mercredi 29 décembre 2010

Dakar la nuit

Bonjour à toutes et à tous,

Je savais que j'étais naïf et peu méfiant. Et bien cela m'a joué des tours. Lundi soir, en rentrant du centre culturel Douta Seck, à proximité d'un quartier populaire que j'ai traversé, seul, de nuit, je suis arrivé près de chez moi (enfin de chez Natsuko évidemment) et qu'un homme d'une cinquantaine d'année m'abordé. Nous avons discuté pas mal de temps, et il m'a parlé d'évènements culturels qui avaient l'air très intéressant donc je l'ai suivi jusqu'à l'endroit oû il devait me donner un programme. Comme il n'y en avait pas là nous sommes allés plus loin. Pour au final finir avec son beau frère loin de mes bases. Là nous avons pris le taxi, pris également un 3e passager, nous nous sommes arrêtés pour chercher des djembés. Nous sommes repartis sans les djembés car je n'ai pas changé de l'argent à mon premier interlocuteur et que donc il n'avait pas de quoi payer les réparations des djembés.

Nous sommes alors repartis vers la place de l'indépendance quand le taxi s'est arrêté une dernière fois. Un type est sorti et a bloqué ma porte pendant que les deux autres m'ont menacé. Ils m'ont expliqué que je ressemblais au militaire qui avait déshonoré une fille l'année passée, et que j'avais de la chance car ils voulaient lui faire sa fête. Ils m'ont laissé partir avec le taxi sans oublier de me délester de mon argent. Je n'avais que 3000 CFA sur moi, alors ils ont forcés le taximen de m'avancer 10 000 CFA pour que je leur donne. En arrivant à l'immeuble oü je loge, j'ai remboursé le taxi de ses 10 000, et j'ai payé la course de 3000 CFA. J'en suis donc pour 16 000 CFA de ma poche pour une connerie oü je ne me suis pas méfié alors que j'étais à 100 m de mon logement.

Je suis allé porté plainte le lendemain auprès de la police accompagné d'un ami sénégalais. Sans lui je ne pense pas que ma plainte aurait été enregistrée. C'est la première fois de ma vie que je me suis fais braqué. J'ai eu de la chance jusque là, mais cela devait arrivé un jour. Je suis vivant, même si ma vie ne m'a pas semblé être en danger à quelque moment, mais tout de même ça fait chier. Je me suis rapidement remis de ces émotions tout de même.

En effet, le lendemain je suis allé voir un des clubs de rugby de Dakar, et je vais me faire faire une licence pour jouer quelques matchs et entrainements le temps ou je suis sur Dakar. Ca allait beaucoup mieux du coup. Et enfin ce soir je devrais voir les concerts de Salif Keita, qui j'espère sera plus en forme qu'au chien à plumes cet été, Tiken Jah Fakoly, et enfin Youssou Ndour. C'est une soirée XXL, et ça fait bien plaisir! Après cela je vais me concentrer sur la caravane de l'économie sociale et solidaire, et grâce à Dieu (enfin Bertrand plutôt) j'ai enfin une méthodologie qui va niquer sa mère comme disaient les jeunes.

Je commence à être sollicité de partout et tout le monde est intéressé par mes talents, mais personne n'a d'argent pour me faire payer mes services. Va falloir que je monte un dossier pour faire cracher les rotary club pour financer mon voyage.

Et ya des chances aussi qu'on me demande de jouer pour l'équipe nationale du Sénégal B au vu de ce que j'ai vu hier soir...

à bientôt les gens


dimanche 26 décembre 2010

Noël à Dakar

Bonjour à toutes et à tous,

Depuis que je suis en âge d'avoir des souvenirs, j'ai presque toujours célébrer Noël avec la famille. C'est la première fois que je le fais en dehors d'Europe. Et bien ce n'est pas spécialement difficile. En effet, il n'y a pas ici d'éléments de contexte rappelant que c'est Noël. A part au casino (le supermarché) en bas, la ville n'est pas inondée de stupidités de noel. C'est assez agréable d'ailleurs. J'ai tout de même fais ce qu'il fallait pour ce jour particulier.

Avec Mael et Laure, ceux-là même qui m'avaient logé à Nouakchott, et qui étaient en vacances cette semaine à Dakar, nous avons bu et mangé ensemble. J'avais préparé à manger, et pour une fois je me suis complètement raté. La viande de la blanquette était inbouffable tellement elle était dure. Mon roulé à la confiture de fraise était trop cuit, cramé, au gout de charbon. Heureusement que le foie gras était déjà prêt et que je ne l'ai pas préparé. Mais le plus important n'était pas là, ce qui comptait était pour moi de ne pas être seul.

Après ce repas nous sommes partis à un concert place de l'obélisque. Au concert d'Alpha Blondy en l'occurence. Il y avait maldonne sur la sono, le son était plus que médiocre, mais le type était vraiment pas mal. Je me réjouissais tellement de le voir que je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir des frissons sur les premiers accords de Jerusalem. J'ai pris grand plaisir à le voir, même si je suis conscient que ce n'était pas une grande prestation de sa part. Il a quand même 57 piges, donc ce n'est pas si mal. Il a quand même fais un truc bizarre au cours du concert. Il a chanté une chanson "paix au Libéria" qu'il a un peu modifié pour que cela colle à l'actualité ivoirienne, puis il a chanté a capella un morceau qui s'est fini sur un "ha les connards" et il a quitté la scène. Et puis plus rien à ce moment là. La manager est rentré sur scène avec un micro et les musiciens sont revenus au compte goutte. Tous les instruments étaient déjà presque rangés. Moment surréaliste. Puis il est revenu chanter 2 3 chansons. Mais la première fausse/vraie fin, c'était à la fois étrange et suspect. On aurait dit qu'il était allé se faire une ligne de coke avant de pouvoir continuer.

Ca c'était pour le réveillon. Pour le 25, je me suis un fait un hamburger double, frites, coca, de Noël. C'était cool. Puis je suis allé voir des concerts encore, du reggae sud-africain, de la salsa de Guinée-Bissau, et l'orchestre international de Cuba. Cet orchestre est un groupe hétéroclyte de chefs d'orchestre cubains qui jouent ensemble. C'était beau et dansant. Je pense que je vais garder un grand souvenir de ce groupe, touchant et classieux, avec ces petits vieux en costards et chapeaux. Vraiment, ça donne envie d'aller faire un tour à Cuba. Et encore un petit de plus que je veux visiter, ou que je dois visiter...

Pour la petite histoire, si à Dakar la neige est un peu une douce vue de l'esprit, elle paralyse tout de même les vols aériens. Natsuko n'a pas eu d'avion de la TAP pour aller à Lisbonne, car son avion était encore bloqué à Paris. Elle est donc resté une journée de plus à Dakar avant d'avoir un avion affrêté de Lisbonne pour prendre les passagers de son vol. Elle a dû avoir sa correspondance pour Toulouse, car hier soir elle était avec Bertrand à Bergerac. La pauvre, elle a vraiment la poisse, déjà elle se coltine Quentin Didier chez elle, et en plus ses avions ne sont pas là quand il faut...

J'ai encore pour une semaine de Festman, mais promis après je parle de choses moins culturelles...

jeudi 23 décembre 2010

Deux semaines au Sénégal

Bonjour à toutes et à tous,

Voici deux semaines que je suis au Sénégal. Je ne le sais que parce que j’ai regardé le programme du festman, et que par conséquent j’ai du faire attention au jour présent. Sinon, cela fait bien longtemps que j’ai perdu le compte des jours.
Je ne connais vraiment pas grand-chose du Sénégal, vite fait Bakel et Aroundou, vite fait Dakar, et c’est à peu près tout. A part une dibiterie à Kaolack, c'est-à-dire un marchand ambulant ou non de viande cuite dans la sauce et vendu dans du papier ou du pain, je crois que je ne connais rien d’autre. Pour le moment je n’ai que peu voyagé au Sénégal. Mais cela va surement changer, avec la caravane de l’ESS d’une part, et après le FSM (Forum Social Mondial) d’autre part.

De la même manière je n’ai pas encore eu de nombreux contacts avec les Sénégalais, car mes interactions sociales sont assez limitées. Je n’ose pas trop aborder les gens sans raisons de la faire. Mais bon, quand tu as faim, tu manges.
Noel approche à grands pas et je suis toujours en short et en t-shirt. Il paraitrait que la France mais je n’y crois pas, c’est de la propagande pour faire oublier que le salaire moyen ici n’est que de 30 000 CFA par mois.

En 2 semaines au Sénégal, j’ai vécu plus d’évènements culturels que sur les deux dernières années en France. Et il parait qu’ici il n’y a rien et que les Africains ne sont pas rentrés dans l’histoire. Les coïncidences sont souvent heureuses.
Pour le moment j’apprécie toujours autant être ici, la France ne me manque vraiment pas. La vie dakaroise ne m’agace pas encore. J’ai beaucoup rigolé au marché de Noel organisé par les toubabs pour les toubabs, dans une salle d’un grand hôtel surplombant l’océan. Le contraste était vraiment saisissant entre la brousse d’Aroundou et cette réunion de riches expats. Cela sentait l’opulence, les bons sentiments, et l’entre soit rassurant.
Je me suis demandé un temps si l’ambassade organisait un Noel des expatriés, et si cela ne pouvait pas être sympa que d’y aller, mais je sais maintenant que je ne résisterais pas. 15 minutes au marché de Noel était déjà de trop, alors une soirée complète…

Cela me permet de savoir quelque chose en plus sur moi : si chaque individu a une place à chercher et/ou trouver dans ce bas monde, la mienne n’est pas parmi ces gens. Heureusement d’ailleurs. Je ne les rejette cependant pas, on vit comme on veut, ou peut, je me moque un peu mais je ne juge pas, car je ne suis certainement pas assez pur pour d’autres. Je ne pense pas être de monde, voilà tout.

J’ai réussi à me faire payer le bus par une femme car je n’avais pas de monnaie. Le billet de 5000 ne passe pas pour payer les 175 CFA du ticket. Cela ne se fait pas, mais je l’ignorais. Maintenant, j’ai toujours de la monnaie.
La vie ici n’est pas donnée mais j’arrive à ne pas exploser mon budget quotidien, et je peux même de temps en temps me faire plaisir sur la bouffe et la nourriture. Je vais bientôt cependant passer à l’étape de l’achat de vêtements car les miens sont en bout de course, même selon des critères africains.

Au final, je vais me faire mes cadeaux de Noel en m’offrant quelques conneries comme des fringues, mais surtout normalement en passant ma soirée au concert d’Alpha Blondy. Ca va le faire, peut être même que Mael, Laure et moi feront un repas de Noel des expats pas comme les autres…

mercredi 22 décembre 2010

Festman 3e partie

Bonjour à toutes et à tous,

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas musicalement parlant évidemment. Dimanche soir, Natsuko et moi sommes allés voir un hommage à Myriam Makeba, première star internationale venue du continent et d'Afrique du Sud en particulier. C'est principalement Angélique Kidjo qui a chanté pour cet hommage, et c'était formidable. C'est vraiment une grande dame de la chanson, elle a une présence et une puissance de voix hors du commun et pour ainsi dire fabuleuse. C'était vraiment beau, émouvant, fort, et divinement interprété.

Le groupe qui a suivi était une tête d'affiche qui valait son pesant de cacahuète aussi. Il s'agit des Antillais les plus connus du monde, Kassav pour ne pas les nommer. Et là encore c'était du très très lourd. Nous avons rejoints Mael et Laure chez qui j'avais logé à Nouakchott et qui sont en vacances ici pour une semaine. Et au hasard de notre pénétration dans la foule nous sommes tombé sur des types que Natsuko connaissait et qui sont des amis à Christiane avec qui j'ai fais le master à Poitiers. Et je peux vous affirmer sans me tromper que la diaspora camerounaise connait bien mieux Kassav que les Dakarois. Les trois camerounais ont mis le feu, chantaient, dansaient, prenaient des photos comme des gosses lâchés à mickeyland. Nous avons donc passé un super concert avec ces trois joyeux lurons, et avons pas mal dansé, au point que Natsuko la pile électrique en était fatiguée. C'est suffisamment rare pour être souligné.

Comme d'habitude à la fin du concert la foule s'est dispersée à vitesse grand V.

J'occupe actuellement mes journées avec des activités importantes. Je participe à l'organisation de la caravane de l'économie sociale et solidaire qui aura lieu du 15 au 25 Janvier 2011, et qui me permettra de rentrer au FSM avec un badge comme il faut. Cette caravane consiste à un périple entre St-Louis, à l'embouchure du fleuve, et Bakel, 1000km en amont. Il s'y déroulera des ateliers de concertation, de capitalisation, et d'échanges des pratiques des différents acteurs de l'ESS. L'idée est de pouvoir donner nos conclusions lors du FSM et de partager les expériences qui ont été faite sur la zone du fleuve.

Je suis chargé pour le moment d'élaborer un dossier de presse qui annonce cette caravane. Le principal hic de ce truc que j'ai rejoints c'est qu'ils n'ont pas été foutus de trouver le moindre franc CFA pour l'organisation. Je sais pas trop comment ils se sont débrouillés, mais je sens que cela va être la merde totale lors de la phase d'exécution. Le projet est bon, le dossier plutôt bien monté, mais j'ai l'impression qu'ils n'ont pas sollicité les partenaires comme il fallait. Inchallah, on verra.
A coté de cela, et bien je me ballade dans Dakar, et les corniches sont vraiment beaucoup plus belles que Dakar plateau.
De chez Natsuko, on peut voir le port, et ces quelques jours, un bâtiment de guerre français était à quai. Il est parti ce matin, ce qui semble indiquer que la situation en Cote d'Ivoire se dégrade. Ici la population est assez inquiète de la tournure des évènements car elle sait que les réfugiés ivoiriens débarqueront ici à un moment ou un autre et que par conséquent les prix de l'immobilier vont flamber et qu'un grand nombre de choses vont couter plus chères. Les gens suivent assidument les évènements, car d'une part cela les intéresse, et d'autre part car ils veulent savoir si leur situation va empirer.

Mais pendant ce temps là ce FESTMAN bat son plein, et les milliards dépensés commencent à faire un peu tache.

dimanche 19 décembre 2010

FESTMAN 2e partie

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous ai quitté sur de la musique d'outre atlantique, et bien je vous reprends sur de la musique d'outre atlantique encore. Mais cette fois-ci il s'agit de reggae et de reggaeton.

Je pensais pouvoir voir Ijahman Levy, mais une réunion de CA décalé par la coupure de courant de chez Natsuko nous a conduit un peu tard. C'est pas grave car nous sommes arrivé à la place de l'obélisque à Dakar pour un concert d'un artiste hollandais du nom de Ziggi Recado. C'était vraiment pas mal du tout, même si l'ambiance dans la fosse n'était pas extraordinaire. Je conseille cependant à ceux qui voudraient l'entendre d'aller écouter un ou deux titre de ce gars, car c'est vraiment pas mal du tout et ça dégage une vraie énergie sur scène.

Natsuko est rentré après ce concert, je pense que notre ballade du côté du monument à la renaissance africaine, la statue la plus grande du monde, fabriquée en Corée du Nord, représentant un homme africain très costaud portant un enfant sur une de ses épaules, et prenant la main à une femme. L'enfant tend le doigt vers l'ouest, et cette statue est sise à l'extrémité ouest de l'Afrique. La symbolique est quasi soviétique. On dirait de l'art socialiste de la période stalinienne. C'est un vrai symbole de la mégalomanie de Wade.

Le concert d'après était celui de Capleton. Et là le show a commencé. Début du concert vers 23h00, arrivée de Capleton sur scène vers 23h30. Entre temps, des artistes ont défilé pour faire monter la pression pour le "king of fire", et on a presque tous chanté "more fire". Des types avec des bombes de laque enflammait le gaz propulsé pour faire de gigantesque gerbe de flamme, ce qui donnait une ambiance enflammée à la scène.

Quand Capleton est entré sur scène, l'ambiance déjà survoltée est passée au stade supérieur. Le délire montait de la foule amassée en très grand nombre. Et Capleton n'a preque pas chanté. Il faisait des bouts de chanson et ses fans finissaient les paroles. Il a également beaucoup parlé pour faire monter et maintenir la pression, et la foule s'est déchainée.

Cependant c'était un spectacle de très grande qualité, avec une énergie qui a emporté tout sur son passage, avec des gens en transe. C'était bien.

Le lendemain nous sommes allés voir des artistes brésiliennes. Tout d'abord Sandra de Sa, une rockeuse plutôt pas mal du tout qui a jonglé tout au long de son set avec les styles de musique. Là encore une puta madre d'énergie transperçait la foule. Ca n'a pas beaucoup bougé dans la fosse mais les gens ont apprécié et ont été sous le charme. Le meilleur moment du set fut sa reprise en brésiliens de "no woman no cry" que tout le monde ici connait. C'était assez surréaliste, et je garde un bon souvenir de cette virevoltante femme avec des dreadlocks aux couleurs du Sénégal.

L'artiste d'après, la tête d'affiche, était phénoménale. Il s'agit de Margareth Menezes. Elle est hyper connu au Brésil, mais au Sénégal également, et c'était un de mes plus beaux concerts. Il y avait tout ce dont on peut rêver, un public en délire, une musique très entrainante, et une foule dense. Le seul bémol qui a un peu gaché ma soirée est le gamin qui a essayé de me faire 3 ou 4 fois les poches mais que je n'ai pas réussi à prendre sur le fait. Ne voulant pas repartir sans ce que j'avais sur moi j'ai du être très attentif. Bon j'ai quand même bien apprécié, mais c'était pas cool quand même. Vu le regard que je lui ai jetté à un moment il a dégagé de la zone.

Pour le moment je n'ai pas été déçu de ce que j'ai vu en concert. Et mes journées sont plutôt pas mal occupé car je suis rentré dans l'organisation d'une caravane de l'économie sociale et solidaire qui va avoir lieu en Janvier et dont les résultats se feront lors du forum social mondial de Dakar en Février. Bon c'est un peu la loose sur certains points, comme la recherche de fonds qui n'a pas été vraiment bien faite, mais je crois que je vais passer un bon moment de ce côté là.

vendredi 17 décembre 2010

FESTMA? 1 ere partie

Bonjour à toutes et à tous,

Le FESTMAN (FESTival Mondial des Arts Nègres) bat son plein quotidiennement. Natsuko sommes allés à une soirée lusophona où nous avons pu découvrir un bout de groupe mais surtout la tête d'affiche.
Si le premier groupe que j'ai partiellement vu était brésilien, Cantos de Congo, le deuxième était de renommer international. Il s'agit d'un artiste angolais du nom de Bonga.

Le premier groupe était bon mais surprenant car les morceaux ne duraient guère plus de 2 min. Et le son était souvent bien trop fort et ne rendait pas service aux instruments. Sinon c'était bon et parfois entrainant mais je ne connaissais pas assez ce style pour savoir quoi faire avec mon corps, comme presque 99% des gens présents. En gros ça ne bougeait pas trop.

Pour Bonga, la diasporah angolaise était dans la place et les premiers rangs swingais à fond. Nous étiosn derrière où les gens étaient spécialement apathiques. C'est dommage car le groupe était vraiment plus qu'exellent. Nous avons bougé notre corps mais le fait d'être les seuls dans la zone à le faire est assez gênant et inhibiteur.

L'énergie déployée par les musiciens était réellement gigantesque et transmissible à une part importante du public. Quel plaisir de sentir la foule frémir lors des accélerations des morceaux de semba (samba angolaise) et rugir de plaisir lorsque Bonga lançait des piques sur la place de l'Afrique dans le monde, et dans un français parfait.

Avec Natsuko, nous avons convenu que nous nous rapprocherions du podium pour les prochains artistes qui devraient être : l'orchestre national de Cuba, Ijahman Levy, Ziggi Rechado, et Capleton.
Du très très lourd pour un concert qui devrait attiré tous les amateurs de reggae, de reggaeton et de ragga de Dakar et environs. Ca va envoyer le steack grave!

Je vous raconterais plus tard évidement.