truc c'est que j'ai pris la compagnie de bus de l'ONCF, c'est à dire les chemins de fer sur route. C'est confortable, pas tellement cher, 425 DH pour 1500 km (environ 40€), et on ne perd pas de temps sur la route. Sauf à cause de moi, car tous les gendarmes et policiers des barrages dans le Sahara occidental ont du me controler et m'enregistrer. Ca fait un peu chier mais bon, c'est comme ça.
La route est absolument superbe. D'autant plus que la majeure partie du trajet s'est fait de pleine lune, dégagée, et que le paysage était troublant. Rayons de lune sur l'océan, sur les arbres, les dunes, et les crevasses. C'était plus que sublime. Je risque d'en garder un souvenir imperrisable. Je ne regrette vraiment pas ce voyage en bus, d'autant que j'ai traversé une petite moitié du Sahara. L'arrivée sur Dakhla est elle aussi hors norme car c'est un isthme où des centaines de milliers de mouettes et de goélands logent, et des kyte surfer ont élu campement. L'océan est à droite et à gauche, et les dunes voguent de ça et là. La côte est fantastique, car les criques alternent avec des falaises abruptes, le tout sur une eau turquoise. C'est beau, c'est immense, et plat parfois. Je reviendrais voir tout ça.
Bon par contre Dakhla est un peu ville morte, et seuls les très nombreuses casernes militaires de l'entrée de ville semblent avoir une activité. J'irais surement voir les kyte surfers qui sont à 30 km de la ville demain.
Je ne pense tenter la traversée pour la Mauritanie que Lundi histoire de me reposer avant la RIM. (République Islamique de Mauritanie)
Tout va donc bien, meme si je suis crevé et qu'il fait enfin chaud de chez chaud.
Marrakech, tome 3
Bonsoir à toutes et à tous,
Fête de l'Aïd-El-Kébir, Marrakech, ville morte.
La grande place est déserte. Seuls les touristes en errance sont là. Ils déambulent, seuls. Pas ou peu de Marocains, pas un vendeur ou presque pour les abordés. Le peu qui a ouvert est passablement désabusé. Ils n'ont pas besoin d'être agressif et au taquet puisqu'il n'y a pas de concurrence. Encore une technique infaillible pour éviter la belle-mère lors des réunions de famille : ouvrir lors des jours de fêtes.
Dans les rues, les barbecues, en réalité des briques sur lesquelles sont posées de vieilles litteries, pullulent pour faire griller les têtes et les pieds de moutons. De temps en temps, j'ai pu tomber sur des personnes s'occupant des peaux et des intestins. Perso, ça ne me dérange pas, mais j'ai vu des touristes indisposés.
Sur la grande place centrale, la place Jemaa, tous les soirs des gargottes proposent des grillades où l'on peut vite en avoir pour cher, car tout est payant, jusqu'au pain et la sauce. C'est là que j'ai fais des rencontres sympas, avec une Irakienne vivant en Australie le mardi soir, et le mercredi soir, avec un Suèdois, du petit nom de Karim, d'origine égyptienne. Nous avons pas mal discuté, puis nous nous sommes mis en quète de son hôtel dont il ne se souvenait plus où il était.
Je l'ai amené jusqu'à sa porte d'hôtel. Mais putain que ce ne fut pas simple. Des rues "derb el hammam" il y en a un sacré paquet. En fait, normalement il y a un hammam à côté de chaque boulangerie, et des boulangeries yen a pas mal! Ceci dit, j'ai bien fais de l'accompagner car d'une part il ne parle ni français ni arabe, et pour demander son chemin c'est faisable mais pas pratique, et d'autre part parce que circuler seul là où nous sommes passés était vraiment risqué. Comme on dit, à deux, c'est mieux.
J'ai quitté Marrakech jeudi 18, assez tôt, et j'ai même fais exprès d'oublier de régler les 30 DH d'eau chaude à mon hôtel.
Je suis donc parti vers Essaouira après avoir longuement tergiversé. Je vais retarder un peu ma traversée de la Mauritanie car je ne veux pas arriver avant Décembre au Sénégal. Je vais surement passé une semaine en Mauritanie, dans le sud, dans la zone GRDR.
Il m'arrive de temps en temps de regretter certains aspects de mon voyage au Maroc. Je ne me suis pas encore habitué à tout. Je commence à m'y faire, mais devoir casquer en permanence me saoule un peu. Cela fait du bien de temps en temps de rencontrer des Marocains normaux qui n'ont pas besoin de moi pour vivre. Il est évident que l'argent est un problème pour ma relation avec l'autre, et cela ne va pas forcément s'améliorer après, mais tout de même, j'apprécie d'avoir des relations sociales horizontales.
à bientôt de Essaouira
Fête de l'Aïd-El-Kébir, Marrakech, ville morte.
La grande place est déserte. Seuls les touristes en errance sont là. Ils déambulent, seuls. Pas ou peu de Marocains, pas un vendeur ou presque pour les abordés. Le peu qui a ouvert est passablement désabusé. Ils n'ont pas besoin d'être agressif et au taquet puisqu'il n'y a pas de concurrence. Encore une technique infaillible pour éviter la belle-mère lors des réunions de famille : ouvrir lors des jours de fêtes.
Dans les rues, les barbecues, en réalité des briques sur lesquelles sont posées de vieilles litteries, pullulent pour faire griller les têtes et les pieds de moutons. De temps en temps, j'ai pu tomber sur des personnes s'occupant des peaux et des intestins. Perso, ça ne me dérange pas, mais j'ai vu des touristes indisposés.
Sur la grande place centrale, la place Jemaa, tous les soirs des gargottes proposent des grillades où l'on peut vite en avoir pour cher, car tout est payant, jusqu'au pain et la sauce. C'est là que j'ai fais des rencontres sympas, avec une Irakienne vivant en Australie le mardi soir, et le mercredi soir, avec un Suèdois, du petit nom de Karim, d'origine égyptienne. Nous avons pas mal discuté, puis nous nous sommes mis en quète de son hôtel dont il ne se souvenait plus où il était.
Je l'ai amené jusqu'à sa porte d'hôtel. Mais putain que ce ne fut pas simple. Des rues "derb el hammam" il y en a un sacré paquet. En fait, normalement il y a un hammam à côté de chaque boulangerie, et des boulangeries yen a pas mal! Ceci dit, j'ai bien fais de l'accompagner car d'une part il ne parle ni français ni arabe, et pour demander son chemin c'est faisable mais pas pratique, et d'autre part parce que circuler seul là où nous sommes passés était vraiment risqué. Comme on dit, à deux, c'est mieux.
J'ai quitté Marrakech jeudi 18, assez tôt, et j'ai même fais exprès d'oublier de régler les 30 DH d'eau chaude à mon hôtel.
Je suis donc parti vers Essaouira après avoir longuement tergiversé. Je vais retarder un peu ma traversée de la Mauritanie car je ne veux pas arriver avant Décembre au Sénégal. Je vais surement passé une semaine en Mauritanie, dans le sud, dans la zone GRDR.
Il m'arrive de temps en temps de regretter certains aspects de mon voyage au Maroc. Je ne me suis pas encore habitué à tout. Je commence à m'y faire, mais devoir casquer en permanence me saoule un peu. Cela fait du bien de temps en temps de rencontrer des Marocains normaux qui n'ont pas besoin de moi pour vivre. Il est évident que l'argent est un problème pour ma relation avec l'autre, et cela ne va pas forcément s'améliorer après, mais tout de même, j'apprécie d'avoir des relations sociales horizontales.
à bientôt de Essaouira
Inscription à :
Articles (Atom)