Bonjour à toutes et tous,
Je ne sais pas pourquoi mais je ne vois pas le temps passé. Je n'arrive presque plus à savoir depuis combien de temps je suis ici... Etant donné que je suis pas mal occupé ces derniers temps, je pense que cela joue beaucoup. Car même si je ne parle que de rugby en ce moment, je fais bien d'autres choses. Je sociabilise pas mal, un peu trop avec les toubabs surement, mais je suis en train de sérieusement étendre mon réseau. Je n'ai presque plus l'impression d'être à l'étranger, sauf quand on me parle en wolof, car bon dieu que c'est dur à apprendre, surtout quand les gens parlent si vite! Je ne suis pas encore chez moi, mais ça le deviendra sûrement.
Nous avons perdu vendredi soir notre match de rugby ce qui fait que nous ne pouvons plus nous qualifier pour les demis finales du championnat. En même temps cela aurait été un vol en bonne et dûe forme car nous n'étions pas grand chose au mois de janvier. Les progrès de l'équipe ont été fulgurants et je ne crois pas y être innocent. C'est agréable de se sentir utile. Le dernier match de la saison est samedi, après il ne nous restera que la coupe du Sénégal et des matchs à 7. Nous allons donc pouvoir légitimement travaillé pour la saison prochaine.
Heureusement que la saison se finit car je commence à être esquinté de partout. Je vais pouvoir me refaire une santé et une vraie préparation physique. J'en ai bien besoin, car même si j'ai perdu une dizaine de kg, pour atteindre un poids de 82 kg. Je n'ai pas été dans ces environs là depuis un nombre d'années très conséquente. Je ne suis pas maigre non plus, mais j'ai pas mal fondu.
Dans mes occupations à venir, il va falloir que je trouve des sponsors pour le club des caïmans afin que nous puissions rembourser nos dettes, et prévoir pour la saison prochaine. Je pense que je vais faire faire des t-shirts avec notre emblème que j'irai faire sponsoriser par les entreprises locales. J'en ramènerai surement en France, car c'est là que ce trouve l'argent.
Je continue de travailler à la maison du rugby sur les projets en cours, mais cela devient de plus en plus critique car les types qui sont là, qui sont les salariés sont manifestement des erreurs de castings. Ce projet est réellement emballant et pas simplement pour le rugbyman que je suis. Il y a dans les gens qui gravitent autour de ce projet des sénégalais qui ne sont pas des amateurs de ce sport qui sont emballés. Ils ont bien vu les intérêts de ce type de projet pour leur village d'une part, et pour les portes que cela ouvre à plus long terme.
C'est dommage que je ne sois pas arrivé plus tôt dans ce projet car j'aurais pu corriger quelques petites choses... Le mois de mars est perdu et le mois d'avril est déjà en danger. Les salariés ne se bougent pas le cul, donc rien ne se passera.
Le week end passé, Natsuko et moi sommes allés à Fatick voir notre camarade de promo et au demeurant ami Sory Fanta Mody Kaba, dit Papiss. Nous sommes partis le samedi matin tôt, avant 8h car des manifs étaient annoncées à côté de chez nous. Bon finalement ces manifs facebook n'ont pas été très importantes, mais la circulation risquait d'être perturbée. Nous avons pris un 7 places pour aller à Fatick, qui est une ville à 150 km environ de Dakar, soit entre 2h30 et 3h de route. C'est une petite ville de province qui fait 40 000 habitants environ, dans le Sine Saloum, c'est à dire dans une région de mangrove, un peu plus au sud de la ville.
Le climat y était très sec, et on avait l'impression qu'il fesait 15 degré de plus qu'à Dakar. On a eu chaud mais qu'est ce que l'on a bien été reçu, par Sory d'une part, et par sa famille d'autre part. Maintenant que j'y ai mis les pieds, j'y retournerai plus souvent je pense. Surtout si je finis par craquer et m'acheter cette moto qui me libèrerait tellement.
Nous avons été conviés à un meeting politique organisé par Sory, oû nous avons été présenter comme amis, camarade de promo, et soutiens de Sory. Je me suis donc fait récupérer politiquement. Bon je n'ai rien contre, tant que c'est pour un ami. Ce meeting était vraiment plaisant car les discours ne duraient pas des heures et les griots chantaient et dansaient entre chaques. De la fête et du bonheur!
Natsuko et moi sommes revenus vraiment contents de ce week end qui donne envie d'en faire plein d'autre comme cela!
Cette semaine, je dois revoir pas mal de monde, de Enda d'une part, et mon Alia d'autre part. Je ne l'ai pas vu depuis longtemps, et il faut que nous parlions bizness ensemble.
A bientôt
mercredi 23 mars 2011
lundi 14 mars 2011
une semaine de plus en moins
Bonjour à toutes et à tous,
Pour commencer, samedi nous avons gagné notre match contre le BIMA (Bataillon d'Infanterie MArine, les militaires français quoi) 16 à 00. Victoire significative au point de vue comptable mais vraiment moche d'un point de vue jeu et arbitrage.
Voilà qui est fait...
Pour ce qui est des autres nouvelles, et bien j'ai eu encore une semaine assez chargé...
Je vais commencer par ce qui va faire plaisir à mes parents, je suis allé rencontrer le principal adjoint du lycée Mermoz auprès de qui j'ai été recommandé par le président de la fédération sénégalaise de rugby.
Bon c'est vrai que je ne suis pas passé par le circuit habituel dans le sens où le principal adjoint m'a demandé de quand même déposer un CV pour que ce ne soit pas trop voyant... Le boulot n'est pas acquis mais si quelque chose se présente je suis en bonne piste a priori.
Il m'a dit que je ne devais pas compter sur grand chose avant la rentrée de Septembre, mais cela pourrait être une belle opportunité d'avoir un poste pour une année.
D'ici là je vais faire attention financièrement même si je n'ai pas vraiment d'urgence pour le moment.
Je vais quand même essayé de prendre de l'argent quelque part... Je sais pas trop où mais j'ai des idées...
Par exemple, j'ai fais un test dans un bistrot tenu par un français pour de la pâtisserie et c'est envisageable que je fasse des piges là-bas de temps en temps...
Par ailleurs, je suis sollicité sur un certain nombre de projets, et je vais participer à l'élaboration de ceux-ci, au bout d'un moment cela paiera, au moins sur le CV.
Je prends de plus en plus de temps sur la maison du rugby, et c'est plaisant même si des fois j'ai envie de tout larguer devant l'idiotie de certains membres qui naviguent dans un autre sens.
Enfin bon, j'ai bien plus de hargne et de morgue que ces vieux machins.
J'ai vu récemment que le GRDR recherchait du monde, mais je crois que je ne postulerais pas de si tôt là-bas. J'aime trop ma vie comme elle est pour aller chercher des emmerdes dans ce genre de sac de noeuds...
Je suis de plus en plus sénégalais, ce qui est pas plus mal. Seulement je trouve que je ne progresse pas assez en wolof. Bon je m'éclate bien.
Normalement à la fin de cette semaine ou de la prochaine je deviendrais coloc à part entière puisque j'aurais une chambre à moi et pas seulement un super matelas dans le salon. Une nouvelle étape dans ma vie!
Les changements sont nombreux et les semaines chargées, que demandé de mieux!
Viendez quand vous voulez!
Pour commencer, samedi nous avons gagné notre match contre le BIMA (Bataillon d'Infanterie MArine, les militaires français quoi) 16 à 00. Victoire significative au point de vue comptable mais vraiment moche d'un point de vue jeu et arbitrage.
Voilà qui est fait...
Pour ce qui est des autres nouvelles, et bien j'ai eu encore une semaine assez chargé...
Je vais commencer par ce qui va faire plaisir à mes parents, je suis allé rencontrer le principal adjoint du lycée Mermoz auprès de qui j'ai été recommandé par le président de la fédération sénégalaise de rugby.
Bon c'est vrai que je ne suis pas passé par le circuit habituel dans le sens où le principal adjoint m'a demandé de quand même déposer un CV pour que ce ne soit pas trop voyant... Le boulot n'est pas acquis mais si quelque chose se présente je suis en bonne piste a priori.
Il m'a dit que je ne devais pas compter sur grand chose avant la rentrée de Septembre, mais cela pourrait être une belle opportunité d'avoir un poste pour une année.
D'ici là je vais faire attention financièrement même si je n'ai pas vraiment d'urgence pour le moment.
Je vais quand même essayé de prendre de l'argent quelque part... Je sais pas trop où mais j'ai des idées...
Par exemple, j'ai fais un test dans un bistrot tenu par un français pour de la pâtisserie et c'est envisageable que je fasse des piges là-bas de temps en temps...
Par ailleurs, je suis sollicité sur un certain nombre de projets, et je vais participer à l'élaboration de ceux-ci, au bout d'un moment cela paiera, au moins sur le CV.
Je prends de plus en plus de temps sur la maison du rugby, et c'est plaisant même si des fois j'ai envie de tout larguer devant l'idiotie de certains membres qui naviguent dans un autre sens.
Enfin bon, j'ai bien plus de hargne et de morgue que ces vieux machins.
J'ai vu récemment que le GRDR recherchait du monde, mais je crois que je ne postulerais pas de si tôt là-bas. J'aime trop ma vie comme elle est pour aller chercher des emmerdes dans ce genre de sac de noeuds...
Je suis de plus en plus sénégalais, ce qui est pas plus mal. Seulement je trouve que je ne progresse pas assez en wolof. Bon je m'éclate bien.
Normalement à la fin de cette semaine ou de la prochaine je deviendrais coloc à part entière puisque j'aurais une chambre à moi et pas seulement un super matelas dans le salon. Une nouvelle étape dans ma vie!
Les changements sont nombreux et les semaines chargées, que demandé de mieux!
Viendez quand vous voulez!
lundi 7 mars 2011
Dakar Paris 505E
Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd'hui Lundi 7 Mars est théoriquement le dernier jour oû je peux légalement rester sur le territoire sénégalais. Seulement, je n'ai pas prévu de le quitter de si tôt. Je suis en train de faire les démarches pour obtenir une prolongation de ma présence ici. Le plus simple aurait été de faire un aller-retour avec la Gambie pour prolonger de trois mois.
Mais je n'en ai pas le temps. Je suis aujourd'hui impliqué dans 3 projets de la FSR : un dossier de sponsoring entre la fédération et la SGBS (Société Générale des Banques du Sénégal), un projet d'immatricuation de toutes les petites catégories auprès de la coopération française, et enfin une maison du rugby à Yoff. C'est d'ailleurs ce projet qui me prends le plus de temps, c'est aussi le plus gros et le plus intéressant.
Il se trouve que le président de la fédé, en plus d'être un homme de poigne est également consul honoraire de la principauté de Monaco, et par conséquent, la coopération monegasque est impliqué sur le territoire. En particulier sur le premier projet de maison du rugby qui a commencé la semaine dernière, et qui est entièrement financé par eux.
La DCI de Monaco a envoyé la semaine dernière quelqu'un pour mettre en route le projet de trois ans que l'on doit mettre en place l'année prochaine. Il se trouve que j'avais commencé à réfléchir sur ce projet avec des membres de la maison du rugby. J'ai commencé à mettre en place un processus de réflexion méthodologique sur ce projet. Et lorsque le type de Monaco l'a su, il m'a largement encouragé à continuer le processus.
Bon il se trouve que j'avais un peu honte de m'être présenté comme spécialiste de projet de développement au cours d'une séance qu'il a animé. Le pré-projet que les membres de la maison du rugby avait fourni au gars de Monaco était tout sauf travaillé par un spécialiste. Le fond était bidon. Il n'y avait que de la forme. Mais cela va changer maintenant que j'ai mis mon nez la dedans.
L'air de rien, ce projet m'a déjà pris 2 jours et demi de mon temps que je n'ai consacré qu'à cela. C'est tout de même une super opportunité de travailler dans mon domaine et éventuellement de gagner de l'argent. Je pourrais prendre un pourcentage de ce projet si c'est moi qui le monte et fait le renforcement méthodologique de la fédé.
Par ailleurs, dans mes pérégrinations rugbystiques j'ai rencontré un prof du lycée français qui m'a dis que je devrais pouvoir trouver un boulot là-bas. Il faut que je le recontacte et que j'aille voir là-bas. Au moins un mi-temps, et je peux faire tout ce que je veux ici.
J'avais prévu de faire un aller-retour en France, mais vu le prix des billets d'avion ça va pas être trop possible... Si je gagne de l'argent je le ferais...
A bientôt pour des nouvelles...
plus vite que maintenant normalement
Aujourd'hui Lundi 7 Mars est théoriquement le dernier jour oû je peux légalement rester sur le territoire sénégalais. Seulement, je n'ai pas prévu de le quitter de si tôt. Je suis en train de faire les démarches pour obtenir une prolongation de ma présence ici. Le plus simple aurait été de faire un aller-retour avec la Gambie pour prolonger de trois mois.
Mais je n'en ai pas le temps. Je suis aujourd'hui impliqué dans 3 projets de la FSR : un dossier de sponsoring entre la fédération et la SGBS (Société Générale des Banques du Sénégal), un projet d'immatricuation de toutes les petites catégories auprès de la coopération française, et enfin une maison du rugby à Yoff. C'est d'ailleurs ce projet qui me prends le plus de temps, c'est aussi le plus gros et le plus intéressant.
Il se trouve que le président de la fédé, en plus d'être un homme de poigne est également consul honoraire de la principauté de Monaco, et par conséquent, la coopération monegasque est impliqué sur le territoire. En particulier sur le premier projet de maison du rugby qui a commencé la semaine dernière, et qui est entièrement financé par eux.
La DCI de Monaco a envoyé la semaine dernière quelqu'un pour mettre en route le projet de trois ans que l'on doit mettre en place l'année prochaine. Il se trouve que j'avais commencé à réfléchir sur ce projet avec des membres de la maison du rugby. J'ai commencé à mettre en place un processus de réflexion méthodologique sur ce projet. Et lorsque le type de Monaco l'a su, il m'a largement encouragé à continuer le processus.
Bon il se trouve que j'avais un peu honte de m'être présenté comme spécialiste de projet de développement au cours d'une séance qu'il a animé. Le pré-projet que les membres de la maison du rugby avait fourni au gars de Monaco était tout sauf travaillé par un spécialiste. Le fond était bidon. Il n'y avait que de la forme. Mais cela va changer maintenant que j'ai mis mon nez la dedans.
L'air de rien, ce projet m'a déjà pris 2 jours et demi de mon temps que je n'ai consacré qu'à cela. C'est tout de même une super opportunité de travailler dans mon domaine et éventuellement de gagner de l'argent. Je pourrais prendre un pourcentage de ce projet si c'est moi qui le monte et fait le renforcement méthodologique de la fédé.
Par ailleurs, dans mes pérégrinations rugbystiques j'ai rencontré un prof du lycée français qui m'a dis que je devrais pouvoir trouver un boulot là-bas. Il faut que je le recontacte et que j'aille voir là-bas. Au moins un mi-temps, et je peux faire tout ce que je veux ici.
J'avais prévu de faire un aller-retour en France, mais vu le prix des billets d'avion ça va pas être trop possible... Si je gagne de l'argent je le ferais...
A bientôt pour des nouvelles...
plus vite que maintenant normalement
dimanche 20 février 2011
Y prendre gout
Bonjour à toutes et à tous,
Je reconnais que mes messages sont de moins en moins nombreux, et paradoxalement j'ai pourtant de plus en plus de choses à raconter. Entre mes débuts de commencement de recherche de travail, mon investissement de plus en plus important dans le club des caïmans XV de Dakar, mes sorties nocturnes mouvementées, j'aurais des milliers de choses à raconter. Je vais reprendre là où je vous avais laissé, c'est à dire au fsm et au match contre les pompiers.
De la déception du fsm à l'euphorie de la victoire il n'y a heureusement qu'un pas. Ce samedi, nous avons encore une fois gagné notre match contre l'ASFA, les militaires sénégalais, 23 à 16, score final. Ma prestation ne fut une fois de plus pas très brillante car mon physique ne tient pas la route. J'ai cependant eu encore une fois mon geste décisif qui amène un essai. Coup de pied de renvoi raté par notre ouvreur, réception raté du 2e ligne adverse, tout le monde s'arrête de jouer sauf moi qui vais chercher le ballon dans ses mains, jolie libération de notre aillier gauche, accélération fulgurante de Cherokee, notre entraineur-pilier-3e ligne, qui redonne intérieur pour notre talonneur, essai. Et comme le rugby a ses traditions, nous sommes allés fêter ça comme il se doit au faro beach. Sorte de bar et de boite de nuit sur corniche fréquenté surtout par des locaux, et assez peu par les toubabs.
Nous étions donc 7 caïmans en guinguette : Haruna le demi d'ouverture, qui n'a pas fini seul la soirée, Sylvain le demi de mêlée qui aurait aimé ne pas finir la soirée seul, et qui a donc arrêté systématiquement chacune des nanas qui passaient à sa portée, drôle à voir surtout qu'il faisait jouer les muscles devant elles, Tirera, un pilier monstrueux, Tidjian, timide, et qui était content d'être là, peut être pas autant que Mageth aillier remplaçant, Mouhride, et timide également, Cherokee le coach, mais également prof de fitness à domicile, acteur (son film sort la semaine prochaine, il joue un petit rôle de patron de bar à putes) ancien garde du corps d'un ministre, ancien gérant de boite de nuit, international camerounais, sénégalais, et malien de rugby, et j'en passe. Etait également là, Barnabé que tout le monde appelle Honoré, 2e centre de son état, et des presque joueurs des caïmans qui sont venus une fois ou deux aux entrainements. Avec moi ça fait 7.
J'avais prévu de ne pas claquer trop d'argent, ce que j'ai presque réussi à faire, moins de 30€ la soirée, de 22h à 6h du mat'. Et j'ai arrosé pour ceux qui n'en ont pas les moyens. Parce que bon, l'air de rien je suis vraiment riche dans ce genre d'endroit. Je ne suis pas encore dans l'urgence de trouver un boulot mais il va falloir se bouger le cul quand même. La patronne de l'endroit est toujours aussi charmante, ce qui est un point très positif pour revenir là.
Cette semaine n'a pas été de tout repos. J'ai crée l'amical des caïmans XV de Dakar en achetant une glacière et des boissons pour l'équipe pour après les entrainements, je me suis rendu au service emploi formation du l'ambassade pour du boulot, et je me suis occupé d'étudiants de l'ESC de Rouen venu démarcher des entreprises pour leur projet de cahier moitié prix pour les enfants du Sénégal. J'ai été très soft et je ne leur en ai pas mis plein la gueule alors qu'il y avait de quoi. Comme quoi tout arrive. Je commence à imaginer à quoi mon avenir pourrait ressembler, et je dois dire que c'est pas de la tarte.
Pour le moment je dois dire que je n'arrive pas à être malheureux ici. Même s'il fait froid en ce moment, le Sénégal, c'est nice!
Je reconnais que mes messages sont de moins en moins nombreux, et paradoxalement j'ai pourtant de plus en plus de choses à raconter. Entre mes débuts de commencement de recherche de travail, mon investissement de plus en plus important dans le club des caïmans XV de Dakar, mes sorties nocturnes mouvementées, j'aurais des milliers de choses à raconter. Je vais reprendre là où je vous avais laissé, c'est à dire au fsm et au match contre les pompiers.
De la déception du fsm à l'euphorie de la victoire il n'y a heureusement qu'un pas. Ce samedi, nous avons encore une fois gagné notre match contre l'ASFA, les militaires sénégalais, 23 à 16, score final. Ma prestation ne fut une fois de plus pas très brillante car mon physique ne tient pas la route. J'ai cependant eu encore une fois mon geste décisif qui amène un essai. Coup de pied de renvoi raté par notre ouvreur, réception raté du 2e ligne adverse, tout le monde s'arrête de jouer sauf moi qui vais chercher le ballon dans ses mains, jolie libération de notre aillier gauche, accélération fulgurante de Cherokee, notre entraineur-pilier-3e ligne, qui redonne intérieur pour notre talonneur, essai. Et comme le rugby a ses traditions, nous sommes allés fêter ça comme il se doit au faro beach. Sorte de bar et de boite de nuit sur corniche fréquenté surtout par des locaux, et assez peu par les toubabs.
Nous étions donc 7 caïmans en guinguette : Haruna le demi d'ouverture, qui n'a pas fini seul la soirée, Sylvain le demi de mêlée qui aurait aimé ne pas finir la soirée seul, et qui a donc arrêté systématiquement chacune des nanas qui passaient à sa portée, drôle à voir surtout qu'il faisait jouer les muscles devant elles, Tirera, un pilier monstrueux, Tidjian, timide, et qui était content d'être là, peut être pas autant que Mageth aillier remplaçant, Mouhride, et timide également, Cherokee le coach, mais également prof de fitness à domicile, acteur (son film sort la semaine prochaine, il joue un petit rôle de patron de bar à putes) ancien garde du corps d'un ministre, ancien gérant de boite de nuit, international camerounais, sénégalais, et malien de rugby, et j'en passe. Etait également là, Barnabé que tout le monde appelle Honoré, 2e centre de son état, et des presque joueurs des caïmans qui sont venus une fois ou deux aux entrainements. Avec moi ça fait 7.
J'avais prévu de ne pas claquer trop d'argent, ce que j'ai presque réussi à faire, moins de 30€ la soirée, de 22h à 6h du mat'. Et j'ai arrosé pour ceux qui n'en ont pas les moyens. Parce que bon, l'air de rien je suis vraiment riche dans ce genre d'endroit. Je ne suis pas encore dans l'urgence de trouver un boulot mais il va falloir se bouger le cul quand même. La patronne de l'endroit est toujours aussi charmante, ce qui est un point très positif pour revenir là.
Cette semaine n'a pas été de tout repos. J'ai crée l'amical des caïmans XV de Dakar en achetant une glacière et des boissons pour l'équipe pour après les entrainements, je me suis rendu au service emploi formation du l'ambassade pour du boulot, et je me suis occupé d'étudiants de l'ESC de Rouen venu démarcher des entreprises pour leur projet de cahier moitié prix pour les enfants du Sénégal. J'ai été très soft et je ne leur en ai pas mis plein la gueule alors qu'il y avait de quoi. Comme quoi tout arrive. Je commence à imaginer à quoi mon avenir pourrait ressembler, et je dois dire que c'est pas de la tarte.
Pour le moment je dois dire que je n'arrive pas à être malheureux ici. Même s'il fait froid en ce moment, le Sénégal, c'est nice!
dimanche 13 février 2011
Le faux-rum de Dakar
Le faux-rum de Dakar est fini depuis quelques jours. Je n'ai plus aucune excuse pour ne pas envoyer de nouvelles.
De ce forum je ne retiendrais qu'une seule chose, une déception énorme. J'avais des attentes très fortes sur ce genre d'évènement, d'autant plus que c'était mon premier. Au final, pour moi, ce n'était qu'un rassemblement de toutes les luttes, parfois antagonistes, et de personnes qui connaissent par coeur ou presque les problématiques de l'altermondialisme. Il n'y avait que des pratiquants, ou alors des commerçants. Des commerçants qui vendaient leurs idées ou alors leurs productions. Je n'étais intéressé ni par du riz bio ni par la guérison par la voie spirituelle.
Les Saharaouis et les Marocains en sont même venus aux mains, ainsi que les Ivoiriens. Tout ce forum n'a été qu'une immense foire à la saussice et aux luttes. Les marches de soutiens se sont enchainées.
Par contre les propositions d'actions concrètes sont rares et plus souvent formulées commes des voeux pieux que par des activités précises. En même temps je devais un des rare à être venu chercher cela ici. Je connais les combats et les théories de l'altermondialisme, je n'ai pas besoin que l'on me les fasse réviser. Et je ne vois pas l'intêret d'un tel forum si c'est juste pour se compter.
Le contenu est donc assez nul. J'ai trouvé un vif interêt à cela dans les rencontres que j'ai pu faire. Mais ma semaine a été plus marqué par mon implication dans les caimans XV de Dakar que dans cette semaine de non-conférence. Car si certaines conférences et certains débats étaient surement très bons, il était quasi-impossible de les trouver car il n'y avait pas eu d'organisation de la semaine. Pas de salles de cours car les étudiants n'étaient pas libérés, des tentes qui n'étaient pas prévues, et un site éclaté en plusieurs villages que les gens n'ont pas ou presque quitté car ils ne sortaient pas de leur thématique.
Un véritable bordel! Quand je pense qu'une des organisatrices a osé me dire deux jours avant l'évènement "Quentin tu fais chier avec ta méthodologie, faut en sortir un peu de temps en temps". Bien joué les gars.
Sinon avec Sylvain, en plus de prendre des cuites, nous sommes allés à une réunion de la fédération sénégalaise de rugby, et nous nous sommes impliqués dedans.
Par ailleurs, Mael et Laure qui étaient venus de Nouakchott pour cette foire à la choucroute mondiale ont presque passé plus de temps avec mon pote Roman venu de France que moi. Ils se sont rencontrés et ont bien festoyés, parfois même sans moi!
Je pense que Roman reviendra parce qu'il a l'air d'avoir apprécié le Sénégal.
La semaine aurait du se finir en apothéose avec un match de rugby le vendredi soir, mais à cause d'une coupure de courant le match n'a pas eu lieu. Ce n'est que partie remise.
Sinon j'ai fais ma première nuit dakaroise hier au soir avec mon entraineur de rugby, Cherokee, Sylvain, le demi de mélée de mon équipe, et Sylvain Blanc. C'était épique et légendaire. Que du bonheur vaseux d'un lendemain difficile. Par ailleurs, Cherokee s'appelle aussi Sylvain... Une soirée à trois Sylvain et bah c'est pas marrant quand ça s'y met.
Je pense que je vais faire une petite semaine tranquille pour récupérer de mes émotions.
A bientôt
De ce forum je ne retiendrais qu'une seule chose, une déception énorme. J'avais des attentes très fortes sur ce genre d'évènement, d'autant plus que c'était mon premier. Au final, pour moi, ce n'était qu'un rassemblement de toutes les luttes, parfois antagonistes, et de personnes qui connaissent par coeur ou presque les problématiques de l'altermondialisme. Il n'y avait que des pratiquants, ou alors des commerçants. Des commerçants qui vendaient leurs idées ou alors leurs productions. Je n'étais intéressé ni par du riz bio ni par la guérison par la voie spirituelle.
Les Saharaouis et les Marocains en sont même venus aux mains, ainsi que les Ivoiriens. Tout ce forum n'a été qu'une immense foire à la saussice et aux luttes. Les marches de soutiens se sont enchainées.
Par contre les propositions d'actions concrètes sont rares et plus souvent formulées commes des voeux pieux que par des activités précises. En même temps je devais un des rare à être venu chercher cela ici. Je connais les combats et les théories de l'altermondialisme, je n'ai pas besoin que l'on me les fasse réviser. Et je ne vois pas l'intêret d'un tel forum si c'est juste pour se compter.
Le contenu est donc assez nul. J'ai trouvé un vif interêt à cela dans les rencontres que j'ai pu faire. Mais ma semaine a été plus marqué par mon implication dans les caimans XV de Dakar que dans cette semaine de non-conférence. Car si certaines conférences et certains débats étaient surement très bons, il était quasi-impossible de les trouver car il n'y avait pas eu d'organisation de la semaine. Pas de salles de cours car les étudiants n'étaient pas libérés, des tentes qui n'étaient pas prévues, et un site éclaté en plusieurs villages que les gens n'ont pas ou presque quitté car ils ne sortaient pas de leur thématique.
Un véritable bordel! Quand je pense qu'une des organisatrices a osé me dire deux jours avant l'évènement "Quentin tu fais chier avec ta méthodologie, faut en sortir un peu de temps en temps". Bien joué les gars.
Sinon avec Sylvain, en plus de prendre des cuites, nous sommes allés à une réunion de la fédération sénégalaise de rugby, et nous nous sommes impliqués dedans.
Par ailleurs, Mael et Laure qui étaient venus de Nouakchott pour cette foire à la choucroute mondiale ont presque passé plus de temps avec mon pote Roman venu de France que moi. Ils se sont rencontrés et ont bien festoyés, parfois même sans moi!
Je pense que Roman reviendra parce qu'il a l'air d'avoir apprécié le Sénégal.
La semaine aurait du se finir en apothéose avec un match de rugby le vendredi soir, mais à cause d'une coupure de courant le match n'a pas eu lieu. Ce n'est que partie remise.
Sinon j'ai fais ma première nuit dakaroise hier au soir avec mon entraineur de rugby, Cherokee, Sylvain, le demi de mélée de mon équipe, et Sylvain Blanc. C'était épique et légendaire. Que du bonheur vaseux d'un lendemain difficile. Par ailleurs, Cherokee s'appelle aussi Sylvain... Une soirée à trois Sylvain et bah c'est pas marrant quand ça s'y met.
Je pense que je vais faire une petite semaine tranquille pour récupérer de mes émotions.
A bientôt
mercredi 2 février 2011
3 mois hors de France
Bonjour à toutes et à tous,
Pourquoi fortune et infortune? disait IAM. C'est une belle question. Aujourd'hui que je suis à Dakar et que je m'imagine le plus souvent rester ici que d'aller encore un peu plus loin (Ugo Pratt), et bien je connais des fortunes diverses.
Les gens que j'aime et/ou apprécie me le rendent bien. Je suis dans une situation privilégiée, mais je l'assume totalement. Blanc au milieu des noirs, riche au milieu des moins riches, enfin surtout personne qui même sans ressources peut bénéficier d'une solution de repli qui peut être enviable. AU pire je retourne en France et je fais des boulots que je ne souhaitais pas faire au début de mes études, soit prof ou animateur à plein temps.
Je reviens en catastrophe, je passe les concours à la con, et je m'installe bien pépère dans une académie à la con.
Ma situation aujourd'hui est donc enviable, mais pourrait être meilleure encore. Il ne me suffirait que de tomber amoureux et/ou trouver un emploi qui me plait. Seulement, l'amour ne se commande pas, et pour trouver un emploi, il faut en chercher un. C'est comme le loto, seuls ceux qui jouent gagnent.
Les évènements de ces dernières semaines me laissent penser que je vais pouvoir rapidement trouver du boulot ou au moins de nouvelles choses à faire, et je compte sur le FSM pour m'ouvrir de nouvelles voies.
Je trouve que je me suis plutôt pas mal débrouillé en 3 mois en Afrique, tant en terme de rencontre que de façon de vivre.
Je profite de ce message pour glisser une petite réflexion personnelle sur moi-même.
Humainement je ne saurais pas me définir complètement, à part par une remarque que font souvent mes proches : "Non, mais c'est Quentin, quoi". Il est évident que je rentre dans la catégorie des mégalomanes romantiques, voir Rome antique.
Je sais que je me moque de beaucoup de choses, et que j'aime provoquer les gens. Je suis un provocateur, voir un provoc'acteur. Je joue et je jouis de ma mégalomanie, et des savoirs et connaissances que mon cerveau charrie au milieu de ve flot d'insanités qui submergent mes pensées et mes babillages.
Comme je le disais il y a quelques années avant de rencontrer des êtres chers "si je ne m'aime pas, qui le fera à ma place", à part ma famille et mes parents, je veux dire.
L'Homme heureux n'est il pas celui qui sait de temps en temps regarder, sentir, toucher ce qui l'entoure et n'en garder que ce qui lui fait plaisir ?
Je peux donc affirmer haut et fort que je suis heureux. Et comme disait Voltaire : "j'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé"
Pourquoi fortune et infortune? disait IAM. C'est une belle question. Aujourd'hui que je suis à Dakar et que je m'imagine le plus souvent rester ici que d'aller encore un peu plus loin (Ugo Pratt), et bien je connais des fortunes diverses.
Les gens que j'aime et/ou apprécie me le rendent bien. Je suis dans une situation privilégiée, mais je l'assume totalement. Blanc au milieu des noirs, riche au milieu des moins riches, enfin surtout personne qui même sans ressources peut bénéficier d'une solution de repli qui peut être enviable. AU pire je retourne en France et je fais des boulots que je ne souhaitais pas faire au début de mes études, soit prof ou animateur à plein temps.
Je reviens en catastrophe, je passe les concours à la con, et je m'installe bien pépère dans une académie à la con.
Ma situation aujourd'hui est donc enviable, mais pourrait être meilleure encore. Il ne me suffirait que de tomber amoureux et/ou trouver un emploi qui me plait. Seulement, l'amour ne se commande pas, et pour trouver un emploi, il faut en chercher un. C'est comme le loto, seuls ceux qui jouent gagnent.
Les évènements de ces dernières semaines me laissent penser que je vais pouvoir rapidement trouver du boulot ou au moins de nouvelles choses à faire, et je compte sur le FSM pour m'ouvrir de nouvelles voies.
Je trouve que je me suis plutôt pas mal débrouillé en 3 mois en Afrique, tant en terme de rencontre que de façon de vivre.
Je profite de ce message pour glisser une petite réflexion personnelle sur moi-même.
Humainement je ne saurais pas me définir complètement, à part par une remarque que font souvent mes proches : "Non, mais c'est Quentin, quoi". Il est évident que je rentre dans la catégorie des mégalomanes romantiques, voir Rome antique.
Je sais que je me moque de beaucoup de choses, et que j'aime provoquer les gens. Je suis un provocateur, voir un provoc'acteur. Je joue et je jouis de ma mégalomanie, et des savoirs et connaissances que mon cerveau charrie au milieu de ve flot d'insanités qui submergent mes pensées et mes babillages.
Comme je le disais il y a quelques années avant de rencontrer des êtres chers "si je ne m'aime pas, qui le fera à ma place", à part ma famille et mes parents, je veux dire.
L'Homme heureux n'est il pas celui qui sait de temps en temps regarder, sentir, toucher ce qui l'entoure et n'en garder que ce qui lui fait plaisir ?
Je peux donc affirmer haut et fort que je suis heureux. Et comme disait Voltaire : "j'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé"
samedi 29 janvier 2011
6 jours de caravane
La caravane de l’ESS
Jour 1 : RDV donné à 6h30 à Patte d’Oie, donc je me lève à 5h pour y être vers 6h15. Je prends un peu d’avance car on ne sait jamais avec ce genre de RDV. Bon manque de chance, ou normal, mais le bus n’arrive qu’à 7h15. On part dans la joie et la bonne humeur, et surtout dans la fatigue, déjà.
Après l’étape de Rufisque, les chants ont commencé, bon je me suis un peu endormi, mais l’ambiance était agréable et très chaleureuse. Ca me rappelait un peu les bus de retour du rugby.
Etrangement le voyage s’est passé sans encombre. Sauf qu’il n’y avait pas de Tiep au petit déjeuner, mais des sandwiches entre autre à l’omelette. Heureusement on en a eu le midi, à Saint Louis.
Comme prévu au programme nous sommes allés à la mairie de Saint Louis pour le lancement officiel de la caravane. Bon, comme au programme, plus quelques heures de décalage, rien de grave, mais ça laisse le temps d’écrire et faire connaissance avec les gens de la caravane.
Pour le moment nous sommes une quarantaine, mais le chiffre va surement augmenter. A la mairie, nous avons, enfin plutôt, ils ont installé les expositions des productions artisanales des participants, ce qui était une chose drôle et sympa. J’ai dû refuser de tout acheter car je suis loin d’avoir les moyens. Ce qui a d’ailleurs permis à certaines de se renseigner sur mon statut matrimonial. « Achète ça pour ta femme ! –J’ai pas de femme. – Achète ça pour ta copine alors ! –J’ai pas de copine non plus. – Ha bon ? »
Les discours officiels de lancement ont alors commencé avec un peu de retard, et au milieu des discours convenus de remerciement, le maire de Saint Louis a éclairé la tribune. Cet homme a tout compris, et a une vraie vision d’avenir, solide et pragmatique. Il n’est pas que dans le discours, son implication étant réel.
Si tous les politiques étaient comme lui, le monde irait mieux. Intelligence, dynamisme, et respect des intellectuels le caractérisent. Il a ensuite fait le vernissage de l’exposition.
Puis nous sommes rentrés à la maison de Lille ( et non pas de l’île comme je le croyais au départ) pour manger et faire chauffer la sono sur des sons tonitruants de Mbalaxh. Le coucher a été tôt pour l’ensemble des caravaniers à cause de départ aux aurores à Dakar.
Jour 2 : le réveil ne fut pas si difficile que ça, la joie ou du moins la bonne humeur guide toujours nos pas. La matinée va se passer à l’université auprès du professeur Sambou Ndiaye.
L’intervention de ce prof, comme toutes les interventions, a eu lieu en wolof, je n’ai donc pas tout compris. Les différents powerpoint m’ont permis de comprendre plusieurs choses néanmoins. D’abord que Sambou est très fort et politiquement très engagé. Ensuite que la militance de certains africains dans le rejet des valeurs occidentales en terme scientifique est réelle.
Et enfin, que d’autres voies de développement sont possibles, et Dieu merci sans les occidentaux. Bon je n’ai pas tout compris mais ensuite sont intervenus :
- Cheikh Pathé pour Enda qui a présenté l’entité ecopole qui consiste en l’appui des réseaux de jeunes et de femmes pour créer des AGR (Activités Génératrices de Revenus).
- Papa Meissa pour l’ASEM qui a présenté le réseau des écoles qui utilisent tout ou partie de la méthode Freinet. C’est intéressant et forcément prometteur car les possibilités ici sont moins sclérosées qu’en France.
- Monsieur Dia pour le comité inter-bidonvilles qui a expliqué comment sont récupérés les bidons, les plastiques pour être revendus pour en tirer des revenus.
Même si la rencontre ne fut qu’en Wolof, elle fut tout de même enrichissante. Les gens étaient contents. Des nouveaux caravaniers nous ont rejoints.
L’après-midi étant vierge de toutes activités, je suis allé visiter Saint Louis avec les Belges et la Hollandaise. Pendant ce temps, un match de foot était organisé et les caravaniers se sont dispersés en petits groupes. Il a donc été convenue le soir même de mettre ces temps « libres » à profit pour organiser des animations autour du feu par exemple.
Cela se met en place gentiment et ça va déchirer.
Un groupe commence à apparaitre, ce qui est hautement sympathique.
Jour 3 : nouveau départ vers des cieux toujours aussi bleus. Le groupe était prêt à partir vers 10h après un petit déjeuner aussi efficace que riche.
L’ambiance dans le bus est excellente, les musiciens s’en sont donnés à cœur joie. Après un passage à Richard-Toll où nous avons été reçu par des adjoints au maire, mais où les activités ont été annulées pour des raisons bassement financières. Un petit concert a été donné et on a pu sentir qu’il en faudrait peu pour que les gens rejoignent cette caravane. L’explosion de joie n’était pas loin.
L’après-midi s’est déroulé tranquillement à Dagana où nous sommes logés de la meilleure des manières par l’ASEM dans un centre d’accueil pour les formations d’éducateurs en méthode Freinet. C’est propre, bien entretenue et confortable. En début de soirée des petits matchs de foot ont été organisés. C’était pas mal, mais aucun match ne peut être vraiment amical ici.
Dans la soirée, la veillée autour du feu a eu lieu. Au menu, il y a eu des danses et des chants traditionnels, un combat de coqs humains, et des histoires autour du feu et sous la lune. Ce fut pour l’esprit comme la soie sur le corps. Je n’aurais aimé être nulle part ailleurs.
Même si ce ne sont que des caravaniers qui ont participé à la veillée, l’état d’esprit y était fantastique.
Jour 4 : après un copieux petit déjeuner, les caravaniers ont été visiter en 4 groupes, 4 expériences.
J’ai découvert et appris beaucoup de choses aujourd’hui. Nous avons tous beaucoup appris et découverts des choses.
La visite d’une école Freinet construite selon des critères bioclimatiques est difficilement descriptible. Tout y est incroyable, les salles de bâtiments, l’organisation, les personnes qui y travaillent, ou plutôt qui y vivent. Si les murs sont des modèles, les principes éducatifs sont également intéressants. Avec la pédagogie Freinet, les enfants sont responsables les uns des autres, et les différentes commissions sont portées par les enfants.
Ou comment l’école de Dagana au Sénégal a 50 ans d’avance sur l’éducation nationale.
D’autant plus que la mixité sociale est un fait et que les parents doivent payer quelque chose pour l’éducation de leur enfant, suivent leurs moyens, quelque soit leurs moyens. Le sentiment que l’on a en voyant cette école est : « qu’est ce que je peux faire pour eux ? ».
Il semblerait que les autres groupes aient vécus des expériences aussi enrichissantes que la notre.
Le podium des artistes qui a suivi fut une sacrée réussite, car près de 200 enfants étaient là. La qualité des artistes n’était pas à critiquer, à part peut être les playbacks de rap. Les musiciens qui font partie de la caravane sont exceptionnellement bons. L’autre groupe traditionnel était excellent, les femmes très en jambe, et le grateux vraiment exceptionnel. Un succès total pour les musiciens locaux qui fait plaisir.
Le soir nous nous sommes faits une séance photo, et il y en a des biens.
Une autre grande et belle journée s’est passée le long du fleuve dans la caravane de l’économie sociale et solidaire.
Jour 5 : Le groupe s’est divisé en deux, la quasi-totalité du groupe est allé à la mairie de Dagana pour une conférence sur la décentralisation.
Les têtes pensantes, plus moi, sommes restés au centre Grossman pour une réunion des partenaires. C’est un honneur, mais en wolof encore.
Après le déjeuner, nous avons été remercié les cuisinières en musique pour avoir aussi bien mangé. Après cela, nous avons décollé pour Guédé.
Sur le chemin, au marché de Tirédji, nous avons faits une petite pause musicale histoire d’animée le trajet.
L’arrivée à Guédé valait son pesant de cacahuètes avec une piste très étroite où le bus passait tout juste.
Là, et las, nous nous sommes installés et avons discutés en attendant le repas puis la veillée culturelle. J’en ai profité pour visiter un peu le village en aller chercher des chaises et une chèvre d’appoints. La veillée culturelle consistait en un concert de nos musiciens qui étaient originaires de Guédé.
Le frémissement des 300 personnes présentes à l’entrée sur scène des enfants du pays était saisissante de bonheur insoutenable. Donc grosse ambiance, et gros délires pour des gens peu expansifs normalement. Et pour une fois, j’ai dormi à la belle étoile sous moustiquaire. J’ai été réveillé par le froid à 5h30.
Jour 6 : Après un réveil difficile parce que glaciale, et un petit déjeuner presque copieux, nous sommes allés visiter l’atelier de transformation du riz bio cultivé au village. C’était intéressant de voir comment le riz était trié et mis en sachet. Nous sommes allés voir ensuite les rizières et les champs de tomate, la station de pompage, et la mutuelle des groupements de paysans. Ces expériences sont simplement hallucinantes et à reproduire.
L’après-midi a donné lieu à la réunion de bilan des expériences avec les partenaires. Ca a été presque pas mal mais je n’ai une fois de plus rien compris, et en plus quelqu’un s’était permis de fouiller dans mes affaires pour prendre 10€. Donc j’étais un peu dégouté et énervé.
Nous avons quitté à 21h Guédé et sommes arrivés à Dakar à 7h30 le lendemain. Fatigué, heureux, triste, épuisé.
Inscription à :
Articles (Atom)